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22/06/2009

Tension: le boom des appareils de mesure

 

Les appareils d'automesure de la tension connaissent un grand succès dans le public. En 2007, les officines belges en ont vendu plus de 25.000, soit une progression de 40 pc par rapport à 2004.

Pénurie d'infirmière: notre enquête sur le dossier !

 

 

Depuis de nombreuses années, on parle du manque d’infirmières dans les hôpitaux. Et si, il y a quelque temps, certains services en souffraient davantage que d’autres, tous manquent aujourd’hui cruellement de personnel. Maisons de repos, soins à domicile, services des urgences, de chirurgie, de pédiatrie, de psychiatrie, de neurologie, de revalidation,… La ministre de la Santé Laurette Onkelinkx à mis en place une campagne d’information afin d’encourager les jeunes à se lancer dans ce métier qu’il est important de revaloriser. Et quel métier ! Nous avons passé une matinée avec les infirmière du service de  revalidation (accidents vasculaires, orthopédie, douleurs chroniques) aux cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles et accompagné Vinciane Vermeulen, 41 ans, infirmière depuis 20 ans, dans sa course contre la montre. « On veut bien y croire à cette campagne d’information, mais si c’est la même chose que les prédécesseurs… Il faudrait que les politiques passent une journée avec nous, ils comprendraient mieux les problèmes de personnel que nous rencontrons. Pour pallier au manque d’infirmières, nous avons mis en place à Saint-Luc un système d’infirmières volantes qui viennent donner un coup de main dans les services où on en a besoin. Deux fois par jour, on évalue notre charge de travail et on fait ou non appel à elles… Elles sont une aide précieuse mais elles ne pallient pas au manque. » Dans le service de revalidation, pour une vingtaine de patients, elles sont, pour 24h, 12 infirmières et deux aides-soignantes dont seulement 9 temps plein. Toutes font leur métier par vocation, avec passion, toujours souriantes, aimables, prévenantes pour ces personnes dépendantes. Mais il faut aussi s’occuper des stagiaires, remplir les dossiers administratifs des patients,…Et le temps passer auprès des patients en pâtit. « On voudrait ouvrir quatre lits supplémentaires mais c’est impossible, poursuit Vinciane. Il n’y a pas assez de personnel. » Certaines infirmières, pour gagner un salaire correct, sont obligées de prester des heures de nuit et des jours fériés selon des horaires parfois difficiles : très tôt ou très tard, ce qui peut parfois perturber les relations familiales. « J’aime beaucoup ce que je fais, poursuit Vinciane, j’aime m’occuper des gens, je me sens utile. Mais depuis 5 ans, les conditions de travail se sont dégradées, on nous donne des responsabilités de plus en plus importantes, sans que le salaire ou les horaires soient adaptés. La chirurgie fait de gros progrès mais nous amène du nursering de plus en plus lourd, il faut être polyvalente et le travail administratif est lui aussi de plus en plus important. Au lieu d’être auprès de nos patients nous sommes derrière un PC. Ce sont les raisons qui m’ont poussée à  prendre un temps partiel. » (Source: Caroline Boeur)

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Un nouveau médicament pour vaincre la polyarthrite rhumatoïde :56% de rémission

Voici quelques jours, lors du congrès annuel de rhumatologie EULAR (European League Against Rheumatism), la firme pharmaceutique Roche a présenté les résultats d’une étude portant sur un nouveau médicament dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’Actemra (tocilizumab connu sous le nom de RoActemra dans l’Union européenne), bientôt disponible en Belgique. Cette étude montre que 56% des patients traités avec Actemra depuis plus de deux ans présentent une rémission de la polyarthrite rhumatoïde. Un pas important dans le traitement de cette maladie rhumatismale inflammatoire la plus fréquente qui affecte entre 0,5% et 1% de la population, à n’importe quel âge mais avec une nette prédominance chez les femmes (80%). En Belgique, on estime le nombre de patients souffrant de PR à 100.000. On ne sait toujours pas quels sont les facteurs déclencheurs de cette maladie auto-immune (le système immunitaire est défectueux et les anti-corps « s’attaquent » au corps au lieu de le protéger) mais l’environnement et la génétique pourraient jouer un rôle. Cette maladie peut rapidement devenir handicapante car l’inflammation chronique détruit les articulations. Elle entraîne également des douleurs, des gonflements et de la raideur, symptômes qui peuvent être associés à d’autres maladies rhumatismales ce qui en rend le diagnostic difficile. Or, plus ce dernier est précoce, plus les traitements sont efficaces, évitant notamment la déformation des articulations. «Mais le problème, explique le Dr Dejonckheere, spécialiste de la PR pour Roche, c’est que les gens pensent que c’est normale d’avoir mal aux articulations, « d’avoir des rhumatismes » comme on dit. Ils pensent que c’est la vieillesse, que le corps se fatigue et ne consultent que lorsque les douleurs et les gonflements deviennent insupportables. Mais il est alors souvent trop tard. » Car si le diagnostic est posé à temps, il est aujourd’hui possible de ralentir la maladie jusqu’à la rémission et le retour à une vie normale. Si vous souffrez des articulations, n’hésitez donc jamais à consulter votre médecin ou rhumatologue. Ce n’est peut-être pas bénin.

(Source: Caroline Boeur)

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21/06/2009

Deux nouveaux cas de grippe A/H1N1 dont une Namuroise

Le Commissariat interministériel Influenza a confirmé, dimanche, 2 nouveaux cas de grippe A/H1N1. Les deux patients ont voyagé en République Dominicaine et sont rentrés à Bruxelles le jeudi 18 juin, sur le même vol que le jeune homme du Brabant flamand qui avait été testé positif vendredi et que la dame du Hainaut déclarée positive samedi.
Le premier cas concerne une femme habitant la province de Namur. Elle a ressenti les premiers symptômes grippaux le jour de son retour, "ce qui indique qu'elle n'aurait pas contracté le virus durant le vol, mais qu'elle avait déjà été contaminée lors de son séjour", selon le commissariat Influenza. La patiente est actuellement isolée chez elle et reçoit un traitement antiviral.
Le deuxième cas est une femme originaire du Brabant flamand qui "aurait probablement été contaminée durant le vol", poursuivent les autorités. Elle est également isolée chez elle.
La Belgique compte à ce jour 30 cas de grippe A/H1N1.

L’exportation et la production de médicaments peuvent relancer l’économie belge

La production et l’exportation de médicaments peuvent jouer un rôle important dans la relance économique. En effet, toutes deux figurent ces dernières années parmi les pôles de croissance de notre économie. Pour 2009, le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé un recul de 2,5 % de l’économie belge, notamment en raison d’une balance commerciale négative.1 Le produit intérieur brut (PIB) recommencerait à augmenter à partir de 2010.

 

 

Actuellement, si l’on considère l’ensemble des secteurs, la Belgique importe davantage qu’elle n’exporte. C’est ce qu’ont annoncé la Banque nationale et l’Institut des Comptes nationaux en mars dernier.2 Malgré la contribution significative des produits pharmaceutiques notamment (+3,8 milliards d’euros), notre déficit commercial s’élève à 10,3 milliards d’euros, ce qui exerce un impact négatif sur notre économie.

 

Le think tank VKW Metena a analysé le développement des exportations totales de la Belgique et de ses voisins. Il ressort que depuis 1990 notre pays a enregistré un retard par rapport aux pays voisins: 60 % par rapport à l’Allemagne, 40 % par rapport aux Pays-Bas et 20 % par rapport à la France.

 

Par contre, les exportations belges de médicaments ont quintuplé en douze ans et représentent aujourd’hui 11 % des exportations belges totales. De plus, selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), la Belgique est le deuxième plus grand exportateur de médicaments. Seule l’Allemagne fait mieux.

 

La production de médicaments peut elle aussi donner une impulsion à notre PIB. De fait, d’après nos dernières données (2007), pour chaque 100 euros produits par notre secteur, ce dernier contribue pour 32,5 euros au PIB. Les prestations de l’industrie pharmaceutique (32,5 %) dépassent de loin la moyenne de l’ensemble de l’industrie manufacturière (20,0 %) et du secteur chimique (25,5 %).

 

En outre, l’industrie pharmaceutique innovante réalise des investissements à long terme importants dans l’économie belge: 561 millions d’euros en 2006 et 631 millions d’euros en 2007 d’investissements en infrastructure. Pour 2008, ces investissements sont estimés à plus de 750 millions d’euros. Depuis ’95, ces investissements ont crû en moyenne de 7,9 %, contre 0,8 % pour le secteur chimique et 2,3 % pour l’ensemble de l’industrie manufacturière. Le secteur compte actuellement 33 sites de recherche et de production dans notre pays.

 

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Deux nouveaux cas de grippe A/H1N1

Le Commissariat interministériel Influenza annonce qu'après une nouvelle série d'analyses, deux nouveaux cas de grippe A/H1N1 ont été confirmés aujourd'hui en Belgique. Dans le premier cas, il s'agit d'une jeune femme de la province du Hainaut. Jeudi 18 juin, elle est revenue de République Dominicaine, sur le même vol que le jeune homme qui a déjà été testé positif hier. Parce qu'elle a été en contact étroit avec ce jeune homme pendant ce vol, elle avait déjà été tracée par les autorités sanitaires. C'est pourquoi, elle était déjà isolée depuis hier à la maison et a reçu préventivement des médicaments antiviraux. A partir de maintenant, elle reçoit un traitement antiviral. Depuis son retour, elle a eu un contact étroit avec 5 personnes, tous des membres de la famille. Ces personnes sont isolées chez elles et reçoivent un traitement préventif à base de médicaments antiviraux.

Le deuxième cas est une jeune femme de la province d'Anvers. Le jeudi 18 juin, elle est rentrée de New York via Londres. Elle a développé les premiers symptômes de la grippe le mercredi 17 juin et a pris contact avec son médecin le vendredi 19 juin. Ce dernier a décidé, en accord avec l'inspecteur d'hygiène de la Communauté, de procéder à un test. Aujourd'hui, le test s'est révélé positif au virus de la grippe A/H1N1. Cette femme a eu des contacts étroits avec 11 personnes depuis son retour. Ces personnes sont isolées à domicile et traitées préventivement par des médicaments antiviraux. Puisque cette femme était déjà potentiellement contagieuse durant le vol, les autorités sanitaires ont décidé de contrôler la liste des passagers. Si d'autres passagers ont encouru un risque pendant ce vol, ils seront contactés.

A l'heure actuelle, 28 cas de grippe A/H1N1 ont été recensés en Belgique. Le Commissariat interministériel Influenza suit de très près tous les cas suspects dans notre pays et continue d'informer la presse quotidiennement de l'état de la situation.

Related Links: http://www.influenza.be

20/06/2009

Une journée pour faire connaître la Sclérose Latérale Amyotrophique le 21 juin

La journée mondiale de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) aura lieu le 21 juin, afin de faire connaître cette maladie dégénérative incurable au grand public. La Belgique compte environ 1.000 patients atteints de SLA. Plus de 200 Belges décèdent chaque année de cette maladie et le même nombre la contracte. La Sclérose Latérale Amyotrophique est une maladie incurable dont la cause exacte est inconnue. Il s'agit d'une affection dégénérative qui atteint les neurones moteurs et les axones situés dans le tronc cérébral et la moelle épinière. L'espérance de vie des patients est de 2 à 5 ans en moyenne.

Les symptômes évoluent avec la progression de la maladie. Les personnes atteintes peuvent ressentir des crampes musculaires, des spasmes, une fatigue anormale. Une paralysie progressive des membres peut survenir. Les patients peuvent présenter des troubles de la parole, de la mastication, de la déglutition. Ils peuvent souffrir de constipation, d'amaigrissement (lié ou non à des troubles de déglutition), de changements d'humeur, de douleur, d'inconfort, d'oedème, de troubles de la circulation sanguine, de troubles du sommeil et de troubles respiratoires.

La journée mondiale de la SLA est organisée afin de favoriser la recherche, dans l'espoir de trouver un traitement efficace dans un avenir proche. La recherche est laborieuse et nécessite des moyens financiers importants.

Il y aurait 128.000 décès par an dus à la SLA dans le monde. Plusieurs joueurs de football professionnels ont été victimes de la SLA: en Belgique on peut citer Fons Bastijns (FC Bruges), Roger Dierckx (Lierse) et Claude Bissot (Sporting de Charleroi).

La Ligue SLA Belgique asbl vient en aide aux patients SLA. Elle vise également à soutenir la recherche scientifique en Belgique. De plus, la Ligue a un objectif très concret: bâtir un centre de soins pour les patients SLA à la côte belge.

Plus d'infos: www.alsliga.be

Accélérer le développement de médicaments contre la tuberculose

Une nouvelle collaboration historique entre la Global Alliance for TB Drug Development (TB Alliance), association à but non lucratif dédiée au développement de nouveaux traitements, et Tibotec, société pharmaceutique mondiale, a été annoncée aujourd'hui au Sommet « Pacific Health Summit », en réponse à l'urgence d'accélérer la recherche et le développement de nouveaux médicaments antituberculeux.

Les deux organisations partageront leur expertise et leurs ressources dans le cadre du développement de la molécule TMC 207, qui pourrait devenir le premier médicament contre la tuberculose avec un nouveau mécanisme d'action depuis 40 ans. Les données intermédiaires d’une étude de Phase II viennent d’être publiées récemment dans le New England Journal of Medicine. Dans l’étude à contrôle placébo de 47 patients atteints par la tuberculose (TB) multi résistante (MDR-TB), 48 pourcent des patients recevant le TMC 207 en combinaison avec le traitement standard obtenaient un crachat négatif après 8 semaines, comparé à 9 pourcent de ceux qui recevaient le placébo et le traitement standard.

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19/06/2009

Deux nouveaux cas de grippe A/H1N1

Le Commissariat interministériel Influenza annonce qu'après une nouvelle série d'analyses, deux nouveaux cas de grippe A/H1N1 ont été confirmés aujourd'hui en Belgique. Deux autres échantillons ont été testés positifs à la grippe saisonnière et trois sont négatifs. Dans le premier cas, il s'agit d'un homme résidant dans la province du Brabant flamand. Cet homme est revenu d'un voyage en Australie le lundi 15 juin et a ressenti les premiers symptômes grippaux le mercredi 17. Cet homme n'était donc pas contagieux durant le vol. Il a contacté un médecin le jeudi qui a décidé, en accord avec l'inspecteur d'hygiène de la Communauté, de procéder à un test qui s'est aujourd'hui révélé positif au virus de la grippe A/H1N1.
Il est actuellement isolé chez lui et reçoit un traitement antiviral. Depuis son retour, il a eu un contact étroit avec 12 personnes, qui sont toutes informées, isolées à domicile et traitées préventivement par des médicaments antiviraux.
Le deuxième cas est un jeune homme de la province de Flandre occidentale. Il est revenu de République Dominicaine le jeudi 18 juin, mais ressentait déjà des symptômes grippaux depuis le 16 juin. Le jour de son retour, il a contacté un médecin qui a décidé, en accord avec l'inspecteur d'hygiène de la Communauté, de procéder à un test qui s'est aujourd'hui révélé positif au virus de la grippe A/H1N1.
Il est actuellement isolé chez lui et reçoit un traitement antiviral. Puisque l'homme était déjà potentiellement contagieux durant le vol, les autorités sanitaires ont décidé de contrôler la liste des passagers. Si d'autres passagers ont encouru un risque pendant ce vol, ils seront contactés. Depuis son retour, il a eu un contact étroit avec 1 seule personne, qui est informée, isolée chez elle et traitée préventivement par des médicaments antiviraux.
A l'heure actuelle, 26 cas de grippe A/H1N1 ont donc été recensés en Belgique. Le Commissariat interministériel Influenza suit de très près tous les cas suspects dans notre pays et continue d'informer la presse quotidiennement de l'état de la situation.Related Links: http://www.health.fgov.be;  http://www.influenza.be

29 juin: « 1ère JOURNEE EUROPEENNE DE LA SCLERODERMIE »

La première journée européenne de la sclérodermie sera organisée le lundi 29 juin, a annoncé mardi l'association des patients sclérodermiques de Belgique (ABSB). Des actions de sensibilisation seront menées ce jour-là à la gare d'Anvers. Le 29 juin coïncide avec la date anniversaire du décès de l'artiste peintre suisse Paul Klee (1879-1940), influencé au cours de sa carrière par sa maladie, la sclérodermie systémique. Il s'agit d'une maladie rare qui toucherait entre 1.500 et 2.000 personnes en Belgique, dont majoritairement des femmes et peu d'enfants. Il s'agit d'une maladie vasculaire, auto-immune et fibrosante, qui cause des cicatrices ou sclérose des tissus et des organes internes.
Elle ne touche donc pas que la peau, la fibrose pouvant concerner des organes comme les poumons ou le tube digestif (œsophage).
Les manifestations les plus fréquentes de la sclérose systémique sont le syndrome de Raynaud, qui se caractérise par un blanchiment et refroidissement des doigts, et l'épaississement cutané, aboutissant à des rétractions digitales et des atteintes inflammatoires puis fibrosantes d'autres organes.
Pour l'association des patients sclérodermiques de Belgique, les cas de sclérodermie ne sont pas diagnostiqués suffisamment tôt par les médecins généralistes. Les personnes atteintes de sclérodermie tardent elles-mêmes parfois à consulter leur médecin.
Le taux de mortalité à 10 ans (depuis le diagnostic) des patients atteints de la maladie était de 50 pc début des années septante. Ce taux a tendance à régresser depuis mais reste plus élevé que pour beaucoup de cancers, relève l'APSB, qui a fêté cette année ses dix ans d'existence. Des traitements préventifs sont utilisés pour prévenir des ulcères digitaux.
« Il est regrettable de devoir constater qu'un médicament qui a fait la preuve de son efficacité n'est toujours pas remboursé dans notre pays, à l'inverse des autres pays européens », regrette l'APSB. Le remboursement de ce médicament est actuellement examiné par la commission de l'INAMI.
Le professeur de l'UCL Frédéric Houssiau, membre du conseil d'administration de l'APSB, a appelé à la création en Belgique d'un centre d'excellence spécialisé dans la prise en charge de cette maladie rare et complexe.
La cause de la maladie reste inconnue et est probablement multifactorielle. L'existence de facteurs génétiques prédisposant à la maladie est probable mais des facteurs notamment environnementaux sont également incriminés. Le premier congrès mondial de la sclérodermie sera organisé du 10 au 13 février 2010 à Florence en Italie
Le but de cette action est de sensibiliser le monde médical, politique et social à la problématique de la Sclérodermie, maladie rare et encore méconnue dont le diagnostic précoce est indispensable.

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Formation infirmière : la Belgique mise en demeure par l'Europe !

Il y a quelques mois le ministre des affaires étrangères belge a reçu une mise en demeure de la commission européenne pour infraction à la directive sur la formation de l'infirmière.

 

La commission européenne met la Belgique en demeure de démontrer par des arguments solides qu'elle respecte bien 3 éléments importants de la directive européenne 2005/36/CE relative à la reconnaissance de l'infirmier responsable des soins généraux : les conditions minimales de formation, le caractère général de la formation, et la reconnaissance automatique de certains diplômes.

1. la communauté européenne s'étonne que certaines écoles organisent la formation en 3 ans mais pas à temps plein (normalement le temps partiel doit être compensé par une augmentation de la durée) ; elle rappelle aussi que la formation doit durer au minimum 3 ans et contenir 4600 heures d'enseignement théorique (min 30%) et clinique (min 50%) - ce qui n'est plus le cas depuis la dernière réforme... il manquerait un millier d'heures !

2. la communauté européenne met en demeure la Belgique de déterminer un programme de formation au niveau fédéral (notre enseignement communautarisé permettrait de trop grandes disparités !)

3. la communauté européenne estime que la communauté flamande se trompe en autorisant ses écoles à dispenser les étudiants de certains cours sur base de tests de compétences ; c'est uniquement sur base de compétences acquises dans d'autres formations qu'elle pourrait le faire... certaines écoles exagèrent en délivrant de la sorte des diplômes infirmiers après 2 ans d'études à des aides-soignants ayant déjà une expérience professionnelle.

4. la communauté européenne signale que les diplômes d'infirmiers délivrés par la communauté flamande à des étudiants suivant déjà une spécialité en 3ème année ne sont pas conformes aux critères de reconnaissance européens.

5. la communauté européenne se pose des questions sur les critères utilisés par la Belgique pour délivrer des équivalences différentes à certains diplômes infirmiers européens : pourquoi certains sont équivalents au brevet et d'autres au graduat ?

Les problèmes soulevés par la communauté européenne sont importants : il y va de la crédibilité de l'enseignement infirmier en Belgique et de la reconnaissance de notre diplôme à l'étranger.

Cela fait de nombreuses années que notre association souligne certaines de ces dérives... faute d'oreilles attentives ici c'est probablement l'Europe qui finira par nous donner raison...

Plus d'infos: visitez www.infirmieres.be !

Danger du tatouage !

La ministre de la Santé, Laurette Onkelinx, s'est dit, jeudi à la Chambre, d'accord avec la députée Open Vld Katia della Faille pour imposer un ou deux jours de réflexion avant l'exécution d'un tatouage et d'obliger de préciser dans le contrat la grandeur de celui-ci. Mme della Faille a interrogé la ministre après la polémique autour d'une jeune femme de Courtrai qui s'est réveillée avec 50 étoiles sur le visage alors que, selon elle, elle en avait demandé trois.
La députée a rappelé qu'un arrêté royal de 2005 réglemente la profession de tatoueur et impose déjà un certain nombre d'obligations. Elle a proposé d'y ajouter que le contrat entre le client et le tatoueur doit préciser la grandeur du tatouage à exécuter et d'imposer un ou deux jours de réflexion entre la demande et l'exécution.
La réponse de la ministre a été particulièrement courte et précise. Elle s'est dite d'accord avec les propositions de la députée.
Par ailleurs, les vacances sont proches et les tentations des tatouages éphémères au henné aussi.

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L'AFCN constate un rejet de xénon radioactif chez NORDION à Fleurus

L'AFCN constate un rejet de xénon radioactif chez NORDION à Fleurus : Enquête sur place de l'AFCN et de Bel V 

Les experts de l'AFCN et ceux de Bel V ont entamé leur enquête sur l'incident survenu au sein de l'entreprise MDS Nordion à Fleurus. Hier, l'AFCN a mis à l'arrêt l'installation de purification du xénon après que le réseau TELERAD a mesuré un rejet anormalement élevé de xénon. L'enquête porte sur les points suivants :

1. La reconstitution point par point des faits à l'origine de l'incident et une évaluation du processus de modification dans l'installation de purification du xénon 

2. L'exécution d'une évaluation INES 

3. Le contrôle au sein de l'entreprise afin de vérifier que certaines modifications n'ont pas été mises en œuvre sans respecter les procédures prévues. L'AFCN confirme que le rejet d'hier ne représente aucun risque significatif pour la santé.

AFCN - Rue Ravenstein 36 - 1000 Bruxelles - Tel. 02/2892111 - www.fanc.fgov.be

Grippe A/H1N1: quatre nouveaux cas confirmés en Belgique

Quatre nouveaux cas de grippe A/H1N1 ont été confirmés ce jeudi en Belgique après une nouvelle série d'analyses, indique jeudi soir le Commissariat interministériel Influenza dans un communiqué. Trois autres échantillons ont été testés négatifs.

Il s'agit tout d'abord d'une jeune femme habitant la province du Brabant flamand, qui est revenue de Floride via New York le dimanche 14 juin dernier. Souffrant de fièvre le mardi, elle a pris contact avec son médecin traitant. Les tests effectués se sont révélés positifs au virus de la grippe A/H1N1.

La jeune femme a été isolée chez elle et a reçu un traitement de médicaments antiviraux. Son état n'est pas préoccupant, les personnes qui l'ont approchées ont reçu un traitement préventif et sont isolées chez elles. Le Commissariat interministériel Influenza précise qu'elle n'était pas contagieuse durant le vol des Etats-Unis vers la Belgique.

Les trois autres cas confirmés sont membres d'une même famille de la province d'Anvers. Les parents et leur petite fille sont revenus dimanche d'un voyage à New York. L'enfant a présenté de la fièvre et de la toux lundi. Les parents ont quant à eux ressenti les premiers symptômes grippaux mercredi et ont contactés leur médecin.

Les parents et leur enfant ont aujourd'hui été déclarés positifs à la grippe A/H1N1. La famille a été isolée chez elle et reçoit un traitement de médicaments antiviraux. Leur état n'est pas préoccupant, précise le Commissariat Interministériel Influenza.

Depuis son retour des Etats-Unis, la famille a été en contact rapproché avec 10 personnes et celles-ci reçoivent un traitement préventif et resteront isolées chez elles.

"Etant donné que l'enfant était potentiellement déjà contagieux durant le vol, les autorités sanitaires ont décidé de contrôler la liste des passagers. Si des Belges ont encouru un risque pendant ce vol, ils seront contactés. Les identités des passagers étrangers sont transmises aux autorités sanitaires de leurs pays d'origine pour le suivi", précise le communiqué.

On compte actuellement en Belgique 24 cas confirmés de grippe A/H1N1

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Les personnes rondelettes vivent plus longtemps

Enfin une bonne nouvelle pour les dodus: une étude japonaise a démontré que les personnes maigres vivaient six à sept ans de moins que les personnes rondelettes, et même moins longtemps que les obèses. Une équipe du ministère de la Santé, dirigée par le professeur Ichiro Tsuji de l'Université du Tohoku, a suivi pendant douze ans 50.000 personnes âgées de 40 à 79 ans dans la préfecture de Miyagi (nord).
L'étude a révélé que les personnes présentant un surpoids raisonnable à l'âge de 40 ans vivaient six à sept ans de plus que des personnes très minces, dont la durée de vie était même inférieure de 5 ans par rapport aux obèses.
Quatre groupes avaient été créés en fonction de l'indice de masse corporelle (IMC), calculé en divisant le poids par la taille au carré.
La norme est comprise entre 18,5 et 25. Une personne avec un IMC de 25 à 30 est considérée comme en léger surpoids et déclarée comme obèse au-delà de 30.
"Nous avons découvert que les personnes maigres couraient en fait un risque plus élevé", a déclaré à l'AFP Shinichi Kuriyama, professeur à l'école de médecine de l'Université du Tohoku, qui a participé à cette étude.
"Nous nous attendions à trouver une différence en matière d'espérance de vie, mais pas dans de telles proportions", a-t-il dit.
Les principales raisons pour lesquelles les maigres ont une durée de vie plus courte tiennent notamment à leur plus grande vulnérabilité aux maladies, telles que la pneumonie, et à la fragilité de leurs vaisseaux sanguins, a indiqué M. Kuriyama.
Mais le chercheur a insisté sur le fait qu'il ne conseillait pas aux gens de manger autant qu'ils le souhaitent.
"Il serait préférable que les personnes minces parviennent à un poids normal, mais nous ne pensons pas qu'il soit souhaitable pour les autres de prendre davantage de graisse", a-t-il dit.

18/06/2009

Lancement de la campagne « Lisez l'étiquette ! » des pesticides et des biocides

Le Programme de Réduction des Pesticides et des Biocides (PRPB) lance une nouvelle campagne de sensibilisation pour les utilisateurs amateurs de pesticides et de biocides. Un folder et un site reprennent toutes les infos utiles pour une bonne lecture des étiquettes de ces produits. Pour convaincre le citoyen de l'intérêt de lire l'étiquette des produits pesticides et biocides, le PRPB - géré par le Service public fédéral (SPF) Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement - lance, en collaboration avec le Crioc, Fedis, Detic et Phytofar, une campagne qui s'appuie sur deux outils : un folder et un site internet (www.lisezletiquette.be). On y explique entre autres en détails les informations que l'utilisateur trouvera sur l'étiquette. Le folder sera distribué sur le stand du SPF lors d'événements publics et peut également être commandé via le site.
Les statistiques montrent qu'environ un tiers des 9.000 tonnes de matières actives contenues dans les pesticides vendus chaque année serait destiné aux amateurs. On peut estimer que la moitié des parcelles des particuliers sont traitées au moins une fois par an. Or, ces utilisateurs amateurs ne bénéficient d'aucune formation à l'usage de ces produits, ce qui est par contre le cas pour la plupart des utilisateurs professionnels. On remarque d'ailleurs qu'une part importante de la pollution par les pesticides des eaux souterraines et de surfaces est due à des substances présentes dans les produits destinés au marché non agricole.
Les consignes d'utilisation et de sécurité présentes sur l'étiquette peuvent, si elles sont suivies à la lettre, éviter les dégâts causés par une utilisation incorrecte d'un produit pesticide (protection des plantes) ou biocide (autres usages). Et il n'est pas uniquement fait référence à des dégradations de l'environnement. La santé des utilisateurs, de leurs proches et de leurs animaux de compagnie est également en jeu s'ils ne suivent pas correctement les consignes.
En effet, même si les accidents survenus au contact de pesticides ou de biocides ne représentent qu'un peu plus de 4% des appels enregistrés par le Centre Antipoisons, la majorité de ceux-ci concernent des enfants en bas âge et plusieurs cas de chiens intoxiqués mortellement ont déjà été rapportés. D'autre part, il apparaît qu'environ 35% des utilisateurs de pesticides appliquent ces produits de manière préventive, ce qui est tout à fait contre-indiqué (sauf précision explicite dans le mode d'emploi) et expose la santé de l'utilisateur et notre environnement à des risques inutiles.
Source utile : 'Le jardinier et les moyens de lutte', étude du CRIOC, mars 2008

17/06/2009

A peine un tiers des médecins francophones conseilleraient leur profession

A peine 36 pc des médecins généralistes belges francophones conseilleraient leur profession à un étudiant contre 57 pc de leurs confrères flamands, ressort-il d'un sondage national effectué en avril et mai 2009, par la société spécialisée dans l'internet médical MediPlanet, auprès de 544 médecins généralistes. Un médecin sur trois ne referait pas les mêmes études et un quart choisiraient de se spécialiser, selon les chiffres présentés mercredi à la presse. Huit généralistes francophones sur dix et sept sur dix en Flandre considèrent que leur profession est dévalorisée.
Pourtant quasi 8 médecins généralistes sur dix déclarent ne jamais avoir regretté leur choix au cours de leur carrière. Les médecins sondés ont déclaré à 44 pc que leur choix d'étude avait été motivé par leur intérêt pour le domaine de la santé et à 29 pc pour leur engagement social. L'argent, l'image ou la tradition familiale jouent un rôle limité au niveau du choix des études d'après cette enquête.
La charge de travail semble être une doléance importante. En moyenne, les médecins généralistes travaillent 10 heures et demi par jour, cinq jours par semaine, hors gardes des week-ends. 85 pc des médecins interrogés travaillent quotidiennement plus de 8 heures et 17 pc plus de douze heures. Il existe des différences entre médecins généralistes flamands et francophones. Les premiers seraient plus enclins que les seconds à pratiquer en groupe, à utiliser l'informatique ou géreraient plus volontiers les dossiers médicaux globaux.
Près de la moitié (47 pc) des médecins francophones considèrent qu'ils effectuent trop de services de garde et 30 pc de leurs confrères flamands ont un avis semblable. La situation serait la plus critique dans les provinces du Brabant wallon, du Luxembourg et du Hainaut où existe une situation de pénurie de médecins généralistes. Plus de la moitié des répondants de ces provinces se plaignent des services des gardes qu'ils doivent prester. Moins de 4 médecins sur 10 estiment suffisants les honoraires accordés pour les services de garde.
Les médecins francophones se disent en majorité (62 pc) surmenés contre 45 pc de leurs confrères du Nord du pays. Dans la province du Luxembourg, 84 pc des médecins disent craindre le surmenage.
Paradoxalement, les médecins flamands sont davantage disposés que leurs confrères francophones à réduire leur charge de travail en se regroupant. Les plus réfractaires à cette idée sont les généralistes du Hainaut, dont plus de la moitié sont tout de même favorables à cette proposition.
Enfin, les médecins généralistes restent partisans d'une médecine libérale et seuls 23 pc d'entre eux seraient prêts à accepter une rémunération forfaitaire. Et à peine 33 pc des généralistes flamands et 47 pc des francophones considèrent que les syndicats de médecins défendent efficacement leur intérêt. Ce pourcentage monte tout de même à 65 pc chez les médecins généralistes du Brabant wallon.
La société MédiPlanet a effectué une enquête parallèle en avril et mai 2009 auprès de 475 étudiants de dernière année en médecine. Les résultats ne seront communiqués qu'à la rentrée scolaire mais il apparaît déjà de fortes tendances traduisant une évolution de la médecine en Belgique. Si actuellement on compte 7 médecins masculins pour 3 médecins féminins, ce rapport est inversé au niveau des étudiants en dernière année de médecine.
Une très grande majorité de ceux-ci souhaiteraient pouvoir se spécialiser. Les étudiants sont plus disposés à travailler en groupe que leurs aînés. Enfin, il apparaît dans cette enquête que les étudiants déserteraient certaines régions déjà victime d'une pénurie de médecins généralistes.

16/06/2009

Russie: l'alcool tue un demi-million de personnes par an

L'abus de boissons alcoolisées tue un demi-million de personnes chaque année en Russie et se répercute sur l'espérance de vie des hommes, inférieure à celles de pays pauvres comme le Bangladesh ou le Honduras, selon un rapport publié mardi.

"L'abus d'alcool provoque chaque année la mort prématurée d'environ 500.000 personnes en Russie", écrit la Chambre civique de Russie dans ce document cité par l'agence RIA Novosti.

"L'épidémie d'alcoolisme en Russie a débouché sur le fait que la mortalité des hommes en liberté est trois fois supérieure à celle des hommes de la même tranche d'âge qui sont en prison", notent les auteurs du rapport intitulé "Abus d'alcool en Russie: conséquences socio-économiques et mesures de lutte".

L'abus de boissons alcoolisées est également constaté dans une grande majorité des crimes: "Environ 80% des meurtriers sont ivres au moment des faits. Quelque 40% des personnes commettant un suicide" sont dans le même état, ajoute le rapport.

Grande consommatrice de vodka, la Russie présente la particularité d'avoir une espérance de vie exceptionnellement basse pour un pays industrialisé: 59 ans pour les hommes et 72 ans pour les femmes, selon une étude publiée en 2007 par la revue médicale britannique The Lancet.

La Russie totalise un peu plus de 140 millions d'habitants.

Grippe H1N1: le groupe médical Baxter proposera un vaccin au mois de juillet

Le groupe américain Baxter International a annoncé mardi être engagé en phase de pleine production d'un vaccin commercial contre le virus A/H1N1 basé sur sa technologie de culture sur cellules Vero, vaccin qui devrait être disponible en juillet.
La technologie de culture sur cellules Vero a permis à Baxter de recevoir l'agrément de l'Agence européenne des médicaments (EMEA) pour un vaccin pandémique prototype appelé CELVAPAN, marque du vaccin pandémique de l'entreprise, indique la société dans un communiqué.
Selon le groupe, cette technologie de cellules Vero présente en outre l'avantage d'une production et d'une fourniture plus rapides des vaccins pandémiques.
Baxter, neuvième groupe mondial de matériel médical (dispositifs médicaux, produits pharmaceutiques et biotechnologie), emploie environ 2.000 personnes en Belgique et possède un centre de recherche et développement à Nivelles, ainsi qu'un site de production et un centre européen de distribution à Lessines. Les premières activités de Baxter en dehors des Etats-Unis ont d'ailleurs été menées en Belgique en 1954.
La Belgique, enfin, est le seul pays où une solution intraveineuse (perfusions, solutions de nutrition, ...) porte le nom de "baxter". La marque principale y est devenue l'appellation générique du produit. (Belga)

15/06/2009

La route tue davantage les pauvres: plus de 1,2 million de morts par an (OMS)

Les accidents de la circulation tuent davantage les pauvres que les riches, faisant plus de 1,2 million de morts et entre 20 et 50 millions de traumatismes dans le monde chaque année, selon une étude de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) rendue publique lundi.
Neuvième cause de décès à l'échelle mondiale en 2004, l'une des trois premières chez les 5-44 ans, ces accidents varient très fortement en fonction du niveau social, "les plus défavorisés y étant plus exposés que les plus aisés", révèle l'étude menée dans 178 pays.
Ainsi, plus de 90% des accidents surviennent dans les pays à revenu "faible ou intermédiaire" alors que ces pays ne comptent que 48% du parc mondial de véhicules. Mais "même dans les pays à revenu élevé, les pauvres sont touchés de manière disproportionnée".
L'étude s'alarme en particulier du fait que près de la moitié (46%) de ces 1,2 million de victimes sont des usagers dits "vulnérables" -- piétons, cyclistes et motocyclistes. Là encore, la proportion est plus élevée dans les pays pauvres, bondissant par exemple à 70% dans la région Pacifique occidentale, et jusqu'à 80% en Thaïlande.
Certes, note-t-elle, le taux de mortalité imputable aux accidents de la route s'est "stabilisé ou a baissé dans beaucoup de pays à revenu élevé ces dernières années".
"Les questions de sécurité routière ont davantage retenu l'attention au niveau international et on a constaté, dans certains pays, que la volonté politique se renforçait", se réjouissent les auteurs du rapport.
Mais "dans la plupart des régions du monde, cette épidémie continue à prendre de l'ampleur". Si bien que "si rien n'est fait pour contrer cette évolution", ce nombre atteindra 2,4 millions par an d'ici 2030, faisant du phénomène la cinquième cause de décès à l'échelle planétaire, mettent-ils en garde.
"Aucun pays ne peut se relâcher et prétendre n'avoir plus rien à faire en matière de sécurité routière", insistent-ils. Même les pays "les meilleurs", tels que les Pays-Bas, le Royaume Uni ou la Suède, "peuvent encore beaucoup améliorer leur situation".
En Suède, par exemple, les accidents de la circulation sont à l'origine de 20% des décès d'enfants âgés de 5 à 19 ans, relève-t-elle.
Signe tangible que d'importants efforts restent à faire, moins de la moitié des pays du globe disposent d'une législation permettant de lutter contre les "cinq facteurs de risques" que sont la conduite en état d'ébriété, l'excès de vitesse, le port du casque, de la ceinture de sécurité et l'utilisation de dispositifs de sécurité pour enfants.
Seuls 9% des pays considèrent que les limitations de vitesse sont correctement appliquées, relève l'étude.
Plus de 90% des pays disposent d'une législation nationale sur la conduite en état d'ébriété "mais 49% seulement des pays ont fixé un seuil légal d'alcoolémie inférieur ou égal à 0,05 g/dc, comme le recommande le Rapport mondial (de l'OMS et de la Banque mondiale, ndlr) sur la prévention des traumatismes dus aux accidents de la circulation" paru en 2004, ajoute-t-elle.
L'étude note encore que "seuls 40% des pays disposent d'une loi qui rend obligatoire le port du casque pour les conducteurs et les passagers de motocycles et qui prévoit que les casques doivent répondre à une norme nationale ou internationale précise".
Quant au port de la ceinture de sécurité, il n'est obligatoire à l'avant et à l'arrière que dans 38% des pays à revenu faible et dans 54% des pays à revenu intermédiaire.
L'étude relève en outre qu'au niveau mondial, les accidents de la circulation entraînent 518 milliards de pertes pour l'économie et coûtent aux pays entre 1 et 3% de leur produit national brut, "soit plus que ce qu'ils reçoivent au titre de l'aide au développement".
 (source: AFP)

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