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20/08/2011

Trop de viande rouge = diabète !

La consommation de viande rouge, en particulier la viande rouge transformée, accroît de façon très nette le risque de diabète adulte (type 2), déjà en forte augmentation dans le monde, selon une vaste étude menée aux Etats-Unis dont les résultats sont publiés mercredi.

Les auteurs de cette recherche ont constaté que le fait de consommer 100 grammes de viande rouge quotidiennement augmentait de 19% le risque de devenir diabétique.

Ce risque grimpe à 51% si l'on mange seulement 50 grammes de viande rouge transformée, à savoir un hot dog, une saucisse ou deux tranches de bacon, selon l'étude menée par des chercheurs de la Faculté de santé publique de l'université de Harvard (Massachusetts) et parue dans la version en ligne de l'American Journal of Clinical Nutrition._MG_2390.jpg

Ces résultats ont été ajustés en fonction de l'âge des participants, de leur indice de masse corporelle et d'autres facteurs de risque.

Cette étude montre également que le fait de remplacer la viande rouge par des sources de protéines plus saines comme des laitages allégés, des noix ou des céréales complètes peut nettement réduire le risque de diabète.

Ainsi, si une personne consommant cent grammes de viande rouge tous les jours mange à la place des noix pour obtenir la même quantité de protéines, elle fait baisser son risque de diabète de 17%. Ce chiffre passe à 23% si elle consomme des céréales complètes.

"Les résultats de cette étude ont des implications très importantes pour la santé publique, étant donné la multiplication des cas de diabète de type 2 qui prend une tournure d'épidémie, combinée à un accroissement de la consommation de viande rouge dans le monde", juge le Dr Frank Hu, professeur de nutrition et d'épidémiologie à la Faculté de santé publique de Harvard et principal auteur de cette recherche.

"La bonne nouvelle est que ces facteurs de risque préoccupants peuvent être éliminés en remplaçant la viande rouge par des sources de protéines plus saines". (belga)

01/09/2008

Ramadan: permis et interdits

Le journal médical Le Généraliste a sorti ce mois-ci un dossier complet sur le ramadan (fr.wikipedia.org/wiki/Ramadan) et la santé. Pratiquement, il précise qu’il est interdit de manger, boire, fumer et prendre des médicaments par  voie orale. Il est par contre permis de prendre des gouttes ophtalmiques ou nasales.
Les aérosols buccaux, le brossage des dents, les bains de bouche et les soins dentaires ne posent aucun problème. Tous les examens exploratoires manuels, endoscopiques ou par cathéter, y compris avec des produits de contrastes, sont autorisés.
Médocs : jour ou nuit
Toute maladie chronique dont le traitement doit être administré plus de deux fois par jour est admise par l’islam comme une raison d’exemption du ramadan.
Suivant les traitements, il est évidemment possible de prendre certains médicaments la nuit alors qu’ils sont habituellement pris le jour. Ces conditions peuvent changer leur efficacité et leur tolérance, avec peut-être des effets indésirables pour le jeûneur (www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=jeune_th) . De même, les médicaments qui doivent être pris à jeun deviennent difficilement maniables dans les conditions du ramadan.
Par ailleurs, le jeûne chez les personnes atteintes de diabète est associé à de multiples risques. Cette maladie est d’ailleurs reconnue comme une des affections chroniques dangereuses et exemptées du jeûne. Pourtant, nombreux sont les fidèles diabétiques qui insistent pour y participer.
À noter que pour le diabétique insulino-dépendant ( www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/diabete-insulinodependant-traitement-6540.html ), les injections sous-cutanées sont autorisées pendant le ramadan. Il faut cependant adapter le schéma d’injections et les dosages d’insuline aux horaires des repas.
Pour les épileptiques, une étude prospective a montré une recrudescence des crises pendant le ramadan. L’arrêt intempestif du traitement en est la cause principale.
Attention aussi aux femmes enceintes ou allaitantes qui sont dispensées du ramadan, même si elles sont nombreuses à jeûner avec tous les risques que cela comporte.

29/08/2008

Tumeur tuée au laser

Des spécialistes français ont réussi à détruire des tumeurs métastatiques au cerveau avec un laser, en contrôlant en temps réel l'opération grâce l'imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM), sans ouvrir la boîte crânienne.

"C'est la première fois que l'on utilise une technologie laser en intracrânien, c'est-à-dire le crâne totalement fermé, associé à un contrôle IRM en temps réel pour éviter les dégâts collatéraux", a affirmé vendredi à l'AFP le Dr Alexandre Carpentier (hôpital Pitié-Salpetrière, Paris) qui a dirigé l'équipe de spécialistes de cette "première mondiale en neurochirurgie" selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.5647af9d0e1f46a879a4b6ae2da76324.jpg(www.chups.jussieu.fr)

L'intervention, dont le quotidien Le Monde s'est fait l'écho, a été faite sous anesthésie locale dans la boite crânienne par un petit trou de 3 mm par lequel une fibre optique équipée d'un laser a été introduite.

Huit malades, restés conscients pendant l'intervention, ont participé à l'essai clinique mené sous l'égide de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (afssaps.sante.fr). Les premiers cas sont parus dans la revue américaine Neurosurgery (www.neurosurgery-online.com) . Une fois la tumeur localisée et la fibre en place à l'intérieur du crâne (www.chu-rouen.fr/ssf/pathol/tumeursducrane.html)  , le laser est activé et "chauffe pendant une à deux minutes la métastase et la détruit (nécrose)". Un système informatique permet d'ajuster l'énergie délivrée par le laser -"la chaleur est contrôlée toutes les 3 secondes afin de ne pas dépasser 90 degrés"-. Des cartographies de la température permettent de prédire les zones nécrosées. Résultats que l'on vérifie ensuite, poursuit Alain Carpentier.d4f5b973d941c7e703f31f213759549f.jpg

"Le patient ne ressent rien pendant l'intervention et peut sortir en général 14h après, le soir ou le matin suivant l'heure de l'intervention". Cette forme de traitement, bien tolérée par les patients, a bénéficié d'une technique mise au point avec le centre anticancéreux MD Anderson de Houston ( www.mdanderson.org ) et la société BioTex (Texas).

"Ce traitement est le prélude d'un futur développement des techniques d'IRM interventionnelle en neurochirurgie( www.educationdupatient.be/cep/pdf/fiches_exam/rmn.pdf ) ", soulignent les auteurs.

Les métastases surviennent lorsque des cellules cancéreuses migrent à partir d'une tumeur pour envahir un autre organe. ( www.lemonde.fr)