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10/02/2012

Euthanasie : les chiffres !

L'an dernier, 11.33 Belges ont opté pour l'euthanasie, soit 16,5% de plus qu'en 2010. C'est également la première fois que les médecins enregistrent plus de 1.000 cas sur l'année, rapportent Het Belang van Limburg et la Gazet van Antwerpen vendredi sur base des chiffres du rapport annuel de la Commission de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie.

Les personnes qui ont opté pour l'euthanasie la font surtout à la maison (44%).

De tous les patients euthanasiés, à peine un quart avaient plus de 80 ans.

L'augmentation du nombre de cas d'euthanasie s'expliquerait par la médiatisation -notamment grâce à des fils- et par un meilleur enregistrement par les médecins.

Autre fait remarquable: 85% des enregistrements proviennent de Flandre. Une autre tendance est que de plus en plus de patients psychiatriques demandent à mourir.

07/01/2012

Régularisation pour des raisons médicales

Pour la première fois en 2011, plus de personnes ont introduit une régularisation pour des raisons médicales que pour des raisons humanitaires. La secrétaire d'Etat à l'asile et à la migration souhaite mettre un terme aux abus.  15.000 demandes d'autorisation de séjour étaient déjà enregistrées mi-novembre, a indiqué la secrétaire d'Etat à l'Asile et à l'Immigration, Maggie De Block (Open Vld) mardidans De Morgen et De Standaard. Parmi elles, 7.959 ont été introduites pour des raisons médicales et 7.046 pour des raisons humanitaires.

Les demandeurs qui ont introduit une demande pour raisons médicales ont droit à un soutien du CPAS et un statut de séjour temporaire dès que la demande a été déclarée recevable. Ce qui est frappant, souligne De Morgen, c'est que seulement 5 % des demandes médicales semblent fondées. Cela montrerait qu'il existe de nombreux abus et demandes infondées.

« Nous devons mettre un terme à ce canal de migration », affirme Maggie De Block dans le journal. Le parlement s'est accordé mi-novembre pour adopter des mesures plus sévères pour lutter contre les abus.

29/12/2011

Vers une consultation par téléphone

Les infirmiers et infirmières ne pourront pas remplacer les médecins pour combler le manque d’effectifs lors des gardes de nuit et le week-end, a estimé, samedi, Alda Dalla Valle, président de la Fédération Nationale des Infirmières de Belgique et secrétaire de l’Union générale des Infirmières de Belgique. Le centre d’expertise des soins de santé (KCE) suggérait notamment, vendredi, d’envisager les consultations médicales par téléphone ainsi que les consultations par des infirmiers comme alternatives au manque de médecins de garde. (source: lesoir.be)images6810.jpg

Selon Mme Dalla Valle, la Commission Technique de l’Art Infirmier analyse actuellement la problématique des consultations et des prescriptions d’ores et déjà effectuées par des infirmières. L’objectif de cette étude est de rédiger un avis définissant un cadre légal pour ce type de prestations, afin d’apporter une sécurité non seulement pour les professionnels de la santé mais aussi pour les patients. « La question est de savoir comment rendre légales et applicables ces consultations et prescriptions. Ensuite, il faudra déterminer la nomenclature pour les actes qui seront posés », souligne Mme Dalla Valle.

L’avis, qui devrait être remis à court terme à la ministre de la Santé Laurette Onkelinx (PS), sera contraignant. « Par contre, l’avis portera sur un cadre précis d’actes. Il n’est pas question que les infirmières se substituent aux médecins pour les gardes », insiste-t-elle.

A la demande des cercles de médecins généralistes, qui organisent les gardes, le KCE a examiné les alternatives possibles aux problèmes de manque de candidats médecins de garde. Il évoquait notamment les initiatives déjà existantes : le numéro unique, la fusion des territoires de garde, la création de postes de garde, l’engagement de médecins « gardistes », etc.

Le KCE estimait par ailleurs que, à l’exemple de ce qui se fait dans d’autres pays et notamment au Danemark, les consultations par téléphone et les consultations par des infirmiers « mériteraient aussi d’être envisagées ».

Pour ce qui est des consultations par téléphone, Marc Moens, président de l’Association belge des syndicats médicaux, appelle à la prudence. « Si l’on est face à des choses ordinaires, pourquoi pas ? Cela peut peut-être permettre d’éviter des déplacements inutiles. Mais si l’on est face à quelque chose de grave, la consultation par téléphone ne peut pas être la réponse adéquate », dit-il.

 

02/08/2011

Pénurie de médecins dans 232 comunes

 Selon la liste publiée le 1er août par l'INAMI, il y a pénurie de médecins généralistes dans 232 des 589 communes belges. Parmi les communes concernées, 111 se situent en Wallonie, 111 en Flandre et 10 dans la Région de Bruxelles-capitale. Pour favoriser l'installation de médecins dans ces communes, le gouvernement a créé en 2006 le fonds Impulseo qui attribue notamment une prime non remboursable de 20.000 euros aux généralistes qui s'y installent.images9.jpg

Le statut fiscal de cette prime a été adapté. La Chambre a en effet adopté avant de partir en vacances une proposition de loi fixant à 16,5% le taux d'imposition applicable à cette prime.
Jusqu'à présent, l'administration fiscale considérait cette prime comme un revenu professionnel du médecin que celui-ci devait déclarer l'année où il la percevait. Une partie importante de l'aide à l'installation était ainsi absorbée par l'impôt.

Il n'y a manifestement pas que les zones rurales qui sont concernées puisqu'on retrouve dans la liste Huy, La Louvière, Arlon, Bastogne, Bouillon et Eupen ainsi que 10 communes de la Région bruxelloise (Anderlecht, Bruxelles-ville, Evere, Ixelles, Jette, Koekelberg, Molenbeek-Saint-Jean, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode et Schaerbeek).

Huit des 9 communes de la Communauté germanophone sont reprises sur la liste, publiée le 1er août et valable du 1er juin 2011 au 31 mai 2012.
L'année dernière, la liste comptait 206 communes et 125 en 2009

06/03/2009

Le nombre de femmes médecins, profs d'université ou cadres augmentent dans l'UE

Le nombre de femmes médecins, profs d'université ou cadres dans l'Union européenne a sensiblement augmenté dans l'Union européenne au cours de la dernière décennie, indiquent vendredi des chiffres livrés par l'Office européen de statistiques, Eurostat.
En 2006, 41% des médecins dans l'Union étaient ainsi féminins, contre 35% encore en 1996. En Belgique, 39% des médecins appartenaient à la gent féminine en 2006, contre 34,5% dix ans auparavant.
Cette féminisation se retrouve également auprès des professeurs d'université où 38% des enseignants étaient des femmes en 2006 (41,4% en Belgique), contre 33% en 1998 (37,4%).

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15/10/2008

Cancer : accès aux traitements

L'accès aux traitements spécialisés du cancer pour les patients européens dépend encore du pays dans lequel ils vivent. Une inégalité qui touche des milliers d'Européens chaque année, selon l'European Society for Medical Oncology (ESMO). Dans une enquête publiée mercredi, l'assocation met en avant des différences importantes entre les pays européens en ce qui concerne la formation des cancérologues.

Le cancer tue chaque année 1,7 million de personnes et représente la deuxième cause de décès la plus importante en Europe. Dans une nouvelle enquête (Moses III), l'ESMO a étudié la formation et l'accès aux cancérologues en Europe. Dans les 40 pays étudiés, le nombre de facultés médicales varie. Il existe en moyenne une faculté pour 1,646 million d'habitants. Chypre et le Luxembourg n'en possèdent pas. La durée des études est de 6 ans à l'exception du Royaume-Uni (5 ans), de la Belgique (7 ans) et de l'Irlande (5 ans).

Une formation médicale continue est essentielle pour les spécialistes du cancer. Cependant, ce n'est pas exigé en Europe. Dans 30% des pays seulement, les étudiants en médecine doivent continuer à suivre une formation après l'obtention de leur diplôme pour travailler dans une institution privée. Pour une institution publique, on ne compte que 22,5 %. La Belgique ne l'exige pas.

Les soins palliatifs sont reconnus comme une spécialité particulière dans seulement un pays étudié sur six mais les étudiants en médecine suivent des cours à ce sujet de plus en plus souvent.  Dans sept pays européens seulement (entre autres la Belgique, les Pays-Bas et la France), un traitement pour le cancer est remboursé par les soins de santé publics sur base d'un deuxième avis médical.  Le rapport de cette étude a été présenté mercredi à Bruxelles par des médecins, des patients et des experts, qui ont appelé à une action européenne pour lutter contre l'inégalité dans le traitement du cancer en Europe. (Belga)

07/10/2008

Dépression: 25% de la population belge

 

D’après l’OMS, près de 25% de la population belge adulte souffrira d’un épisode dépressif majeur au cours de son existence. Pour étudier l’impact de la dépression sur nos sociétés, une table ronde a réuni, ce 4 octobre, de nombreux spécialistes de toutes les disciplines : psychiatres, généralistes, pharmacien, sociologue et auteur… Ensemble, ils ont tenté d’éclairer cette problématique complexe, ainsi que la prise en charge adaptée de la « maladie du siècle », qui peut, dans un nombre de cas non négligeable, mener au suicide.

Il semble qu’à côté de la dépression-maladie, qui demande un traitement pharmacologique et un suivi thérapeutique, il se développe une forme de dépressivité. En effet, aujourd’hui, chacun est contraint de prendre des initiatives, de faire des choix individuels. « Les médecins généralistes doivent aujourd’hui faire face aux plaintes de nombreux patients qui sont l’expression d’une souffrance, d’un mal-être face aux choix de vie difficiles que nous vivons aujourd’hui, au fait de devoir être un gagnant et non un perdant explique le médecin psychiatre (ULB) Dominique Pardoen.

La société prône l’autonomie ce qui pousse les individus à plus de choix individuels et donc aussi à plus de solitude. Certains sont plus démunis que d’autres face à ces exigences et éprouvent avec souffrance, une difficulté à acquérir cette autonomie, à répondre aux demandes de succès, si important dans notre société. » Les patients dépressifs sont également plus responsables et veulent obtenir des informations sur leur maladie, sur le diagnostic, et participent à la mise en place de leur traitement. (Source C.Bo. )

 

16/09/2008

Votre Passeport pour le coeur

A la veille de la Semaine du Cœur, qui débutera le 21 septembre, sort le Passeport pour mon cœur à l’attention des personnes qui  souffrent d’insuffisance cardiaque. En  Belgique, environ 1% de la population en est atteinte. En Europe, au moins 10 millions de personnes en souffrent. Sa prévalence augmente avec l’âge pour atteindre > 20% pour les patients de plus de 80 ans. Le vieillissement de la population a un véritable impact  sur la fréquence de la maladie et son coût. On estime qu’elle rend compte d’environ 1-2 % des dépenses totales de santé dont environ 60-70 % sont des frais dus aux hospitalisations successives et répétées de patients.  Pourtant l’insuffisance cardiaque reste le parent pauvre des maladies cardiovasculaires tant en terme de connaissance que de prise en charge. 1183a4e3ce246270dc6049cfa19c58d8.jpg

L’insuffisance cardiaque constitue un problème majeur  de santé publique. "Apprendre à gérer correctement la maladie et favoriser une collaboration optimale entre cardiologues, généralistes et patients, tels sont les objectifs de ce Passeport pour  mon cœur. Il récapitule les symptômes à suivre de près, par exemple une prise rapide de poids due à la rétention d’eau dans les tissus, pour, le cas échéant, appeler son médecin rapidement (ci-joint pdf du passeport). Ainsi une double page est consacrée aux signaux d’alerte qui doivent pousser le patient à informer son médecin au plus vite" déclare le Prof. Lancellotti, cardiologue au CHU de Liège.


 

Plus d'infos

 

Un tableau récapitulatif des traitements en cours avec la dose indiquée et la fréquence de prise facilitera le bon suivi du traitement. Le Passeport pour mon Cœur offre également un tableau de suivi journalier de trois grands paramètres essentiels dans l’insuffisance cardiaque,  à savoir le poids, la tension et le pouls. Le Prof. Lancellotti explique : « Le contrôle de ces trois paramètres de base permet de moduler le traitement et d’adapter le dosage de chaque médicament dont surtout les diurétiques en fonction des besoins individuels de chaque patient ». a6d01bb0839dc57d87ac73f5c50ac740.jpg

A côté des médicaments, il est également très important pour le patient d’adopter une alimentation plus équilibrée et de pratiquer plus d’exercices physique.  Ainsi le Passeport pour mon cœur reprend une liste des aliments à privilégier et à éviter. 

 


 Le défi du diagnostic :
Un autre défi posé par l’insuffisance cardiaque débutante consiste en un diagnostic précoce qui reste difficile en raison de ces symptômes aspécifiques: la dyspnée et la  fatigue. Le passeport pour mon cœur est disponible auprès des médecins généralistes et des cardiologues. Lorsque le cœur n'est plus capable d'assurer un débit cardiaque suffisant pour couvrir les besoins énergétiques de l'organisme, on parle d'insuffisance cardiaque.

Le débit cardiaque, c'est-à-dire la quantité de sang éjecté par minute par le cœur, ne permet pas à l'organisme de fonctionner normalement.

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Dans un pays comme la Belgique , les deux causes les plus fréquentes d'insuffisance cardiaque sont:  

-d'une part, l'athérosclérose coronaire (durcissement des artères nourricières du cœur) qui restreint l'arrivée du sang au niveau du cœur.

-d'autre part, l'hypertension artérielle qui oblige le cœur à se contracter plus fort pour vaincre la résistance due à l'excès de pression dans les vaisseaux.