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28/04/2012

Sida : l'espérance de vie des patients augmente

Selon une nouvelle étude britannique, l'espérance de vie pour les patients du sida traités aux médicaments antirétroviraux (les médicaments communément indiqués pour traiter ce virus) devrait se prolonger. L'étude a été financée en partie par le projet EUROCOORD («European network of HIV/AIDS cohort studies to coordinate at European and international level clinical research on HIV/AIDS»), soutenu à hauteur de 12 millions d'euros au titre du thème Santé du septième programme-cadre (7e PC) de l'UE. EUROCOORD rassemble un nombre important d'autres réseaux, tous actifs dans le développement de connaissances sur la progression et le traitement du VIH.

Les efforts des professions de soins de santé traitant les patients malades portent leurs fruits. Dans cette dernière étude, une équipe de chercheurs britanniques a pu discerner que les patients malades de 20 ans, qui avaient démarré des traitements antiréroviraux (ARV) il y a 16 ans, pouvaient espérer vivre en moyenne jusqu'à 50 ans. L'espérance de vie, a augmenté pour 66 des sujets d'un même groupe qui ont commencé il y a quatre ans. L'étude se basait sur 17 661 adultes de 20 ans et plus ayant démarré un traitement ARV au Royaume-Uni entre 1996 et 2008. (Source: mediquality)

 

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24/01/2012

Nouvelle Campagne contre le Sida

A l’occasion de la St-Valentin, la Plate-Forme Prévention Sida relance sa campagne « Face aux IST/Sida, ne comptez pas sur le romantisme. Protégez-vous.» Vous pouvez consulter le site internet pour en savoir plus: http://www.preventionsida.org/v2/240. (plus d'infos sur femme en santé)

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21/11/2011

Information contre le Sida à Namur et à Dinant

Dans le cadre de la Journée Internationale de Lutte contre le SIDA, à l'invitation du Point Relais Sida de Dinant et la Maison Provinciale du Mieux-Etre de Dinant, 150 élèves et étudiants des établissements scolaires dinantais assisteront, durant une demie journée à une animation centrée sur la prévention SIDA et, plus généralement, la vie sexuelle et affective. Une dizaine de stands explicatifs leur seront consacrés. Cette activité se déroulera dans la salle Balnéaire (sous le nouveau casino de Dinant), le jeudi 24 novembre de 9 à 15h30.  Au sein de ces stands, on retrouvera également une information de prévention contre les violences conjugales réalisées par la Coordination provinciale pour l'Egalité des Femmes et des Hommes.sia,santé,sida,fête,maison de la culture

Pour cette Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA, à Namur aussi, l'équipe provinciale de prévention en santé affective et sexuelle fête les 10 ans de son réseau de Points Relais Sida. Ces acteurs locaux font un travail de prévention quotidien sur le terrain.

Ce 30 novembre, à la Maison de la Culture, vous pourrez disposer de toutes les informations voulues grâce à la présence de différents stands mais vous aurez aussi l'occasion de faire la fête.

 

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11/10/2011

Sida: la nouvelle affiche !

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Le sida n’occupe plus l’avant de la scène médiatique. Mais tapi dans l’ombre, il fait chaque jour de nouvelles victimes. Y compris en Belgique. Il faut donc continuer à faire la lumière sur le sida en renforçant l’information, la prévention, l’accès aux traitements et la solidarité.

 

Chaque jour dans le monde, 7.000 personnes sont contaminées par le virus du sida. Cette maladie qui a fait 25 millions de morts depuis son apparition, il y a une trentaine d’années, poursuit ses ravages et continue à se répandre.

Avec 3 nouvelles contaminations par jour, la Belgique n’est pas épargnée. En 2009, 1.135 nouveaux cas ont été diagnostiqués. C’est le niveau de contamination par le VIH le plus élevé depuis le début de l’épidémie. Plus élevé même qu’en 1992, lorsque le sida faisait la Une de l’actualité. Et le nombre d’infections sexuellement transmissibles suit la même courbe, ce qui témoigne d’un relâchement des comportements de prévention. (plus d'infos sur femme en santé)

De nombreuses animations sont organisées autour du 1er décembre tant en Région bruxelloise qu’en Wallonie. Elles seront reprises sur www.preventionsida.org

 

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Sida: la nouvelle affiche !

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Le sida n’occupe plus l’avant de la scène médiatique. Mais tapi dans l’ombre, il fait chaque jour de nouvelles victimes. Y compris en Belgique. Il faut donc continuer à faire la lumière sur le sida en renforçant l’information, la prévention, l’accès aux traitements et la solidarité.

 

Chaque jour dans le monde, 7.000 personnes sont contaminées par le virus du sida. Cette maladie qui a fait 25 millions de morts depuis son apparition, il y a une trentaine d’années, poursuit ses ravages et continue à se répandre.

Avec 3 nouvelles contaminations par jour, la Belgique n’est pas épargnée. En 2009, 1.135 nouveaux cas ont été diagnostiqués. C’est le niveau de contamination par le VIH le plus élevé depuis le début de l’épidémie. Plus élevé même qu’en 1992, lorsque le sida faisait la Une de l’actualité. Et le nombre d’infections sexuellement transmissibles suit la même courbe, ce qui témoigne d’un relâchement des comportements de prévention. (plus d'infos sur femme en santé)

De nombreuses animations sont organisées autour du 1er décembre tant en Région bruxelloise qu’en Wallonie. Elles seront reprises sur www.preventionsida.org

 

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05/08/2011

Vaccin HPV: oui au Gardasil pour les hommes

Le HPV, papillomavirus humain, est connu de toutes les femmes. Certaines en souffrent et d'autres depuis quelqus années font vacciner leur fille (plus d'infos sur le blog femmes en santé). Pour rappel, le vaccin contre le cancer du col de l'utérus sera gratuit dans les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles dès cette rentrée scolaire 2011. Le vaccin contre le virus HPV  sera proposé aux adolescentes de 2ème secondaire, dans le cadre de la vaccination scolaire. 6341647.jpg Aujourd'hui, la Commission européenne a donné son aval à une actualisation de l’information de produit pour inclure les résultats d'une étude clinique démontrant l'efficacité de Gardasil dans la prévention des verrues génitales chez les garçons et les jeunes hommes âgés de 16 à 26 ans.. « Gardasil peut aider les garçons et les jeunes hommes à prévenir les maladies liées au HPV comme les verrues génitales, » affirme Benoît Soubeyrand, Medical Affairs Director Europe chez Sanofi Pasteur MSD. « Outre ce bénéfice direct, la vaccination contre le HPV des garçons peut contribuer à diminuer encore la circulation du HPV dans la population et à améliorer l’adoption de cette vaccination parmi les filles. » 

01/12/2009

Les séropositifs devraient entamer un traitement plus rapidement

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Les séropositifs devraient entamer un traitement contre le virus VIH du SIDA un an ou deux plus tôt que cela ne se fait actuellement, selon les nouvelles recommandations aux médecins publiées lundi par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ces conseils de l'agence onusienne pourraient doubler le nombre de personnes suivies, ajoutant trois à cinq millions de patients aux quelque cinq millions attendant déjà d'être traités. Depuis les précédentes recommandations, émises en 2006, plusieurs études ont montré que les personnes contaminées qui étaient traitées plus tôt avaient de meilleures chances de survie.sida2.jpg

L'OMS conseille aux médecins de traiter les séropositifs dès que leur nombre de cellules CD4, qui sert à évaluer l'état du système immunitaire, descend aux environs de 350 par microlitre (ou millimètre cube, mm3) de sang, et non plus à 200. Dans la plupart des pays occidentaux, les patients contaminés par le VIH reçoivent un traitement à partir d'une numération de 500 CD4.

Les scientifiques ont établi de façon certaine que les patients séropositifs avaient tout intérêt à entamer le traitement antirétroviral plus tôt, car ils courent sinon davantage de risque d'attraper une maladie potentiellement mortelle comme la tuberculose ou de développer d'autres complications quand ils entameront leur traitement, selon David Ross, spécialiste du SIDA à l'Ecole d'hygiène et de médecine tropicale de Londres.

L'OMS recommande aussi aux femmes enceintes séropositives de commencer le traitement plus tôt et de le suivre pendant qu'elles allaitent.sida1.jpg

L'agence de la santé des Nations unies conseille par ailleurs aux pays de cesser progressivement d'utiliser la stavudine (d4T), un antirétroviral, en raison de ses effets secondaires toxiques. Si des pays où l'épidémie est importante suivent ces recommandations, de nombreuses personnes devraient vivre plus longtemps et en meilleure santé, estime dans un communiqué le Dr Hiroki Nakatani, sous-directeur général de l'OMS pour le département VIH/SIDA, tuberculose, paludisme et maladies tropicales négligées.

Les nouvelles recommandations de l'OMS soulèvent toutefois la question du financement de ces traitements à vie par les pays et agences, sachant qu'environ quatre millions de personnes infectées par le VIH sont déjà traitées dans le monde et que cinq millions d'autres attendent de l'être.

sida.jpgLes médecins pourraient par ailleurs rencontrer des difficultés à convaincre les patients séropositifs de commencer leur traitement plus tôt, quand certains ne présenteraient encore aucun symptôme du SIDA. En outre, suivre un traitement plus longtemps risque d'accroître la résistance. AP

Sur Internet:  http://www.who.int/hiv

30/11/2009

Les chiffres de l'ONUSIDA pour 2008 dans le monde



L’épidémie mondiale toujours à un niveau inacceptable : 7 500 nouvelles infections par jour !

Pour deux personnes placées sous antirétroviraux, cinq autres contractent une nouvelle infection selon préventionsida.org.

Au niveau mondial, l’épidémie de sida a atteint un plateau en termes de pourcentage de personnes infectées (prévalence). Toutefois, le nombre total de personnes vivant avec le VIH s’est accru du fait du nombre actuel de nouvelles infections chaque année et des effets bénéfiques des thérapies antirétrovirales qui sont plus largement disponibles. Ce nombre atteint 33 millions de personnes avec près de 7 500 nouvelles infections par jour.
L’Afrique subsaharienne reste la région la plus durement touchée par le VIH, et représente 67% du total des personnes vivant avec le VIH et 72% des décès dus au sida en 2007.

A l’échelle mondiale, on estime à 33 millions [30 millions-36 millions] le nombre de personnes vivant avec le VIH en 2007. Le nombre annuel de nouvelles infections à VIH a baissé de 3,0 millions [2,6 millions-3,5 millions] en 2001 à 2,7 millions [2,2 millions- 3,2 millions] en 2007.

Le taux de nouvelles infections à VIH a chuté dans plusieurs pays, même si ces tendances favorables sur le plan mondial sont, en partie du moins, contrebalancées par un accroissement des nouvelles infections dans de nombreux autres pays tels que, par exemple la Chine, l’Indonésie, le Kenya, le Mozambique, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Fédération de Russie, l’Ukraine et le Vietnam. L’incidence des infections au VIH augmente aussi dans des pays comme l’Allemagne, l’Australie et le Royaume-Uni.

Le sida, première cause de mortalité en Afrique

En Afrique subsaharienne, la plupart des épidémies nationales se sont stabilisées ou ont commencé à décliner. Encore que… de nouvelles informations en provenance du Kenya ; par exemple, suggèrent qu’en 2007 la prévalence du VIH se situait entre 7,1% et 8,5% , contre 6,7% en 2003.
Surtout, sur les quelque 2 millions de décès attribuables au sida en 2007, 1,5 million ont eu lieu en Afrique. Dans ce continent où 22 millions de personnes vivent avec le VIH, le sida reste la cause majeure de mortalité! Dans la région, 60% des personnes vivant avec le VIH sont des femmes et il en est de même pour les trois quarts des jeunes vivant avec le VIH.

Progrès en matière de prévention

Le Rapport sur l’épidémie mondiale de sida publié par l’ONUSIDA en 2008 montre des avancées significatives en ce qui concerne la prévention de nouvelles affections au VIH dans plusieurs pays gravement atteints. Au Rwanda et au Zimbabwe, des modifications du comportement sexuel ont entraîné un déclin du nombre de nouvelles infections au VIH.

Dans un grand nombre des pays les plus atteints, le recours au préservatif augmente parmi les jeunes à partenaires multiples. L’augmentation de l’âge aux premiers rapports constitue un autre signe encourageant, observé dans 7 des pays les plus atteints : le Burkina Faso, le Cameroun, l’Ethiopie, le Ghana, le Malawi, l’Ouganda et la Zambie. Au Cameroun, le pourcentage de jeunes ayant eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans est passé de 35% à 14%.

Femmes et enfants face au VIH

A l’échelle mondiale, les femmes représentent la moitié de toutes les infections à VIH, un pourcentage qui reste stable depuis plusieurs années.
Parmi elles, le pourcentage de femmes enceintes séropositives qui reçoivent un traitement préventif de la transmission mère-enfant (PTME) est passé de 14% à 33% entre 2005 et 2007.

2 millions d’enfants séropositifs, dont 370.000 infectés en 2007.
Au cours de cette même période, le nombre d’infections nouvelles chez les enfants (de moins de 15 ans) a chuté de 410 000 à 370 000. Mais le nombre total d’enfants vivant avec le VIH est passé de 1,6 million en 2001 à 2 millions en 2007. Près de 90% d’entre eux vivent en
Afrique subsaharienne.

Les groupes à risque mieux protégés en l’absence de discrimination

Pour les personnes les plus exposées au risque, on relève depuis 2005 une multiplication par trois des activités de prévention axées sur les professionnel(le)s du sexe, les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et les consommateurs de drogues injectables. La discrimination reste un obstacle à l’accès aux services de prévention pour les populations les plus exposées au risque, et inversement, les pays qui protègent ces populations de la discrimination parviennent à toucher une plus grande proportion d’entre elles.

Les traitements sauvent des vies mais sont encore largement insuffisants

Quelque 3 millions de personnes reçoivent à l’heure actuelle un traitement antirétroviral dans les pays à revenus faibles ou moyens.
Des progrès considérables ont été réalisés par de nombreux pays. Ainsi, par exemple, la Namibie a étendu le traitement de 1% en 2003 à 88% en 2007. Le Cambodge a, de même , fait passer la couverture de traitement de 14% en 2004 à 67% en 2007. Parmi les autres pays qui ont presque atteint la couverture universelle on compte le Botswana, le Brésil, le Chili, le Costa Rica, Cuba et la République démocratique populaire lao. Un peu partout les femmes sous traitement sont plus nombreuses que les hommes. Quelque 105 pays se sont fixé des objectifs et des buts visant l’accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et au soutien des infections au VIH d’ici à 2010.

La multiplication par six, entre 2001 et 2007, du financement de programmes anti VIH dans les pays à revenu faible ou intermédiaire commence à donner des résultats. Les avancées en termes d’abaissement du nombre de décès dus au sida et de prévention de nouvelles infections sont apparentes dans plusieurs pays. Au niveau mondial, le nombre de décès attribuables au sida a baissé, passant de 2,2 millions à 2 millions en 2007 (estimations). Les progrès ne sont toutefois pas homogènes et l’avenir de l’épidémie reste toujours incertain, soulignant la nécessité d’intensifier l’action sur la voie de l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH. : pour deux personnes placées sous antirétroviraux, cinq autres contractent une nouvelle infection.

Sources : www.unaids.org; www.pasteur.fr; www.aides.org et préventionsida.org

08/10/2008

La circoncision et le sida

La circoncision dont des études ont montré qu'elle réduisait de plus de 50% le risque d'infection avec le virus du sida, ne paraît pas faire de différence dans les rapports sexuels entre hommes, selon des travaux publiés mardi.

Cette conclusion résulte d'une vaste analyse de plusieurs recherches faites précédemment qui ne montrent pas de manière probante que la circoncision diminue le risque de contracter le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ou d'autres infections sexuellement transmissibles chez les homosexuels, expliquent les auteurs de l'étude qui paraît dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 8 octobre.

Des essais cliniques conduits en Afrique ont prouvé que la circoncision réduisait de 50 à 60% le risque de transmission du VIH de la femme à l'homme, une découverte qui a conduit à parler "d'un vaccin chirurgical", une méthode bon marché et sans risque pour protéger les hommes du sida. 7c128fc8cd20735180f3339ba36ba621.jpg

Ces études laissent aussi penser que la circoncision pourrait protéger les hommes hétérosexuels contre d'autres infections vénériennes comme la syphilis ou la chlamydia, une bactérie particulièrement contagieuse.

Plus d'infos:  

Mais les effets bénéfiques de la circoncision étaient encore largement inconnus pour les hommes ayant des relations homosexuelles. Le Dr Gregorio Millett des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a procédé à une méta-analyse de 15 études examinant le lien entre circoncision et taux d'infection du VIH et d'autres maladies sexuellement transmissibles. Ces études ont porté sur 53.567 hommes dont 52% étaient circoncis.

Les chercheurs ont conclu que le risque de devenir infecté avec le VIH était très légèrement plus bas chez les sujets circoncis mais cette différence est statistiquement insignifiante.

En revanche, une différence statistique montrant des effets protecteurs de la circoncision contre l'infection du VIH est significative dans les études conduites avant la mise sur le marché des anti-rétroviraux en 1996, relève le Dr Millet, l'un des co-auteurs de ces travaux.

Après la généralisation de ces tri-thérapies, cet avantage de la circoncision dans la protection contre l'infection du VIH s'est évaporé, expliquent ces scientifiques.  "Cette différence pourrait s'expliquer selon eux par un accroissement des comportement sexuels risqués parmi les homosexuels avec l'arrivée des anti-rétroviraux".

D148cf1f285e7f4db2cd1e14fddea098c.jpges sondages ont montré que de nombreuses personnes notamment dans la communauté homosexuelle pensaient que les anti-rétroviraux réduisaient le risque de transmission du VIH ce qui a entraîné un nette augmentation du taux d'infection, notent les auteurs de cette méta-analyse.

"Pris dans leur ensemble, les résultats de cette méta-analyse ne mettent pas en évidence, dans les études conduites parmi les hommes ayant des rapports sexuels entre-eux, une relation entre la circoncision et une diminution du risque d'infection par le VIH", écrivent-ils.

"D'autres recherches sont de ce fait nécessaires pour élucider le lien entre circoncision et taux d'infection avec le VIH parmi les homosexuels", selon eux.  La circoncision est théoriquement efficace parce que le prépuce, la peau et les muqueuses recouvrant le gland du pénis, est un point d'entrée pour le VIH, car il est riche en cellules dites de Langerhans, un tissu que le virus pénètre aisément.

02/10/2008

Sida: l'homme touché plus tôt que prévu

Le virus du sida aurait franchi la barrière d'espèces, en passant du chimpanzé à l'homme, il y a environ un siècle et non pas dans les années 1930 comme on l'avait estimé précédemment, selon une étude paraissant dans la revue scientifique britannique Nature, datée de jeudi.

Michael Worobey (université de Tucson, Arizona, Etats-Unis) et des collègues de divers pays (République Démocratique du Congo, Belgique, Lyon-France...) ont analysé des séquences d'un virus extrait d'un prélèvement de ganglion conservé dans la paraffine datant de 1960 et provenant d'une femme de Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa) à l'époque coloniale belge.  Ils l'ont comparé au plus ancien virus humain disponible à ce jour et datant de 1959 (le VIH-1 groupe M, dénommé ZR59) connu provenant d'un homme de la même ville de l'ex-Zaïre (ZR).8c7b1d9a56a3ae526f099abb36131bd1.jpg

La comparaison des deux virus, celui de 1960 (DRC60) et de 1959 (ZR59), montre qu'ils sont déjà très divergents entre eux, laissant envisager que l'ancêtre commun de ce virus a pu apparaître au début du XXème siècle, voire avant. Cet ancêtre viral a commencé à circuler parmi les hommes entre 1884 et 1924, mais pas après les années 30 comme on l'avait précédemment estimé, selon les auteurs.

Le virus a dû se répandre d'abord lentement, puis plus facilement par le biais des rapports sexuels avec l'urbanisation puis le développement du commerce et des déplacements de l'époque coloniale, avancent les auteurs. Kinshasa a été une des toutes premières villes fondées en Afrique centrale, en 1881. Le virus du sida touche 33 millions de personnes dans le monde et en a tué au moins 25 millions depuis que la maladie a été décrite pour la première fois en 1981. La forme virale la plus répandue dans le monde, le VIH-1 a été identifié en 1983.

Le VIH-1, divisé en 3 groupes dont le M est le plus fréquent, dérive d'un virus de singe, le virus de l'immudéficience simienne (VIS/SIV) qui infecte naturellement les chimpanzés d'Afrique centrale de l'ouest. Le passage du virus à l'homme se serait fait lors d'expositions au sang du primate pendant sa préparation pour en faire de la viande de brousse. (AFP)