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12/03/2010

Le séquençage du génome de patients révèle la cause génétique de la maladie

Des chercheurs américains ont entièrement séquencé le génome de malades et de membres de leurs familles immédiates, identifiant la cause génétique spécifique de leur maladie ce qui ouvre la voie à un recours accru à la génomique pour des traitements personnalisés, selon des travaux publiés mercredi. La première recherche menée par le Dr James Lupski du Baylor College of Medicine au Texas (sud), à la fois chercheur et objet de l'étude, a permis de séquencer son propre génome et de déterminer précisément le gène responsable de la maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT) dont il souffre.

C'est une affection neurologique rare entraînant des troubles de la marche et une déformation fréquente des pieds. Ce syndrome n'affecte pas l'espérance de vie.

Le séquençage du génome du Dr Lupski a révélé différente mutations dans des copies du gène SH3TC2 transmis par ses parents. Alors que ces derniers ne souffrent pas de la maladie, quatre de leurs enfants ont hérité de ces mutations génétiques et sont atteints de CMT.

La seconde étude, publiée la revue en ligne Science Express conduite par l'"Institute for Systems Biology" à Seattle (nord-ouest) a permis de séquencer le génome d'une famille de quatre, confirmant notamment le rôle joué par plusieurs gènes dans deux maladies rares dont souffrent les deux enfants mais pas leurs parents.

Il s'agit du syndrome de Miller, caractérisé par des malformations faciales et des membres et de la Dyskinésie Ciliaire primitive affectant les cils vibratiles dans les voies respiratoires.

11/03/2010

Léo le lysosome a été baptisé à l'UCL

 

Léo, la mascotte de l'association Vaincre les maladies lysosomales (VML), a été symboliquement baptisé dans les locaux de la fondation De Duve à Bruxelles en présence de son parrain, le professeur Christian De Duve, ainsi que du bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, Olivier Maingain (FDF). Léo est né à l'initiative de VML le 28 février dernier au Trocadéro à Paris. L'association française désirait créer un symbole visuel pour fêter son vingtième anniversaire. La marraine de la mascotte est Claudie Haigneré, ancienne ministre française de la Recherche, et son parrain est le professeur belge Christian De Duve, prix Nobel de médecine en 1974 pour la découverte du lysosome et de son fonctionnement.

Pour davantage faire connaître les maladies lysosomales, Léo a entamé un tour de France qui comportera également quelques incursions à l'étranger. "Il existe une cinquantaine de maladies", explique Jean-Guy Duranceau, président de VML. "Grâce à la recherche, sept d'entre elles peuvent être traitées et deux essais cliniques débuteront cette année. Malgré cette réussite, nous avons des difficultés à communiquer et à faire connaître ces maladies du grand public".

Il n'existe pas d'associations de patients souffrant de maladies lysosomales en Belgique francophone, mais une antenne belge de VML a été créée pour assurer un relais entre l'association française et les patients belges.

Les maladies lysosomales sont des affections handicapantes dont le point commun est une déficience génétique induisant un défaut de fonctionnement au niveau du lysosome, sorte de système digestif qui élimine ou recycle les particules contenues dans les cellules.

10/03/2010

17 % des patients souffrent de troubles du sommeil

Les pharmaciens sont confrontés plus fréquemment que les médecins généralistes à des clients souffrant de troubles du sommeil. 22 % de leurs clients éprouvent ainsi des difficultés à s’endormir, contre 17 % des patients de généralistes. C’est ce qui ressort d’une enquête effectuée auprès de 150 pharmaciens et 150 médecins généralistes par le bureau d’étude iVOX à l’instigation de Valdispert, fabricant de compléments alimentaires favorisant un sommeil naturel. L’étude a été dirigée par les médecins et spécialistes du sommeil Bruno Ariens et Albert Lachman. Suite aux résultats de cette enquête, Valdispert a créé une brochure pour les patients avec un guide du sommeil dans lequel ils peuvent consigner la qualité de leur sommeil. L’entreprise a également conçu un outil de diagnostic pour les médecins généralistes.

 

Les problèmes psychologiques maintiennent les patients éveillés

D’après les médecins généralistes, en moyenne 17 % de leurs patients souffrent de troubles du sommeil. Les pharmaciens sont confrontés encore plus souvent à ce problème : 22 % de leurs clients se plaignent d’un mauvais sommeil. Pour les médecins comme les pharmaciens, ces troubles trouvent leur origine dans des problèmes psychologiques tels que le stress, l’angoisse et la dépression. Les causes professionnelles (travail à horaires décalés), médicales (médication, apnée du sommeil, hyperthyroïdie, ...) et les facteurs environnants (bruits de la rue ou ronflements du partenaire) jouent un rôle moins important.

 

Les patients veulent une solution « rapide » tandis que les médecins optent pour une approche prudente

Les patients demandent avant tout un somnifère classique, expliquent les médecins généralistes. Ils s’intéressent bien moins aux médicaments naturels et aux conseils sur le sommeil. Lors du traitement de nouveaux patients souffrant d’insomnie, les médecins font preuve de prudence. Ils leur donnent en premier lieu des conseils ciblés et prescrivent un somnifère naturel. Les médecins francophones optent trois fois plus que leurs confrères néerlandophones pour de tels somnifères. Les médecins veillent à écouter leurs patients car c’est une façon de les soutenir.

 

Les pharmaciens attachent de l’importance aux conseils

La plupart des gens atteints de troubles du sommeil demandent à leur pharmacien un somnifère naturel. Un client sur cinq demande des conseils à son pharmacien. Un pharmacien sur cinq envoie ses clients chez un médecin généraliste, comportement significativement plus fréquent en Flandre que dans le reste du pays.

 

La valériane est le produit naturel le plus efficace

60 % des généralistes utilisent parfois des somnifères naturels comme traitement, en fonction des problèmes du patient. 18 % l’utilisent presque systématiquement comme première étape d’un traitement et sont convaincus de son efficacité. Les médecins francophones sont un peu plus nombreux dans ce cas (23 %) que leurs confrères néerlandophones (14 %). 13 % des médecins généralistes n’ont jamais utilisé de somnifères naturels. 7 % n’ont pas eu une bonne expérience avec ceux-ci et 3 % seulement n’y croient pas.

59 % des pharmaciens sont convaincus de l’efficacité des médicaments naturels. 41 % pensent qu’ils sont indiqués comme première étape d’un traitement. Aucun des pharmaciens sondés ne met en doute l’efficacité des produits naturels. Presque tous les pharmaciens conseillent à leurs clients un somnifère naturel lorsque ceux-ci se plaignent de troubles du sommeil.

 

Lorsqu’on leur demande quel est le produit naturel le plus efficace pour traiter l’insomnie, 61 % des médecins sondés répondent la valériane. Les pharmaciens sont 75 % à partager cet avis.

 

Ce sont les femmes médecins qui évitent surtout les somnifères classiques

L’enquête a également sondé l’attitude des médecins généralistes vis-à-vis des somnifères classiques et naturels. 59 % pensent qu’il faut éviter autant que possible les somnifères classiques. Les femmes médecins sont bien plus nombreuses à le penser (87 %) que leurs confrères masculins (48 %), au même titre que les médecins néerlandophones (68 % contre 42 % pour les francophones) et les généralistes de moins de 35 ans (77 %).

17 % des médecins généralistes disent prescrire des somnifères classiques à cause de l’insistance de leurs patients. 8 % des médecins généralistes se disent partisans des somnifères classiques. 16 % des généralistes déclarent trouver difficilement une alternative aux somnifères classiques.

 

La moitié des pharmaciens s’opposent à la prescription de somnifères classiques

51 % des pharmaciens pensent qu’il faut éviter autant que possible la prescription de somnifères classiques. Un tiers d’entre eux disent pouvoir comprendre que les médecins généralistes prescrivent des somnifères classiques en raison de l’insistance de leurs patients. Les partisans des somnifères classiques sont rares parmi les pharmaciens : ils ne sont qu’un pour cent.

 

De nombreuses plaintes concernent des enfants atteints de troubles du sommeil

Une minorité de pharmaciens et de généralistes n’est jamais confrontée à des enfants ayant des troubles du sommeil. En revanche, 14,5 % des pharmaciens et 17 % des médecins généralistes y sont régulièrement à très régulièrement confrontés. Un quart des médecins à qui l’on pose des questions sur des troubles du sommeil d’enfants conseillent d’attendre. 15 % proposent de donner un somnifère naturel à l’enfant. Plus de la moitié des pharmaciens recommandent quant à eux un somnifère naturel. Les pharmaciens attachent une grande importance à leurs conseils : ils sont presque aussi nombreux que les médecins généralistes à donner des conseils ciblés ou détaillés en matière de sommeil.

Un cinquième des pharmaciens envoie chez un médecin les parents dont un enfant dort mal.

 

16 % des patients âgés cessent de consommer des somnifères classiques sur conseil de leur médecin

5 % des médecins n’attachent pas d’importance à ce que les personnes âgées cessent la consommation de somnifères classiques. 13 % n’essayent pas de convaincre ces patients de réduire leur consommation, parce que cela n’aide pas d’après eux. 48 % des généralistes essaient parfois de convaincre leurs patients âgés d’arrêter ou de réduire leur consommation ; 35 % le font systématiquement.

Ceux qui en parlent parfois ou de façon systématique expliquent qu’environ 16 % des patients âgés parviennent à arrêter les somnifères grâce à leurs conseils.

 

La brochure pour les patients les aide concrètement

Tant les pharmaciens que les médecins généralistes ont besoin d’une liste de questions, d’une brochure et d’un guide du sommeil pour aider leurs patients souffrant d’insomnie. C’est pourquoi le médecin Bruno Ariens a écrit à la demande de Valdispert une brochure pour les patients intitulée« Le Guide du bon sommeil ». « Les troubles du sommeil ne disparaissent pas d’eux-mêmes », explique le médecin M. Ariens. « Tant les médecins que les patients doivent agir. C’est pour cette raison que je donne dans cette brochure non seulement des conseils aux patients, mais également une liste de questions auxquelles ils doivent répondre ainsi qu’un journal servant à consigner la qualité de leur sommeil pendant deux semaines. Grâce à ces informations, les médecins pourront proposer plus rapidement un traitement adéquat. » La brochure peut être obtenue auprès des médecins et des pharmaciens. Vous pouvez également la télécharger via www.valdispert.be.

Les cuisses font partie des parties du corps que l’on déteste le plus

Fora white-2.jpgUne étude internationale  menée par MBT, pionnier de la chaussure physiologique, a montré que les cuisses sont la partie la moins aimée du corps. Cette étude a été menée sur plus de 9000 personnes dans 9 pays différents. Ce qui est étonnant, c'est que ce complexe sur les cuisses touche aussi bien les hommes que les femmes. En deuxième position sur cette liste, on retrouve le cou, suivi par le ventre et les fesses. La partie du corps que les personnes interrogées préfèrent est le visage.

"Ces résultats ne nous surprennent pas vraiment.", déclare Matthias Schneider, expert scientifique en sport à la MBT Academy. "Beaucoup de personnes n'ont pas assez de temps dans leur vie quotidienne pour muscler leurs jambes."

Des études ont démontré qu'en adaptant les chaussures, il est possible de trouver une solution à ce problème. Selon une étude menée par la Sheffield Hallam University  (UK) la marche avec les MBT augmente l'activité musculaire des cuisses (biceps femoris) de 19%. Une autre étude menée par la Calgary University  (Canada) a démontré que l'activité du muscle de l'intérieur de la cuisse (vastus medialis) est 37% plus élevée lorsque l'on porte des MBT que lorsque l'on porte des chaussures traditionnelles.

Il ya aussi une bonne nouvelle pour tous ceux ayant besoin d'un petit coup de pouce pour rester au régime. Une étude   a été menée sur des personnes suivant le programme Weight Watchers tout en portant des MBT. Les résultats ont démontré qu'elles ont perdu 12% de poids supplémentaire que les participants de ce même programme ne portant pas les MBT. De plus, les utilisateurs des MBT avaient moins mal aux genoux, au dos et au cou. Les résultats de cette étude ont été confirmés par une recherche initiée par l'Université de Salzburg . Cette recherche a prouvé que le fait de courir lentement avec des MBT augmente la consommation d'énergie de 13%, comparé à la course lente avec des chaussures de course traditionnelles.

« La charge qui s’exerce sur les articulations des extrémités inférieures est largement réduite lorsque l’on porte des chaussures MBT.» déclare le Prof. Dr. Erich Müller de l’Université de Salzburg. « Nous avons également remarqué que la dépense en énergie est accrue en raison de l’activité du muscle supérieur de la jambe qui stabilise les articulations de l’extrémité inférieure. Ceci signifie que même une course à faible vitesse aide à améliorer la forme physique. La course à faible vitesse avec des chaussures MBT est donc un excellent exercice de fitness pour les personnes souffrant de surpoids. »

Grâce à la construction de semelle particulière des MBT, les muscles des jambes et du dos sont activés presque sans qu'on le remarque. Il n'y a plus d'excuses pour lutter contre les kilos superflus de l'hiver!

 

Le nombre de patients en insuffisance rénale chronique va doubler d’ici 2020

Les maladies du rein sont souvent ignorées du grand public et diagnostiquées tardivement.  Elles frappent un nombre croissant de personnes en Belgique et dans le monde. A l’échelle mondiale, elles sont 500 millions à en souffrir, soit 1 adulte sur 10. Dans notre pays, 11.000 personnes sont en insuffisance rénale terminale dont 6.700 sont dialysés. Chaque année, 5% de nouveaux cas d’insuffisants rénaux sont diagnostiqués1. Si aucune mesure n’est prise, les cas d’insuffisances rénales vont exploser ces prochaines années. Or ce n’est pas une fatalité. Un dépistage précoce permettrait de les éviter ou de les retarder sans devoir aller jusqu’à la dialyse et la transplantation, les deux traitements de l’insuffisance rénale terminale. Une bonne nouvelle tout de même : les techniques de dialyse ont fait beaucoup de progrès au niveau de la sécurité, de l’efficacité et de la facilité d’utilisation. Aujourd’hui les personnes en insuffisance rénale qui doivent être dialysées ont le choix entre l’hémodialyse pratiquées en centre ou à domicile et la dialyse péritonéale (à domicile). Outre l’avantage financier pour le budget des soins de santé, les techniques pratiquées à domicile permettent maintenant de se traiter chez soi et de garder une vie quasi normale.

 
Le diabète, l’une des causes principales des maladies rénales
Le diabète, véritable fléau de notre société, est une des principales explications - avec l’hypertension - de cette multiplication des cas d'insuffisance rénale. Aujourd’hui, 1 Belge sur 20 est atteint du diabète. Or, son impact sur les reins est largement ignoré par la population.  A l'occasion de la Journée Mondiale du rein ce 11 mars prochain, les spécialistes mettent en exergue le rôle majeur du diabète dans la genèse de l'insuffisance rénale. « Un dépistage régulier de l'insuffisance rénale chez les personnes à risque, au premier rang duquel se trouvent les personnes souffrant du diabète (avec les hypertendus) permettrait en association avec un traitement précoce d'éviter cette maladie du rein ou de la retarder. Une simple prise de sang associée à une analyse d’urine suffit à poser le diagnostic.», déclare le Professeur E. Goffin, néphrologue aux Cliniques Universitaires Saint-Luc. Un dépistage précoce est essentiel car plus la maladie est prise à temps, plus on peut retarder sa dégénérescence vers une forme sévère nécessitant les prises en charge lourdes et coûteuses que sont la dialyse et la transplantation.

 

Le rein, un filtre vital du sang

Les reins filtrent jusqu’à 170 litres de sang par jour. Ils produisent l’urine et d’autres déchets toxiques. En cas d’insuffisance rénale, les reins éprouvent des difficultés à remplir leurs fonctions habituelles. Le sang s’intoxique alors progressivement et contamine toutes les fonctions vitales de l’organisme. Il existe plusieurs types d’insuffisance rénale. L’insuffisance rénale aiguë qui survient suite à un accident, une intoxication ou une infection sévère. Elle est réversible si elle est traitée rapidement. L’insuffisance rénale chronique survient, suite à une maladie, comme le diabète et évolue souvent vers une insuffisance rénale terminale. Ce sont précisément les cas d’insuffisance rénale chronique qui augmentent dangereusement. « D’ici 2020, le nombre de patients souffrant d’insuffisance rénale chronique aura doublé », ajoute le Professeur Goffin. Au stade terminal, les reins ne fonctionnent plus et les traitements possibles sont la transplantation et/ou la dialyse.

 

Bien choisir sa dialyse

La transplantation rénale est une intervention chirurgicale lourde. Les demandes sont nombreuses, les donneurs pas. Pour beaucoup, la dialyse est le seul moyen de se traiter. «La dialyse est une méthode de filtration du sang qui permet d’éliminer les déchets toxiques et l’excès d’eau qui s’accumulent dans l’organisme. A l’heure actuelle, elle concerne 6.700 Belges1. Le moment qui précède la dialyse est crucial pour le patient. Il est important pour lui d’être informé de toutes les possibilités. Aujourd’hui il existe deux types de dialyse : l’hémodialyse (HD) et la dialyse péritonéale (DP). Pour l’hémodialyse (qui peut se faire soit à domicile, soit en centre), le dialyseur qui filtre le sang est situé à l’extérieur du corps, dans une machine. Pour la dialyse péritonéale (qui peut se faire de jour ou de nuit à domicile), le sang est filtré par le péritoine qui fait office de rein. Le péritoine est une membrane naturelle très vascularisée qui entoure les organes se trouvant dans l’abdomen. Dans ce cas ci, la dialyse s’effectue à l’intérieur du corps. » explique le Professeur Goffin. En général, les dialyses à domicile permettent au patient de garder une qualité vie quasi-normale au vu de leur maladie.

 

Importance de l’implication du patient dans le choix du traitement

Chaque type de dialyse a ses particularités. Par exemple, la dialyse péritonéale de jour (DP continue ambulatoire) doit se faire 4 fois par jour à raison de 20 à 30 minutes par séance et s’effectue facilement de manière autonome partout même en voyage à l’étranger. Il existe également une dialyse péritonéale de nuit (DP automatisée) qui s’effectue automatiquement durant le sommeil du patient. L’hémodialyse (accompagnée ou non) nécessite quant à elle 3h à 5h d’immobilisation par séance,  3 fois par semaine. « C’est donc en fonction du mode de vie du patient et de sa personnalité que le type de dialyse sera défini. Plus le patient est informé des différentes solutions qui s’offrent à lui et est impliqué dans le choix de son traitement, plus il se conformera au traitement et plus les chances de survie seront grandes pour lui » ajoute Roger Carton, président de l’association de patients FABIR. « Aujourd’hui, l’hémodialyse en centre reste la technique la plus largement utilisée (90%) alors que la plupart des patients sont mal informés des autres alternatives à domicile. Outre la qualité de vie qu’elle préserve, les dialyses à domiciles permettraient également d’alléger considérablement le coût de traitement pour la collectivité ».

 

Un exemple parlant : Jean-Louis Clémendot

Qu’y a t-il de commun entre la dialyse et l’Atlantique ? A première vue aucun, et pourtant….

Informé et impliqué dans le choix de sa dialyse, Jean-Louis Clémendot l’a été fortement. Il raconte : « J’avais un rêve, celui de traverser l’Atlantique à la voile. La voile, c’est ma passion depuis que je suis tout petit. Le cauchemar arrive en 2009, quand on m’annonce que je vais devoir être dialysé. Mes rêves de traversée s’écroulent alors. Heureusement, je suis bien entouré, et mon néphrologue m’explique les différentes solutions. Je ne me voyais pas devoir me faire dialyser chaque jour, je trouvais cela contraignant. Mais en y réfléchissant bien, j’ai finalement choisi la dialyse péritonéale et la liberté qu’elle offre. C’est un péritoine à l’intérieur du corps qui effectue le travail du rein, pas besoin de machine imposante. Je ne le regrette en rien. Depuis, avec une excellente préparation et un bon soutien, j’ai entrepris cette fabuleuse traversée de l’Atlantique en solitaire à la voile. Je suis conscient d’être un cas exceptionnel mais Je souhaite être un véritable exemple pour toutes les personnes qui apprennent cette nouvelle de la dialyse. Un choix réfléchi et adapté à son mode de vie est essentiel pour le confort et le bien-être du dialysé. » Retrouvez ses aventures sur le blog : http://www.jeanlouisclemendot.fr/.

Avancée dans la prise en charge du cancer du sein à l'Institut Bordet

Le service de radiothérapie de l'Institut Bordet à Bruxelles vient d'acquérir le Mobetron, un accélérateur de particules qui propose une radiothérapie intra-opératoire (IORT) pour les cancers débutants du sein, a-t-on appris mercredi. Cet appareil permet une avancée dans la prise en charge de la patiente en réduisant la durée du traitement et le risque de récidive. Le Mobetron est un accélérateur de particules qui propose une radiothérapie intra-opératoire par le biais d'un faisceau qui permet une irradiation partielle concentrée uniquement sur la partie du sein atteinte.
La radiothérapie est réalisée en une fois et en quelques minutes durant l'intervention chirurgicale et présente l'avantage pour les patientes de ne plus devoir subir des radiothérapies quotidiennes de 3 à 6 semaines.
Cette radiothérapie est destinée aux patientes ayant une tumeur unifocale (un seul foyer) au sein de maximum 2 cm et qui n'ont pas d'envahissement ganglionnaire.
La technique du Mobetron, qui est un appareil américain acquis pour 1,5 million d'euros, est moins chère que la radiothérapie classique et est remboursée par l'INAMI.
Alors qu'en Belgique, 36 pc des femmes sont confrontées un jour au cancer du sein, la technique réduit de 20 pc le risque de récidive locale à 5 ans et diminue de 5 pc le taux de mortalité à 15 ans.
Dans le futur, la technique du Mobetron devrait pouvoir s'appliquer à d'autres pathologies que le cancer du sein comme les tumeurs digestives, les récidives de cancers à la tête et au cou et certaines tumeurs gynécologiques._BEN8833.jpg

 

 

De quoi s’agit-il ?

 

Le Mobetron est un accélérateur de particules auto-blindé « léger » de 1,2 tonne proposant une radiothérapie intra-opératoire (IORT) grâce à un faisceau permettant une irradiation partielle concentrée uniquement sur la partie du sein atteinte. 

 

Le chirurgien procède, de manière classique, à la tumorectomie.

 

L’irradiation se fait ensuite sous forme d’une dose élevée par l’intermédiaire d’un cône de 3 à 10 cm de diamètre placé sur le site opératoire, dans le sein, la peau étant écartée pour ne pas être irradiée et une plaque métallique protégeant le poumon.

 

L’irradiation est de 1 à 3 minutes. La peau est ensuite refermée.

 

Quelles patientes peuvent bénéficier de cette nouvelle technique ?

 

Les patientes présentant :

 

-         une tumeur du sein de moins de 2 cm, situation de plus en plus fréquente grâce au dépistage de plus en plus précoce ; cette nouvelle technologie ne s’applique qu’aux tumeurs unifocales (un seul foyer), ce qui exclut les tumeurs lobulaires, le plus souvent multicentriques ;

 

-         sans envahissement ganglionnaire.

 

Ceci n’est donc possible que dans un centre comme Bordet qui pratique une technique d’analyse du ganglion sentinelle par biologie moléculaire -technique VERIDEX-, laquelle permet d’analyser le-dit ganglion en cours d’intervention_BEN8847.jpg

 

Quels sont les avantages de cette nouvelle technique ?

 

Le Mobetron réalise la prouesse d’un traitement par radiothérapie en quelques minutes durant l’intervention chirurgicale sur des tumeurs qui constituent la moitié de celles qu’on rencontre aujourd’hui en Europe !

 

Il s’agit d’une avancée majeure pour les patientes en termes de qualité de vie puisqu’elles peuvent rentrer chez elles dès le lendemain de l’opération et ne doivent plus subir 3 à 6 semaines de radiothérapie quotidiennes.

   

De plus, avec cette technique :

-         la peau et les tissus sains ne sont plus irradiés,

-         dans la mesure où 85% des récidives sont localisées dans le lit tumoral, en augmentant le contrôle local, on diminue de 20% le taux de récidives locales à 5 ans et de 5% la mortalité à 15 ans.

 

Quelles sont les perspectives de cette technique ?

 

Une série de projets de recherche ont d'ores et déjà été initiés ou le seront bientôt.

 

Parmi les projets de recherche:

 

-         Evaluation de la diminution des doses d’irradiation au niveau des différentes parties du corps par rapport à la technique de radiothérapie classique;

-         Evaluation de la dose délivrée au niveau du sein contra-latéral par rapport à la technique classique (…)

 

La technique du Mobetron est par ailleurs susceptible de s’appliquer à d’autres pathologies que le cancer du sein comme les tumeurs digestives ainsi que dans les récidives de cancers tête/cou et certaines tumeurs gynécologiques. Un certain nombre d’études cliniques sont, là aussi, planifiées, notamment sur l’impact du contrôle local des récidives pelviennes de certaines tumeurs gynécologiques, urinaires ou digestives.

 

 

L’Institut Jules Bordet

 

Référence en matière de diagnostic, de traitement, de recherche et de formation en oncologie, l’Institut Jules Bordet, hôpital universitaire, est aujourd’hui le seul hôpital autonome en Belgique entièrement consacré à la prise en charge de la pathologie cancéreuse, depuis son dépistage jusqu’à la fin de vie.

 

Tous les acteurs de l’Institut sont spécialisés dans cette prise en charge. Ils interagissent de manière multidisciplinaire afin de déterminer de concert, pour chaque patient, la meilleure attitude à prendre. Près de 6.000 patients sont admis chaque année en hospitalisation et en hôpital de jour.  A cela s’ajoutent plus de 70.000 consultations.

 

L’Institut joue également, depuis plusieurs décennies, un rôle essentiel tant en recherche clinique que fondamentale et tente d'appliquer le plus rapidement possible les découvertes de laboratoire au traitement des patients. Il est aujourd’hui l’un des plus gros centres recruteurs pour les études cliniques de l'Organisation de Recherche et de Traitement du Cancer (EORTC).

 

Il compte non seulement dans ses services des chercheurs et des médecins parmi les plus éminents, mais il forme aussi chaque année des spécialistes venus du monde entier. Cette vocation internationale le hisse parmi les plus grands centres européens de lutte contre le cancer.

 

 

 

 

 

La Clinique du Sein de l’Institut Jules Bordet

 

Créée il y a plus de 20 ans, la Clinique du Sein de l’Institut Jules Bordet -la première en Belgique- offre aux femmes atteintes d’une pathologie mammaire une structure spécialisée multidisciplinaire capable de les prendre en charge de façon totalement intégrée.

 

Médecins de toutes disciplines (chirurgiens, oncologues médicaux, radiologues, anatomo-pathologistes, radiothérapeutes, généticiens…) mais aussi infirmiers, kinésithérapeutes et psychologues spécialisés se concertent au quotidien afin d’offrir aux patientes une prise en charge thérapeutique et un accompagnement optimaux.

 

Pionnière en Belgique, agréée au niveau européen, la Clinique du Sein de l’Institut Bordet prend aujourd’hui en charge plus de 600 nouveaux cas de cancers mammaires par an.

 

Au-delà des soins prodigués, rappelons que la Clinique du Sein de l’Institut Bordet se distingue, depuis sa création, par l’excellence de ses travaux de recherche dans le domaine et ce bien au-delà des frontières. Elle est le siège du BIG (Breast International Group) et

certaines des plus importantes études mondiales y sont actuellement coordonnées.

 

Avec l’acquisition du Mobetron, la Clinique du Sein de l’Institut Bordet est fidèle à sa vocation qui consiste à proposer aux femmes atteintes d’une pathologie mammaire les derniers traitements disponibles.

 

« Les Amis de l’Institut Bordet » asbl

 

 

Depuis leur création, en 1969, les « Amis de l’Institut Bordet » soutiennent moralement et financièrement la lutte contre le cancer à l’Institut Jules Bordet.

 

L’apport financier des « Amis » est considérable. Au cours des cinq dernières années, ils ont mis à la disposition de l’Institut près de 10 millions d’euros, accédant au rang de premier donateur.

 

Le financement de la recherche constitue la priorité des « Amis » avec la volonté de favoriser les liens entre recherche fondamentale et recherche clinique afin que les patients bénéficient le plus rapidement possible des résultats obtenus.

 

L’achat d’appareils de pointe, indispensables pour mener à bien les programmes de recherche, constitue l’autre priorité des « Amis ».

 

09/03/2010

Un cinquième des 75 ans et plus sous anti-dépresseurs

Un cinquième des personnes âgées de 75 ans et plus est sous anti-dépresseurs en Belgique. Dans les maisons de repos, cette proportion passe à près de la moitié. Un tiers de ce seniors combinent les anti-dépresseurs avec des calmants ou somnifères, lit-on mardi dans De Standaard et Het Nieuwsblad. "C'est très préoccupant. Apparemment, le besoin émotionnel des personnes séjournant en maisons de repos est important et nous avons une réponse: des pilules", souligne Stephan, Claes, professeur de la KU Leuven et coordinateur du Metaforum sur l'usage croissant des produits psycho-pharmaceutiques.

26.000 enfants sous camisole

Plus de 26.000 enfants et adolescents hyperactifs sont traités aux amphétamines. Leur nombre a quadruplé en quatre ans. Ils étaient 6.000 en 2004 et 26.560 quatre ans plus tard. Le nombre de jeunes qui se voient prescrire de la Rilatine ou du Concerta a quadruplé en quatre ans à peine.

"Tout le problème est là: on s'appuie sur un diagnostic flou pour prescrire massivement une drogue, un analogue de la cocaïne, dont on connaît les effets indésirables, comme l'insomnie, l'anorexie ou le risque de dépression en cas d'arrêt de traitement", a commenté Monique Debauche, psychiatre coordinatrice du service de santé Free Clinic (Ixelles).

Si les dérivés d'amphétamines contre l'obésité ont été retirés du marché car assimilés à des drogues, on assiste, selon Mme Debauche, manifestement "à une relance de ces molécules par le biais des enfants qui présenteraient 'un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité'".

Paludisme: l'OMS recommande la généralisation d'un test pour le diagnostic

La lutte contre le paludisme, qui affecte 250 millions de personnes dans le monde par an, passe par le recours automatique à un test pour obtenir des diagnostics justes, a estimé mardi l'Organisation mondiale de la santé en présentant ses nouvelles recommandations. Dans son guide actualisé sur la lutte contre la maladie due à un parasite transmis par les piqûres de moustique, l'OMS estime urgent d'empêcher une augmentation des résistances aux traitements et notamment au médicament phare, l'artémisinine.

Cette lutte passe en premier lieu par une administration plus ciblée des traitements médicamenteux.

Pour cela, "l'OMS recommande de procéder à un test diagnostique pour tous les cas présumés", a ainsi expliqué son directeur du Programme mondial de lutte antipaludique, Robert Newman lors d'un point de presse.

Un test efficace et facilement utilisable est désormais disponible, fait valoir l'organisation soulignant que les traitements basés sur les seuls symptômes cliniques augmentaient les problèmes de résistances en cas de mauvais diagnostic.

"Le passage à un test universel du paludisme est une étape cruciale dans la lutte contre cette maladie", a insisté l'OMS dans un communiqué.

Par ailleurs, l'OMS préconise de "retirer du marché la monothérapie orale à base d'artémisinine" arguant que son utilisation accélère également "le développement de la résistance des parasites".

L'organisation recommande depuis plusieurs années les associations médicamenteuses à base d'artemisinine (ACT). Dans son nouveau guide, elle ajoute un cinquième médicament ACT, la dihydroartémisinine-pipéraquine.

08/03/2010

Deux verres d'alcool par jour aident les femmes à lutter contre l'obésité

Les femmes qui boivent deux verres de vin, de bière ou d'alcool fort par jour ont moins de risque de prendre du poids que celles qui ne boivent pas du tout, selon une étude publiée lundi.
Des chercheurs du Brigham and Women's Hospital de Boston, aux Etats-Unis, ont interrogé 19.000 femmes américaines n'ayant pas de problèmes de poids, âgées de 39 ans ou plus, sur le nombre de verres d'alcool qu'elles consommaient quotidiennement, et ont suivi ces femmes pendant environ 13 ans.
Pendant la période de suivi de 13 ans, les femmes qui ne buvaient pas du tout sont celles qui ont pris le plus de poids, et celles qui buvaient l'équivalent de deux verres par jour sont celles qui ont au contraire le mieux résisté aux kilos superflus.
Les auteurs s'abstiennent cependant de recommander la consommation d'alcool comme moyen de lutter contre l'obésité, étant donné les problèmes médicaux et psycho-sociologiques associés à l'alcool.

Testez gratuitement votre fonction rénale

Le jeudi 11 mars 2010 aura lieu la journée mondiale du rein. Au plan mondial, 1 personne sur 10 est touchée par une déficience de la fonction rénale sans s'en rendre compte. Les personnes souffrant de forte tension artérielle et de diabète courent, plus que d'autres, le risque de développement de problèmes rénaux. Or, un dépistage précoce peut prévenir, retarder, voire éviter un traitement lourd.
Le jeudi 11 mars 2010, la Clinique Saint-Jean propose gratuitement à tout un chacun d'effectuer un rapide test de la fonction rénale. Cela se passera en continue de 10h30 à 16h 30 dans le hall d'accueil de la clinique (Site Botanique - Boulevard du Jardin Botanique 32 - 1000 Bruxelles) où une équipe de néphrologues et d'infirmières sera à disposition. Chacun qui se présente recevra un questionnaire qui permettra de déterminer s'il fait partie d'un groupe à risque. Si le "score" obtenu est positif, on lui proposera un test gratuit de sang et d'urine au laboratoire.
Le grand danger est qu'une déficience rénale chronique, même à un stade avancé, ne génère souvent chez le patient que de vagues plaintes et des maux souvent considérés comme bénins…Pourtant, prévient le chef de service de la néphrologie Dr Axel Derwa, une affection rénale non traitée à temps, entraîne ultérieurement des complications certaines.
Lorsque la fonction rénale atteint moins de 10%, le rôle du rein doit être confié à un traitement de substitution comme la dialyse ou la transplantation rénale. Le groupe à risque pour des affections chroniques des reins sont les diabétiques, les patients souffrant d'hypertension, de troubles cardio-vasculaires, de calculs aux reins ou de problèmes de vessie ou de prostate. Le risque de développer une affection rénale augmente sensiblement dans la population âgée de 60 ans et plus.

Les hospitalisations de jour ont triplé entre 1995 et 2008

Le nombre d'hospitalisations de jour a triplé entre 1995 et 2008, passant de 475.000 à 1,16 million, tandis que le nombre d'hospitalisations comprenant une nuit à l'hôpital est entre-temps resté stable, selon des chiffres de la Mutualité Chrétienne récoltés auprès de ses plus de 4 millions d'affiliés. L'hospitalisation de jour se révèle meilleur marché tant pour le patient que pour l'assurance maladie. Le gouvernement belge stimule également l'hospitalisation de jour depuis des années. Et avec succès, indique la Mutualité chrétienne dans un communiqué. Selon elle, une évolution similaire est enregistrée aux Pays-Bas.
En 1995 en Belgique, 70 pc des traitements pour les varices impliquaient une prise en charge classique en institution hospitalière, contre 30 pc une hospitalisation d'un jour. Douze ans plus tard, 82 pc des traitements se faisaient en hospitalisation de jour et 18 pc en hospitalisation classique, ce qui représentait pour le patient une différence de l'ordre de 40 pc sur sa facture (en moyenne 204 euros contre 342 euros).
Les suppléments facturés au patient lors d'une hospitalisation de jour sont aujourd'hui plus difficilement contrôlables que lors d'une hospitalisation classique, ce qui laisse la porte ouverte à des factures exagérément gonflées pour le patient, indique la Mutualité chrétienne, qui demande dès lors une meilleure réglementation en la matière.

Explorez votre sommeil !

Le vendredi 19 mars 2010 aura lieu la journée nationale du sommeil. À cette occasion, le laboratoire du sommeil des Cliniques universitaires UCL de Mont-Godinne ouvre ses portes au public. Tous les visiteurs pourront rencontrer le personnel médical spécialisé et interagir au sujet des troubles du sommeil et des méthodes utilisées pour les diagnostiquer.

Un laboratoire du sommeil ?

Le laboratoire du sommeil est un lieu où se réalisent une série d’examens tels que la polysomnographie ou le test de latence multiple d’endormissement. C’est l’endroit, aussi, où l’on initie les patients aux traitements des apnées du sommeil. La prise en charge repose, tant du point de vue diagnostique que thérapeutique sur un travail d’équipe. Plusieurs spécialités interviennent : les pneumologues, les neurologues, les spécialistes en ORL, en cardiologie, en endocrinologie, en médecine psychosomatique.

La journée nationale.

Le sommeil est un sujet vaste. Le thème proposé pour cette journée nationale est : « Sommeil et personne âgée ». Lors des portes ouvertes proposées à Mont-Godinne, l’équipe ne se limitera pas à répondre aux questions relatives à cette thématique, elle se tiendra à la disposition de toute personne désireuse d’en savoir un peu plus sur le sommeil en général.

De plus, une chambre de polysomnographie pourra être visitée de 13H00 à 16H00. Celle-ci est située en ‘fonction respiratoire’, niveau 0, près du secrétariat de pneumologie. La polysomnographie est l’examen diagnostique de référence de certains troubles du sommeil, notamment les apnées du sommeil (il s’agit de la maladie respiratoire liée au sommeil la plus fréquente). Sa fréquence augmente avec l’âge. Une illustration tant pratique que théorique permettra de documenter l’explication apportée par le personnel présent.

uclmontgodinne.be

Dormir peu favorise l'apparition de mauvaise graisse

Dormir peu favorise l'apparition de graisse viscérale, une des pires graisses qui se focalise autour des organes internes, selon une étude de scientifiques de la Wake University de Winston-Salem, lit-on dimanche sur le site web du New Scientist. Cette étude a porté sur 1.100 personnes durant cinq ans. Les gens de moins de 40 ans, qui dormaient moins de cinq heures par nuit, gagnaient en moyenne 1,8 kilo de graisse viscérale, très nocive pour la santé. Les gens qui par contre dormaient plus de 8 heures ont limité le gain de mauvaise graisse à 0,8 kilo.

La graisse viscérale entoure les organes vitaux dans la région du tronc. Un taux trop élevé de cette graisse augmente les risques d'hypertension, de maladies cardiaques ou de diabète.

La consommation et la vente du tabac sont en baisse

Après une légère augmentation du pourcentage de fumeurs en 2006 et 2007, le CRIOC constate une stabilisation au cours de ces deux dernières années.

Cette constatation est le résultat des 3213 interviews de Belges de 15 ans et plus. Les interviews ont été menées en mars 2009.

Nous notons :

  • Qu'1 consommateur sur 4 fume, dont 20 % tous les jours et 5% occasionnellement.
  • Que, depuis 2007, le pourcentage de gens qui disent fumer quotidiennement a légèrement diminué pour se stabiliser à environ 20%. Probablement en raison de l'interdiction de fumer dans les lieux publics et les entreprises.
  • En 2009, le taux d'hommes fumeurs a reculé de 1% par rapport à 2008, ce qui signifie que 23% des hommes fument.
  • Le nombre de fumeuses a augmenté de 1% l'an dernier ce qui signifie que 17% des femmes fument aujourd'hui.
  • Que le nombre total de fumeurs est plus élevé que la moyenne parmi les personnes entre 40 et 64 ans. En comparaison avec 2008 il n'y a que parmi les trentenaires que l'on observe une augmentation de 8%.
  • Que 51% des fumeurs n'envisagent pas d'arrêter de fumer. Il s'agit d'une augmentation de 10% par rapport à 2008.

Diminution de la vente de tabac

  • En 2009, les ventes de tabac ont chuté: on constate une diminution de 15% dans la vente de cigares  et de 2,5% pour les cigarettes. La vente de tabac à rouler qui a considérablement diminué par rapport aux années 90 a fortement augmenté (17,1%) par rapport à 2008, probablement en raison du prix élevé du tabac.
  • Malgré l'existence d'un autre cycle de vente, les statistiques de ventes confirment les réponses que donnent les consommateurs.
  • L'évolution de la vente de tabac semble suivre la tendance induite par la nouvelle législation interdisant de fumer dans les bâtiments publics. L'observation statistique semble indiquer que le nouveau cadre légal arrive à convaincre les fumeurs de fumer moins.

 Intention d'arrêter de fumer 

  • Un peu moins de la moitié des fumeurs affirment vouloir arrêter de fumer dans un avenir proche mais seulement 13% d'entre eux semblent vraiment déterminés. Il est clair que les actions entreprises pour lutter contre la consommation de tabac doivent être consolidés.
  • Comparativement à l'an dernier, le pourcentage global des fumeurs qui indique vouloir arrêter de fumer est en recul de 11%.

Près de 90 % des femmes pensent que la contraception est signe de liberté

Quatre-vingt-huit pc des femmes estiment que la contraception a joué un rôle majeur pour la liberté des femmes, ressort-il d'une étude de la Mutualité socialiste sur la contraception, présentée à l'occasion de la journée internationale de la femme. Une grosse majorité des 818 femmes francophones, de 14 à 55 ans, habitant Bruxelles et la Wallonie, interrogées dans le cadre de cette étude effectuée en collaboration avec Dedicated Research, pensent que la contraception a eu un impact très important pour la liberté des femmes, comme l'accès au travail et le droit de vote des femmes.

L'étude révèle aussi que la pilule est le moyen contraceptif le plus connu (95 pc), suivi par le stérilet (90 pc) et le préservatif masculin (84 pc). La pilule est aussi le contraceptif le plus utilisé (55 pc), devant le stérilet (16 pc) et le préservatif masculin (8 pc). Onze pc des femmes interrogées déclarent par contre ne pas utiliser de moyen contraceptif.

L'enquête a par ailleurs mis en évidence le fait que l'âge moyen de la première utilisation d'un contraceptif est de 17 ans et demi alors qu'une étude de décembre de la Mutualité Socialiste montre que le premier rapport sexuel a lieu à l'âge moyen de 16,6 ans.

Si la Mutualité Socialiste s'est réjouie de certains résultats positifs tirés de l'étude, elle considère toutefois qu'il reste du chemin à parcourir au niveau de la prévention. Elle a ainsi publié une brochure et mis en ligne un site internet www.loveinrespect.be

 

La pilule, symbole de liberté

88% des femmes pensent que la contraception a joué un rôle très important dans la libération des femmes, au même titre que l’accès au travail (84%) et le droit de vote des femmes (82%).

 

Les comportements et habitudes des femmes en matière de sexualité

Les femmes interrogées semblent privilégier les relations stables. Elles ont connu en moyenne presque 7 partenaires. Plus de la moitié de l’échantillon est sexuellement active au moins une fois par semaine.

 

 

La pilule en tête

La pilule reste de loin le premier moyen contraceptif utilisé (55% dont 78% chez les jeunes de 20 à 30 ans, 56% des femmes de 20 à 29 ans, 45% des femmes de 40 à 55 ans). 11% des femmes n’utilisent pas de moyen contraceptif. En moyenne, les femmes ont déjà essayé 2 moyens contraceptifs (notamment le préservatif !).

 

Contraception : un an de risque ?

En moyenne, les femmes ont utilisé un moyen contraceptif pour la première fois à l’âge de 17 ans et demi (15 ans et demi chez les 14-19 ans contre 18,4 ans chez les 40-55 ans). Il faut mettre en relation ces chiffres avec l’âge déclaré du premier rapport sexuel qui lui est de 16,6 ans chez les femmes de 15 à 29 ans (enquête « Jeunes : Amour, Sexe et Respect », Mutualité Socialiste, déc 2009).

 

Les avantages et les inconvénients

Les principaux avantages reconnus à la pilule sont : la régulation du cycle féminin, le fait de ne pas avoir le stress d’une grossesse « surprise », sa contribution à la liberté de la femme…

 

Le prix est le frein le plus important à l’utilisation d’un moyen contraceptif. 1 femme sur 2 trouve que les moyens contraceptifs sont trop chers. La contrainte de la prise journalière et les effets secondaires de la pilule arrivent en deuxième et troisième position des inconvénients cités. Notons que chez les jeunes filles (14-19 ans) « la peur d’en parler » monte à 41%, elles sont également plus nombreuses (50%) à estimer que la pilule fait grossir.

 

Grossesses non planifiées, contraception d’urgence et avortement

59% des femmes interrogées ont déjà donné naissance à en moyenne deux enfants. Plus d’une femme interrogée sur 3 (37%) a déclaré avoir connu une grossesse non planifiée et, dans ce cas, la pilule était utilisée par 1 personne sur 3 !

 

13% des femmes interrogées et actives sexuellement ont déjà eu recours à l’avortement, 22% à la pilule du lendemain. Pour cette dernière, la proportion monte à 40% pour les moins de 30 ans.

 

Face à ces constats, La Mutualité Socialiste agit:

-          une intervention financière élargie et étendue. Depuis le 1er janvier 2010, l’avantage contraception proposé dans le cadre de l’assurance complémentaire passe de 30€ à 40€ par an pour toutes les femmes. Quel que soit l’âge et quel que soit le moyen contraceptif utilisé, La Mutualité Socialiste rembourse 40€ par an.

-          un information adaptée :

  • vers tous les publics : les femmes, les jeunes, les personnes handicapées, les seniors
  • sur tous les sujets : amour, bien-être, contraception, prévention des IST, vie affective et sexuelle...
  • via tous les moyens : un site internet http://www.loveinrespect.be/, des actions de terrain, le Safekit, des spots vidéo, des animations dans les écoles, des consultations dans les centres de planning familial, un dépliant « Ma contraception ? », des brochures (Seniors : le sexe, c’est bon pour la santé !, L’interruption volontaire de grossesse, A comme ados…), etc.

Hôpitaux: une loi s'attaque à la prévention des contaminations par aiguilles

Une loi européenne va s'attaquer à la prévention dans les hôpitaux des blessures et contaminations par objets tranchants et aiguilles, qui touchent chaque année 1,2 million de membres du personnel. L'accord inédit dans le secteur de la santé signé en juillet dernier par les responsables syndicaux et patronaux du secteur hospitalier, a été avalisé lundi par les ministres européens du Travail qui se donnent toutefois "trois ans" pour la transposer dans leur droit national.
Les employeurs et les représentants des travailleurs devront d'abord "évaluer les risques", en tenant compte de la technologie, de l'organisation du travail ou encore des niveaux de qualification dans leur hôpital.
Lorsque cette évaluation démontre un risque de blessure ou d'infection par un objet tranchant, la loi prévoit plusieurs mesures dont "l'interdiction avec effet immédiat de la pratique du recapuchonnage" des aiguilles n'ayant pas de dispositif de protection.
Les aiguilles modernes munies de dispositifs de sécurité ne seront donc pas interdites, dès lors qu'elles n'occasionnent pas un risque de blessure. Bien stérilisées, ce type d'aiguilles plus sûres pourra aussi être réutilisé.
Les professionnels devront aussi mettre en place "des procédures sûres d'utilisation et de mises au rebut des instruments médicaux tranchants ainsi que des déchets contaminés" (pansements, gants, tubes, etc.).
Les employeurs devront aussi faire des efforts réguliers en matière d'information et de formation.
En cas de blessure, l'employeur d'un hôpital fournit des soins et des examens immédiats au travailleur, mais il doit aussi envisager un accompagnement psychologique ou un traitement médical.
Chaque Etat européen devra définir un régime de sanctions dissuasives.
L'accord entre partenaires sociaux concerne douze millions de travailleurs de la santé dans l'UE et s'applique à l'ensemble du personnel, dont les agents de nettoyage, ainsi qu'à certains travailleurs médicaux indépendants effectuant par exemple des visites à domicile.
Les blessures par aiguilles peuvent provoquer des infections ou entraîner des maladies telles que des hépatites virales ou le sida.

07/03/2010

L'intimité de la femme dans topic !

 

En cette journée particulière de la femme, Topic, un magazine thématique gratuit sur l’intimité des femmes, sort plus de 100 pages sur la santé des femmes (topicmagazine.be). Il est également destiné aux hommes et au couple dans une moindre mesure. Que peut-on y apprendre ? À 17 ans, 70 % des jeunes ont déjà eu des relations sexuelles. Dans ce contexte, la pilule est très utile. Il faut savoir que 60 % des filles avouent oublier leur pilule régulièrement et 40 % reconnaissent même oublier plus d’une fois au cours de l’année. L’intimité féminine ne s’arrête pas là.“Chaque femme entretient avec son intimité une relation très personnelle qui est amenée à évoluer au fil de sa vie et de ses épisodes naturels et amoureux. Pour se donner toutes les chances de rester en bonne santé sur ce plan, la femme se doit d’être constamment attentive à tout ce qui peut être source de déséquilibre. En cas de problème, c’est vers de vrais spécialistes qu’elle doit se tourner” peut-on lire sous la plume du Pharmacien Nathalie Dumont.Au détour des pages, la question de l’épilation intime au laser est abordée : “Il faut au moins 5 à 7 séances. Après chaque épilation, on aura une période durant laquelle les poils de toute la zone ne repousseront plus mais seulement 15 à 20 % des poils ne repousseront plus. Lorsque les 80 % restant auront repoussé (après 6 à 8 semaines voire 3 mois pour certaines zones corporelles) on répétera le traitement” explique le Dr Dierickx, dermatologue. Par ailleurs, en 10 ans, le nombre d’opérations de chirurgie intime a été multiplié par 6 ! N’hésitez pas à découvrir Topic.

Voir la Une du magazine: COVER_TOPIC_FR_low.pdf

Journée internationale de la femme: Amnesty mobilisé contre la mortalité maternelle

 

 

A l'occasion de la journée internationale de la femme qui aura lieu ce lundi 8 mars, Amnesty International se mobilise contre la mortalité maternelle qu'elle considère comme "un véritable scandale en matière de violation des droits humains". Chaque minute dans le monde, une femme meurt en donnant la vie par manque de moyens et de soins. En Sierra Leone, une femme sur huit meurt en accouchant et au Burkina Faso, ce chiffre est d'une femme sur quinze. Aux Etats-Unis, le risque pour une femme de mourir en couches est trois à cinq fois plus élevé que dans certains pays d'Europe et les afro-américaines encourent un plus grand danger que les américaines blanches.

Pour Amnesty International, ces chiffres sont à attribuer au fait que "les droits à la santé, à la vie, à l'égalité et à la non-discrimination ne sont pas respectés. Il s'agit davantage d'un problème de droits fondamentaux que d'un problème sanitaire et médical". C'est pourquoi Amnesty International a décidé d'organiser des actions de sensibilisation ce dimanche en fin de matinée aux galeries de la Reine à Bruxelles.

Le lundi 8 mars, les actions continueront. Des affiches informatives seront distribuées de 7 à 9 heures dans les principales gares du pays.

La santé des femmes !

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