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30/07/2009

"La moitié des médicaments pédiatriques ne sont pas testés sur les enfants"

Plus de 50% des médicaments pédiatriques ne sont pas testés sur les enfants. Dans ce cas, les médecins prescrivent ces médicaments en se basant sur les posologies connues pour les adultes. Cette pratique entraîne des risques sur la qualité, la sécurité et l'efficacité du traitement, écrit Test-Achats (TA) dans son magazine Test-Santé. Selon des estimations, des erreurs médicales sont commises trois fois plus souvent lors de l'administration d'un traitement pour un enfant que pour un adulte en raison d'un manque d'information sur la posologie.
Le corps d'un enfant en pleine croissance influence la posologie d'un médicament en fonction de la quantité d'eau contenue dans son corps, de sa masse corporelle, du développement de ses muscles et autres organes.
Test-Achats plaide auprès du secteur pharmaceutique pour que les médicaments pédiatriques soient davantage testés sur un public cible. En 2007, l'Union européenne avait approuvé les directives qui obligent les entreprises pharmaceutiques à tester sur des enfants les médicaments qui leur sont également destinés. TA qualifie cette approbation de bon départ, mais demande d'autres développements. L'association de défense des consommateurs demande par exemple que des tests soient effectués pour chaque catégorie d'âge.
TA déconseille par ailleurs aux parents d'administrer de leur propre initiative des médicaments à leurs enfants selon la posologie prévue pour adultes. Un médicament ne peut d'ailleurs être administré qu'à l'enfant pour lequel il a été prescrit.
Par ailleurs, depuis le 1er juillet 2008, les laboratoires pharmaceutiques testent systématiquement chaque nouveau médicament par rapport aux spécificités des enfants, qu'ils soient nourrissons, enfants en bas âge ou adolescents, a réagi jeudi la fédération Pharma.be, qui représente l'industrie pharmaceutique. Dans son magazine Test-Santé, l'association de défense des consommateurs Test-Achats affirmait que plus de 50% des médicaments pédiatriques n'étaient pas testés sur les enfants, plaidant pour des tests à chaque catégorie d'âge.
Les tranches d'âges concernées par les études pédiatriques sont spécifiées dans les Plans d'investigation pédiatriques (PIP's), contrôlées et évaluées par les autorités européennes, a expliqué Olivier Remels, porte-parole de Pharma.be.
"Grâce à l'aide de ces PIP's, les laboratoires cherchent à optimaliser la sécurité, l'efficacité et la qualité de leurs médicaments auprès des enfants", souligne le porte-parole. Les laboratoires effectuent aussi des recherches pour adapter les médicaments existants à un usage pédiatrique.
Par ailleurs, la Société belge de pédiatrie, l'Agence fédérale des Médicaments et des Produits de santé (AFMPS) ainsi que l'industrie pharmaceutique belge ont lancé, le 2 février 2009, un réseau national destiné à la recherche clinique dédiée aux enfants, à l'image de ce qui existe en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. Le but de ce réseau est d'améliorer "significativement" la qualité, l'efficacité et la sécurité des médicaments pour enfants, d'une part en "coordonnant et en stimulant des études cliniques sûres et de qualité, et d'autre part en mettant les médicaments pédiatriques le plus rapidement possible à disposition des enfants".
Dans le cadre de la création de ce nouveau réseau, Pharma.be a versé une subvention de 100.000 euros pour son lancement et les deux premières années de fonctionnement.

29/07/2009

Augmentation de 12 % des interventions médicales en juillet

Europ Assistance a enregistré au cours du mois de juillet une augmentation de 12 pc du nombre d'interventions médicales à l'étranger, en comparaison avec la même période en 2008, a indiqué mercredi l'organisation dans un communiqué. Du côté de Touring, les chiffres sont stables par rapport à 2008. Le VAB, l'association flamande des automobilistes, a pour sa part observé une baisse du nombre de dossiers pour les interventions médicales. Si Europ Assistance a enregistré une augmentation du nombre de dossiers médicaux, l'organisation a comptabilisé en juillet une baisse de 14 pc du nombre d'interventions pour des dépannages.
Europ Assistance explique ces deux tendances par "le nombre croissant de vacanciers ayant une couverture Europ Assistance et par des conditions météorologiques favorables aux déplacements en voiture".
Depuis le 26 juin, Europ Assistance a ouvert 3.547 dossiers à l'étranger. Environ un tiers d'entre eux (soit 1.099 dossiers) ont été ouverts pour des raisons médicales qui ont nécessité le rapatriement de 572 personnes. Un tiers des dossiers médicaux concernent des fractures, des entorses et des contusions. Un quart des interventions médicales ont été réalisées en France et quatre dossiers sur dix ont nécessité une hospitalisation.
Les 1.775 dossiers ouverts pour des interventions techniques concernaient principalement des problèmes mécaniques comme des pannes de moteur, des crevaisons ou des problèmes liés à l'embrayage. La moitié de ces interventions techniques ont été réalisées en France.
Touring n'a de son côté pas encore établi son bilan pour le mois de juillet, mais les premières tendances montrent une stabilité dans le nombre d'interventions techniques et médicales. En juillet 2008, le nombre total des interventions médicales avait augmenté de 40 pc et le nombre d'interventions techniques de 6 pc, en comparaison avec juillet 2007.
Le VAB, l'association flamande des automobilistes, a pour sa part enregistré en juillet une baisse de 18 pc du nombre d'interventions médicales et une augmentation de 5 pc du nombre de dossiers techniques. Le VAB explique le recul du nombre de dossiers médicaux par une baisse du nombre d'interventions pour des maladies. La hausse des interventions techniques résulte du fait que davantage de voyageurs ont opté pour des vacances en voiture, moins chères.

GB: une municipalité jugée responsable de malformations chez des enfants

Une municipalité anglaise a été jugée responsable mercredi par un tribunal britannique des malformations physiques présentées à la naissance par une quinzaine d'enfants, à la suite du rejet dans l'atmosphère de produits toxiques lors du démantèlement d'un site industriel. Dans une longue décision, le juge de la Haute cour de Londres, Robert Akenhead, a constaté un nombre "statistiquement important" de naissances avec des malformations entre 1989 et 1999.
Selon lui, entre le début des années 1980 et 1997, les sites de la municipalité industrielle de Corby, dans le centre de l'Angleterre, contenaient des types de produits polluants susceptibles d'entraîner les malformations des plaignants, aux mains et aux pieds.
"Le conseil municipal de Corby est responsable de nuisances publiques, de négligence et de manquement à son devoir légal", a estimé le juge, relevant une "longue période entre 1983 et août 1997 au cours de laquelle le conseil municipal de Corby a été extrêmement négligent dans le contrôle et la gestion des sites acquis auprès de British Steel et autres".
Selon lui, ces défaillances ont entraîné une "importante dispersion de boues et de poussières contaminées dans les zones publiques de Corby et dans et au-dessus des logements, avec comme résultat que les polluants peuvent réellement avoir causé les malformations de naissance à l'origine des recours".
Un groupe de 18 jeunes gens, âgés de 9 à 21 ans, avaient déposé un recours contre les autorités de Corby, affirmant que leurs malformations physiques étaient dues à l'exposition de leurs mères à une "soupe atmosphérique de produits toxiques" causée par la réhabilitation d'un ancien site de sidérurgie.
Ce site était l'un des plus importants en Europe occidentale avec 10.000 employés, couvrant près de 3km2 et comptant quatre hauts fourneaux et trois fours à coke. (AFP)

Les chances d'accoucher à la suite d'une insémination chutent dès 37 ans

Les probabilités de mettre au monde un enfant à la suite d'une insémination artificielle chutent de façon importante après 37 ans, révèle une étude réalisée par le centre de médecine de la reproduction de la VUB. Les chercheurs ont réalisé l'étude la plus importante sur les probabilités d'accouchement à la suite d'une insémination de sperme de donneur. Au total, ils ont suivi 6.630 tentatives d'insémination.

Les résultats indiquent que l'âge a une influence importante sur le succès du traitement. Les femmes âgées entre 20 et 29 ans ont une probabilité d'accoucher à la suite d'une insémination artificielle estimée à 89%. Pour les femmes entre 30 et 37 ans, ce chiffre s'élève à 76% et pour les femmes de 38-39 ans, la probabilité chute à 67%. Pour celles âgées de 40 à 45 ans, la probabilité d'accoucher est de 52%.

L'étude permet aux médecins d'évaluer la probabilité de réussite en fonction de l'âge de la patiente. Bien que postposer le désir d'un enfant soit devenu une tendance sociétale, les chercheurs conseillent de faire des enfants plus tôt. Dans certaines situations, la congélation des ovules à un âge plus jeune représente une solution. Au plus jeune est l'ovule, au plus grande est la chance de grossesse.

28/07/2009

L'obésité pourrait coûter des milliards et des années de vie aux Américains

L'obésité, qui touche un nombre croissant d'Américains et risque de réduire leur espérance de vie, coûte aussi de plus en plus cher au pays en dépenses de santé, qui atteindraient 147 milliards de dollars par an, ont averti lundi des experts réunis à Washington. Dans un pays où les deux-tiers des adultes et environ un enfant sur cinq sont en surpoids ou obèses, l'obésité infantile "est le problème de santé publique numéro un (...), faisant courir le risque à la plus jeune génération d'être la première de l'histoire à avoir une plus faible espérance de vie que ses parents", a souligné l'ancien président Bill Clinton.

M. Clinton s'exprimait au nom de l'"Alliance for a Healthier Generation", qui vise à réduire l'obésité infantile d'ici 2015, au cours d'une conférence baptisée "Le Poids de la nation" et organisée par les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Au cours de cette rencontre, des responsables ont mis en exergue une série d'une vingtaine de mesures - allant de bannir les télévisions des chambres d'enfants à faciliter l'achat de produits frais - pour lutter contre l'obésité et ses coûts médicaux qui ont presque doublé depuis 1998.

Ils ont souligné qu'il était nécessaire avant tout de changer le mode de vie des Américains. "Nous devons changer ce qui se passe dans nos maisons, nos communautés, nos écoles", a relevé M. Clinton, notant que "l'obésité est un problème de santé publique qui ne peut être traité uniquement dans un cabinet médical".

L'Américain moyen étant en surpoids de 11 kilos, et les 350 calories supplémentaires ingérées quotidiennement par rapport à il y a quelques décennies provenant principalement des boissons gazeuses, le président des CDC Thomas Frieden a suggéré d'instaurer une taxe sur les boissons sucrées.

Alors que le débat fait rage au Congrès sur une réforme du système de santé américain prônée par le président Barack Obama, les scientifiques ont averti que la prévalence de l'obésité, et les problèmes médicaux qui lui sont associés, vont gonfler la note des dépenses de santé.

Selon une étude publiée en marge de la conférence sur le site du ministère de la Santé, les coûts associés à la maladie étaient d'environ 78 milliards par an il y a onze ans; ces frais avaient grimpé à environ 147 milliards de dollars par an en 2006. Dans le même temps, le taux d'obésité avait augmenté de 37%.

Actuellement, l'obésité représente 9,1% des dépenses de santé, contre 6,5% en 1998.

"L'obésité continuera de peser fortement sur le système de santé tant que sa prévalence restera élevée", a souligné le principal auteur de l'étude, Eric Finkelstein, qui dirige le programme de santé publique de l'institut de recherche RTI International.

Les dépenses de santé pour un obèse (ayant un indice de masse corporelle supérieur à 30, alors que la corpulence normale est de 18,5 à 25) représentent chaque année 1.429 dollars de plus que pour une personne de poids normal, soit 42% supplémentaires.

L'essentiel des dépenses liées à l'obésité, selon les chercheurs, ne concerne pas les interventions lourdes comme la chirurgie bariatrique (opération de l'estomac et des intestins) mais les traitements liés aux maladies associées à l'obésité comme le diabète.

L'excès de poids, soulignent-ils, est le plus grand facteur de risque de diabète. Le diabète coûte 191 milliards de dollars chaque année.

"Le lien entre augmentation du taux d'obésité et accroissement des dépenses de santé est indéniable", concluent les chercheurs.

16 % des femmes et 8 % des hommes ont déjà fait appel aux traitements et à la chirurgie

 

Test-Achats a recueilli les témoignages de 5 000 personnes dans 4 pays, dont 1 250 participants en Belgique. Dans notre pays, près de 16 % des femmes et 8 % des hommes ont déjà fait appel aux traitements et à la chirurgie esthétiques pour changer leur apparence. Les personnes ayant eu recours à la chirurgie disent qu’elles sont plus satisfaites avec leur apparence et disent avoir une meilleure qualité de vie, mais à peine supérieure (5 %) à ceux qui souhaiteraient se faire opérer mais ne l’ont pas encore fait. Test-Achats exige une législation spécifique qui définisse précisément le degré de formation obligatoire ainsi que les compétences requises pour chaque type d’intervention. En outre, Test-Achats pense que les cliniques privées et cabinets médicaux devraient être soumis à des normes minimales de qualité et de sécurité ainsi qu’à des contrôles officiels et à des sanctions le cas échéant tout comme les hôpitaux.

 

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Attention aux méfaits des boissons lactées, très riches

C'est l'alarme dans les chaînes de distribution de boissons chaudes ou glacées à base de café ou de chocolat ! Le World Cancer Research Fund (WCRF), l'un des deux principaux bailleurs de fonds de la recherche médicale au Royaume-Uni, a publié lundi une étude qui dénonce la richesse calorique excessive des produits de Starbucks, Caffè Nero ou Costa Coffee. Et leur implication présumée dans la survenue de certains cancers.

Principale cible de la WCRF : le Frappuccino Mocha Dark Berry, une boisson glacée au café commercialisée depuis cet été par Starbucks dans ses 500 magasins anglais : 561 calories pour 487 millilitres de café, de sucre, de lait entier et de crème ! «C'est le quart de la ration calorique quotidienne d'une femme adulte» en bonne santé, estime le communiqué du WRCF.

Si vous ôtez la crème ­Chantilly, la boisson ne contient plus «que» 457 calories dans sa version «venti», la plus volumineuse. Le petit Frappucino sans crème atteint néanmoins 288 calories.

Même des versions plus légères de ces boissons, mélangées à du lait écrémé, sont de vraies bombes au cholestérol. Ainsi, la chaîne Caffè Nero propose une version allégée du frappé au chocolat double ou le Mocha Frappe Latte au café qui contiennent 452 calories, selon l'étude réalisée par le WCRF.

Costa Coffee, une autre chaîne de distribution, présente dans plusieurs pays européens (mais pas en France), vend, de son côté, des produits lactés plus riches en calories qu'une barre chocolatée : le Massimo Coffee Frescato culmine à 332 calories. Et sa version de base, la plus petite, n'affiche pas moins de 200 calories.

Un surrisque de cancers

Si le WCRF s'inquiète de cette escalade des volumes et des contenus proposés aux consommateurs, c'est parce que les données de la science lient fortement excès de graisse corporelle avec un surrisque de cancers du sein, de l'oesophage, de l'intestin, du pancréas, de l'utérus et du rein. (Source: le figaro.fr)

Grippe A/H1N1: 816 morts confirmés

Le virus A/H1N1 de la grippe porcine a fait 816 morts confirmés par des analyses de laboratoire à travers le monde, selon le dernier bilan publié lundi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'Amérique du Nord et du Sud sont de loin les régions les plus touchées, avec 707 morts, selon ce bilan publié sur le site internet de l'OMS. Les régions Asie et Pacifique comptent un total de 74 décès. L'OMS dénombre 34 morts en Europe et un dans dans la région de l'est du bassin méditerranéen (Moyen-Orient et une partie du Nord de l'Afrique).

Aucun mort n'a été enregistré dans la région Afrique par l'OMS.

Le nombre de cas confirmés s'élève à 134.503 malades depuis que le nouveau virus a été signalé pour la première fois à la fin du mois de mars dernier.

Cependant, l'OMS souligne que ces données sont bien en dessous de la réalité étant donné que les pays les plus touchés ne sont plus tenus de procéder à des analyses et statistiques systématiques des malades. En revanche, les statistiques de cas mortels continuent à être collectées par l'organisation.

Vendredi, un porte-parole de l'OMS, Gregory Hartl, avait évoqué des "centaines de milliers de cas" et un bilan de "près de 800 morts". Il avait estimé que le virus "s'approchait de 100%" des pays de la planète touchés.

Les premiers cas confirmés de grippe porcine ont été communiqué à l'OMS par les pays ou territoires suivants: Afghanistan, Andorre, Belize, Bhoutan, Botswana, La Réunion (France), Haïti, les Iles Marshall, La Fédération des Etats de Micronésie, la Namibie, Saint Eustatius (Antilles néerlandaises), Saint Kitts et Nevis, Saint Vincent et Grenadines, les Seychelles, les Iles Salomon, le Soudan, Tonga, les Iles Turks et Caicos (Royaume Uni), la Tanzanie, Samoa (Etats-Unis) et Guam (Etats-Unis).

La personne décédée en Malaisie n'avait pas attrapé le virus A/H1N1 en Belgique

Le patient décédé dimanche en Malaisie des suites de la grippe A/H1N1 n'avait pas attrapé le virus en Belgique, a indiqué Jan Eyckmans, du Commissariat interministériel Influenza. Selon le ministère de la Santé publique sur place, le Malaisien de 46 ans travaillait en Belgique. Il était en Malaisie pour les vacances et s'était plaint de maux de gorge. A l'hôpital où il a été hospitalisé le 16 juillet, il a été clairement établi qu'il était contaminé par la grippe A/H1N1.

L'homme est décédé dimanche des suites d'une pneumonie avec des problèmes respiratoires, d'une septicémie et d'une insuffisance rénale.

"Entre-temps, il a été établi que le patient n'avait été contaminé ni en Belgique, ni au cours de son voyage", a précisé lundi Jan Eyckmans. "La période entre son arrivée en Malaisie et l'apparition de la maladie est trop longue".

Un malade atteint par la grippe A/H1N1 doit attendre en moyenne 24h avant que les premiers symptômes ne commencent à apparaître.

La personne décédée en Malaisie aurait souffert de nombreuses maladies chroniques, a expliqué le Commissariat Influenza. Les personnes présentant une santé fragile risquent plus de complications si elles sont contaminées par la grippe A/H1N1.

27/07/2009

Deuxième décès à la grippe A/H1N1 en Malaisie: l'homme venait de Belgique

Le gouvernement malaisien a annoncé, lundi, le décès d'un deuxième patient contaminé par le virus A/H1N1. Selon le ministère de la santé publique malaisien, l'homme, âgé de 46 ans, travaillait en Belgique et séjournait en Malaisie pour les vacances. Deux semaines après son arrivée, il s'est plaint de maux de gorge et a été admis à l'hôpital local. Le 16 juillet, il a été établi par des tests qu'il était atteint par la grippe A/H1N1. L'homme est décédé dimanche. Les médecins avancent comme cause du décès une pneumonie chronique avec des problèmes respiratoires, une septicémie et une insuffisance rénale.

La Malaisie avait annoncé un premier décès à la suite d'une contamination à la grippe A/H1N1 le 23 juillet dernier, lorsqu'un étudiant indonésien avait succombé à une attaque cardiaque après avoir contracté le virus.

Le ministère a également rapporté que 49 nouvelles contaminations ont été enregistrées, ce qui porte à présent le nombre de cas à 1.124.

Le nombre de cas répertoriés dans le monde entier se chiffre à 159.223. Pour l'instant, on dénombre 987 morts. (KYODO/DPA)

Accidents vasculaires: l'Absym fulmine contre la fin de remboursement du Plavix

L'Absym, syndicat de médecins, a réagi lundi dans un communiqué à la décision de la Commission de remboursement des médicaments de prôner la suppression du remboursement du Plavix, une molécule destinée à la prévention de l'accident vasculaire cérébral (AVC) sous aspirine.

Il existe deux remèdes préventifs à l'heure actuelle pour les patients, le Plavix et l'aspirine. "L'aspirine est beaucoup moins chère mais l'on sait qu'un nombre non négligeable de patients sont résistants à ses effets et ne sont donc pas protégés", souligne l'Absym. "On ne peut le savoir qu'a posteriori, c'est à dire au moment où un patient sous aspirine contracte un AVC (hémiplégie ou paralysie d'un côté)", précise le syndicat.

Or, "il n'y a pas de résistance connue pour le Plavix", dit encore l'Absym, qui est d'avis que "s'il n'y avait pas de différence de prix, la logique voudrait que dans cette indication de prévention l'aspirine soit remplacée par le Plavix".

La suppression du remboursement du Plavix, plus onéreux que l'aspirine, est motivée en référence aux règles internationales de bonne pratique médicale.

"Les médecins traitants seront pourtant ceux qui seront obligés de priver leurs patients d'une garantie précieuse pour leur santé et seront également ceux qui porteront la responsabilité en cas d'accident et il y en aura", a réagi lundi l'Absym.

Les Antibiotiques : Trop vite prescrits et souvent inutiles

Début 2009, les enquêteurs de Test-Achats ont consulté 103 médecins en se plaignant d’un mal de gorge.

Presque 4 médecins sur 10 prescrivent spontanément des antibiotiques en cas de mal de gorge, une affection qui ne nécessite pas un tel type de traitement. C’est 7% de plus qu’en 2005, lors de la dernière enquête de Test Santé. Lorsque l’enquêteur a ensuite exprimé un doute à propos de la prescription du médecin, que celui-ci ait prescrit ou non un antibiotique, on en arrive presque à la moitié : 22 % des médecins ont donné un antibiotique pour prise immédiate, et 25 % en vue d’un traitement différé. Les médecins prescrivent non seulement des antibiotiques de manière erronée et inutile mais ils prescrivent également bien d’autres substances : 232 au total. Dans la plupart des cas, ces produits sont inutiles, mais inoffensifs. Mais, parfois, ils sont à déconseiller, en raison des risques d’effets secondaires. Et tout cela coûte une jolie somme aussi bien aux patients qu’à l’INAMI.

Ces résultats décevants proviennent d’une enquête effectuée par Test Santé. Ils montrent la nécessité de sensibiliser – de manière soutenue - sur l’utilisation des antibiotiques. Auprès des patients comme auprès des médecins : pour que ces derniers prescrivent les médicaments adaptés, mais aussi pour qu’ils osent refuser une prescription à leur patient si elle n’est pas indiquée.

 

Une bonne utilisation des antibiotiques est essentielle.

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26/07/2009

Malaise vagal : Il s’agit de la cause de malaise syncopal la plus fréquente.



Le malaise vagal est dû à un réflexe neuro-cardiovasculaire (le nerf vague innerve le cœur).
Il associe un ralentissement du rythme cardiaque (bradycardie) confinant parfois à la pause cardiaque, particulièrement spectaculaire, et à une chute de la tension artérielle. Les deux phénomènes conjugués entraînent une diminution brutale d’apport d’oxygène au cerveau d’où sensation de malaise, chute voire réelle perte de connaissance.
Rapidement une autre voie réflexe va relancer le cœur.

Le diagnostic est souvent facile sur des circonstances d'apparition évocatrices: survenue répétitive, sujets jeunes et en bonne santé le plus souvent, station debout prolongée, atmosphère chaude ou (et) confinée,
après un repas, une émotion, une douleur violente, à la vue du sang, d’une aiguille, etc…

Le malaise débute par des bâillements, des sueurs, une pâleur d’installation rapide, une respiration ample, souvent des nausées. La syncope suit en général rapidement mais elle n’est pas systématique. La durée du malaise est variable. (source: médecine et santé.com)

Si l’on qualifie ce malaise de vagal, c’est parce qu’il est déclenché par l’activité d’un nerf, le nerf vagal, qui influence le rythme cardiaque.

Notre nerf vagal ne cesse d’agir et son rôle est de modérer la rapidité de nos battements cardiaques. Il agit en équilibre avec le système nerveux sympathique qui accélère notre cœur.

De nombreux réflexes passent par le nerf vagal et contribuent à accorder notre pouls et les besoins de notre organisme. Si l’un de ces réflexes fonctionne trop, ou de façon inappropriée, le nerf vagal ralentit trop notre rythme cardiaque et entraîne une baisse de la tension artérielle et le malaise.

Comment le reconnaître ?

Le nerf vagal ne fait pas que ralentir le cœur : au cours d’un malaise, juste avant ou juste après, il est habituel (mais pas obligatoire) de vomir, de ressentir une nausée, des sueurs toutes expliquées par l’excitation du nerf vague.

Les autres signes ne peuvent être reconnus que par l’entourage : pâleur extrême et pouls lent à moins de 50 battements par minute. S’il doit y avoir perte de connaissance, celle-ci est presque toujours progressive : on sent toujours venir le malaise et la chute est souvent lente.

Il est rare que l’on se blesse en tombant. Plus qu’une perte totale de conscience, il est fréquent de ressentir une faiblesse extrême. Il est rare que ce malaise dure plus que quelques minutes.

En revanche, il est possible qu’un nouveau malaise se produise dans les minutes qui suivent surtout quand la reprise d’activité a été trop rapide. La récupération est progressive et toujours complète.

Le contexte est souvent évocateur : chaleur incommodante, stimulation désagréable, frayeur, douleur, lever nocturne. Contrairement à une idée reçue, les femmes ne sont pas beaucoup plus sujettes que les hommes aux malaises vagaux, sauf pendant la grossesse où ils sont spécialement fréquents (au lever surtout). (source: médisite)

 

Grippe porcine: entre Pôle Nord et Pôle Sud, le virus colonise la planète

Le nouveau virus A(H1N1) de la grippe porcine, encore mal connu, monte en puissance dans l'hémisphère sud à la faveur de l'hiver austral tandis que le nord se prépare au choc avant le retour de la saison froide. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), "plusieurs centaines de milliers" de personnes ont été contaminées et environ 800 sont mortes depuis que le virus --qui combine des gènes de grippe porcine, humaine et aviaire-- a été signalé officiellement pour la première fois à la fin du mois de mars au Mexique.

Depuis, le virus s'est propagé à une "vitesse sans précédent" et il aura bientôt colonisé la totalité des pays de la planète, a averti l'OMS pour qui "beaucoup de questions restent encore sans réponse".

A la faveur de l'hiver austral, le virus prend ses aises dans l'hémisphère sud, mais continue de se propager dans l'hémisphère nord, en pleine saison chaude. Cent mille personnes ont ainsi été contaminées la semaine dernière en Angleterre, soit environ deux fois plus qu'une semaine auparavant.

"On n'a pas d'expérience du virus durant l'hiver dans l'hémisphère nord parce que le virus a fait son apparition au mois de mars (...). La question, c'est donc (de savoir ce) que va faire le virus ? Nous ne le savons pas", a reconnu un porte-parole de l'OMS, Gregory Hartl.

Pour le moment, "l'écrasante majorité des patients se rétablissent généralement, même sans traitement médical, en une semaine après l'apparition des premiers symptômes". Mais le virus peut muter vers une forme plus virulente, craignent les experts de l'OMS qui ont demandé aux autorités sanitaires de leur signaler tout symptôme "inhabituel".

"Pour le moment, nous n'avons observé aucun changement dans le comportement du virus. Ce que nous observons, c'est son expansion géographique", a souligné le porte-parole de l'OMS.

Dans l'hémisphère nord, l'heure est à l'inquiétude. Certes, un vaccin devrait être disponible en septembre-octobre, mais les autorités sanitaires craignent qu'il n'arrive trop tard. A ce jour, on ignore même s'il faudra une ou deux injections pour garantir l'immunité contre la maladie.

Les enfants et jeunes adultes sont toujours les plus touchés, mais l'OMS en est là aussi toujours au stade des conjectures: "il y a plusieurs suppositions", a noté M. Hartl, en avançant qu'il "est plus facile pour le virus de se répandre dans les écoles".

Le monde est officiellement frappé par sa première pandémie du siècle depuis le 11 juin et, en un mois et demi, la maladie a déjà bouleversé la vie de millions de personnes.

Plusieurs pays musulmans ont déconseillé aux fidèles de se rendre à La Mecque, où le virus pourrait se répandre comme une traînée de poudre dans la foule des pèlerins.

Les latino-américains hésitent quant à eux à se livrer à leurs traditionnelles et affectueuses accolades, des matches de football sont suspendus ou se jouent à huis-clos et, dans les couloirs de l'ONU, la poignée de main est théoriquement réservée aux rencontres entre ambassadeurs.

Les bénitiers ont été bannis dans des églises tandis que les autorités ecclésiastiques anglicanes ont recommandé de ne plus proposer le calice au fidèles lors de la communion.

Les changements touchent aussi les procédures médicales: en Angleterre, se faire prescrire du Tamiflu, c'est désormais simple comme un coup de téléphone ou un clic de souris. En répondant à un questionnaire, les malades pourront recevoir leur ordonnance.

24/07/2009

La grippe porcine "bientôt sur 100%" de la planète

Le virus A(H1N1) de la grippe porcine continue de se répandre à grande vitesse et, quatre mois seulement après son apparition au Mexique, aura bientôt touché la totalité des pays de la planète, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
"Si vous considérez que la propagation de ce virus a atteint 160 des 193 Etats membres de l'OMS, nous nous approchons de 100%, mais (nous n'y sommes) pas encore", a déclaré à la presse vendredi Gregory Hartl, porte-parole de l'OMS.
"En ce qui concerne les morts, je pense que nous en sommes maintenant à près de 800 morts", a-t-il encore indiqué. Le précédent chiffre avancé par l'OMS faisait état mardi dernier de "plus de 700 décès".
Evaluant à "plusieurs centaines de milliers" le nombre de personnes contaminées à ce jour, le porte-parole de l'OMS a relevé que "plus il y a de cas, plus il y aura de morts", sans pouvoir avancer un taux de mortalité. "Nous n'avons ni le numérateur, ni le dénominateur" pour faire le calcul, a-t-il dit, reconnaisant que "plusieurs questions n'ont toujours pas de réponse".
Le nouveau virus A(H1N1) a été signalé pour la première fois à la fin du mois de mars au Mexique et l'OMS a déclaré le monde en état de pandémie le 11 juin dernier.
Depuis, la maladie s'est répandue "à une vitesse sans précédent", selon l'OMS qui a souligné qu'"au cours des pandémies dans le passé, il a fallu plus de six mois aux virus grippaux pour se propager aussi largement que l'a fait le nouveau virus H1N1 en moins de six semaines".
Le virus se "répand très efficacement" mais les experts de l'OMS relèvent "le caractère bénin jusqu'à ce jour des symptômes pour l'écrasante majorité des patients, qui se rétablissent généralement, même sans traitement médical, en une semaine après l'apparition des premiers symptômes".
Cependant, les experts de l'OMS craignent toujours une mutation vers une forme plus dangereuse: "nous devons savoir qu'il peut y avoir des changements et être prêts à cela", a dit M. Hartl. "Pour le moment, nous n'avons observé aucun changement dans le comportement du virus. Ce que nous observons, c'est son expansion géographique", a-t-il ajouté.
Les premières doses de vaccin devraient être disponibles "au début de l'automne de l'hémisphère nord", a-t-il confirmé, mais l'OMS ignore toujours s'il faudra une ou deux doses pour être immunisé contre la maladie.
"Les essais cliniques viennent de commencer dans quelques pays. On en saura plus quelques semaines après les premières injections parce qu'il faut voir la réaction des personnes, et de leurs anticorps, pour savoir si une injection suffit ou si on en a besoin de deux", a expliqué M. Hartl.
Quelques cas de résistance au Tamiflu, le médicament anti-viral le plus utilisé contre le A(H1N1) en l'attente d'un vaccin ont bien été observés mais "il ne sont pas reliés entre eux", a rassuré le porte-parole.
Les enfants et jeunes adultes sont toujours les plus touchés, avec un âge moyen des patients allant de 12 à 17 ans, ceux sévèrement atteints étant "légèrement plus âgés". Mais l'OMS en est là aussi toujours au stade des conjectures: "cela pourrait refléter le fait que dans beaucoup de pays les premiers cas ont été observés dans des écoles", a avancé vendredi soir l'OMS dans un communiqué.
Autre inconnue de taille: le comportement du virus durant la saison froide dans l'hémisphère nord est imprévisible.
"On n'a pas d'expérience du virus durant l'hiver dans l'hémisphère nord parce que le virus a fait son apparition au mois de mars (...). La question, c'est donc (de savoir ce) que va faire le virus? Nous ne le savons pas", a reconnu M. Hartl.

UCB reçoit l'avis favorable du CHMP pour le Keppra® traitant l'épilepsie

Le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'Agence européenne des médicaments (EMEA) a rendu un avis favorable recommandant à la Commission européenne d'accorder l'autorisation de mise sur le marché du Keppra®, selon un communiqué de la société biopharmaceutique UCB. Ce médicament est préconisé dans le traitement de l'épilepsie chez les nourrissons et les jeunes enfants d'un mois à quatre ans. La décision du CHMP repose sur les données d'une étude évaluant l'efficacité et le profil de tolérabilité du Keppra® en solution buvable (20-50 mg/kg/jour), administré à 116 patients pédiatriques présentant des crises d'épilepsie partielle réfractaire, âgés d'un mois à quatre ans.
Cet essai clinique a démontré que Keppra® réduisait de manière significative la fréquence des crises partielles. Sur la période d'évaluation (cinq jours), 43,1 pc des patients traités avec Keppra® ont présenté une réduction de 50 pc de la fréquence des crises, contre 19,6 pc pour le groupe sous placebo, d'après le communiqué d'UCB.
De manière générale, Keppra® est bien toléré par la population pédiatrique. Les effets indésirables du traitement les plus couramment signalés au sein du groupe sous Keppra® étaient la somnolence (13,3 pc contre 1,8 pc sous placebo) et l'irritabilité (11,7 pc contre 0 pc sous placebo), selon les résultats de l'essai clinique.

23/07/2009

Grippe A/H1N1: pas encore d'antiviraux dans les communes

Les communes n'ont pas encore reçu les médicaments antiviraux et les masques censés faire face à une éventuelle pandémie de grippe A/H1N1, a confirmé le porte-parole du commissariat interministériel Influenza ce jeudi. Des stocks ont été livrés dans les provinces mais il n'y a actuellement aucune urgence pour les acheminer vers les communes, a-t-il remarqué. Quelque 90.000 doses d'antiviraux et 900.000 masques ont ainsi été transportés dans le courant de la semaine dernière de deux dépôts de l'armée vers les provinces. "Il s'agit d'une mesure de prudence, afin que des stocks soient disponibles dans des endroits décentralisés", a commenté Jan Eyckmans. Les provinces ont été livrées et ont stocké les médicaments et les masques dans des endroits sécurisés, où la température est inférieure à 30 degrés.

Des personnes de contact ont été définies dans les communes. Dès que le comité interministériel aura donné son feu vert, ces "livreurs" communaux pourront se rendre dans les provinces pour prendre possession des colis. Ceux-ci ont été établis en fonction du nombre d'habitants et du nombre de médecins généralistes dans les communes.

Actuellement, les médecins se fournissent directement au comité Influenza, au grand dam des pharmaciens. "Tout se passe bien pour l'instant", a remarqué M. Eyckmans.

Par contre, du côté des pharmaciens, on dénonce une "injustice". Les pharmaciens disent en effet ne pas comprendre pourquoi ce ne sont pas des professionnels de la santé qui sont chargés de distribuer les médicaments.

Ils rappellent qu'ils ont tant l'expérience et la formation, que les équipements nécessaires pour "garantir une distribution rapide et totalement fiable".

"Cette décision de faire fi de 5.200 pharmacies -centres de distribution spécialisés comptant plus de 15.000 professionnels qualifiés- et d'y substituer 500 points de contact santé, abrités dans des locaux n'ayant jamais servi au stockage et à la distribution de médicaments et gérés par du personnel communal ne possédant aucune compétence ni expérience particulière en la matière, est parfaitement incompréhensible. En termes de responsabilité et de gestion, c'est un véritable saut dans l'inconnu", dénonce l'association pharmaceutique belge dans un communiqué.

Des souris vivantes créées à partir de cellules adultes reprogrammées

Des souris sont nées et ont même pu procréer après avoir été créées à partir de cellules souches issues d'une reprogrammation de cellules adultes, selon les travaux d'une équipe chinoise publiés jeudi. C'est "la première preuve définitive, à notre connaissance, que les cellules iPS sont réellement pluripotentes", c'est-à-dire aussi polyvalentes que les cellules souches embryonnaires, une caractéristique "déterminante pour des applications thérapeutiques", concluent Qi Zhou (Académie chinoise des sciences, Pékin) et ses collègues.
La capacité des cellules souches embryonnaires de se différencier pour produire tous les types de cellules humaines (sanguines, nerveuses, musculaires...) en a fait un enjeu essentiel d'une médecine "régénératrice" qui permettrait, à l'avenir, de réparer le coeur ou d'autres organes, mais leur utilisation suscite des interrogations éthiques.
Grâce aux travaux pionniers, en 2006 puis 2007, du chercheur japonais Shinya Yamanaka permettant de programmer des cellules différenciées adultes pour qu'elles redeviennent polyvalentes, les cellules souches pluripotentes induites (iPS) sont vues comme une alternative à l'utilisation de cellules souches embryonnaires.
Depuis lors, cette technique "a été couramment utilisée pour reprogrammer les génomes de cellules (...) dans un état pluripotent semblable à celui des cellules embryonnaires", rappelle Qi Zhou dans l'étude publiée en ligne par la revue scientifiques britannique Nature.
Pour prouver que les cellules iPS sont aussi polyvalentes que les cellules souches embryonnaires, il a montré qu'elles pouvaient permettre d'engendrer des souris vivantes fertiles.
L'équipe de Qi Zhou et Fanyi Zeng (Université Jiao Tong de Shanghai) a créé 37 lignées de cellules iPS, dont trois ont permis la naissance de 27 souriceaux, parmi lesquels le premier-né baptisé Tiny.
L'un d'entre eux, un mâle brun devenu adulte a pu féconder une femelle au pelage blanc et engendrer des souriceaux de deuxième génération en bonne santé, selon les chercheurs.
Pour produire des souris viables, les chercheurs ont utilisé comme berceau biologique des cellules appelées blastocystes dotés de quatre jeux de chromosomes (au lieu de deux normalement, l'un venant du père, l'autre de la mère).
Dans ce berceau (destiné notamment à créer le placenta), ils ont ensuite injecté des cellules iPS qui ont transmis leur propre patrimoine génétique à toutes les cellules-filles formant l'embryon. Ce qui prouve, selon les chercheurs, que les cellules iPS sont aussi pluripotentes que les cellules souches embryonnaires.
Même si le clonage n'était pas l'objectif de l'expérience, elle aboutit néanmoins à créer des animaux ayant le même programme génétique que les cellules adultes reprogrammées. L'utilisation de quatre jeux de chromosomes (et non deux) permet d'éviter le mélange de l'ADN du blastocyste, voué à disparaître, avec celui des cellules iPS.
Cette technique complexe évite de créer des chimères, animaux dont toutes les cellules n'auraient pas le même patrimoine génétique. Les petits souriceaux de deuxième génération ont "un pelage brun uniforme", signe que leurs parents ne sont pas des chimères, soulignent les chercheurs.
Lors d'une conférence de presse, ils ont encouragé à poursuivre "toutes les formes de recherches sur les cellules souches, sans se limiter aux cellules iPS".(AFP)

GB: université recherche volontaire pour manger du chocolat pendant un an

 

Des scientifiques britanniques recherchent des femmes pour une mission alléchante: manger deux barres de chocolat chaque jour pendant un an, au nom de la recherche médicale. Des chercheurs de l'université de East Anglia et d'un hôpital de Norwich (est de l'Angleterre), tentent de déterminer si le chocolat noir permet de réduire les risques de maladie cardiaque, selon le site de l'établissement. Ils doivent encore trouver 40 volontaires.

La plupart de ces femmes seront tenues de manger chaque jour deux barres de "chocolat extra-fort spécialement conçu par des chocolatiers belges", tout en se soumettant à des tests médicaux réguliers.

Les autres devront se contenter de chocolat normal faisant office de placebo.

Seules conditions, mais de taille, pour accéder à cette mission de rêve: être une femme ménopausée, âgée de moins de 75 ans, et être traitée pour un diabète de type 2.

"Un résultat positif pourrait être un premier pas vers de nouvelles façons d'améliorer la vie des gens ayant un risque accru de maladie cardiaque", a expliqué le responsable de l'étude, Peter Curtis.

Grippe A/H1N1: l'employeur peut exiger le masque mais pas la vaccination

Si, dans le cadre d'une pandémie de la grippe A/H1N1, l'employeur ne peut pas exiger une attestation de santé ou obliger ses travailleurs à se vacciner, il peut en revanche introduire des mesures obligatoires d'hygiène et renvoyer les travailleurs malades à la maison, indique jeudi SD Worx dans un communiqué de presse. Le fournisseur de services RH a en effet réalisé une étude sur les différentes possibilités juridiques dont disposent les employeurs pour garantir la santé de leur personnel et la continuité des activités de leurs entreprises. Ainsi, les employeurs ne peuvent pas exiger de leurs collaborateurs de fournir une attestation médicale prouvant qu'ils sont en bonne santé et ne sont pas contaminés par la grippe A/H1N1. Un employeur, qui présume qu'un de ses travailleurs a la grippe, devra le prouver. Il ne peut cependant pas l'obliger à aller voir le médecin. Si l'employeur parvient à prouver que son travailleur est dans l'incapacité de travailler et risque de contaminer ses collègues, il peut le renvoyer à la maison.

En outre, les employeurs ne peuvent pas obliger leur personnel de se laisser vacciner. "Les compétences de l'employeur et son autorité patronale ne jouent plus lorsqu'on touche à l'intégrité physique du travailleur. L'intégrité physique est un droit fondamental garanti par la Constitution", souligne SD Worx.

L'employeur peut, en revanche, exiger de ses travailleurs qu'ils respectent certaines mesures personnelles d'hygiène et utilisent des instruments de protection tels que les masques devant la bouche. "Les employeurs, qui veulent introduire le port de tels masques, doivent interpeller à cet effet le médecin du travail et le comité pour la prévention et la protection au travail. L'employeur doit demander au préalable l'avis du comité. Et l'employeur peut déterminer dans quelles circonstances le masque doit être porté", précise encore le communiqué.

Les employeurs disposent également de la possibilité de faire temporairement travailler leurs collaborateurs dans d'autres locaux ou sur un autre lieu de travail. Toutefois, les employeurs ne peuvent pas modifier unilatéralement les conditions de travail reprises dans le contrat de travail. Les conditions de travail (quant au processus du travail ou au lieu du travail), qui ne sont pas reprises dans le contrat de travail, peuvent en revanche être modifiées unilatéralement par l'employeur. Ces modifications doivent être temporaires et ne peuvent pas avoir trop d'impact sur le travailleur, par exemple quant à son temps de déplacement ou son accessibilité sur le lieu du travail. Ces adaptations doivent être prises dans le cadre de la pandémie et doivent être nécessaires pour protéger les travailleurs contre la grippe.