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15/09/2009

Dépistage et prévention de l'hypertension artérielle

La campagne médiatique de santé publique et de mobilisation des relais sur le thème du dépistage et de la prévention de l’hypertension artérielle (HTA) est née d’un partenariat entre l’Observatoire de la Santé du Hainaut, le Comité Belge de Lutte contre l’Hypertension artérielle, l’Association des Provinces Wallonnes, la Province de Namur, la Société Scientifique de Médecine Générale, avec la participation de la Communauté française. Elle s’inscrit dans un projet consacré à la santé cardiovasculaire dont les volets « alimentation », « arrêt du tabagisme » et « activité physique au quotidien » ont été développés depuis 2002.

 

Cette campagne est lancée sur les ondes francophones ce 14 septembre 2009 : elle comprend des spots télé et radio diffusés dans le cadre des espaces gratuits réservés en Communauté française (par décret) à des messages de promotion de la santé.

 

Une brochure gratuite « Attention ma tension ! » est proposée à la fin des spots via le Numéro vert de la Communauté française, le 0800 20 000. hyper.jpg

 

La brochure « Attention ma tension » sera aussi diffusée via des relais de proximité (pharmacies, médecins généralistes, hôpitaux, mutuelles, communes, CPAS…), en Hainaut et dans les provinces partenaires.

 

La brochure est éditée et adaptée par la province de Namur, la Province de Luxembourg. Elle est également diffusée par la Société Scientifique de Médecine Générale.

 

 


L’hypertension artérielle (HTA) : un problème de santé publique

 

L’hypertension artérielle constitue un problème de santé publique prioritaire. 15 % de la population souffre d’hypertension artérielle. A partir de 35 ans, le taux passe à plus de 30% et au-delà de 75 ans, plus de 50 % de la population est confrontée à l’hypertension artérielle.

  

On notera l’existence d’un gradient social en matière d’hypertension artérielle : 20 % des personnes diplômées de l’enseignement supérieur souffrent d’hypertension, mais ce taux monte à 40 % pour les personnes n’ayant pas de diplôme ou étant diplômées de l’enseignement fondamental.

  

On estime de plus qu’un hypertendu sur deux s’ignore ! La plupart du temps, une personne souffrant d’hypertension artérielle ne ressent rien. Voilà pourquoi l’HTA est qualifiée de « tueur silencieux ».

 Conséquences de l’HTA :

 

L’HTA peut toucher toutes nos artères et donc tous les organes vitaux (le cerveau, le cœur, les reins).

Près de 50 % des accidents vasculaires cérébraux et 50 % des infarctus et des angines de poitrine sont attribuées à l’HTA.

 

 

Qu’est-ce que la tension artérielle ?

 

La tension artérielle dépend de la pression exercée par le sang contre les parois des artères. Les artères sont les vaisseaux sanguins qui transportent le sang du cœur vers les organes.

On parle d’hypertension artérielle quand la pression reste, lors de mesures répétées, égales ou supérieures à 14/9 cm de mercure (Hg). Le premier chiffre équivaut à la pression du sang lorsque le cœur se contracte et se vide : c’est la pression systolique. Le second chiffre équivaut à la pression du sang lorsque le cœur se relâche et se remplit : c’est la pression diastolique.

 

 

Facteurs de risque de l’HTA :

 

La fréquence élevée de l’HTA est liée à l’évolution des modes de vie dans les pays industrialisés : excès de sel, consommation trop faible de fruits et de légumes, poids excessif, consommation élevée d’alcool, sédentarité.

L’hypertension artérielle représente le troisième risque évitable à l’échelle mondiale.hyper2.jpg

En conséquence, les possibilités de prévention sont réelles.

 

 

La prévention de l’HTA :

 

L’hypertension artérielle n’est pas une fatalité. Des conseils à la portée de tous concernant l’alimentation, le contrôle du poids, l’activité physique, la diminution de la consommation d’alcool et de sel peuvent aider à éviter une augmentation de la tension ou à réduire la tension artérielle.

 

-         Garder son poids de forme

 

Comparé à des personnes dont le poids ne varie pas, le risque sur 11 ans de développer une hypertension augmente de 60 % chez les personnes dont l’Indice de Masse Corporelle augmente, alors qu’il diminue de 20 % chez les personnes dont l’IMC diminue et cela quel que soit l’IMC initial.

 

-         Réduire sa consommation d’alcool

 

Si consommation d’alcool il y a, les experts du Plan National Nutrition Santé (PNNS) recommandent de la limiter à 1 à 2 verres d’alcool par jour grand maximum, et de s’abstenir de boire de l’alcool certains jours.

 

 

 

-         Pratiquer une activité physique

 

Une activité physique régulière, même modérée, réduit les pressions systoliques et diastolique d’environ 3 mm de mercure, et cela quelle que soit la pression artérielle de départ.

 

-         Réduire sa consommation de sel

 

La consommation ne devrait pas dépasser les 6 grammes de sel par jour. Les aliments sont déjà naturellement salés, ne l’oublions pas. Lisons aussi les étiquettes. La teneur en sodium des aliments y apparaît via le symbole chimique NA. Pour obtenir la teneur en sel, il faut multiplier ce chiffre par 2,5.

 

-         Accroître sa consommation de fruits et de légumes, sources de potassium

 

La recommandation nutritionnelle concernant  les fruits et les légumes porte sur une consommation quotidienne de 5 portions de fruits et de légumes (ce qui représente une consommation entre 500 et 800 gr de fruits et de légumes par jour).

 

 

Dépistage de l’HTA :

 

Au-delà de 40 ans, il est recommandé de faire mesurer une fois par an, sa tension artérielle chez le médecin traitant.

 

 

Prise en charge de l’HTA :

 

Toute personne souffrant d’une hypertension artérielle se verra prodiguer des conseils pour modifier ses habitudes de vie.

Un traitement médicamenteux peut être proposé si, malgré ces ajustements, la tension artérielle n’est pas modifiée de manière satisfaisante. Ce traitement intervient toujours en complément des modifications du mode de vie.

 

 

Campagne nécessaire, mais pas suffisante

 

La campagne d’information s’accompagne, et c’est indispensable, d’un travail dans la durée visant à modifier les conditions de vie de la population pour favoriser l’utilisation de ces connaissances au quotidien.

 

Le programme d’actions de l’Observatoire de la Santé du Hainaut s’appuie donc sur des partenariats avec les communes, les associations locales, les écoles, les mutuelles, les professionnels de santé qui disposent de leviers pour agir dans ce sens.

 

C’est l’implantation de changements structurels favorisant une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et la diminution des effets du tabagisme qui permettront à notre Province de combler notre déficit santé au bénéfice d’une amélioration de la qualité de vie de tous ses habitants.

 


 

Brochure

 

La brochure est disponible via le 0800 20 000, Numéro vert (gratuit) de la Communauté française ou via l’Observatoire de la Santé du Hainaut (065 87 96 14). Elle est aussi téléchargeable sur le site http://observatoiresante.hainaut.be

 

La brochure situe l’ampleur du problème de santé publique que représente l’HTA : fréquence et conséquences. Une place importante y est accordée aux modifications utiles du mode de vie (dans le cadre de la prévention de l’HTA ou de la prise en charge de l’HTA).

La brochure comprend aussi deux tests : l’un sur les connaissances relatives à l’HTA, l’autre porte sur le risque de devenir hypertendu .