Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

12/08/2009

On se prépare à tous les scénarios en Communauté française

Au cabinet de la ministre de l'Enseignement Marie-Dominique Simonet on se veut rassurant. Tous les scénarios sont envisagés et on se prépare à toutes les éventualités en cas de pandémie de grippe A/H1N1. Dans un premier temps, la ministre veut mettre l'accent, dans une circulaire, sur les mesures d'hygiène. Mais, en cas de crise, l'aspect santé primera sur l'aspect pédagogique. L'Union européenne a fait savoir mercredi qu'elle recommandera la fermeture des écoles au cas par cas pour éviter la propagation du virus de la grippe A, un phénomène que certains appréhendent au moment de la rentrée des classes.
Le ministre français de l'Education Luc Chatel a pris les devants et a déjà annoncé être "prêt à fermer toutes les écoles" de France en cas de pandémie de grippe A, dans une interview au quotidien Le Figaro.
Mme Simonet se veut pour sa part rassurante. Il ne faut pas provoquer de panique mais il faut se préparer à toutes éventualités, dit-on à son cabinet.
Dans un premier temps, la ministre prépare une circulaire pour mettre l'accent sur l'importance du respect des règles d'hygiène. Les affiches réalisées à la demande du Commissariat influenza seront diffusées dans toutes les écoles.
Le département se prépare aussi à faire face à une situation plus critique, dit-on encore chez Mme Simonet.
On ajoute qu'il ne faut cependant pas créer de panique et effrayer inutilement les enfants qui pourraient alors se trouver dans une situation où ils aborderaient la rentrée scolaire la peur au ventre.
On se prépare toutefois à toutes les éventualités et, si nécessaire, dit-on, on procédera à des fermetures d'écoles car l'aspect santé devra primer sur l'aspect pédagogique.
On ajoute qu'on ne fixera cependant pas de seuil - un pourcentage de malades - pour décider de la fermeture d'une école. Tout dépendra de l'évolution globale mais aussi de la situation propre de l'école. La situation est en effet différente entre une petite école et une grande structure. La décision interviendra au cas par cas et pour la prendre, on tiendra évidemment compte de l'avis des autorités sanitaires et médicales.
Pour pouvoir prendre les décisions qui pourraient s'imposer rapidement, la ministre veillera à mettre au point un outil qui permettra de suivre de près l'évolution sur le terrain et d'être informé régulièrement de l'augmentation ou de la diminution du nombre de malades et ainsi d'avoir une image en temps réel du nombre des absences.
Nous voulons rassurer chacun en insistant sur le fait que nous suivrons l'évolution au jour le jour, explique-t-on encore au cabinet. On y souligne aussi que sans minimiser la fermeture d'une école, il ne faudra pas la dramatiser non plus.
En cas de crise, une fermeture d'école pourrait devenir nécessaire par l'effet d'entraînement. S'il y a un certain nombre de malades, les parents pourraient réagir en n'envoyant plus leurs enfants à l'école. Il ne servirait dès lors à rien de s'obstiner à garder l'école ouverte, estime-t-on enfin au cabinet.
En Flandre aussi on se prépare pour la rentrée. Toutes les écoles flamandes recevront dans les prochains jours un courrier du ministre flamand de l'Enseignement Pascal Smet avec des informations précises et des conseils. Il appartiendra alors aux différents réseaux d'enseignement de voir comment ils les mettront en oeuvre. (BELGA)