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07/02/2012

Infections nosocomiales

 La Commission fédérale de recours pour l'accès aux informations environnementales reconnaît qu'il y a bien un intérêt public à la divulgation de chiffres plus détaillés en matière d'infection nosocomiales. Le problème est que la qualité de ces données doit d'abord être améliorée, a réagi mardi Test-Achats à la suite d'un arrêt du conseil d'Etat n'autorisant pas l'association de consommateurs à obtenir les rapports sur les infections nosocomiales pour chaque hôpital. Test-Achat avait introduit en mai 2009 une demande en vue d'obtenir les chiffres relatifs aux infections nosocomiales, hôpital par hôpital. Actuellement, seuls les résultats pour l'ensemble des hôpitaux sont rendus publics.

La demande de Test-Achats avait néanmoins été rejetée par la Commission fédérale de recours pour l'accès aux informations environnementales, celle-ci craignant que cela nuise à l'efficacité du suivi de ces infections. Le Conseil d'Etat s'est rangé à cette vision des choses.


Test-Achats souligne toutefois que la Commission fédérale de recours pour l'accès aux informations environnementales est bien convaincue de la nécessité d'une publicité de ces chiffres mais que la mauvaise qualité des données en empêche la publication.

L'organisation de consommateurs constate en outre que l'Institut scientifique de santé publique et le SPF Santé publique ont indiqué être conscients de la nécessité d'arriver à un système plus transparent. Si nos actions permettent d'y parvenir, nous aurons réussi dans notre entreprise, estime-t-on chez Test-Achats.

13/01/2010

Le cuivre contre les infections nosocomiales

C’est un hôpital irlandais qui a été le premier au monde à adopter les avancées scientifiques les plus récentes en spécifiant d’utiliser partout des poignées de porte en cuivre garantissant l’hygiène afin de réduire les infections nosocomiales, telles que celles dues au SARM, offrant ainsi à ses patients la protection tangible la meilleure qui soit.

 

Le St Francis Hospital – un établissement privé de 140 lits situé à Mullingar, dans le Comté de Westmeath – et St Clair – le centre de soins qui lui est associé – ont pris leur décision au vu des preuves incontestables fournies par l’essai clinique réalisé au Selly Oak Hospital de Birmingham ; lors de cet essai, il a été démontré que le revêtement cuivré des robinets, sièges de WC et plaques de propreté de porte, par exemple, permet de diminuer de 90 % à 100 % la contamination microbienne.

 

Noeleen Sheridan, directeur général du St Francis Hospital, qui dirige également le Centre de soins St Clair, explique ainsi cette décision qui fera date : « Tous les établissements de santé sont parfaitement conscients des risques qu’entraîne la dissémination de germes et des coûts élevés induits par leur éradication. On estime que 80 % des infections se répandent par le toucher ; pour éviter qu’une infection ne se propage, on a donc tout intérêt à veiller dans la mesure du possible à ne pas déposer de germes sur des surfaces telles que les poignées de porte. Notre décision de spécifier des produits en cuivre antimicrobien se fonde sur cette conviction et sur les données incontestables fournies par l’essai clinique du Selly Oak Hospital. »

 

Le Professeur Tom Elliott, directeur médical adjoint du NHS Foundation Trust au CHU de Birmingham, qui a dirigé l’essai clinique réalisé au Selly Oak Hospital, considère que le cuivre pourrait jouer un rôle essentiel dans la lutte pour endiguer les infections nosocomiales. « Les études effectuées en laboratoire ont montré que le SARM et le Clostridium difficile meurent plus rapidement lorsqu’ils sont en contact avec des surfaces cuivrées que sur les surfaces qu’on trouve habituellement en milieu hospitalier. Voilà une découverte prometteuse, de nature à procurer aux NHS Trusts un nouveau moyen de lutte contre la propagation des infections nosocomiales. »

 

Il est de plus en plus largement admis que l’emploi du cuivre constitue une mesure sanitaire préventive. Le cuivre est le premier matériau de revêtement tangible à avoir reçu l’aval de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis en raison des avantages avérés qu’il procure, au plan sanitaire, en permettant de réduire la contamination entre salles blanches. Il a été démontré que les surfaces cuivrées antimicrobiennes permettent de tuer plus de 99,9 % de bactéries spécifiques (notamment les bactéries SARM) en deux heures, et de continuer à tuer plus de 99 % de ces bactéries y compris après une contamination répétée.

 

Noeleen Sheridan explique l’intérêt que présentent ces surfaces aux responsables chargés de prévenir et d’endiguer les infections : « Les surfaces de contact en cuivre constituent une nouvelle ligne de défense qui vient compléter les mesures d’hygiène prises par les hôpitaux. Cette initiative s’inscrit dans notre engagement d’améliorer la qualité en matière de sécurité du patient ainsi que des soins dispensés ; nous sommes ainsi en mesure de gérer plus efficacement les risques et la prévention des infections. »

 

Si le St Francis Hospital montre la voie, il semble que d’autres établissements de soins ne resteront pas à la traîne. Au Royaume-Uni, les architectes sanitaires ont commencé à prescrire le cuivre antimicrobien, et on prévoit nombre de projets de rénovation au sein des groupements NHS Trusts en 2010. 

 

Infections nosocomiales : l’étendue du problème

En Irlande, on enregistre chaque année quelque 25 000 infections nosocomiales, 1 patient hospitalisé sur 20 contractant au moins une infection uniquement du fait de son hospitalisation. 

Dans l’Union européenne, on estime que les infections nosocomiales sont directement à l’origine de quelque 37 000 décès chaque année et qu’elles contribuent à quelque 110 000 autres décès. En 2008, on estimait qu’au sein de l’Union européenne le coût total annuel des soins liés à ces infections s’élevait à environ 7 milliards €.

L’étude du Selly Oak Hospital publiée dans le Journal of Hospital Infection

Les premiers résultats de l’essai réalisé au Selly Oak Hospital sont actuellement sous presse4, de même que d’autres articles portant sur le potentiel du cuivre antimicrobien. 

Lors de la deuxième phase de l’essai en cours, du cuivre antimicrobien a été introduit dans les produits suivants : tirettes de chasses d’eau, tables roulantes, chaises percées, siphons d’éviers et bacs à déchets, poignées et plaques de propreté de porte, boutons à verrou rotatif, verrous de cabines, barres d’appui, robinets d’eau chaude et d’eau froide, sièges de WC, interrupteurs d’éclairage, prises de courant et dessus de tables de chevet.

 

4 Role of copper in reducing hospital environment contamination, A.L. Casey, D. Adams, T.J. Karpanen, P.A. Lambert, B.D. Cookson, P. Nightingale, L. Miruszenko, R. Shillam, P. Christian et T.S.J. Elliott, J Hosp Infect (2009). Accessible en ligne à l’adresse http://dx.doi.org/10.1016/j.jhin.2009.08.018.

 

St Francis Hospital

St Francis est un hôpital privé situé à Mullingar, en Irlande. Son activité soins intensifs est articulée autour d’interventions chirurgicales spécialisées réalisées dans quatre salles d’opération et d’examens. Le Centre de soins St Clair est incorporé à l’hôpital et propose actuellement 43 lits. Il jouit localement d’une bonne réputation pour la qualité des soins offerts aux résidents.

 

15/09/2009

Infections nosocomiales : plus de 75.000 cas par an

Il existe 10 à 15 millions de cas d’infections nosocomiales à travers le monde, lesquels sont directement responsables de 100 000 morts chaque année. Rien qu’en Europe, la charge pesant sur les systèmes de santé est immense, se traduisant par 16 millions de jours d’hospitalisation supplémentaires par an. Les infections nosocomiales coûtent 5,5 milliards d’euros chaque année à l’Europe.

Des experts de haut niveau se rassembleront à l’occasion du 2ème Forum mondial sur les infections nosocomiales (21-22 septembre) pour discuter de l’urgence des problèmes actuels, analyser les meilleures pratiques en matière de prévention, d’éducation et de méthodes de dépistage et de contrôle. Ce 2èmeForum mondial sur les infections nosocomiales, organisé à l’initiative de bioMérieux, a pour objectif de formuler des propositions destinées à limiter les conséquences néfastes des infections nosocomiales.infections.jpg

Quelques données à remarquer :

* En Belgique, il y a plus de 75.000 cas par an, dont les coûts supplémentaires s'élèvent à 170 millions d'euros.

* Les BLSE ou Bêta-Lactamases à Spectre Étendu sont des enzymes qui ont développé une résistance à de nombreux antibiotiques. Elles transforment les bactéries les plus courantes en bactéries multi-résistantes et potentiellement fatales. Selon les experts, elles tuent plus de personnes que la grippe ou le SIDA.

* Le SARM (Staphylococcus aureus Résistant à la Méthicilline) se propage en dehors des lieux de santé ; le SARM communautaire est aujourd’hui un problème dans les hôpitaux. Les taux ont diminué dans certains pays européens (France, Royaume Uni, pays scandinaves…) et en Australie. Quels enseignements tirer de tout ceci ?

* La grippe est une source importante de morbidité et de mortalité chez les patients. Les professionnels de santé sont une source d’infection fréquente et jouent souvent un rôle-clé dans la transmission. Pourtant, les taux de vaccination contre la grippe classique dans cette population sont plus faibles que les experts ne le souhaiteraient. Avec l’apparition récente de la nouvelle souche H1N1 s’ouvre toute une nouvelle série de défis à relever.

 

13/10/2008

Infections nosocomiales: plus d'hygiène

49788c5042d2e91422487b8e0cd1c9cc.jpgEn Belgique, chaque année, ce sont environ 3400 patients qui décèdent des suites d’une infection contractée à l’hôpital.

Les microbiologistes des grands hôpitaux belges se sont retrouvés au centre d’un symposium sur les dernières techniques de détection des infections nosocomiales causées par des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques.  « Ces infections, et en particulier celles à bactéries multi-résistantes sont courantes suite à la mauvaise utilisation des antibiotiques dans les centres de soins. Elles sont une préoccupation majeure puisque les chiffres de morbidité et de mortalité de patients souffrant d’infections nosocomiales sont plus élevés: en Belgique ce sont plus de 5% des patients qui contractent une infection en milieu hospitalier. Pour chaque type d’infections les conséquences sont plus ou moins graves pour le patient. Une partie importante des patients décède des suites directes d’une infection nosocomiale. D’après certaines études le séjour hospitalier s’allonger alors de 4 jours en moyenne. Tout cela représente un coût considérable pour nos soins de santé. Chaque année en Belgique on parlerait de près de 170 millions d’euros.» explique le Professeur J. Van Eldere de la KUL.

Pour combattre les infections nosocomiales, deux pôles sont importants:---la prévention (hygiène hospitalière, mesures d’isolement, contrôle des prescriptions d’antibiotiques, etc.), et le -- travail conjoint des laboratoires, des sociétés de diagnostic comme bioMerieux et des équipes médicales. 

 En termes de prévention, le public a un rôle à jouer tout comme les spécialistes de la santé. Les recommandations rédigée par les microbiologiste à l’attention des hôpitaux ont également leur place dans ce pôle: les recommandations contres les MRSA (Staphylococcus aureus resistant à la méticilline) éditées en 2003 et celles contre les ESBL qui sortiront très prochainement. « Une forte diminution des infections hospitalières a déjà été constatée suite à l’application des recommandations MRSA, déclare le Professeur M. Struelens de l’ULB. Le contrôle des infections nosocomiales passe par:

·       La désinfection des mains,

·       l’isolement des patients infectés ou colonisés sur la base du résultat d’un test de  diagnostic ou de dépistage,

·       et enfin, par un usage contrôlé des antibiotiques.

On considère qu’aujourd’hui 20 à 30% des infections nosocomiales pourraient être évitées. »

Plus d'infos: 67238ad6b874fd231a44a43bba75d078.jpg

 La collaboration entre tous les acteurs de santé concernés, permet d’accélérer les procédures de dépistage et donc de faciliter le contrôle et la maîtrise de la transmission des infections. Le  laboratoire de diagnostic joue également un rôle important dans la surveillance des infections nosocomiales (détecter en temps réel les infections nosocomiales, les profils de résistance inhabituels, les épidémies) et apporte une aide significative au médecin pour interpréter les résultats et choisir le traitement le plus adapté. Cela évite l’utilisation abusive d’antibiotiques, surtout ceux à large spectre qui jouent un rôle prépondérant dans la résistance bactérienne aux antibiotiques. «Une utilisation rigoureuse des antibiotiques est devenue une nécessité majeure pour sortir du cercle vicieux crée par un usage non contrôlé des antibiotiques. La propagation rapide des résistances aux antibiotiques, leur diffusion à des bactéries de plus en plus nombreuses et variées, ainsi qu’une raréfaction de nouveaux antibiotiques laissent présager que si rien n’est fait, nous ne disposerons plus de médicaments fiables pour combattre des infections

bactériennes graves (telles que pneumonies, septicémies, etc.), générant ainsi une augmentation de mortalité. Les traitements médicaux sophistiqués connaîtront également des difficultés (par ex. la chirurgie cardiaque, les prothèses de hanche, les transplantations d’organe). La mise en place de commissions dans les hôpitaux pour la gestion des antibiotiques est déjà un grand pas en avant, mais ce n’est pas suffisant. Le travail conjoint du personnel médical, des services de prévention de l’infection et des laboratoires augmente nos chances de renforcer la sécurité du patient face au péril microbien liés aux soins médicaux», précise le Professeur Struelens.

30/09/2008

10% des patients hospitalisés contractent une infection à l’hopital

Les infections nosocomiales ou infections acquises à l'hôpital sont un problème de santé ppublique majeur.  Leur fréquence, estimée actuellement aux environs de 10 % des patients hospitalisés, augmente régulièrement, rançon d’une sophistication accrue des traitements médicaux ou chirurgicaux. Ces infections figurent parmi les 10 premières causes de mortalité dans les pays industrialisés. Elles sont souvent caractérisées par une résistance aux antibiotiques, ce qui complique leur traitement. En Europe, 5 millions de personnes contractent annuellement une infection nosocomiale. Ces infections en constante évolution représentent un coût humain, social et financier non négligeable.
Le 7 octobre prochain, des microbiologistes des grands hôpitaux belges, organisent un symposium sur les dernières techniques de détection des infections nosocomiales causées par des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques. En étant plus rapides et plus fiables, ces techniques permettent une amélioration de la gestion de ces infections, en adaptant le traitement au plus vite et en isolant le patient de façon à éviter la propagation à d'autres patients ou services.