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10/12/2009

Nouvelle campagne de sensibilisation sur les effets néfastes des calmants

Une campagne, visant à sensibiliser la population sur les risques liés à la consommation de somnifères et calmants, sera lancée vendredi dans les trois langues nationales sur différentes chaînes télévisées. Elle devrait s'achever fin janvier 2010. Elle se décline également en imprimés visibles notamment sur des sacs à pain. Cette campagne s'adresse tout d'abord au non-consommateur et au consommateur récent de ce type de produits. Des dépliants proposent des informations sur les problèmes d'anxiété, de stress et de sommeil, et sur la conduite à adopter par les personnes victimes de ces troubles.
En 2008, quelque 14 millions de boîtes de somnifères et calmants ont été vendues en Belgique. Sur base de l'enquête de santé de 2004, 7 % de la population belge au dessus de 15 ans avait pris un calmant au cours des deux dernières semaines. Un Belge sur dix avait consommé un somnifère.
Les dix dernières années, la vente de somnifères et de calmants a augmenté d'environ 15%, bien que l'augmentation à partir de 2003 soit moins forte. L'année passée, quelque 2.500 médecins généralistes et la quasi totalité des pharmaciens en Belgique ont suivi une formation dédiée au traitement de patients et de clients confrontés à cette problématique.

Trop d'hygiène dans l'enfance fragilise la santé à l'âge adulte

Les parents qui laissent leurs enfants se salir leur rendent peut-être service, selon une étude américaine publiée mercredi. Ils les protègent ainsi contre certaines maladies, notamment cardiaques, une fois adultes. «Nos recherches laissent penser que des environnements ultra-propres, ultra-hygiéniques dans l'enfance peuvent augmenter le risque d'inflammation à l'âge adulte, ce qui à son tour augmente le risque de contracter un grand nombre de maladies», notamment cardiovasculaires, souligne Thomas McDade, principal auteur de l'étude.
Son équipe de chercheurs de la Northwestern University à Chicago, a voulu mieux comprendre dans quelle mesure l'environnement des enfants affecte la production de protéine C- réactive (ou CRP), qui augmente en cas d'inflammation, c'est-à-dire lorsque le corps réagit à une infection ou une blessure.
Les chercheurs ont pour cela étudié les données d'une étude menée aux Philippines sur les enfants de 3327 femmes, nés au cours des années 1980, de leur naissance à 22 ans.
Des échantillons de sang ont mis en évidence le fait que ces enfants philippins avaient plus souffert de maladies infectieuses que les petits Américains. En revanche, une fois devenus de jeunes adultes, leur sang présentait une concentration de CRP beaucoup plus faible que celui des Américains du même âge, tendant à montrer qu'ils souffraient moins d'inflammations.

Le montant des factures d'hôpitaux diminue, pas les suppléments d'honoraires

Le montant des factures pour un séjour a diminué en moyenne de 4% en 2008 mais les suppléments d'honoraires de médecins ont tendance à augmenter, selon la 5e étude consécutive portant sur les coûts à charge des membres de la Mutualité Chrétienne (MC), présentée jeudi, lors d'une conférence de presse. Selon la MC, la facture pour un patient résidant en chambre double (80% des cas d'hospitalisations) est "sous contrôle" et a même un peu baissé en 2008.
Toutefois, des hôpitaux continuent de facturer des suppléments d'honoraires et sept hôpitaux concentrent 80% de ces suppléments d'honoraires. Selon la MC, les suppléments d'honoraires en chambre double sont les plus élevés à l'hôpital E. Cavell (Bruxelles), le CHC St Vincent Ste-Elisabeth (Liège) et la Clinique Ste Anne-St Rémi (Bruxelles).
"La MC demande davantage de clarté sur cette situation. Elle continue donc à défendre l'idée de lier une partie du budget des moyens financiers des hôpitaux à l'absence de suppléments d'honoraires dans ces types de chambre (double)", explique la MC.
Pour la Mutualité Chrétienne, le risque le plus important pour le patient d'avoir une facture élevée est d'opter pour une chambre individuelle.
Le deuxième risque d'une facture élevée pour le patient est la nécessité, lors d'un traitement, d'avoir recours à des implants ou à des dispositifs médicaux invasifs. "Dans ce cas, la MC demande que les budgets prévus par l'INAMI soient effectivement utilisés en vue d'améliorer le remboursement", souligne la MC. (BELGA)

09/12/2009

Le tabac tue cinq millions de personnes par an

Le tabac tue au moins cinq millions de personnes chaque année, un chiffre susceptible de progresser si les Etats n'adoptent pas de mesures plus dissuasives pour le combattre, rapporte mercredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans un nouveau rapport sur l'usage et le contrôle du tabac, l'agence onusienne souligne que près de 95% des humains ne sont pas protégés par des lois interdisant le tabac. L'OMS ajoute que le tabagisme passif tue environ 600.000 personnes par an.

Le rapport décrit les différentes stratégies pour réduire le tabagisme, notamment protéger la population de la fumée, renforcer l'interdiction de la publicité pour le tabac et augmenter les taxes sur les produits qui y sont liés. Ces recommandations figuraient dans les six stratégies dévoilées l'an dernier par l'OMS, mais moins de 10% de la population mondiale est protégée par une seule de ces mesures.

Pour Douglas Bettcher, directeur de l'Initiative pour un monde sans tabac de l'OMS, dire à la population que "le tabac est mauvais pour la santé" n'est pas suffisant. "Il faut que leurs gouvernements appliquent la convention-cadre de l'OMS."

Les initiatives de l'OMS sont issues de sa convention-cadre pour la lutte antitabac, un traité international ratifié par près de 170 pays en 2003. L'accord oblige théoriquement les pays signataires à prendre des mesures pour réduire le tabagisme, mais rien n'indique qu'ils seront sanctionnés s'ils ne font rien.

Certains experts s'interrogent sur l'efficacité réelle des stratégies de l'OMS. "C'est comme un aveugle bien intentionné qui dirigerait un aveugle", lance Patrick Basham, directeur du Democracy Institute, un groupe de réflexion basé à Londres et Washington.

Ainsi, il observe que des mesures telles qu'augmenter les taxes et interdire la publicité ne répondent pas aux causes profondes du tabagisme. Le nombre de fumeurs baisse naturellement, comme il l'a fait dans les pays occidentaux, lorsque les populations s'enrichissent et bénéficient d'une meilleure éducation.

Le tabac est l'une des principales causes de décès qui pourraient être évités. L'OMS estime qu'environ huit millions de personnes par an en mourront d'ici 2030, principalement dans les pays en voie de développement, si les Etats ne prennent aucune mesure drastique.

Patrick Basham plaide pour que les gouvernements se concentrent sur des mesures de lutte contre la pauvreté pour éradiquer le problème, même si cela dépasse le mandat de l'OMS. "Le point de vue cynique, c'est que le lobby antitabac est lui-même devenu une industrie et nous n'en ferons jamais assez pour arrêter le tabagisme", souligne-t-il. "Le tabagisme va changer, mais cela n'a rien à voir avec les choses que défend l'OMS."

Un tiers du génome humain est en cause dans la gingivite

La gingivite, qui affecterait plus de la moitié de la population adulte, est attribuée à de simples lacunes dans les habitudes d'hygiène bucco-dentaire. Toutefois, une nouvelle étude montre que le développement et l'inversion de la gingivite au niveau moléculaire est apparemment beaucoup plus compliqué que ses causes ne laissent l’indiquer.

 

Les recherches menées conjointement par l’université de Caroline du Nord de Chapel Hill et Procter & Gamble (P&G) a révélé que plus de 9 000 gènes - près de 30% des gènes présents dans le corps humain – s’expriment différemment au cours de l'apparition et du processus de guérison associé à la gingivite. Des voies biologiques associées à l'activation du système immunitaire se sont révélées être les principales voies d'activation, critiques pour le contrôle de la réaction du corps à la formation de la plaque dentaire. En outre, parmi les autres voies de l'expression des gènes activés au cours de la prolifération de la plaque, on retrouve celles qui sont impliquées dans la cicatrisation des plaies, les processus nerveux et le renouvellement de la peau.  

Les résultats de l'étude sont publiés dans l'édition de décembre 2009 du Journal of Periodontology. Cette étude est la première à identifier avec succès l'expression génique et des voies biologiques impliquées dans l'apparition et le processus de guérison de la gingivite.

 

La gingivite est caractérisée par des gencives rouges, enflées et douloureuses et qui saignent facilement lors du brossage et de l’utilisation de fil dentaire. Si elle n’est pas traitée, la gingivite peut entraîner des maladies parodontales, largement étudiées pour leur relation possible avec les maladies cardiaques, le diabète et la naissance avant-terme. Les chercheurs ont déclaré qu'une bonne compréhension du développement et de la guérison de la gingivite à un niveau moléculaire peut finalement fournir des renseignements cruciaux sur la prévention des maladies gingivales ainsi que sur de nouveaux traitements.  

« Les conclusions de l'étude démontrent que les symptômes cliniques de la gingivite reflètent les changements complexes dans les processus cellulaires et moléculaires à l'intérieur du corps », a déclaré Steven Offenbacher, DDS, Ph.D., auteur principal de l'étude et directeur du Centre pour les maladies bucco-dentaires et systémiques de l'École de médecine dentaire UNC. « Comprendre les milliers de gènes individuels et les systèmes multiples impliqués dans la gingivite permettra d'expliquer exactement ce qui se passe dans le corps humain à l'apparition de la maladie et comment elle s’associe à leur santé globale. »

 

La formation de plaque au cours de l'apparition de la gingivite est causée par la prolifération de bactéries qui forment un bio-film sur les dents, sur et sous les gencives. Des bio-films peuvent se former dans d'autres parties du corps et sont connus pour être impliqués dans certains problèmes de santé, comme les infections des voies urinaires, les otites et la sinusite chronique. D’après les chercheurs, savoir comment le corps interagit avec la prolifération des bactéries lors de la gingivite peut nous éclairer sur de nombreuses maladies liées à un bio-film.  

« Les données générées par l'étude seront cruciales dans le développement de nouvelles approches pour le traitement de la gingivite », a déclaré Leslie Winston, DDS, Ph.D., co-auteur de l'étude et directeur des relations professionnelles et scientifiques de P&G Oral Care. « Nous prévoyons de mener des recherches supplémentaires pour identifier les bio-marqueurs des maladies gingivales chez les sujets à risque et nous espérons que cela mènera à de nouvelles options thérapeutiques et mesures préventives plus avancées. »

 

À propos de l’étude

L'objectif de cette étude était de comprendre la gingivite au niveau moléculaire en identifiant les changements dans l'expression des gènes qui ont lieu dans la bouche lors de l'apparition de la gingivite et du processus de guérison. Quatorze personnes en bonne santé présentant une légère gingivite ont participé à l'étude. Après un brossage des dents de référence, la gingivite est introduite dans chaque participant, et ensuite chacun adhère à un régime d'hygiène buccale de deux brossages par jour avec utilisation régulière de fil dentaire. Les tissus des gencives ont été recueillis au départ, quatre semaines après l'introduction de la gingivite et une semaine après la reprise du régime d'hygiène buccale de brossage et d’utilisation de fil dentaire.  

Les données de l'expression génique ont été analysées en utilisant une puce génétique qui a permis aux chercheurs de détecter les changements dans l'expression de plus de 30 000 gènes. En appliquant des outils avancés de bioinformatique génomique, les chercheurs ont pu identifier les voies biologiques et les profils d'expression de gènes associés à la gingivite.

Dans le cadre des conclusions de l'étude, les chercheurs ont identifié plusieurs voies biologiques déclenchées par l'apparition et la guérison de la gingivite, dont celles associées aux défenses immunitaires, au métabolisme de l'énergie, aux processus nerveux, au système vasculaire, au chimiotactisme, à la cicatrisation et au métabolisme des stéroïdes.  

L'étude a été financée par National Institutes of Health et Procter & Gamble

 

 

 

Qu'est-ce que la gingivite?

La gingivite est une forme très courante et bénigne de maladie parodontale (des gencives), par laquelle les gencives rougissent, enflent, et saignent facilement lors du brossage ou de l’utilisation de fil dentaire

1. Si elle n'est pas traitée, la gingivite peut évoluer vers une forme plus sérieuse de maladie gingivale appelée parodontite, qui détruit les tissus qui soutiennent les dents. 80% des adultes aux États-Unis présentent une certaine forme de maladie des gencives. Les personnes qui ont de mauvaises habitudes de santé bucco-dentaire, ou celles qui fument ou chiquent du tabac, sont plus susceptibles de développer une gingivite. Les autres facteurs de risque incluent4 :

Le diabète

L’âge

Une diminution de l'immunité

Une mauvaise alimentation

La prise de certains médicaments, tels que des stéroïdes, des médicaments spécifiques contre le cancer, des inhibiteurs calciques et les contraceptifs oraux

La grossesse

Heureusement, la gingivite est réversible grâce à un nettoyage dentaire professionnel et une routine de soin quotidienne comprenant un brossage deux fois par jour, l’utilisation régulière de fil dentaire et un traitement avec des produits d'hygiène bucco-dentaire à base de fluorure d'étain ou de chlorure de cétylpyridinium, tels que certains dentifrices et bains de bouche Crest et Oral-B

5. Une bonne hygiène bucco-dentaire, une alimentation équilibrée et des visites régulières chez le dentiste sont le meilleur moyen de prévenir la maladie.

La biologie de la gingivite : bactéries et bio-films

La gingivite est causée par des bactéries. Les bactéries naturellement présentes dans la bouche réagissent à l’amidon et au sucre des aliments et forment la plaque dentaire, un film invisible de bactéries qui se colle sur les dents et sur tous les tissus mous de la bouche

6. Cette couche de bactéries, ou biofilm, libère alors des produits chimiques qui peuvent endommager les gencives7. En fait, plus de 500 souches bactériennes se trouvent dans la plaque dentaire à la surface des dents et entre les gencives.

Le brossage des dents élimine le bio-film de la plaque, mais il peut se reformer dans les 24 heures. La plaque qui reste sur la surface des dents ou entre les gencives pendant plus de deux-trois jours commence à durcir et forme le tartre, un dépôt minéralisé qui sert de réservoir aux bactéries. Les attaques bactériennes résultent à long terme en une inflammation de la gencive qui, si elle n’est pas traitée, peut provoquer une perte des dents

.

Pour lutter contre les bactéries de la plaque dentaire, la réponse immunitaire de l'organisme recrute des défenses naturelles pour éloigner les bactéries, entraînant une rougeur et une inflammation des gencives

10. Une recherche récente, menée par P&G Oral Care et l'école de médecine dentaire de l’université de Caroline du Nord, a constaté que plus de 9 000 gènes sont impliqués dans la réponse du corps à l'apparition et au processus de guérison associés à la gingivite. Cette connaissance approfondie de la façon dont les tissus des gencives et les systèmes du corps humain réagissent à des bactéries de la plaque dentaire à un niveau moléculaire permettra aux scientifiques et aux dentistes de mieux traiter et prévenir les maladies des gencives.

La gingivite et la santé générale

Les formes avancées de la gingivite et de maladies des gencives ont été associées à un risque accru de maladies respiratoires et cardio-vasculaires, de diabète et de naissance avant-terme, soulignant le lien entre l’hygiène bucco-dentaire et la santé.

Maladies cardio-vasculaires : Les personnes atteintes de maladies parodontales ont presque deux fois plus susceptibles de souffrir d'une maladie des artères coronariennes. Certains chercheurs pensent que les bactéries de la bouche peuvent pénétrer dans le sang et s’attacher aux plaques de graisse dans les artères coronariennes, contribuant ainsi à la formation de caillots qui peuvent déclencher une crise cardiaque.

Diabète : Non seulement les personnes atteintes de diabète sont plus susceptibles d'avoir une maladie parodontale, mais cela peut aussi leur compliquer le contrôle de leur glycémie. Alors que plus de recherches évaluent le lien entre les maladies des gencives et le diabète, des études ont suggéré qu’une maladie parodontale sévère peut augmenter le taux de sucre dans le sang, avec un risque accru de complications pour les diabétiques.

Naissance prématurée - Les femmes enceintes qui ont une maladie parodontale seraient sept fois plus susceptibles d'avoir un bébé prématuré. Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour déterminer comment les maladies des gencives impactent la grossesse, une infection bactérienne semblable à la parodontite chez les femmes enceintes est préoccupante.

Pour plus d'informations sur l'expression génique de la gingivite ou de P&G Oral Care, visitez le site

www.dentalcare.com.

# # #

1

www.mayoclinic.com/health/gingivitis/DS00363

2

www.nlm.nih.gov/medlineplus/ency/article/001056.htm

3

www.nlm.nih.gov/medlineplus/gumdisease.htm

4

www.ada.org/public/topics/periodontal_diseases.asp#faq

5

www.perio.org/consumer/gingivitis.htm

6

www.mayoclinic.com/health/gingivitis/DS00363

7

www.ada.org/public/topics/periodontal_diseases.asp#faq

8

http://www.dentalcarestamford.com/pdf/Denta%20Plaque%20Bi...

9

www.mayoclinic.com/health/gingivitis/DS00363

10

www.perio.org/consumer/gingivitis.htm

11

http://www.perio.org/consumer/faq_periodisease.htm

12

http://www.perio.org/consumer/faq_periodisease.htm

13

http://www.perio.org/consumer/faq_periodisease.htm

Sept Belges sur 10 favorables à la tolérance zéro pour l'alcool au volant

Sept Belges sur 10 sont favorables à la tolérance zéro concernant l'alcool au volant, selon le deuxième baromètre AXA du comportement au volant, présenté mercredi. Selon ce baromètre européen, les conducteurs belges roulent moins vite par rapport à l'année dernière. Le nombre de Belges roulant à plus de 65km/h en ville a baissé de 53 à 43%. Le nombre de Belges roulant à plus de 150km/h sur autoroute est passé de 35 à 30%.
Par rapport aux autres pays européens, le nombre de Belges s'autorisant, parfois ou souvent, à rouler sous l'influence de l'alcool est important. En Belgique, 1 conducteur sur 3 fait parfois ce type d'écart contre 1 sur 5 en Europe. Les conducteurs âgés de 55 à 64 ans (43%) font plus d'écarts que les jeunes (31% dans la catégorie des 35-44 ans).
Par ailleurs, sept Belges sur 10 sont favorables à une tolérance zéro en matière d'alcool derrière le volant.
Enfin, 1 Belge sur 3 utilise son GSM au volant soit la même proportion qu'en 2008. Ce sont les jeunes (18-24 ans) qui utilisent parfois ou souvent leur GSM (56%), contrairement aux seniors (à peine 8%).

Procès Eternit: de 700 à 800 décès par an en Belgique dus à l'amiante

En Belgique, le Fonds amiante (AFA) a indemnisé, en 2008, 236 mésothéliomes, 32 asbestoses et 39 épaississements pleuraux, rappelle mercredi l'Association Belge des Victimes de l'Amiante (ABEVA) à la veille de l'ouverture à Turin du procès de deux dirigeants d'Eternit Italie, l'industriel suisse Stéphane Schmidheiny et le baron belge Louis Cartier de Marchienne. L'ABEVA rappelle dans un communiqué que les cancers liés à l'amiante comme les cancers du poumon et les cancers de la plèvre, appelés aussi mésothéliomes, sont toujours incurables. L'association souligne également que les cancers du poumon dus à l'amiante ne font l'objet d'aucune indemnisation contrairement aux mésothéliomes ou cancers de la plèvre.
Dans le monde, au moins 110.000 personnes décèdent annuellement des suites d'une exposition à l'amiante, selon les données du Bureau International du Travail (BIT) citées par l'ABEVA qui estime le nombre de décès en Belgique à 700 ou 800 par an.
L'ABEVA précise, enfin, qu'elle sera présente à Turin pour témoigner du soutien des victimes belges de l'amiante.

Les Sea King de la base de Coxyde sauvent leur 1.500e personne

Un hélicoptère Sea King de la base aérienne de Coxyde a sauvé, mardi, la 1.500e personne depuis la mise en service de ces appareils en 1976. Un pêcheur blessé a été hélitreuillé de son bateau en mer du Nord mardi. Le 28 juin dernier, les Sea King avaient fêté la 2.500e opération de sauvetage. La base aérienne de Coxyde dispose de quatre Sea King et occupe une soixantaine de personnes. Le gros des interventions se passe en mer du Nord mais les Sea King peuvent aussi intervenir dans l'intérieur du pays.
Des centaines de gens ont été sauvés par les Sea King. La plus importante intervention a eu lieu en mars 1987 lors des opérations de sauvetage des victimes du Herald of free Enterprise.
Cette année, six personnes ont notamment été sauvés sur une falaise près de Douvres.
A la fin 2011, les quatre Sea king seront remplacés par des hélicoptères NH-90.

08/12/2009

La testostérone ne rend pas agressif, selon une étude

Contrairement à une idée largement répandue, l'hormone masculine testostérone ne rend pas agressif, selon les résultats d'une expérience comportementale dont les résultats sont publiés mardi par l'édition en ligne de la revue Nature. Les chercheurs autour de Christoph Eisenegger, de l'université de Zurich, ont observé les comportements de 120 femmes autour d'un jeu de partage d'une somme d'argent, certaines d'entre elles ayant préalablement reçu une dose de 0,5 mg de testostérone et d'autres un placebo. Deux équipes devaient se mettre d'accord sur un mode de partage, à travers à un jeu d'offres et de négociation.
Ils ont constaté que celles ayant reçu de la testostérone "faisaient en général des meilleures offres, plus équitables, que celles ayant reçu des placebos", selon un communiqué de l'université suisse.
"L'administration d'une simple dose de testostérone chez les femmes provoque une amélioration de la sociabilité dans la négociation, réduit les conflits et augmente l'efficacité des interactions sociales", affirme l'étude.
Les auteurs expliquent n'avoir testé que des femmes parce que les effets neurophysiologiques de l'absorption sous la langue de 0,5 mg de testostérone sont connus chez elles, mais pas chez les hommes.
Le mythe liant testostérone et agressivité avait notamment été corroboré par des enquêtes chez des prisonniers montrant que les violeurs avaient un taux de testostérone plus élevé que les condamnés pour vol ou consommation de drogue, rappellent les auteurs qui ajoutent que cette corrélation ne constituait pas une preuve de relation de cause à effet.

Progrès contre la tuberculose: huit millions de décès évités

En quinze ans, quelque 36 millions de personnes ont été guéries de la tuberculose. Selon de nouvelles données, publiées mardi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), jusqu'à huit millions de décès ont été évités. En nombre de décès, la tuberculose vient en second après le VIH/ sida et, en 2008, elle a tué 1,8 million de personnes, dont plus d'un demi-million en association avec le VIH, sur un total de 9,8 millions de cas déclarés.
Mais les données concernant la dernière période de douze mois montrent que jamais autant de patients contagieux ont été guéris, soit 2,3 millions. Avec un taux de guérison de 87% des patients traités, la cible mondiale de 85% a été dépassée pour la première fois depuis qu'elle a été fixée, en 1991, se félicite l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les informations de l'OMS montrent des progrès continus dans la lutte contre l'association mortelle de la tuberculose et du VIH. Entre 2007 et 2008, 1,4 million de patients tuberculeux ont eu un test de dépistage du VIH, soit une augmentation de 200'000.
Pour ceux qui ont eu un test positif, un tiers a bénéficié de la thérapie antirétrovirale indispensable et deux tiers du traitement au cotrimoxazole pour la prévention du risque d'infections bactériennes mortelles.
Le dépistage de la tuberculose et l'accès au traitement préventif à l'isoniazide pour les personnes vivant avec le VIH ont plus que doublé, même si le nombre des personnes qui en bénéficient est encore loin de ce qu'il devrait être.
Les progrès actuels sont encore trop lents pour espérer éliminer la tuberculose, souligne l'OMS. Bien que le nombre de patients guéris ne cesse d'augmenter, des millions sont encore abandonnés à leur sort par manque d'accès à des soins de qualité.
La menace de la tuberculose multi-résistante (tuberculose-MR) et de sa forme encore plus dangereuse, la tuberculose ultra-résistante (tuberculose-UR) continue de planer et de rester sans contrôle dans de nombreuses régions du monde. Sur un nombre estimatif d'un demi- million de cas de tuberculose-MR par an, près de 30'000 sont officiellement notifiés, dont 6000 ont été traités en 2008.

07/12/2009

Les généralistes âgés entre 30 et 40 ans travaillent 49h par semaine

Les généralistes âgés entre 30 et 40 ans travaillent en moyenne 48,9 heures par semaine, selon une étude des genres menée par la sexologue et chercheuse gantoise Sybille Vanweehaeghe et dont l'Artsenkrant a pu prendre connaissance. Les généralistes trentenaires travaillent en moyenne 48,9 heures par semaine, indépendamment du fait qu'ils exercent à titre principal ou complémentaire. Ils effectuent 4.434 prestations par an et utilisent 88,7 carnets.

Les généralistes masculins travaillent significativement plus que leurs homologues féminines. Ils prestent en moyenne 8,5 heures de plus par semaine, ce qui revient à 24 carnets de prestations par an. Les femmes médecins qui ont des enfants travaillent davantage à temps partiel et effectuent moins d'heures par semaine (onze de moins que leurs collègues masculins). Mais les trentenaires masculins d'aujourd'hui travaillent toutefois moins que leurs prédécesseurs d'il y a 10 ans. La moitié d'entre eux travaillaient alors plus de 60 heures par semaine.

Les trentenaires actuels accordent plus d'attention à leur qualité de vie. Ils évaluent leur travail avec une cote de 7,7 sur 10, sont contents du contenu de leur travail (7,3), mais ils sont moins satisfaits de la pression de travail (5,7) et du temps qu'ils peuvent consacrer à leurs intérêts personnels (5,1). Environ un généraliste sur six âgé de moins de 40 ans a déjà été confronté à un état de burn-out.

L'étude a été menée en 2008. La chercheuse a analysé les résultats de cette enquête pour sa thèse en 2009

Les bébés des milieux défavorisés sont plus difficiles

Les enfants nés de parents peu instruits et dont les revenus sont faibles ont un tempérament plus difficile que les bébés nés de parents ayant suivi des études supérieures. Telles sont les conclusions d'une recherche menée par la psychologue néerlandaise pour enfants Pauline Jansen.
Le différence serait déjà visible après six mois. Les enfants de milieux défavorisés pleurent beaucoup au moment de prendre leur bain, d'être changés ou habillés. Ils ont également davantage de difficultés à s'endormir et réagissent plus vivement aux changements.
Mme Jansen a constaté que "les parents sont souvent très stressés et que la mère souffre souvent de problèmes psychologiques. De plus, il s'agit souvent de familles monoparentales.
La psychologue plaide en faveur d'une détection précoce de ces problèmes de comportement susceptibles, selon elle, de mener à des difficultés grandissantes.
Mme Jansen a également étudié l'influence de l'injustice sociale sur la grossesse. Elle a pu ainsi constater que les femmes peu instruites courent davantage le risque d'accoucher prématurément et d'avoir un bébé dont le poids de naissance est faible.
Cela est du au fait que ces femmes enceintes fument souvent pendant leur grossesse et sont très stressées.

05/12/2009

Recherche dans le domaine de l'ophtalmologie

Dans le cadre du congrès Ophthalmologia Belgica  (www.ophthalmologia.be) rassemblant les ophtalmologues de Belgique, de jeunes scientifiques belges se sont vus remettre des bourses de soutien pour leurs travaux de recherche dans le domaine de l'ophtalmologie. Les trois premiers prix financés par la Fondation Ligue Braille ont été attribués par le FRO (Fonds pour la Recherche en Ophtalmologie).

Le Fonds pour la Recherche en Ophtalmologie (FRO) représente une initiative belge unique en Europe. En effet, le FRO vise à stimuler la recherche en ophtalmologie par l'octroi de bourses à de jeunes chercheurs. Une aide précieuse dans un domaine où les projets de recherche sont nombreux et nécessaires, mais manquent souvent de moyens financiers pour être menés à bien.


Depuis 2006, la Fondation Ligue Braille s'associe au FRO pour soutenir la recherche scientifique en ophtalmologie. La Fondation Ligue Braille a pour mission de favoriser le développement de nouveaux traitements pour soigner les pathologies visuelles. À titre exceptionnel, en cette année du Bicentenaire de la naissance de Louis Braille, la Fondation Ligue Braille a remis un 'prix spécial Louis Braille' en plus des deux prix habituels. Cette année, la  contribution de la Fondation s'élève à 75.000 euros.

Rendus public, , lors du congrès Ophtalmologia Belgica 2009, les projets primés ont été sélectionnés par un jury international qui a évalué leur valeur scientifique, leur originalité, leur faisabilité et leur importance pour l'ophtalmologie. Les projets soutenus par la Fondation Ligue Braille sont ceux des Docteurs Nadia Zakaria, Valérie Elmaleh et Ingeborg Stalmans.

Le Prix Spécial Louis Braille. Améliorer la transplantation de la cornée, un projet de recherche de Nadia Zakaria (UIA).
La cornée est une structure transparente qui protège l’œil du monde extérieur et qui focalise la lumière de façon à ce que l’image arrive sur la tache jaune (macula) de la rétine. Ce hublot de notre œil peut perdre sa transparence à la suite de nombreuses maladies, ce qui provoque une mauvaise vision voire une cécité. Une transplantation de cornée est généralement une solution pour autant que les cellules épithéliales soient présentes. Elles empêchent la croissance des vaisseaux sanguins de la conjonctive dans la cornée, ce qui provoquerait son opacification. Les cellules épithéliales cornéennes peuvent être mises en culture et, après expansion, être transplantées sur une membrane neutre au plan biologique et immunologique. Cette transplantation offre de très bonnes chances de réussite à condition que les cellules souches proviennent du patient. Si elles proviennent d’un donneur, les chances de réussite de la transplantation diminuent considérablement. Pour éviter le phénomène de rejet, les cellules épithéliales cornéennes peuvent être traitées de manière à mieux résister au rejet. Il existe plusieurs méthodes à cet effet, notamment l’électroporation. L’électroporation consiste à perturber la membrane cellulaire des cellules épithéliales de telle sorte que de petites parties de l’ARN1 cellulaire sont remplacées par de l’ARN manipulé, plus résistant au rejet. Si les expériences donnent les résultats escomptés en laboratoire, elles pourront être appliquées sur des modèles chez l’animal pour ensuite, en cas de succès, être appliquées chez l'homme. Les chances de réussite de la transplantation de cellules souches de l’épithélium cornéen pourraient être considérablement augmentées, ce qui ferait reculer les limites au-delà desquelles survient le rejet après transplantation de cellules souches.

Le premier Prix Fondation Ligue Braille. Recherche d'un traitement de l'uvéite auto-immune, un projet de recherche de Valérie Elmaleh (ULB). L’uvéite est une maladie se manifestant par un œil rouge, douloureux et parfois par une baisse de la vision. Il en existe de multiples causes, notamment infectieuses. Le travail de la chercheuse porte ici sur la forme auto-immune : lorsque l’inflammation est due aux propres cellules de l’individu réagissant contre l’œil. Les traitements existant pour cette maladie sont lourds à supporter et entraînent souvent de nombreux effets secondaires. C’est pourquoi, il est capital de développer de nouvelles thérapeutiques. Une approche thérapeutique locale serait particulièrement intéressante. En effet, les patients atteints d’uvéite auto-immune ont rarement d’autres organes atteints, en dehors de l’œil. Malheureusement, quand un médicament est injecté directement à l’intérieur d’un œil, il est progressivement dégradé et des injections répétées sont donc nécessaires. Ceci est traumatisant et parfois risqué dans un œil déjà enflammé. Une approche originale de ce problème est d’utiliser des vecteurs : des virus qui servent à transporter le traitement actif. Une fois injecté dans l’œil, le vecteur s'intègre dans les cellules oculaires qui produisent ensuite elles-mêmes leur médicament. Ces vecteurs sont composés de deux parties principales : un gène d’intérêt et un promoteur. Le gène d’intérêt est, par exemple, le futur médicament tandis que le promoteur est un ensemble de molécules qui vont permettre d’assurer la production du gène d’intérêt par les cellules oculaires. Actuellement, les promoteurs déjà disponibles sont capables de produire le gène d’intérêt de manière continue. Cependant dans une maladie inflammatoire où le médicament ne devrait idéalement être produit que lorsqu’il y a inflammation, cette production constante n’est pas souhaitable. Il faut donc améliorer la régulation de la production du médicament, c’est-à-dire le promoteur. Ceci est précisément le sujet du projet de travail de Valérie Elmaleh. Son équipe de recherche a utilisé un vecteur qui ne produit le médicament que lorsqu'il y a inflammation. Dans cette phase préliminaire, le vecteur ne produit pas encore le médicament, mais il produit une molécule de couleur verte, facilement détectable en microscopie. Les tests de la chercheuse sont encourageants car ils montrent que le vecteur ne s'active que lorsque les animaux sont malades. Valérie Elmaleh souhaite utiliser un vecteur qui ne produira plus simplement une protéine verte, mais un véritable médicament. Dans l'objectif d'obtenir un système où le développement de l’uvéite modulerait la production de son propre traitement.

Le deuxième Prix Fondation Ligue Braille. La Neuroglobine, une perspective thérapeutique pour le glaucome. Un projet de recherche d'Ingeborg Stalmans (KUL). Le glaucome est une affection chronique du nerf optique. Elle est la deuxième cause de cécité irréversible. Cette maladie est caractérisée par une perte progressive des neurones de la rétine, ce qui entraîne une perte du champ visuel. Actuellement, le traitement vise une baisse de la pression intraoculaire. Cependant, un manque d’oxygène dû à un apport sanguin insuffisant est également à prendre en considération. Certains patients ayant une bonne pression intraoculaire développent néanmoins une perte du champ visuel progressive. Pour ces raisons, un traitement uniquement focalisé sur la pression intraoculaire élevée ne suffit pas. De nouvelles stratégies s’imposent afin de mieux protéger les neurones optiques. Un meilleur apport d’oxygène aux cellules ganglionnaires pourrait constituer une nouvelle forme de traitement. La Neuroglobine (Ngb) est une molécule qui peut lier et distribuer de l’oxygène aux tissus. Elle se trouve surtout dans des tissus neuraux. La Neuroglobine joue un rôle protectif lors d’apport sanguin insuffisant au cerveau. La rétine contient une grande concentration de Neuroglobine. Cette dernière est présente en de plus grandes quantités dans les yeux de patients atteints du glaucome avancé. Ingeborg Stalmans et son équipe estiment que la Neuroglobine pourrait jouer un rôle protectif pour les cellules ganglionnaires des patients atteints du glaucome. Il faudrait déterminer si les modèles animaux ayant le plus de Neuroglobine sont moins enclins à développer le glaucome. La chercheuse envisage d'augmenter les concentrations de Neuroglobine dans la rétine animale à l’aide de la thérapie génique, dans le but de protéger les cellules ganglionnaires et de retarder le glaucome. Si les expérimentations, réalisées en laboratoire, produisent l’effet escompté, elles pourraient être appliquées lors d'études cliniques. Cela signifie qu'outre le traitement pour la pression intraoculaire, on disposerait d’un traitement qui anticiperait la disparition des neurones à cause d’un manque d’oxygène. Influencer ces deux facteurs qui jouent un rôle dans le développement du glaucome est l'objectif de la chercheuse. Cela pourrait améliorer considérablement la qualité de vie des patients atteints du glaucome.

04/12/2009

L'utilité de l'appendice

L'appendice ne sert à rien. Il ne présente que des inconvénients. Il peut s'enflammer et s'infecter - c'est ce qu'on appelle l'«appendicite». Le chirurgien doit alors le retirer pour éviter qu'il ne provoque, en se perforant, une péritonite, une complication qui met en jeu le pronostic vital. L'appendice ne serait donc qu'un mystérieux vestige de l'évolution. Richard Darwin le voyait comme le reste d'une lointaine époque où nos ancêtres vivaient dans les arbres et se nourrissaient de feuilles. Il basait cette hypothèse sur le fait que de nombreux herbivores ont eux aussi un appendice, mais de forme très différente. Depuis plusieurs années, une équipe de chercheurs américains de l'Université Duke (Caroline du Nord) bat en brèche le credo de l'inutilité de l'appendice. Cette excroissance d'une dizaine de centimètres située au bout du colon a, selon eux, un rôle bien réel. Elle sert de refuge aux «bonnes bactéries» qui tapissent les parois de notre intestin. Lors de fortes diarrhées, ces micro-organismes sont protégés à l'intérieur de cet abri naturel à partir duquel ils peuvent recoloniser l'intestin. Chez l'homme et les primates, la communication entre l'intestin et l'appendice n'est pas directe. Elle se fait par un renflement qui forme une sorte de barrière.

Cent mille milliards de bactéries

Leur explication est séduisante et, surtout, elle va dans le sens de nombreuses découvertes récentes qui montrent le rôle essentiel des bactéries intestinales dans la digestion des aliments et la santé de chaque individu. Chez un homme adulte, on estime que la flore intestinale est composée de cent mille milliards de bactéries, soit un poids total de près de 1,5 kg. Ces micro-organismes sont empilés sur des couches superposées le long du tube digestif, formant des biofilms qui protègent l'intestin contre des bactéries toxiques ou des agressions extérieures. (Source: lefigaro)

03/12/2009

8.593 nouveaux cas de grippe A/H1N1

Sur un total de 26.283 consultations de patients s'étant présentés chez leur médecin avec un état grippal, l'extrapolation de l'Institut Scientifique de Santé Publique a livré 8.593 nouveaux cas de grippe A/H1N1 pour la semaine passée. Le suivi effectué par les médecins vigies indique donc que pour la quatrième semaine consécutive, il y a une baisse significative du nombre de nouveaux cas dans notre pays. La phase épidémique a commencé dans notre pays au début du mois d'octobre et a été ascendante durant un mois. Même si le nombre de cas diminue depuis quelques semaines, nous nous trouvons toujours dans la phase épidémique. Une reprise de la maladie reste tout à fait possible.
Le nombre de personnes contaminées par la grippe A/H1N1 reste relativement limité. L'épidémie n'a pas encore eu d'impact significatif sur la population. Son ralentissement nous offre l'opportunité de vacciner un maximum de personnes appartenant à un groupe à risque avant qu'elles n'attrapent la maladie, comme conseillé par l'Institut Scientifique de Santé Publique.
Depuis le déclenchement de la maladie, le Commissariat interministériel Influenza a été informé de 14 décès attribués à des complications liées à une infection grippale. La présence de la grippe A/H1N1 n'a actuellement aucun impact significatif sur le taux de mortalité.
Depuis le début de la pandémie A/H1N1 fin avril, 195 448 personnes ont été contaminées dans notre pays. Les informations épidémiologiques concernant la grippe dans notre pays se trouvent sur le site d' l'Institut Scientifique de Santé Publique à l'adresse suivante : http://www.iph.fgov.be/flu/
La vaccination des groupes à risque est toujours en cours. Durant ces dernières semaines, 2 279 500 doses de vaccins ont été délivrées aux médecins généralistes et aux institutions de soins, via les pharmaciens. Début de la semaine prochaine, un demi-million de doses seront encore livrées, afin que l'offre puisse partout suivre la demande.
L'enregistrement obligatoire des vaccinations reste plus lent que la vaccination même. Actuellement, 518.490 vaccinations ont été enregistrées dans le système électronique. Le Commissariat interministériel Influenza souhaite insister une fois de plus sur l'importance de l'enregistrement par les médecins. Dans le cadre de la pharmacovigilance, un enregistrement complet est essentiel pour la protection de la population.
Toutes les informations concernant la campagne de vaccination se trouvent sur le site www.influenza.be

Le nombre de personnes portant un appareil auditif a augmenté de 20%

Le nombre de personnes portant un appareil auditif a augmenté de 20% au cours des cinq dernières années, selon les chiffres de l'Inami. Cette hausse s'explique notamment par le nombre sans cesse croissant de personnes âgées, mais également pas l'amélioration de la technologie, indique jeudi la VRT. "Les appareils auditifs ont connu de nombreuses améliorations au cours des dernières années", explique l'ORL Michael Boedts. "Auparavant, ils n'étaient vraiment utiles que pour les personnes malentendantes, mais à présent ils peuvent également servir pour les personnes souffrant d'une légère déficience auditive ou qui souffrent des bruits environnants".
Le tabou entourant les appareils auditifs tend également à disparaître. Les différents modèles étant plus esthétiques, le pas est plus facile à franchir. "Le port d'un appareil auditif est moins associé à la vieillesse, mais plutôt à la technologie de pointe et à la modernité", explique le docteur Boedts.

02/12/2009

La consommation de drogues en prison est un réel problème de santé

L'usage de drogues dans les prisons belges est un réel problème de santé, indique le SPF Justice après une enquête qui révélait qu'un tiers des détenus consomme de la drogue. L'injection d'héroïne est la principale source de problèmes. Les autres risques pour la santé sont causés par les tatouages et les relations sexuelles à risques. Le cannabis est la drogue la plus consommée, devant l'héroïne et les benzodiazépines. Le nombre de détenus qui s'injectent des produits anesthésiants est limité à 3 pc des consommateurs. "Mais ils le font dans des conditions très dangereuses", indique Catherine Van Huyck de l'asbl Modus Vivendi, qui s'occupe des détenus dépendants à la drogue. "Ils se droguent avec des seringues qu'ils fabriquent eux-mêmes et qui sont ensuite utilisées par d'autres détenus", poursuit-elle.
Les détenus qui s'injectent de la drogue ont 15 pc de chances supplémentaires d'être contaminés par des infections comme l'hépatite B ou C. Les détenus qui se font tatouer en prison se mettent aussi en danger car ils utilisent des aiguilles qu'ils fabriquent eux-mêmes. Il y a également des tatouages réalisés à l'encre de Chine, ce qui est très toxique.
Modus Vivendi demande des mesures qui permettraient de mieux protéger la santé des détenus. "Cela peut aller de la distribution de matériel de décontamination à la mise à disposition de seringues. Il faut également qu'il y ait davantage de thérapies de substitution, avec de la méthadone et d'autres produits".
Selon le SPF Justice, seuls 3 pc des détenus suivent un programme de substitution.

L'Agence mondiale antidopage valide son "passeport de l'athlète"

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a validé mercredi son "passeport de l'athlète" en fournissant aux fédérations sportives intéressées un mode d'emploi pour mettre en place ce nouvel outil qui permet de convaincre un sportif de dopage à partir des effets constatés sur l'organisme. "C'est un grand pas en avant. Ce n'est pas la fin de tous nos problèmes mais un instrument supplémentaire", a souligné le président de l'AMA, John Fahey.
Contrairement à un contrôle antidopage classique qui s'attache à détecter une substance interdite dans les urines ou le sang d'un athlète, le passeport se base sur le suivi du profil biologique d'un sportif, en pointant les variations anormales de ses propres paramètres.
L'AMA a ainsi adopté mercredi les "lignes directrices opérationnelles pour le Passeport biologique de l'athlète", qui fixent les règles à respecter pour la collecte, le transport, la conservation et l'analyse des échantillons servant à établir le profil, et expliquent comment gérer les résultats.
L'idée n'est pas de rendre obligatoire le passeport biologique, l'AMA sachant que certaines fédérations n'ont tout simplement pas les moyens de mettre en place un instrument aussi coûteux, mais d'harmoniser les procédures.
Le passeport peut être utilisé à deux niveaux: "pour identifier les tricheurs et les poursuivre, ou lorsque les preuves ne sont pas suffisantes pour poursuivre, pour avoir des indications permettant de cibler les athlètes en faisant des contrôles antidopage intelligents", a expliqué le directeur juridique de l'AMA, Olivier Niggli. (AFP)

Se disputer au travail serait bon pour le cœur

Une enquête, publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health, aurait démontré que les hommes qui refuseraient de se confronter à leurs supérieurs ou collègues sur leur lieu travail auraient deux fois plus de risques de succomber à un problème cardiaque.

Au contraire ceux qui n'hésiteraient pas à parler ouvertement de leurs difficultés à leurs collaborateurs ou responsables auraient un risque beaucoup moins élevé de souffrir d'un problème de coeur. Il se serait par ailleurs avéré que ceux évitant les conflits au bureau seraient plus à-même de souffrir de maux de ventre et de tête. Il s'énerveraient aussi plus facilement à la maison. Cette étude réalisée auprès de 2.700 hommes et sur huit années, s'est penchée sur la relation entre les conflits sur le lieu de travail et la santé. Des examens ont pour cela été effectués afin de connaître le taux de cholestérol, la pression sanguine et la masse corporelle des hommes suivis, tous âgés d'une quarantaine d'années. Lorsque cette étude a pris fin, 47 hommes étaient décédés ou avaient souffert d'attaques cardiaques. A l'origine cette étude devait également inclure les femmes, mais les statistiques ont démontré que le peu de femmes souffrant d'attaques cardiaques n'aurait pas permis de tirer des conclusions. (Source: zigonet)

Liège: inauguration d'un nouveau Centre d'Expertise médicale pour handicapés

L'inauguration des nouveaux locaux du Centre d'expertise médicale de Liège a eu lieu mardi matin en présence de Didier Reynders, vice-premier ministre en charge de la Régie des Bâtiments et de Jean-Marc Delizée, secrétaire d'Etat aux Affaires sociales chargé des Personnes handicapées. Le Centre d'expertise médicale de Liège est l'un des dix centres régionaux de la Direction générale (DG) Personnes handicapées du Service public fédéral Sécurité sociale. Il a pour tâches principales la reconnaissance et l'évaluation du handicap.
Jusqu'en juillet 2008, il était logé dans un bâtiment loué qui ne répondait plus aux besoins spécifiques de ses services. Le besoin de plus d'espace était pressant. Désormais, la Régie des Bâtiments loue un rez-de-chaussée dans un immeuble de la rue des Anglais, à Liège. Ce rez-de-chaussée est facile d'accès pour les personnes à mobilité réduite, se situe près du centre ville et est facilement accessible en voiture ou en transports en commun. Il est en outre entièrement équipé tant sur le plan de la sécurité que sur le plan de la télécommunication.
Techniquement, le Centre occupe une surface de plus de 500 mètres carrés. La durée de la location par la Régie des Bâtiments est de 9 ans et son coût, de 73.000 euros.