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04/04/2012

Dépistage du cancer de la prostate

En Belgique, le suivi du dépistage du cancer de la prostate fait l'objet de toute l'attention du KCE. On compte 5.000 nouveaux cas de cancer de la prostate par an. Après le cancer du poumon, il s'agit de la seconde cause de mortalité dans notre pays pour les hommes.

En France, le débat est intense sur la question du dépistage. Dans le Figaro, selon la Haute Autorité de santé, «l'intérêt de dépister le cancer de la prostate par dosage du PSA (antigène spécifique prostatique) n'est pas démontré, y compris chez les hommes qui présentent des facteurs de risque». (Plus d'infos sur Topicsanté)

19/10/2008

La brachythérapie de la prostate, une thérapie éprouvée

En Belgique, 30% des cancers touchant les hommes sont des cancers de la prostate. Il existe différentes thérapies contre le cancer de la prostate, parmi lesquelles la brachythérapie par implants permanents radioactifs d’iode 125. Cette méthode curative est pratiquée dans notre pays depuis dix ans. Un délai raisonnable pour tenter un bilan.
Qu’est-ce que la prostate?  
Quand on parle d’affections touchant spécifiquement l’homme, la prostate est souvent évoquée. En effet, les infections de la prostate, mais aussi le cancer de la prostate, tout le monde en a entendu parler. Ce qu’on sait moins, c’est quelle est la fonction ou l’utilité exacte de cet organe génital masculin. Située sous la vessie et autour de l’urètre, la prostate fait partie du système reproducteur masculin. En effet, sa fonction principale est de produire le liquide séminal auquel se mélangent les spermatozoïdes, permettant à ceux-ci de se mouvoir, autrement dit, de passer dans l’urètre lors de l’éjaculation. En somme, un mauvais fonctionnement de la prostate rend difficile voire impossible une éjaculation normale. prostate.jpg
Un cancer très fréquent

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. En outre, un accroissement significatif des nouveaux cas est constaté ces dernières années dans les pays occidentaux. S’il est vrai que la plupart des cancers de la prostate apparaissent chez l’homme âgé et évoluent lentement, certains peuvent se développer rapidement et provoquer des métastases, pouvant entraîner le décès. Toujours est-il que le cancer de la prostate est une des premières causes de mortalité par cancer chez l’homme. L’affection provient de cellules prostatiques dont l’information génétique est modifiée par des influences externes. Ces cellules sont dotées, tout comme les cellules saines, de la faculté de se renouveler en se divisant. On ne peut parler de tumeur maligne qu’au moment où ce processus de division se poursuit de manière incessante. Les causes précises de ce processus ne sont pas encore connues. La prédisposition génétique est assurément un des facteurs possibles. D’après les statistiques, le risque est sensiblement plus grand lorsque le cancer de la prostate est apparu chez des membres de la famille du premier degré (père, frère). Les hormones aussi jouent un rôle: de même que les oestrogènes augmentent le risque de cancer du sein chez la femme, la testostérone augmente le risque d’apparition du cancer de la prostate chez l’homme. Certains médecins sont d’avis aussi qu’une alimentation peu équilibrée ou trop grasse, peut prédisposer au cancer de la prostate.

Dépistage systématique?

Le cancer de la prostate se développe en général très lentement et de manière localisée, à l’intérieur de la capsule de la prostate. N’étant que rarement agressif, le cancer évolue sans provoquer de plaintes spécifiques. Toutefois, si on laisse se développer la tumeur et qu’elle s’étend en dehors de la capsule de la prostate, le cancer peut envahir des tissus et des organes avoisinants, voire même essaimer dans d’autres organes plus éloignés. Actuellement, découvert à un stade précoce, le cancer de la prostate se guérit généralement bien. Bien qu’un dépistage de masse ne semble pas justifié, les urologues recommandent d’informer les hommes sur le risque de cancer de la prostate, les avantages et inconvénients du dépistage, dès l’âge de 50 ans. Une information sur le dépistage du cancer doit également être dispensée à tous les hommes présentant des plaintes urinaires.

Options thérapeutiquescanpor.jpg

 Dans le cas d’un cancer de la prostate localisé, la tumeur ne touche que l’intérieur de la prostate, la capsule n’est pas perforée et aucune dissémination dans les ganglions lymphatiques ou dans d’autres parties du corps n’est détectée. Cela veut dire aussi que le cancer peut être traité de manière curative, donc guéri. Le choix du procédé thérapeutique adéquat doit évidemment tenir compte de facteurs individuels, comme l’état général et l’âge du patient. Plusieurs traitements sont envisageables: la prostatectomie radicale (opération chirurgicale), la radiothérapie externe (irradiation depuis l’extérieur du corps) et la brachythérapie (irradiation depuis l’intérieur de la glande) sont les 3 traitements “standards” du cancer localisé. La dernière option, appelée curiethérapie en France, est encore  trop peu connue en Belgique. Et pourtant, ce traitement, appliqué depuis bientôt vingt ans aux Etats-Unis, et depuis dix ans en Belgique, a démontré son efficacité.

Il est vrai que le traitement du cancer de la prostate, comme bien d’autres traitements fondamentaux, fait l’objet de controverses. Les avis des spécialistes divergent. Il importe surtout pour le patient d’obtenir de son médecin toutes les informations objectives, de connaître les avantages et les inconvénients des différents traitements. Alors seulement il sera en mesure de choisir la thérapie qui lui convient le mieux, compte tenu de l’efficacité du traitement, des éventuels effets secondaires et de la préservation d’une qualité de vie aussi bonne que possible.

 

04/09/2008

Risque de cancer de la prostate

En Belgique, on compte 5.000 nouveaux cas de cancer de la prostate (b35463b4cf730d5beb61bca63597e6de.jpg ) par an. Après le cancer du poumon, il s'agit de la seconde cause de mortalité. (www.cancer.be)

Une nouvelle étude se penche sur ce phénomène. Les hommes ayant des taux élevés de calcium ( www.prevention.ch/ducalciumpourlavie.htm) dans le sérum sanguin auraient des risques plus grands de développer un cancer mortel de la prostate.

"Notre recherche montre que des hommes dont la concentration de calcium dans le sérum sanguin se situe dans la frange la plus élevée de la normale avaient près de trois fois plus de risque de souffrir d'un cancer mortel de la prostate", indique le Dr Gary Schwartz, professeur associé de biologie du cancer à l'Université Wake Forest, principal auteur de l'étude qui paraît dans l'édition de septembre de la revue "Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention". (cebp.aacrjournals.org )

Le Dr Schwartz et son équipe ont analysé des données médicales de 2.814 hommes ayant participé dans une enquête fédérale sur la santé et la nutrition (National Health and Nutrition Examination Survey, www.cdc.gov/nchs/nhanes.htm).

Les taux sanguins de calcium ( france.renalinfo.com/.../complications/renal_bone_disease/low_calcium_levels_in_blood.html ) ont été déterminés en moyenne 9,9 ans avant le diagnostic du cancer de la prostate.2151a48bbfac3d6e8b9941b22783cb51.jpg

Ces médecins se sont concentrés sur 85 cas de ces cancers dans ce groupe ainsi que sur 25 décès consécutifs à ce cancer intervenu dans le groupe de 2.814 hommes. "Les résultats de cette étude conforte l'hypothèse selon laquelle une forte concentration de calcium dans le sérum sanguin ou un taux élevé d'une hormone parathyroïde, accroît le risque de cancer mortel de la prostate", ajoutent-ils.

"Le calcium et l'hormone parathyroïde ( www.universalis.fr/encyclopedie/N132651/PARATHYROIDES.htm ) sont connus pour induire la croissance des cellules cancéreuses de la prostate en laboratoire", relèvent ces médecins.

Cette recherche indique qu'un simple test sanguin peut indiquer si un homme a un risque élevé de développer la forme la plus dangereuse de cancer de la prostate. En outre, il existe déjà des traitements pour réduire la concentration de calcium dans le sang. Le cancer de la prostate est un des cancers qui se soignent le mieux avec, aux Etats-Unis, une espérance de vie à cinq ans après le diagnostic de 99%, selon l'American Cancer Society.

Mais pour ceux dont la tumeur s'est déjà propagée à d'autres organes, le taux de survie à cinq ans n'est que de 32%.Un taux insuffisant de calcium dans le sang (moins de 7 milligrammes/décilitre) peut provoquer des convulsions ou des contractions musculaires. Un excès de plus de 14 mg/dl peut entraîner un coma. (AFP)

29/08/2008

Cancers belges: prostate et sein

Les cancers de la prostate (30%), du poumon (17%) et du côlon/rectum (13%) sont les cancers touchant le plus fréquemment les hommes en Belgique, indique la Fondation contre le Cancer dans son rapport annuel 2007 (www.cancer.be) . Chez les femmes, ce sont les cancers du sein (35%), du côlon/rectum (11%) et du poumon (6%) qui apparaissent le plus souvent.7cac2e5b62bb32ebc556c21d79b8bc42.jpg
Mais le tabagisme reste la première cause de décès évitable, selon la fondation. Outre le cancer du poumon, bien d'autres formes de tumeurs malignes sont en effet liées au tabagisme.
En matière de lutte contre le tabagisme, l'année 2007 a été marquée par des enquêtes auprès du public et par le soutien continu des fumeurs souhaitant se libérer du tabac.
Ainsi, trois mois après l'entrée en vigueur de l'interdiction totale de fumer dans l'Horeca, 85% des Belges se disaient partisans de l'interdiction de fumer dans les restaurants, selon une enquête réalisée par la Fondation contre le Cancer auprès de 2.000 personnes. En outre, au printemps 2007, 61% des sondés étaient favorables à l'interdiction de fumer dans les cafés.
Le pourcentage de fumeurs quotidiens a quant à lui baissé pour la première fois en cinq ans en Belgique, passant de 29% pour la période 2002-2006 à 27% en 2007, d'après une enquête réalisée en 2007 auprès de 4.000 personnes.
L'enquête démontre également que les jeunes sont de plus en plus nombreux à n'avoir jamais fumé. Ils sont 76% chez les 15-17 ans, 56% chez les 18-24 ans et 48% chez les plus de 25 ans. Ces résultats confirment, d'après la Fondation contre le Cancer, la tendance selon laquelle les jeunes fument moins depuis 1998.2f9a1d9f24a99f74205f8a232d84b1d8.jpg
En 2007, plus de 11.000 personnes ont fait appel aux services de la Ligne Tabac-Stop (www.tabacstop.be) , un service gratuit qui répond à toutes les questions sur le tabac, la dépendance, l'aide au sevrage ainsi que le suivi après l'arrêt.
La Fondation contre le Cancer a reçu près de 8 millions d'euros de dons en 2007, soit plus de 500.000 euros de plus par rapport à l'année précédente. Le montant des legs a lui aussi augmenté en 2007, passant de quelque 7,4 millions à 9,7 millions. (Belga)