Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

28/04/2009

Top 10 des travailleurs belges plus souvent absents pour cause de maladie en 2008

Les travailleurs belges étaient plus souvent absents pour cause de maladie en 2008, même s'ils ont été malades aussi longtemps qu'en 2007, indiquent les résultats d'une étude menée par Securex communiqués mardi. Le coût de l'absentéisme pour maladie a, lui aussi, à nouveau augmenté en 2008, s'élevant à 10,54 milliards d'euros.
L'étude montre que le pourcentage général d'absentéisme pour maladie est resté stable en 2008 (5,30% contre 5,23% en 2007), tant pour les ouvriers que pour les employés. En 2008, les travailleurs belges ont donc été pratiquement malades aussi longtemps que l'année précédente.
"Comme chaque année, les ouvriers comptent 2 fois plus de jours d'absence pour cause de maladie ou d'accident privé (7,4 %) que les employés (3,62 %). Concernant les jours d'absence pour cause d'accident du travail, ce pourcentage est même 6 fois plus élevé pour les ouvriers (0,79 % contre 0,13 %)", explique Securex.
La fréquence de l'absentéisme pour maladie a, en revanche, augmenté en 2008. Autrement dit: les travailleurs belges se sont plus souvent déclarés malades en 2008 qu'en 2007. Depuis 2004, ce chiffre augmente chaque année, souligne Securex. Ainsi, en moyenne, un travailleur belge a été 1,13 fois absent pour maladie en 2008, contre 1,01 fois en 2006, 0,92 fois en 2004 et 0,86 fois en 2001.
Le nombre de travailleurs fréquemment absents a également augmenté en 2008. En effet, l'an dernier, 11,97% des travailleurs étaient absents 3 fois ou plus pour cause de maladie ou d'accident privé, ce qui représente une augmentation de 9,6% par rapport à 2007 (10,92 %).
La fréquence de l'absentéisme pour maladie a principalement augmenté dans le secteur des soins de santé, l'industrie du ciment et le secteur bancaire. Le nombre de travailleurs s'absentant fréquemment est le plus important dans la province d'Anvers et dans les entreprises de 1.000 travailleurs ou plus.

Lire la suite

Les pharmaciens informés dès mercredi

Les pharmaciens seront informés dès mercredi sur la grippe mexicaine, afin de mieux répondre aux inquiétudes des clients, a annoncé mardi le virologue Marc Van Ranst au sein de la commission Santé publique de la Chambre où la grippe mexicaine figure à l'ordre du jour.

Le call-center d'Influenza, où les citoyens peuvent poser leurs questions à propos du virus, a déjà enregistré une centaine d'appels, a indiqué Laurette Onkelinx (PS), ministre de la Santé publique. A la question relative à la date de péremption des médicaments anti-viraux disponibles, Laurette Onkelinx a affirmé que cette date n'était pas dépassée. Elle a également indiqué qu'aucun cas de grippe mexicaine n'a été confirmé jusqu'à présent en Belgique.

Plusieurs médecins se sont plaints ces derniers jours de n'avoir reçu aucune information sur la grippe, bien que cela ait été annoncé. Le virologue Marc Van Ranst a expliqué que les médecins seraient informés une deuxième fois. Certains n'ont pu être contactés, les coordonnées de la base de données utilisée n'étant plus à jour, explique-t-il.

Lire la suite

Les agressions en hôpitaux flamands augmentent de 13%

Le nombre de cas d'agression dans les hôpitaux flamands a augmenté de 13 pc en 2008. Si on avait enregistré 2.461 cas de patients agressifs en 2007, ils étaient 2.780 en 2008. C'est ce qui ressort de chiffres communiqués par le ministre de l'Intérieur Guido De Padt, à la demande du sénateur N-VA Louis Ide, écrit le Artsenkrant mardi.

Au total, en Belgique, quelque 7.454 cas d'agressions contre du personnel de soin ont été enregistrés l'an dernier. Les chiffres, qui ne concernent que les faits signalés à la police, sont en augmentation de 3,5 pc par rapport à 2007 (7.218 cas).

La plupart des agressions se produisent dans les hôpitaux. On y a enregistré 5.630 cas de patients violents en 2008. L'augmentation a été la plus forte en Flandre: 2.780 plaintes contre 2.461 l'année précédente, soit une augmentation de 13 pc. Les hôpitaux wallons ont également plus souffert d'agressions, tandis que Bruxelles a enregistré une légère diminution.

27/04/2009

Le gouvernement a décidé de dégager 9 millions d'euros

Le comité ministériel restreint s'est réuni lundi en fin d'après-midi et a fait le point sur la situation de ce que le gouvernement appelle la "grippe mexicaine". A l'issue de la réunion, le premier ministre, Herman Van Rompuy, la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx, et le président du comité "Influenza", Marc Van Ranst, ont indiqué que le gouvernement avait décidé de déconseiller les voyages vers le Mexique et les Etats-Unis qui ne sont pas absolument nécessaires. Ils ont aussi indiqué que six cas suspects font actuellement l'objet d'analyses.
La Belgique est bien préparée de longue date pour faire face aux risques de pandémie de grippe. Dès la première heure, la réponse a été rapide et efficace, a souligné Mme Onkelinx.

Lire la suite

Grippe porcine: le point

Le commissariat interministériel Influenza, un organe de coordination mis en place fin 2006 en Belgique lors de la crise de la grippe aviaire, s'est réuni à deux reprises durant le weekend pour examiner la situation.

Il a notamment décidé dimanche d'informer, en leur proposant des dépliants, les passagers qui atterrissent à l'aéroport de Zaventem en provenance des territoires affectés par la grippe porcine, les Etats-unis et le Mexique.

En vertu du dépliant qui leur est distribué, les passagers en provenance des zones affectées sont invités à être attentifs à l'éventuelle survenance, "dans les sept jours qui suivent leur retour", de symptômes grippaux comme "la fièvre, la toux, l'écoulement nasal et l'apparition de courbatures". Le cas échéant, il leur est demandé de contacter leur médecin, qui sera, lui, informé par les cercles de généralistes, a précisé le comité de pilotage du commissariat interministériel Influenza.

Le commissariat a tempéré l'ampleur de cette grippe virale à ce stade, soulignant que les cas au Mexique et aux Etats-Unis sont "en hausse" mais pas de manière "spectaculaire". Il n'y a en revanche pas de cas confirmé en Europe où certaines personnes ont parfois été placées sous observation, a-t-on rappelé. Aux Etats-Unis et au Mexique, on parle de "quelques petits foyers", raison pour laquelle l'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) n'a pas modifié son seuil d'alerte, 3 sur une échelle qui en compte 6, a indiqué Daniel Reynders, membre du Comité de pilotage.

Le comité suit la situation "d'heure en heure".Le Comité Influenza a assuré qu'en cas de pandémie affectant la Belgique, ce qui n'apparaît pas comme une éventualité, des stocks d'antiviraux existent pour prendre en charge un tiers de la population. Quelque 500.000 comprimés sont directement à disposition tandis que des stocks de matière première peuvent être directement conditionnés.

Le gouvernement belge ne déconseille pas pour l'instant les voyages au Mexique ou aux Etats-Unis, pays où sévissent la variante humaine de la grippe porcine, à condition que les touristes respectent certaines règles d'hygiène, a-t-il indiqué dimanche.

Selon les conseils aux voyageurs, mis à jour dimanche sur le site internet du ministère belge des Affaires étrangères, il est conseillé de "respecter les règles d'hygiène de base". La même recommandation du gouvernement s'applique aux voyages aux Etats-Unis, qui ont déclaré dimanche "l'état d'urgence sanitaire".

Lire la suite

23/04/2009

Votre cerveau est-il « du soir » ou « du matin » ?

Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, prétend un dicton populaire. Sans vouloir se prononcer sur cet aspect, une étude menée au Centre de Recherches du Cyclotron de l’Université de Liège (ULg) montre aujourd’hui que la manière dont notre cerveau travaille pour maintenir notre attention au cours de la journée évolue d’une manière différente selon que nous sommes « du soir » ou « du matin », et que cette différence se marque principalement en fin de journée quand notre pression de sommeil, reflétant le temps passé depuis le réveil, devient élevée.

 

Cette étude de neuroimagerie fonctionnelle publiée cette semaine dans la prestigieuse revue Science1 est le fruit d’un travail de longue haleine mené par Christina Schmidt, chercheuse aspirante du FNRS à l’ULg sous la direction conjointe de Philippe Peigneux (Université Libre de Bruxelles) et Fabienne Collette (FNRS, ULg), en collaboration avec Christian Cajochen (Université de Bâle, Suisse) et Pierre Maquet (FNRS, ULg).

 

Processus homéostatique vs rythme circadien

 

Deux processus entrent en jeu pour maintenir la qualité de notre éveil et de nos performances cognitives au cours d’une journée normale. D’une part, notre propension au sommeil augmente progressivement au cours de la journée, pour ensuite se dissiper au cours de la nuit, ce que l’on appelle le processus homéostatique. L’intensité de la pression de sommeil accumulée pendant la journée peut être estimée en mesurant par des électrodes la densité des ondes lentes qui caractérisent l’activité électrique de notre cerveau au cours des premiers cycles de sommeil. Par ailleurs, notre niveau d’alerte est régulé par un rythme circadien (i.e. de +/- 24 heures) par lequel notre signal d’éveil augmente au cours de la journée pour diminuer à nouveau en début de nuit. C’est l’opposition entre ces deux mécanismes (homéostatique et circadien) qui nous permet de garder notre niveau de performance dans diverses tâches cognitives au cours du déroulement d’une journée normale de travail.

 

Pour mieux comprendre les bases cérébrales de ces mécanismes de régulation et la manière dont ils interagissent, Christina Schmidt et ses collègues ont tiré parti des différences de rythme entre chronotypes « du matin » et « du soir ». En effet, les sujets « du matin » qui se couchent et se réveillent naturellement tôt sont généralement plus performants le matin, tandis que les sujets « du soir » qui éprouvent de grandes difficultés à se coucher avant que la nuit ne soit bien avancée et se lèvent tard quand cela leur est possible se sentent au mieux de leur forme dans la soirée. Les chercheurs ont enregistré (ou scanné) par Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf) l’activité cérébrale de ces chronotypes lors d’une tâche d’attention visuelle au cours de deux séances ayant lieu 1h30 et 10h30 après leur réveil, tout en préservant leur rythme naturel d’éveil et de sommeil.

 

Les résultats ne montrent pas de différence de performance ou d’activité cérébrale entre chronotypes en réponse à la tâche attentionnelle après 1h30 passé à l’éveil, quand la pression de sommeil est peu élevée. Par contre, sous des conditions de pression de sommeil plus élevée, après 10h30 passées à l’éveil, la performance attentionnelle s’améliore chez les chronotypes du soir qui deviennent meilleurs que les chronotypes du matin. Cette amélioration de vigilance est associée à une augmentation d’activité dans les régions du noyau suprachiasmatique (SCA) et du locus coeruleus (LC), deux régions cérébrales anatomiquement interconnectées qui sont fortement impliquées dans le signal circadien qui sous-tend l’éveil et régule notre niveau de vigilance à l’éveil.

 

Ces résultats suggèrent que ces réponses cérébrales pourraient être dues à des différences dans la manière dont les chronotypes « du matin » et « du soir »  réagissent à la pression de sommeil accumulée au cours de la journée. A l’appui de cette hypothèse, les résultats de Christina Schmidt montrent que, malgré un même nombre d’heures passées à l’éveil, les chronotypes « du matin » présentent une densité plus forte d’ondes de sommeil lent en début de nuit, ou en d’autres termes sont plus sensibles à la pression homéostatique. De plus, cette pression de sommeil est inversement reliée au niveau d’activité dans la région du noyau suprachiasmatique pendant la tâche de vigilance, montrant pour la toute première fois chez l’homme que l’activité des circuits cérébraux responsables de la régulation circadienne est modulée par les processus homéostatiques de sommeil. Ceci suggère que les sujets « du matin » souffrent plus fortement que ceux « du soir » de l’impact de la pression de sommeil accumulée au cours de la journée, pression qui empêche l’expression optimale du signal d’alerte par ces régions du noyau suprachiasmatique et du locus coeruleus. 

 

Ces nouveaux résultats mettent en évidence l’influence directe qu’exercent les interactions complexes entre processus homéostatique et circadien sur les activités cérébrales qui sous-tendent nos comportements.

Pour 8 Belges sur 10, le pharmacien est de plus en plus un coach santé

Le Belge se rend à la pharmacie de nombreuses fois par an. Il attend de sa pharmacie de recevoir un conseil le plus objectif possible. 1 Belge sur 4 ne veut pas d’une officine commerciale, mais bien d’une pharmacie qui pourra l’aider à choisir de façon transparente parmi la grande gamme de médicaments et de remèdes. Pour 8 Belges sur 10, le pharmacien est de plus en plus un coach santé:

« Nous attendons de notre pharmacien qu’il nous informe sur le plan médical, et qu’il nous parle pro-activement des sujets importants relatifs à notre santé ».

Pour 8 Belges sur 10, le pharmacien est de plus en plus un coach santé

· Les Belges sont fidèles envers le pharmacien ‘qui écoute et qui conseille objectivement’

· Le pharmacien est toujours et de plus en plus un coach santé impliqué

· Des pharmacies indépendantes conjuguent leurs forces dans le nouveau groupement : IASIS (www.iasis.be)

· Introduction d’un meuble test-santé au sein de la pharmacie

Lire la suite

Les gens ne grandissant pas, mais s'élargissent

Les gens ne grandissant pas, mais s'élargissent, ressort-il d'une enquête allemande à large échelle. En 15 ans, le tour de taille des femmes a pris 4 cm et le tour de poitrine 2 cm. Une tendance similaire s'observe chez les hommes. En 30 ans, leur tour de poitrine a augmenté de 7 cm et le tour de taille de 4,5 cm.

La consommation excessive d’alcool, sur un court laps de temps, a des effets néfastes et durables sur le cerveau humain

 

Le binge drinking est un type de consommation d’alcool caractérisé par l’absorption rapide de grandes quantités. Sur base d’enregistrements électroencéphalographiques effectués chez des étudiants, des chercheurs UCL et ULB ont observé (après seulement 9 mois de consommation excessive d’alcool) l’apparition de dysfonctionnements cérébraux importants. C’est la première fois qu’une telle étude permet de mettre en avant de tels résultats.

Le binge drinking ou biture-express désigne un type de consommation d’alcool qui s’est récemment développé dans les pays occidentaux. Cette pratique consiste en l’absorption rapide de grandes quantités d’alcool, avec pour objectif affiché d’arriver aussi vite que possible à un état d’ébriété avancé. Des études montrent que 40 à 60% des jeunes adultes européens peuvent actuellement être considérés comme binge drinkers. Des jeunes qui ne sont pas considérés comme alcooliques puisque l’alcoolisme se caractérise par une absorption quotidienne de grandes quantités d’alcool. Or, ces jeunes se limitent à une ou deux consommations intensives d’alcool par semaine. Le binge drinking est donc généralement considéré comme acceptable voire positif puisqu’il est associé à la détente et au divertissement.

Si de nombreuses études scientifiques avaient déjà démontré les effets négatifs du binge drinking sur la santé mentale et psychologique de ces buveurs occasionnels, aucune étude ne s’était intéressée aux dommages éventuels causés au cerveau. Des chercheurs de l’UCL et de l’ULB ont donc étudié l’activité cérébrale de deux groupes d’étudiants pilotes : sur une période de neuf mois (année académique), le premier groupe s’engageait à ne pas boire tandis que le deuxième participait activement à la vie nocturne étudiante, incluant une ou plusieurs soirées alcoolisées par semaine.

A la fin du test, les étudiants du 2e groupe présentaient un ralentissement marqué de leur activité cérébrale, démontrant clairement qu’une consommation d’alcool excessive, même espacée, conduit rapidement à des effets durables sur le fonctionnement du cerveau. Les perturbations observées chez les binge drinkers sont analogues, bien que moins marquées, à celles observées dans l’alcoolisme chronique. Le binge drinking conduit donc beaucoup plus rapidement qu’on ne le pensait à une « souffrance » durable des cellules cérébrales. A noter que la consommation d’alcool observée chez les binge drinkers est relativement fréquente dans le milieu étudiant. Les effets cérébraux du binge drinking ne sont donc pas limités à une petite minorité de cas extrêmes, mais pourraient au contraire toucher une part importante de la population étudiante.

Cette étude est la première à démontrer que le binge drinking n’est pas un mode de consommation inoffensif mais qu’il conduit au contraire rapidement à des effets marqués sur le fonctionnement cérébral. Lorsqu’on voit la popularité de cette pratique chez les jeunes, et en particulier dans le milieu étudiant, une prise de conscience des risques encourus apparaît essentielle. Une vaste réflexion sur cette pratique devrait rapidement être menée, tant au niveau des instances politiques qu’universitaires et médico-sociales.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens n'empêcheraient pas Alzheimer

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l'ibuprofène et le naproxène n'empêcheraient pas le développement de la maladie d'Alhzeimer, comme d'autres études l'avaient suggéré, selon des travaux parus mercredi.

Des travaux précédents avaient conclu que les anti-inflammatoires non stéroïdiens, qui comprennent aussi l'aspirine, pourraient avoir des effets protecteurs contre la démence et la maladie d'Alzheimer.

Cette étude, publiée mercredi dans le Journal of the American Academy of Neurology, montre au contraire que chez les patients les plus âgés, un usage élevé de ces anti-inflammatoires a accru de 66% le risque de développer la maladie d'Alzheimer.

L'étude a été conduite sur 2.736 sujets âgés de 75 ans en moyenne au moment de leur recrutement et qui ne souffraient pas alors de démence.

Les chercheurs les ont suivis pendant douze ans pour voir s'ils développaient la maladie d'Alzheimer ou d'autres formes de démence.

Parmi les participants, 351 avaient des antécédents d'un usage élevé d'ibuprofène ou de naproxène, médicaments utilisés pour traiter les douleurs. 107 sont devenus de gros utilisateurs durant la période suivant le début de l'étude.

Durant ces douze années, 476 des participants ont développé Alzheimer ou une forme de démence.

Les auteurs ont déterminé que ceux ayant été traités avec de fortes doses d'anti-inflammatoires non stéroïdiens avaient un risque 68% plus élevé de développer Alzheimer ou de la démence que ceux qui en avaient pris peu ou pas du tout.

"Une différence importante entre cette étude et la plupart des recherches faites précédemment c'est que les participants sont plus âgés", explique le Dr John Breitner, du ministère des Anciens combattants et de la faculté de Médecine de l'Université de Washington à Seattle (nord-ouest), principal auteur de ces travaux.

"Les résultats observés dans les études précédentes sur des sujets plus jeunes pourraient indiquer que ces anti-inflammatoires retardent l'apparition de la démence ou d'Alzheimer", relève le Dr Breitner.

Selon lui, "il est possible que ces délais dans l'apparition des symptômes d'Alzheimer entraînent une forte augmentation de l'incidence de la maladie dans le grand âge".

Mais "il ne s'agit que d'une interprétation de ces résultats et d'autres explications sont aussi possibles", souligne le chercheur.

Quelque 26 millions de personnes dans le monde souffrent d'Alzheimer et 5,3 millions aux Etats-Unis. Ce nombre devrait fortement augmenter, surtout aux Etats-Unis et en Europe, avec le vieillissement de la génération du baby-boom.

La maladie d'Alzheimer est caractérisée par le développement progressif d'une démence, dominée par des troubles de la mémoire, de la confusion et des difficultés à s'exprimer. En évoluant, la maladie affecte de plus en plus les fonctions intellectuelles et le patient ne reconnaît même plus ses proches. (AFP)

22/04/2009

Les Français ont la corpulence moyenne la plus faible de toute l'Europe

Les Français ont la corpulence moyenne la plus faible de toute l'Europe, les Britanniques la plus élevée, selon une étude publiée mercredi dans le bulletin d'avril de l'Institut national d'études démographiques (Ined), "Population et sociétés".
Cette étude se fonde sur des données rassemblées en 2003 pour un Eurobaromètre, portant sur 16.300 citoyens de l'Europe des 15.
En Europe, l'indice de masse corporelle (IMC, le poids divisé par le carré de la taille en m) est en moyenne chez les femmes de 24,5, et chez les hommes de 25,5. Le sous-poids se définit par un IMC inférieur à 18,5, le poids normal entre 18,5 et 25, le surpoids entre 25 et 30 et l'obésité au-dessus de 30.
Les Français des deux sexes ont la corpulence moyenne la plus basse, les Britanniques ayant les corpulences moyennes les plus élevées. Ainsi, les hommes français ont en moyenne un IMC de 24,6 et les femmes françaises de 23,2. Les hommes britanniques ont un IMC de 26, et les femmes britanniques de 26,2.
Pour les femmes en France, le sous-poids est particulièrement valorisé, et elles ne se ressentent pas en sous-poids quand leur IMC est inférieur à 18,5. "Les femmes françaises jugeant leur poids trop faible sont deux fois moins nombreuses que celles effectivement en sous-poids", selon le chercheur. Autrement dit, sur dix femmes en sous-poids, seulement cinq se considèrent comme telles, les autres se considérant d'un poids normal.
C'est l'inverse au Portugal, en Espagne et au Royaume-Uni, où il y a plus de femmes qui se jugent en sous-poids que de femmes qui le sont vraiment.
La situation est un peu différente chez les hommes puisque à l'inverse des femmes "le sous-poids est dévalorisé chez les hommes dans tous les pays européens". Néanmoins les Français, à l'instar des Françaises, ont un idéal de poids plus bas que les autres Européens, signe peut-être d'une pression plus forte exercée sur le corps dans leur pays", selon l'étude. (AFP)

Lire la suite

Incontournables somnifères

Dans le Hainaut, les plus de 65 ans consomment bien plus de somnifères qu'ailleurs en Wallonie. Leur consommation est en outre plus importante dans les maisons de repos, selon le tableau de bord de la Région wallonne et d'une étude réalisée par la Mutualité chrétienne. En Wallonie, un homme sur 5 et une femme sur 4 de plus de 65 ans et plus présentent des troubles du sommeil, selon cette étude. Si on n'observe pas de différence entre les trois régions du pays, il en va tout autrement de la prise de somnifères. Les seniors hennuyers sont en effet en tête de liste: plus de 30% d'entre eux ont déclaré avoir consommé des somnifères au cours des deux semaines précédent l'enquête nationale de la Santé contre 26% en Wallonie.

Lire la suite

Ryanair confirme la mise à l'étude d'une "taxe pour les gros"

La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a confirmé mercredi la mise à l'étude d'une "taxe pour les gros" sur ses vols, près d'un tiers de ses clients s'étant prononcés en faveur d'une telle mesure, selon les résultats définitifs d'un sondage qu'elle avait lancé auprès d'eux.
Dans un communiqué, Ryanair a précisé que, sur plus de 100.000 votants, cette mesure avait recueilli 29% des suffrages.
Jamais à court de provocations, Ryanair avait lancé ce sondage pour décider de la prochaine surcharge qui serait appliquée sur ses lignes, après la polémique déclenchée par la proposition de son patron Michael O'Leary de faire payer l'usage des toilettes dans les avions de la compagnie.
La compagnie irlandaise a ajouté qu'elle allait lancer une seconde consultation sur les moyens de mettre en oeuvre cette surcharge.
Elle propose au choix de faire payer les passagers dépassant un certain poids (130 kg pour les hommes et 100 kg pour les femmes), ou ceux ayant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 40 (une personne étant considérée comme obèse au-delà de 30).
Elle pourrait aussi alternativement facturer un deuxième billet aux passagers dont la taille "touche simultanément les deux accoudoirs", ou encore à ceux dont le tour de taille dépasserait 114 cm pour les hommes et 102 cm pour les femmes.
Certaines compagnies aériennes américaines ont déjà adopté des mesures de ce type, ou contraignent les passagers en surpoids à acheter un billet en classe affaire, où les sièges sont plus larges. (AFP)

Lire la suite

21/04/2009

Les femmes ménopausées qui ont allaité ont un moindre risque cardio-vasculaire

Les femmes ménopausées ayant allaité risquent moins de souffrir de crises cardiaques, d'attaques cérébrales et de maladies cardiovasculaires que celles qui n'ont jamais donné le sein, révèle une étude publiée mardi aux Etats-Unis.

Ces travaux, basés sur 139.681 femmes ménopausées, indiquent que les participantes qui ont donné le sein pendant au moins un mois ont une tension artérielle plus basse, des taux de cholestérol plus faibles et une moindre incidence de diabète, des facteurs connus de risque cardiaque, expliquent les auteurs de cette étude parue dans l'édition de mai du journal "Obstetrics and Gynecology".

Les femmes ayant allaité pendant plus d'un an ont un risque cardiaque et cardio-vasculaire réduit de 10%, précise le docteur Eleanor Bimla Schwartz, professeur de médecine à l'Université de Pittsburgh (Pennsylvanie, nord-est), principal auteur de l'étude.

Ces travaux ont été réalisés dans le cadre de l'initiative fédérale de recherche sur les maladies chroniques des femmes (Women's Health Initiative study on chronic disease) lancée en 1994.

Lire la suite

20/04/2009

Du biberon à… l'alcopops

Pour la première fois, les jeunes consomment moins d’alcool, de tabac et d’autres drogues que par le passé. C’est ce qui ressort d’une récente enquête du ESPAD (European School Survey on Alcohol and Other Drugs). Des résultats encourageants mais qui ne doivent pas faire oublier que les jeunes ne sont pas toujours conscients des conséquences de la consommation d’alcool.

 

Ainsi, même si la consommation est en baisse, la bière reste très populaire chez les jeunes ainsi que les comportements extrêmes comme les « bitures express » (consommation rapide d’une très grande quantité d’alcool). En vogue aussi, les alcopops, boissons au goût sucré, très proche de celui de la limonade, dont la teneur en alcool est de 5 à 6%.

 

Responsabilisation et prévention

Le service Promotion santé des Mutualités libres a édité une brochure spécialement pour les jeunes et conçue grâce à la collaboration de jeunes de 12 à 16 ans.  Tout en mettant l'accent sur la responsabilisation et la prévention, cette brochure aborde entre autres les risques liés à la consommation d'alcool, son interaction avec d'autres substances… le tout teinté d'une pointe d'humour.

 

La brochure "L'abus d'alcool nuit gravement à la santé… comme si on ne le savait pas déjà !" est disponible gratuitement dans les agences locales des Mutualités Libres ou auprès du  Service Promotion Santé de l’Union Nationale des Mutualités Libres, rue Saint-Hubert 19, 1150 Bruxelles - Tél. : 02 778 92 11 –  www.mloz.be

Miss Belgique en campagne pour le dépistage du cancer du sein

Miss Belgique 2009, Zeynep Sever, et sa maman vont prêter leur nom et leur image au profit d'une campagne pour le dépistage du cancer du sein en région bruxelloise, annoncent lundi l'asbl Brumammo et la Commission communautaire commune (COCOM).

Sous le slogan accrocheur "Ses seins sont assurés", Miss Belgique s'affichera bientôt avec sa maman dans de nombreux endroits de la capitale (salle d'attente de médecins, mutuelles, etc.) en vue d'inciter les femmes à passer régulièrement un mammotest. "Beaucoup de femmes ignorent encore que ce test existe et qu'il est gratuit", a déclaré Miss Belgique. "Quand j'ai appris qu'une femme sur trois ne pratiquait toujours aucun dépistage, j'ai accepté tout de suite de participer à cette campagne de prévention."

Cette campagne de prévention a été lancée ce lundi, pour un budget de 40.000 euros, a indiqué Brumammo. C'est la première du genre en région bruxelloise

Le KCE se penche sur l'utilité des tests électrophysiologiques

Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) s'est penché sur l'utilisation et les coûts de trois types de tests utilisés pour le diagnostic et le suivi des affections neurologiques et psychiatriques. Il a établi une liste des indications pour lesquelles un électro-encéphalogramme (EEG) ou des potentiels évoqués (PE) sont recommandés. La réalisation et le remboursement des "Event-related potentials" (ERP) n'est actuellement pas conseillée par le KCE.
Un EEG, des PE ou des ERP sont fréquemment réalisés chez les patients qui ont des plaintes neurologiques ou psychiatriques ou une pathologie connue dans ces sphères. Ces tests sont prescrits pour établir un diagnostic ou un pronostic ou encore pour définir la meilleure prise en charge et assurer le suivi du patient.
L'électroencéphalogramme (EEG) mesure l'activité électrique du cerveau. Pour ce faire, une vingtaine d'électrodes sont appliquées sur le crâne à l'aide d'un genre de bonnet.
Les potentiels évoqués (PE) enregistrent les modifications de l'activité neurologique après administration de stimuli comme des sons, des éclairs lumineux ou une stimulation électronique de la peau.
Les "Event-related potentials" (ERP) sont mesurés de la même façon que les PE mais la personne testée doit en plus discerner un stimulus déterminé parmi d'autres.
Le KCE recommande un EEG, entre autres pour la confirmation d'une épilepsie, le diagnostic de la maladie de Creutzfeldt-Jacob et de l'encéphalite (inflammation du cerveau), le pronostic des patients comateux et des nouveaux-nés avec souffrance cérébrale.
Les PE sont entre autres conseillés par le KCE pour le diagnostic de neurinome acoustique (une tumeur bénigne du nerf acoustique), en cas de doute quant au diagnostic d'une sclérose en plaques, et en cas de neuropathie (dysfonctionnement d'un ou de plusieurs nerfs).
Les ERP ne sont actuellement pas recommandés pour le diagnostic, le pronostic ou le suivi de patients en pratique clinique.
Les EEG et les PE sont actuellement réalisés à grande échelle et remboursés par la sécurité sociale. Les quelque 400.000 EEG facturés chaque année coûtent plus de 24 millions d'euros à l'INAMI. L'utilisation est restée stable ces 10 dernières années, note le KCE.
Les PE coûtent à la collectivité environ 17 millions d'euros par an. Contrairement aux EEG, l'utilisation des PE est en augmentation ces 10 dernières années, pour atteindre environ 200.000 tests. Les ERP n'ont pas de code de nomenclature particulier et ne sont donc normalement pas remboursés. Certains médecins les facturent cependant sous un code EEG ou PE. Leur utilisation ne peut dès lors pas être étudiée.
Vu l'insuffisance de preuves scientifiques actuelles pour l'utilité clinique des ERP, le KCE recommande de ne pas rembourser ces tests et de reconsidérer leur remboursement actuel sous un code EEG ou PE. Il existe tout aussi peu de justification clinique pour effectuer 2 ou 3 PE différents chez le même patient et pour les rembourser, conclut le KCE.
Le KCE est un organisme autonome, créé en 2003 et actif depuis 2004. Son rôle est de produire des analyses et des études scientifiques pour documenter les pouvoirs publics lorsque des décisions doivent être prises dans le domaine des soins de santé et de l'assurance maladie. (Belga)

Un vaccin contre la bilharziose, une première mondiale

Le Bilhvax, vaccin contre la bilharziose, est entré dans sa troisième phase de développement, à savoir des essais cliniques destinés à prouver son efficacité. Le vaccin est en cours d'inoculation sur 250 enfants sénégalais. Le résultat de cette phase devrait permettre de pouvoir appliquer par la suite le vaccin à une population plus large. En cas de réussite, le Bilhvax serait le premier vaccin parasitaire au monde, a-t-on appris lundi lors d'une conférence de presse chez Eurogentec.
Méconnue, la bilharziose est pourtant la maladie parasitaire la plus répandue au monde, après le paludisme. Présente essentiellement dans les pays en voie de développement, elle infecte de façon chronique plus de 200 millions de personnes dans près de 80 pays et tue environ 300.000 personnes par an, particulièrement les enfants et les jeunes adultes.
Peu de traitements existent contre la bilharziose; le traitement utilisé jusqu'à présent, le Praziquantel, ne protège pas contre la réinfection, généralement très rapide car provoquée par la présence massive des larves responsables du parasite dans les eaux douces.
Pour éradiquer ce fléau, le choix a été fait de passer par une vaccination thérapeutique. Depuis 20 ans, des chercheurs belges, français et sénégalais se sont engagés dans le développement clinique du Bilhvax, premier et unique vaccin contre la bilharziose. Une initiative de l'Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) soutenue par la Région Nord - Pas de Calais en France et la Région wallonne en Belgique.
En 1995, les immunologistes parasitologues lillois (sous la conduite du Docteur Gilles Riveau) ont rencontré les chercheurs de la société belge de biotechnologie Eurogentec, installée dans le Liège Science Park. Une collaboration qui a permis de définir les procédures de production de la protéine parasitaire, et d'ouvrir ainsi la voie à la formulation d'un vaccin administrable chez l'homme. Le passage de la production à l'échelle industrielle a été réalisé fin 2008 pour la livraison du vaccin sous sa forme lyophilisée en mars dernier.
Le coût total de cette 3ème phase de développement du vaccin s'élève à 10 millions d'euros. L'intervention de la Région wallonne se chiffre à 300.000 euros.(BELGA)

Relations avec des mineures: l'alcool pas une excuse pour les hommes

Boire de l'alcool ne rend pas les hommes moins aptes à deviner l'âge d'une femme, comme ils s'en défendent quelquefois en justice dans le cas de relations avec des mineures, selon une étude publiée lundi dans le British Journal of Psychology.
Les hommes accusés de relation sexuelle avec une mineure affirment parfois qu'ils n'avaient pas deviné l'âge réel de la jeune femme, invoquant notamment pour leur défense une lucidité altérée par la quantité d'alcool bue, ou le maquillage de leur partenaire.
Une étude conduite par le Dr Vincent Egan de l'Université de Leicester (Grande-Bretagne) a été menée sur 240 sujets britanniques, hommes et femmes. La moitié d'entre eux étaient sous l'effet de l'alcool et tous ont examiné des photos retouchées de dix jeunes filles afin de déterminer leur âge.
Ces filles de 17 ans avaient été maquillées, leur image vieillie ou rajeunie numériquement.
Les résultats montrent que si l'alcool a légèrement limité la capacité des observatrices femmes à deviner l'âge des modèles, il n'a eu aucun effet sur celle des participants masculins.
Ni l'âge plus avancé des observateurs de sexe masculin, ni leur forte alcoolisation ne les rendaient proportionnellement moins compétents à la tâche.
"Notre étude suggère que même une importante consommation d'alcool n'interfère pas sur la perception de l'âge chez les hommes de sorte qu'elle ne s'avère pas une excuse valable pour des erreurs sur l'âge estimé dans les cas de relations sexuelles avec des mineures", a expliqué le Dr Egan.(AFP)

Le contact physique, un anti-douleur naturellement efficace

Des chercheurs de l'Académie Sahlgrenska de Gothenburg viennent de démontrer le pouvoir d'une simple caresse sur le soulagement de la douleur d'un patient.

Ce qui, pour beaucoup, est un réflexe naturel se révèle être un médicament redoutablement efficace. Les chercheurs ont utilisé la technique de microneurographie pour étudier les signaux envoyés au cerveau lors d'une caresse.Plusieurs tests ont été réalisés sur un groupe de personnes en bonne santé. Le Dr Löken constate : « En fait, les signaux qui indiquent que quelqu'un nous caresse vont directement au cerveau et ne sont même pas bloqués par les éventuels signaux de douleur que perçoit la même région du cerveau. C'est plutôt le contraire qui se produit, les impulsions résultant des caresses 'amortissent' les impulsions de douleur. »Les réactions des participants à l'étude ont été testées sur différentes zones de la peau. Chaque participant devait décrire la sensation ressentie à la caresse continue générée par un robot. Les chercheurs ont ainsi pu « écouter » les nerfs et capter les signaux.Les nerfs CT, fibres nerveuses de l'épiderme, arrivent directement aux régions cérébrales des sensations et sentiments. Plus les signaux envoyés dans ces nerfs étaient fréquents, plus les participants ont jugé la sensation de caresse agréable. Le Dr Wessberg complète : « Parmi les nerfs de la peau étudiés jusqu'à présent, les nerfs CT sont les seuls à présenter cette étroite relation entre la fréquence des signaux et la sensation de plaisir. »Cette étude est la première à montrer le lien entre sensations positives agréables et codage d'autres sensations nerveuses négatives. (Source: maxisciences)

Lire la suite