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17/06/2010

Identification de symptômes de "ménopause" masculine pour la première fois

 

 

Des chercheurs européens ont pour la première fois identifié des symptômes liés à l'andropause ou la "ménopause masculine" résultant d'une diminution de la production de testostérone chez les hommes plus âgés, indique une recherche publiée mercredi aux Etats-Unis. Mais à la différence de la ménopause qui affecte toutes les femmes à partir de la cinquantaine, l'andropause, ou hypogonadisme, est relativement rare, touchant seulement 2 pc des hommes, le plus souvent en mauvaise santé et obèses.

Les résultats de cette étude, parue dans le New England Journal of Medicine daté du 17 juin, devraient offrir de nouvelles références aux médecins prescrivant des thérapies à la testostérone aux hommes vieillissant dont la libido s'essouffle.

Ces traitements ont augmenté de 400 pc aux Etats-Unis depuis 1999 mais pas ailleurs dans les pays développés, relèvent ces chercheurs de l'Université de Manchester et de l'Imperial College London, UCL (University College London) qui ont mesuré les niveaux de testostérone de 3.369 hommes de 40 à 79 ans dans huit pays européens. Ils les ont aussi interrogés de façon détaillée sur leur vie sexuelle, leur santé physique et psychologique.

Parmi les 32 symptômes potentiels de ménopause masculine, seulement neuf étaient liés à une diminution des niveaux de testostérone dont les trois plus importants sexuellement étaient une moindre fréquence des érections matinales, de pensées sexuelles et une augmentation des pannes d'érection.

Les auteurs de cette étude ont conclu que la présence de ces trois symptômes sexuels combinés à de bas niveaux de testostérone était requise pour diagnostiquer l'hypogonadisme chez les hommes plus âgés.

16/06/2010

UE: Pas de feu rouge pour les aliments trop gras, mais un étiquetage renforcé

 

Les eurodéputés ont adopté mercredi en première lecture une vaste refonte de l'étiquetage des aliments, qui permettra aux consommateurs d'être mieux informés de l'origine et du contenu nutritionnel. Ils n'ont toutefois pas approuvé le principe controversé d'un feu rouge pour les aliments trop sucrés ou trop gras. La majorité du Parlement a opté pour la mention obligatoire, sur la face avant des emballages des aliments transformés, d'une série de propriétés (graisses, sel, sucre, mais aussi les acides gras trans, facteurs de cholestérol, ou encore les hydrates de carbone, importants pour les diabétiques).

Les députés ont aussi renforcé les informations obligatoires sur l'origine des produits, souvent commercialisés à l'heure actuelle sans aucune mention de la provenance. Pour le députés, l'origine devrait être mentionnée pour les volailles, le lait et les produits frais.

Dans le cas des viandes, ils ont même voté en faveur d'un étiquetage différencié précisant le lieu de naissance, le lieu d'élevage et le lieu d'abattage de l'animal.

Les députés ont aussi renforcé les exigences d'informations imposées aux marques de distributeur. Selon leur vote, les produits blancs devraient aussi eux aussi mentionner la provenance de leurs produits.

Le Parlement a voté pendant près d'une heure sur quelque 350 amendements très disputés entre la gauche et la droite. A l'issue de ce vote complexe, même le rapporteur, l'Allemande Renate Sommer (PPE), a admis que les conséquences légales devaient encore être éclaircies. Elle n'a par exemple pas pu préciser si le Royaume-Uni, qui a adopté un système de feux de signalisation, devrait le supprimer.

Du côté des élus belges, Frédérique Ries (MR) a regretté que le système des feux tricolores ait été rejeté.

"Il s'agissait d'une manière simple et lisible d'informer le consommateur face à une offre alimentaire, certes variée, mais toujours plus riche et plus grasse et qui joue un rôle dans l'explosion de l'obésité", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Mais pour Mme Ries, "les consommateurs, et surtout certaines catégories de patients, peuvent être satisfaits de nombreuses propositions adoptées" mercredi.

Marc Tarabella (PS) s'est montré moins favorable aux feux tricolores. "Il serait malhonnête de mettre des couleurs vertes pour le jambon light et rouge sur le jambon normal. Il ne nous appartient pas de décider à la place du consommateur ce qui est bon de ce qui ne l'est pas. Notre devoir par contre est de lui permettre de choisir en connaissance de cause", a-t-il commenté dans un communiqué, tout en se félicitant lui aussi de l'étiquetage renforcé.

Mais la messe est loin d'être dite dans cette affaire qui suscite depuis des mois une polémique en Europe, avec un lobbying intense de l'industrie agro-alimentaire. La directive doit en effet encore être approuvée par les Etats membres, avant de revenir au Parlement pour une seconde lecture.

Dans la DH: Ne manquez pas, ce jeudi, votre supplément sexe gratuit

 

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-Des questions coquines : les rouges à lèvres de l’amour, la qualité du sperme, ou encore sur les fesses

-On découvre également tous les mois les livres les plus appréciés dans ce secteur : Dictionnaire des mots du sexe, l’art de l’érotisme….

-Des débats sur vos habitudes : Sexe : la pilule, ça change ma libido ?, le sexe est une pratique à risques…

-Des questions d’actualité qui interpellent : C’est quoi la Sexomnie ?, la chirurgie des lèvres

Vitamine B6 et méthionine réduisent de 50% le risque de cancer du poumon

Des niveaux sanguins plus élevés que la moyenne en vitamine B6 et en méthionine, un acide aminé commun dans les protéines, réduisent d'au moins 50% le risque de développer un cancer du poumon, selon une étude effectuée en Europe et publiée mardi aux Etats-Unis. Une analyse de sang de près de 400.000 participants dans dix pays européens a montré que ceux ayant les teneurs sanguines les plus élevées en vitamine B6 et en méthionine présentaient un risque moindre d'avoir ce cancer, qu'ils soient fumeurs, n'aient jamais fumé ou soient d'anciens fumeurs, indique cette recherche parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 16 juin.

"Nos résultats tendent à indiquer que des niveaux dans le sang supérieurs à la valeur médiane à la fois en vitamine B6 et en méthionine sont liés à une réduction d'au moins 50% du risque de développer un cancer du poumon", écrivent les auteurs.

"Si de l'acide folique était également présent dans l'échantillon de sang des participants en plus de la vitamine B6 et de la méthionine, le risque de cancer du poumon était réduit de 66%", ajoutent-ils dans un communiqué.

Toutefois les résultats de cette étude ne doivent pas faire oublier l'importance de faire diminuer le nombre de personnes qui fument, primordiale pour réduire l'incidence de cancer du poumon dans le monde, le plus fréquent des cancers et le plus meurtrier, soulignent les auteurs.

Lancement d’une grande étude européenne pour identifier les facteurs environnementaux et génétiques dans les troubles psychotiques

 

 

La schizophrénie et les troubles psychotiques font partie des pathologies les plus coûteuses et les plus mystérieuses des maladies mentales. Elles sont non seulement responsables d’un coût sociétal considérable, mais surtout d’une terrible souffrance infligée aux patients et à leurs proches. Près de 2% à 3 % des jeunes adultes et des adolescents développeront un trouble psychotique, souvent marqué par une évolution chronique, nécessitant de suivre des traitements à vie. Les troubles psychotiques constituent un challenge majeur pour les chercheurs:

1. ils sont très variables d’un patient à l’autre et au cours de la vie ;

2. les personnes qui sont atteintes ignorent souvent l’être et ne sont donc pas toujours prêtes à se soigner, ni à participer aux recherches pourtant nécessaires pour améliorer la compréhension des troubles et les innovations thérapeutiques ;

3. les troubles psychotiques, encore considérés comme un symbole de folie, font l’objet d’une importante stigmatisation et ne sont donc pas une priorité de santé publique, alors même que le jeune âge des patients et la prise en charge à vie indispensable, justifieraient qu’ils le deviennent.

Ce n’est que depuis la dernière décennie, que les progrès méthodologiques permettent d’espérer identifier les causes des troubles psychotiques. De fait, en mai 2010, la communauté européenne vient de lancer une grande étude collaborative sur la recherche des facteurs génétiques et environnementaux des troubles psychotiques, dotée d’un budget de 10 M€. En France, cette étude est mise en place sous l’égide de la fondation FondaMental, fondation de coopération scientifique, reconnue d’utilité publique, créée par le Ministère de la Recherche. Cette étude qui a débuté en juin 2010, sera mise en place dans deux régions françaises, l’une urbaine, la région du Val de Marne (Créteil, Boissy, Maisons-Alfort) et l’autre, une région rurale (Puy-de-Dôme), afin de pouvoir comparer l’impact des facteurs génétiques et environnementaux dans des régions aux caractéristiques très différentes.

Trouver les causes de la schizophrénie et des troubles psychotiques

Les études épidémiologiques ont mis en évidence que la fréquence des troubles psychotiques varie de manière substantielle sous l’influence de facteurs environnementaux, en particulier chez les enfants et adolescents des sociétés européennes. De fait, plusieurs études ont montré que les enfants qui grandissent dans les grandes villes ont un risque deux fois plus élevé de développer une schizophrénie que les enfants élevés en milieu rural. Bien que ce facteur n’ait pas été étudié en France et bien qu’on ignore les mécanismes mis en jeu, il est établi que 25 % des cas de schizophrénie sont expliqués par l’urbanicité. En raison du taux élevé d’urbanicité dans les pays européens, il apparaît clairement que ce sujet de recherche doit être une priorité. En outre, il a été clairement démontré que les populations de migrants arrivant en Europe, ont un risque de développer une schizophrénie plus élevée que leur population d’origine et que les populations qui les accueillent. Enfin, la schizophrénie constitue l’un des risques liés à la consommation de cannabis. Or le cannabis est la drogue la plus utilisée en Europe. Jusqu’alors, ses effets étaient considérés comme peu dangereux, mais de nombreuses études ont clairement démontré que l’usage de cannabis, et tout particulièrement à fortes doses chez les adolescents, augmente le risque de survenue de troubles psychotiques. Le risque n’est pas très élevé, mais compte tenu de l’importance de la consommation de cannabis, ce risque faible devient un facteur majeur en termes de santé publique. Par ailleurs, de nombreuses recherches ont également établi un lien entre traumatisme durant l’enfance et survenue ultérieure de troubles psychotiques. Près de 15% de la population en Europe a été victime de maltraitance ou de négligence pendant l’enfance. La mise en évidence d’un tel lien est remarquablement consistante. La quasi totalité de ces données n’ont jusqu’à présent pas fait l’objet d’études systématiques en France.

Interactions gènes et environnement

Les études de jumeaux ont mis en évidence de manière répétée, que près de la moitié de la vulnérabilité à la schizophrénie est d’origine génétique. Cependant, malgré d’énormes investissements, il n’a pas été possible d’identifier des variants génétiques sous-tendant la vulnérabilité à la schizophrénie. De nombreuses raisons expliquent cette situation, mais tout particulièrement, la notion d’interactions entre facteurs de vulnérabilité génétique et environnementaux. Cette notion traduit le fait que les gènes qui influent le risque de développer une schizophrénie, ne le font probablement pas directement, mais indirectement, rendant certains individus plus sensibles aux effets des facteurs de risque environnementaux (comme la prise de cannabis, la migration, l’urbanicité et les traumatismes pendant l’enfance).

Pour parvenir à identifier les causes des troubles psychotiques, il est donc nécessaire de réunir les scientifiques qui travaillent sur les facteurs génétiques et environnementaux dans la schizophrénie dans un et unique projet. C’est chose faite avec le 7 

ème  programme cadre de la  communauté européenne qui vient de lancer le projet EUxGEI, qui réunit des chercheurs et des cliniciens français mais aussi des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, de Belgique, de Grèce, de Turquie, d’Irlande, d’Espagne, de Suisse, d’Italie, d’Autriche, du Brésil et de Hong-Kong. Plus de 7500 patients et leurs familles y parti ciperont.

15/06/2010

Progrès autour du cancer de la prostate



40% des hommes de plus de 50 ans ont des atteintes microscopiques, dont la majorité évolue peu. (Source: le figaro.fr)

Deuxième cause de décès par cancer chez l'homme mais premier par la fréquence, le cancer de la prostate évolue depuis quelques années dans deux sens: sa mortalité diminue (un peu moins de 10 000 décès par an) mais le nombre de nouveaux cas augmente très vite: 71 000 attendus en 2009, contre 62 000 en 2005. «Cette augmentation est due essentiellement au dépistage», précise le Pr Olivier Cussenot, urologue à l'hôpital Tenon (Paris). «Le cancer de la prostate est responsable de 1% des décès, mais 40% des hommes de plus de 50 ans ont des foyers microscopiques. La grande majorité de ces lésions est associée au vieillissement et évolue très peu.» 


 

Les symptômes de ce cancer très lent peuvent être tardifs, voire postérieurs à la formation de métastases, surtout osseuses. Après 50 ans, le médecin propose donc souvent un dépistage régulier par dosage sanguin du PSA («prostate specific antigen»), une protéine sécrétée spécifiquement par la prostate. «Le PSA dépend du taux des hormones mâles ou androgènes, dont la testostérone. Son taux sanguin augmente en cas de cancer, mais aussi d'infection, d'inflammation. Passé 50 ans, 40% des hommes ont une hypertrophie bénigne de la prostate, qui augmente le PSA, et 30% un déficit androgénique, qui le diminue. C'est un marqueur de la prostate qui peut révéler un cancer mais n'en est pas spécifique», insiste le Pr Cussenot. Le PSA varie aussi d'un homme à l'autre et en fonction de l'âge, qui est aussi le premier facteur de risque du cancer de la prostate, avec une origine africaine ou antillaise, la présence d'autres cancers dans la famille, certains variants génétiques et des facteurs environnementaux.

Devant un PSA élevé et une prostate suspecte au toucher rectal, le médecin va proposer une biopsie. Effectuée en divers points de la glande, elle seule peut détecter un cancer et permet d'en mesurer l'agressivité, exprimée par le score de Gleason. Dans un tiers des tumeurs, ce score est élevé, signe d'un cancer agressif qu'il faut traiter. Parmi les autres, 70% sont peu ou pas évolutives et 30% ont un score de Gleason moyen. «Toute la difficulté, c'est de ne pas négliger ces dernières sans les surtraiter non plus. La moitié des cancers détectés par la biopsie relève d'un traitement. Pour les autres, une surveillance active pourrait suffire», estime l'urologue.

Les options de traitement varient selon l'extension tumorale, le risque de récidive, l'âge du malade, son taux de PSA, ses troubles urinaires éventuels et son choix. Et aussi selon le médecin, d'où l'intérêt d'un second avis médical. Les cancers localisés à la prostate peuvent faire l'objet d'une surveillance active. Ou être traités par curiethérapie, radiothérapie et surtout chirurgie, avec des résultats à peu près comparables. «Une grosse prostate avec des troubles urinaires relève plus de la chirurgie, alors qu'une radiothérapie ou une curiethérapie peuvent convenir aux autres», estime le Pr Cussenot. Pour le Pr Laurent Salomon, urologue au CHU Henri-Mondor à Créteil, «avant 65 ans, on propose plutôt l'ablation chirurgicale de la prostate, qui permet d'analyser la tumeur et de garder la radiothérapie en cas de récidive, alors que l'inverse est difficile. Mais on ne peut prédire ses conséquences sur la continence urinaire et la fonction érectile, qui varient selon le chirurgien, le patient, et la technique utilisée.» Selon les études, 10% des patients opérés sont encore incontinents après un an, et 25 à 80% souffrent d'impuissance par lésion des nerfs érecteurs. La radiothérapie a des effets comparables sur la fonction érectile, peut-être un peu moins fréquents mais plus tardifs.

Dans les cancers évolués ou chez les patients âgés, le traitement repose plutôt sur la radiothérapie et la chimiothérapie, en association avec une hormonothérapie par antiandrogènes pour empêcher ces hormones mâles de stimuler la croissance tumorale. La découverte en 2005 dans ces tumeurs de gènes anormaux formés par fusion du gène du récepteur des androgènes et d'un gène de prolifération explique pourquoi les androgènes stimulent ce cancer. Dans les tumeurs agressives, ce récepteur mute et devient capable, même sans androgènes, de stimuler la tumeur, qui devient insensible à l'hormonothérapie. «Grâce à cette découverte, ces tumeurs agressives vont pouvoir être repérées plus vite, tout comme les récidives», explique le Pr Cussenot. «En effet, le PSA dépend lui aussi de ce récepteur. Un PSA dosable malgré un traitement antiandrogénique ne peut donc provenir que d'une tumeur agressive dont le récepteur a muté, et qu'il faut traiter rapidement.» Autre bonne nouvelle, de nouveaux médicaments capables de bloquer ce récepteur des androgènes encore plus tôt sont en cours d'essai. (Source: le figaro.fr)

Les infections par le VIH augmentent mais les diagnostics de SIDA se stabilisent

 

On a diagnostiqué 1.115 nouveaux cas d'infections par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) en 2009 en Belgique, soit le nombre le plus élevé enregistré depuis le début de l'épidémie, alors que les diagnostics de SIDA se stabilisent. C'est ce que montrent les chiffres 2009 du VIH/SIDA de l'Institut scientifique de santé publique belge publiés mardi. Depuis 2004, le nombre de personnes qui découvrent leur séropositivité tend à se stabiliser, se situant entre 1.000 et 1.115 cas par an.

Il existe deux façons d'être infecté. Les contacts hétérosexuels constituent la source majeure d'infection, mais la proportion tend à diminuer. Ils concernaient 67% des diagnostics en 2002, contre 48% en 2008.

A l'opposé, le nombre d'infections diagnostiquées par contacts homo/bisexuels masculins est en nette augmentation. Il constituait 23% en 2002 et sont montés à 46% en 2008.

En ce qui concerne les diagnostics de SIDA, les chiffres annuels se sont stabilisés: entre 120 et 150 nouveaux cas par an. Pour 2009, on dénombre pour le moment 103 cas de SIDA alors qu'en 1995, 256 cas avaient été rapportés. Cette diminution est due à l'utilisation, depuis 1996, des nouvelles associations d'antirétroviraux (médicaments utilisés pour le traitement des infections liées aux rétrovirus, dont le VIH).

Les spécialistes veulent exercer en pratique privée

Plus de quatre-vingts pour cent des médecins-spécialistes estiment qu'ils pourraient mieux exercer leur profession en pratique privée que dans un hôpital. Ils indiquent qu'ils pourraient gagner davantage et travailler dans de meilleures conditions, ressort-il d'une enquête effectuée auprès de 1.400 spécialistes et dont les résultats sont publiés dans la revue médicale "Specialisten". Plus d'un quart (27,4%) des répondants déclarent qu'il est possible pour tous les spécialistes de pratiquer en dehors de l'hôpital. Plus de la moitié (55,7%) pensent que cette option est envisageable seulement pour certains spécialistes.
Plus de la moitié des médecins-spécialistes sont favorables à la consultation préalable par les patients d'un médecin avant qu'ils ne soient examinés par un spécialiste. Ce type d'approche rencontre plus de succès chez les néerlandophones (56,1%) que les francophones (44,7%). La majorité estime qu'il doit pouvoir y avoir des exceptions, comme pour les ophtalmologues.
La question de la scission du secteur des soins de santé divise davantage encore le Nord et le Sud. 64,2% des néerlandophones souhaitent organiser les soins de santé au niveau communautaire. Chez les francophones, seuls 16,5% sont favorables à une telle réorganisation.

Actes de violence: une vaste étude fait le tour de la question

 

Pour la troisième fois en Belgique, une étude sur la prévalence de la violence exercée tant sur les hommes que sur les femmes a été réalisée en 2008, faisant suite à celles de 1988 et 1998. L'Institut pour l'Egalité des femmes et des hommes a présenté mardi son rapport intitulé "Les expériences des femmes et des hommes en matière de violence psychologique, physique et sexuelle", reprenant les enseignements de cette étude à grande échelle. Portant sur 2.000 personnes âgées de 18 à 75 ans, l'étude a bénéficié cette fois d'un cadre d'investigation beaucoup plus large puisqu'on été inclues non seulement la problématique de la violence conjugale mais aussi, celles relevant de la sphère familiale ou celles subies dans l'espace public. Cependant, il ressort clairement que la violence conjugale reste prioritaire par rapport aux autres formes de violences.

Du nombre de procès-verbaux dressés en 2008, il ressort que 20.000 faits par an relèvent de la violence conjugale en Belgique, soit 50 faits par jour. Dans l'étude menée par l'Institut pour l'Egalité des femmes et des hommes, en collaboration avec les universités de Liège et de Gand, 12,5 pc des répondants à l'enquête (14,9 des femmes et 10,5 pc des hommes) déclarent avoir subi au moins un acte de violence au cours des 12 mois précédents de la part de leur (ex-)partenaire.

Allant de l'injure ou des critiques aux faits les plus graves, le type d'agression est modulé selon trois degrés: violence modérée (5 pc des répondants), grave (4,2 pc) ou très grave (3,3 pc).

Notant que 10 pc seulement des victimes d'actes de violences portent plainte, l'Institut pour l'Egalité des femmes et des hommes insiste, via ce rapport et sa campagne lancée la semaine dernière, sur l'importance de la sensibilisation et de l'information.

Plus de 8 Belges sur 10 favorables à un dossier médical digital

 

Quatre-vingt-un pour cent des Belges sont favorables à un dossier médical digital qui permet au patient de consulter ses informations en ligne. Les médecins, pharmaciens et thérapeutes auraient aussi accès à ce dossier. L'intérêt est donc grand, à condition que les données soient sécurisées et que l'accès à celles-ci soit limité, a indiqué mardi la haute école Karel de Grote, sur base d'une enquête réalisée par les étudiants en marketing. Les étudiants ont mené cette enquête sur l'utilisation d'une plate-forme digitale pour les soins de santé à la demande de Microsoft.

Quatre-vingt-un pour cent des Belges sont favorables à un dossier médical digital, "mais le dossier doit pouvoir être contrôlé par carte d'identité électronique", explique Ria Vanthillo, de la haute école Karel de Grote.

L'enthousiasme serait moindre en ce qui concerne un dossier non sécurisé. Si le dossier contient des informations sur les maladies et affections, 46% restent favorables à l'initiative, mais 65% se posent des questions sur la sécurité des données. Cinquante-deux pour cent de la population trouverait par exemple intéressant de pouvoir consulter son carnet de vaccination en ligne. Si le dossier contient toutes les données des enfants jusqu'à 3 ans, 61% des répondants sont convaincus par l'utilité du système.

Les étudiants ont interrogé 934 personnes entre 25 et 64 ans pour cette enquête.

L'Association belge des syndicats médicaux (ABSyM) reste prudente quant au dossier médical numérique, alors qu'une étude a révélé mardi que près de 80% des Belges y étaient favorables. "Que se passerait-il si ces dossiers étaient piratés? ", s'interroge le président de l'ABSyM, Marc Moens. Le dossier médical électronique tel qu'il existe actuellement est une bonne initiative, selon M. Moens. Celui-ci permet notamment aux médecins, hôpitaux et pharmaciens d'obtenir des données indirectes sur leurs patients.
Le président de l'ABSyM n'est par contre pas favorable à un système numérique qui permettrait aux patients d'actualiser eux-mêmes leur dossier.
"Deux entreprises américaines ont déjà effectué un important lobbying pour qu'un tel système soit introduit en Belgique, mais ces démarches se sont heureusement avérées infructueuses", explique-t-il. "Les gens ne réfléchissent pas au fait que leurs données seront enregistrées et que ces entreprises sont très puissantes. Je me demande également comment certains patients, comme ceux qui sont dépendants par exemple, pourront actualiser leur dossier de manière objective".
Les patients doivent continuer à avoir accès à leur dossier normalement, c'est-à-dire de manière non électronique, insiste M. Moens.
Une étude de la haute école Karel de Grote a révélé mardi que 81% des Belges étaient favorables à un dossier médical numérique. L'enquête a également montré que la sécurité des données était un élément important pour les patients

14/06/2010

Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées mardi 15 juin

La 5e journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées aura lieu mardi 15 juin. L'agence wallonne Respect seniors se mobilise en mettant en place des ciné-débats et des expo-bus durant toute la semaine à Nivelles, Charleroi, Soignies, Dinant et Chimay ainsi qu'une campagne d'affichage dans les 280 bus TEC du Brabant wallon. Sur les 729 types de violences dénoncées sur la ligne téléphonique gratuite de l'agence en 2009, les maltraitances psychologiques (29 pc) et financières (25 pc) sont les plus fréquentes. Suivent ensuite les abus de droit civiques, les négligences passives et actives, les violences physiques, du voisinage, médicamenteuses ou conjugales.

La plupart des victimes ont entre 70 et 90 ans (70 pc) et la majorité sont des femmes (70 pc).

"Dans 60 pc des cas, l'auteur est membre de la famille", note Dominique Langhendries, directeur de l'agence. Et dans plus de 4 dossiers sur 10, l'enfant de la victime est cité comme auteur de la maltraitance.

Plus de 75 pc des violences se font à domicile contre 25 pc en institution. "Cela ne veut pas dire qu'il s'agit de violences de la part du personnel institutionnel. La famille peut agir autant au domicile qu'ailleurs", précise Dominique Langhendries.

Les abus regroupent "les actes commis ou omis, souvent par une personne en relation de confiance, ayant pour conséquence une blessure ou un tort pour la personne âgée", selon le site de Respect seniors.

Les personnes âgées peuvent appeler gratuitement le 0800/30.330 pour parler de cette maltraitance.

Accidents: une injection pourrait sauver des milliers de vie dans le monde

 

L'injection d'un médicament anti-hémorragie peu coûteux pourrait sauver des milliers de vies chaque année dans le monde, parmi les traumatisés victimes d'accidents de la route ou de violence, selon une vaste étude internationale publiée mardi dans la revue médicale The Lancet. L'étude CRASH-2, menée sur 20.000 patients adultes de 274 hôpitaux de 40 pays, montre que l'administration précoce d'un médicament "antifibrinolytique" (anti-caillot), le TXA, a permis de réduire le risque de décès de toutes causes de 10% comparé au placebo et de 15% pour le risque de mourir d'hémorragies.

L'administration du TXA peu de temps après le traumatisme pourrait prévenir jusqu'à 100.000 morts par an dans le monde, selon les chercheurs. En Inde, quelque 13.000 vies pourraient ainsi être épargnées et environ 12.000 en Chine. Ce traitement sauverait environ 2.000 vies par an aux Etats-Unis.

Le coût du TXA (acide tranexamique), un médicament qui n'est plus sous brevet, est d'environ 4,50 dollars le gramme. Ce type de médicaments est largement utilisé en chirurgie pour diminuer la perte de sang pendant l'opération et les besoins en transfusions, mais leur effet sur les patients traumatisés, avec hémorragie sévère ou à risque d'en faire une, demeurait jusque là inconnu.

Chaque année, dans le monde, près de 3 millions de personnes décèdent des suites d'un traumatisme.

Les soins hospitaliers dans un autre pays de l'UE pas forcément remboursés

 

Un pays européen n'est pas obligé de rembourser l'intégralité des frais encourus par un de ses citoyens pour des soins hospitaliers imprévus lors d'un séjour dans un autre pays de l'UE, a estimé mardi la Cour européenne de justice. L'assurance maladie du pays où le malade est affilié "est uniquement obligée de rembourser (...) les frais pris en charge" par son homologue du pays où les soins ont été dispensés, "en fonction du niveau de couverture en vigueur dans cet Etat membre de séjour", indique la Cour dans un communiqué.

Les montants dépassant ce plafond de couverture peuvent en revanche être laissés à la charge du patient.

Les juges de Luxembourg avaient été saisis par la Commission européenne, qui jugeait contraire aux règles de libre circulation le fait que l'Espagne refuse justement de rembourser l'intégralité des frais pour de tels soins non planifiés à l'étranger. La Cour a finalement rejeté ce recours de Bruxelles.

"L'affilié n'a pas droit, en principe, à la prise en charge par l'institution espagnole de la partie du coût des soins non couverte par l'Etat membre de séjour et laissée à la charge de ses patients", a-t-elle jugé.

La Cour note toutefois deux exceptions.

Cette règle ne vaut pas pour les soins hospitaliers "urgents, immédiat et à caractère vital" où il y a "impossibilité médicale d'un rapatriement vers l'Etat membre d'affiliation" et où le malade n'a donc pas le choix entre une hospitalisation sur place ou un retour prématuré dans son pays d'origine pour y être soigné.

Dans ce cas-là d'ailleurs, l'Espagne rembourse intégralement les frais.

La deuxième exception concerne des soins hospitaliers à l'étranger programmés, pour lesquels le malade a obtenu une autorisation préalable à cause d'une "insuffisance de l'offre du système de santé dont il relève".

Afin que le malade ne soit pas désavantagé, le pays d'affiliation doit dans ce cas s'assurer que le malade bénéficie d'un remboursement au moins similaire à celui dont il aurait bénéficié s'il avait été soigné dans son propre pays.

Rhume des foins : périodes très critiques

Les graminées sont actuellement en pleine période de floraison et la situation est très défavorable pour les personnes qui souffrent du rhume des foins, selon le dernier Bulletin du rhume des foins de l’Institut Scientifique de Santé Publique. L’Institut Scientifique de Santé Publique a dénombré ces samedi 12 et dimanche 13 juin respectivement 57 et 23 grains de pollen de graminées par m3 d’air à Bruxelles. “Nous sommes actuellement dans la période la plus critique pour les personnes qui souffrent du rhume des foins !” souligne airallergy, le service de l’institut de santé publique.

Quelques conseils pour les personnes qui souffrent du rhume des foins : Prenez soigneusement vos médicaments, Évitez les activités en plein air (sports, efforts physiques, tontes de gazons…), Mettez vos lunettes solaires, Ne séchez pas votre linge dehors.

Nous nous trouvons en ce moment en pleine période de floraison du plantain (Plantago), de l’oseille (Rumex) et des graminées. Toutefois, l’institut de santé publique précise que les nombreux flocons voletant dans l’air actuellement, ne sont pas des pollens mais bien les graines de peuplier et de saule, enveloppées de longs poils formant du véritable duvet et/ou des fruits de pissenlit. Ce duvet n’est pas allergisant ! plus d'infos sur airallergy.iph.fgov.be

Vuvuzela dangereuse pour la santé?

Le vuvuzela est cette longue trompette typique d'Afrique du Sud, dégageant un bruit sourd et assourdissant. Si c'est l’objet favori du supporter sud-africain, il n’est pourtant pas sans danger. Selon des tests menés par Phonak, un fabricant de prothèses auditives, le vuvuzela émet un son mesuré à 127 décibels, soit plus qu’un tambour, un coup de sifflet strident ou une tronçonneuse. Et Phonak d’expliquer dans un communiqué : "L'exposition prolongée à 85 décibels peut provoquer une perte auditive. Quand le son est supérieur à 100 décibels, la perte auditive peut se produire en à peine 15 minutes."

Des vuvuzelas moins bruyants vont bientôt être commercialisés à l'occasion du Mondial-2010 de football, pour répondre aux critiques étrangères sur le bruit assourdissant de ces trompettes durant les matches, a rapporté lundi la presse sud-africaine.

"Nous avons modifié l'embout. Il y a maintenant un nouveau vuvuzela qui fait 20 décibels de moins que les anciens", a déclaré Neil van Schalkwyk, responsable de l'entreprise Masincedane Sport, au quotidien The Star.

Depuis le coup d'envoi de la Coupe du monde vendredi, médias, supporteurs et joueurs étrangers ont multiplié les critiques contre le bruit des vuvuzelas qui présentent un risque auditif majeur, avec un volume de 127 décibels, soit plus qu'une tronçonneuse ou un coup de sifflet de l'arbitre.

Le capitaine du Portugal, Cristiano Ronaldo, a ainsi estimé dimanche qu'il était "difficile de se concentrer" avec le bruit des vuvuzelas, ajoutant que ce bourdonnement ne plaisait "à presque personne".

Le comité local d'organisation (Loc) du Mondial a cependant assuré que les vuvuzelas, "symbole du tournoi", ne seraient pas interdits.

Les vuvuzelas, dont l'origine viendrait des cornes de koudous (antilopes) utilisées pour rassembler les villageois, font partie de la panoplie de base du supporteur sud-africain.

L'entreprise de M. Van Schalkwyk a écoulé 1,5 million de vuvuzelas en plastique en Europe depuis octobre. Pendant le mois du Mondial, elle prévoit un chiffre d'affaires pour ce marché spécifique de 20 millions de rands (2 millions d'euros).

13/06/2010

Procréation médicalement assistée: des risques accrus de malformations (étude)

Les enfants nés après une procréation médicalement assistée connaissent un risque accru de malformations congénitales significatives, selon une étude publiée dimanche. Les parents qui envisagent de recourir à des techniques de procréation médicalement assistée (PMA) devraient être informés de l'existence de tels risques, ont avertit les auteurs de l'étude.
L'étude, la plus vaste de son genre, a passé au crible les naissances d'enfants issus de PMA dans 33 établissements hospitaliers en France de 2003 à 2007, soit plus de 15.000 naissances.
"Nous avons constaté des cas de malformations importantes chez 4,24% des enfants", selon la responsable de l'étude Viot, généticienne clinique à la maternité Port Royal à Paris.
Le taux constaté de telles malformations et de 2 à 3% dans la population courante.
"Ce taux élevé est constitué pour une part d'affections cardiaques et de malformation du système uro-génital et affecte plus fréquemment les garçons", a-t-elle expliqué dans un communiqué.
Parmi les malformation de moindre gravité, on constate des cas d'angiome ou l'apparition de tumeurs cutanées ou sous-cutanées bénigne. Ces dernières touchent davantage les filles que les garçons.
"Nous estimons à 200.000 en France le nombre de naissances consécutives à des PMA, un taux de malformation de cette amplitude constitue un problème de santé publique", a dit Mme Viot.
"Il est important que tous les médecins, mais également les responsables politiques, en soient informés", a-t-elle ajouté.
L'âge des parents d'enfants malformés ne semble pas être un facteur déterminant, selon l'étude.(AFP)

11/06/2010

La salade de pommes de terre lors d'un barbecue réduit les risques de cancer

 

C'est la saison des barbecues et des longues dégustations de viandes en tous genres. Une étude australienne a établi que manger de la salade de pommes de terre lors d'un barbecue réduisait les risques de cancer liés à la consommation de viande rouge. Les chercheurs de l'université de Flinders ont confirmé que l'amidon contenu dans les pommes de terre froide pouvait réduire les risques de cancer. "On trouve cet amidon résitant dans les pois, banances, riz, pates et pommes de terre. Cet amidon est encore plus résistant lorsque ces aliments sont froids", expliquent Jean Winter, du Centre Flinders pour la prévention du cancer.

Ce type d'amidon réduit fortement les signes de dommages causés à l'ADN, précurseurs de cancers.

Un système de télésanté interactif est utile !

Selon les résultats finals de l'étude CARME (CAtalan Remote Management Evaluation), les patients souffrant d'une déficience cardiaque qui ont employé, à leur domicile, un système de télésanté interactif avec des outils d'aide à la motivation, ont vu leur situation s'améliorer considérablement au cours des 12 mois de la période d'évaluation. Réalisée dans l'hôpital espagnol Germans Trias i Pujol et soutenue par Philips, l'étude a été présentée au congrès Heart Failure Congress 2010 de la Société Européenne de Cardiologie, organisé à Berlin.

 

C'est la première fois qu'un système de télésanté alliant la surveillance des patients à distance à des outils d'aide à la motivation est étudié. Les résultats montrent une valeur ajoutée considérable, ainsi qu'une grande efficacité de la gestion des patients souffrant d'insuffisance cardiaque chronique. Des études antérieures, telles que TEN-SHM (2005) ont analysé les avantages de la télésanté en termes de soins au patient, de réduction des hospitalisations et des économies de coûts. L'étude CARME démontre à présent l'avantage supplémentaire, pour les patients, de l'inclusion d'outils à distance éducatifs et d'aide à la motivation, qui améliorent leur qualité de vie.

L'étude s'est intéressée à 92 patients souffrant de graves insuffisances cardiaques, à leur domicile. Ils étaient pris en charge par la clinique Germans Trias i Pujol. Le système de télésanté interactif Philips Motiva a été employé pour connecter les patients à leurs prestataires de soins de santé par l'intermédiaire de leur téléviseur et d'une connexion internet à haut débit. Les patients peuvent mesurer des paramètres vitaux à leur domicile et communiquer les informations au médecin par l'intermédiaire du système. Le médecin peut pour sa part leur fournir des informations éducatives et d'aide à la motivation, ce qui les aide à prendre en charge leur santé.

 

Amélioration des résultats cliniques et de la qualité de vie

Les données finales de l'étude CARME montrent un avantage clinique considérable dans l'utilisation du Philips Motiva pour la surveillance à domicile des patients souffrant d'insuffisance cardiaque. L'étude a comparé les résultats cliniques 12 mois avant l'inscription à ceux obtenus au cours de la période d'observation. L'étude a démontré une réduction de 68 % des hospitalisations relatives à une défaillance cardiaque et une baisse de 73 % du nombre de journées d'hospitalisation.

 

CARME montre également que les patients ont témoigné d'une amélioration continue et considérable de leur perception de la qualité de vie pendant les 12 mois de la période d'observation, une amélioration allant de 62 à 72 % en fonction de la méthodologie employée pour la mesurer (questionnaires "Minnessota Living with Heart Failure" et EuroQoL respectivement). Une post-analyse des résultats montre qu'au début de l'étude, plus de la moitié des patients (56 %) estimaient que leur qualité de vie était "moyenne" à "basse". Ce taux est tombé à 22 % à la fin. De même, le nombre de patients qui considéraient que leur qualité de vie était "moyennement élevée" est passé de 44 % au début de l'étude à 78 % après un an, et plus d'un quart des répondants (28 %) considéraient que leur qualité de vie était "pratiquement excellente".

 

En outre, la satisfaction à l'égard du système de télésurveillance était élevée, en particulier de la part des patients dont les paramètres vitaux étaient ajoutés aux outils éducatifs et d'aide à la motivation. Près de 81 % de ces patients souhaitaient conserver la solution en plus de leurs soins ordinaires.

 

Configuration de l'étude

Les patients visés par l'étude CARME ont été répartis aléatoirement en deux groupes. Dans le premier, les patients recevaient des vidéos éducatives, des messages d'aide à la motivation et des questionnaires basés sur leur plan de soins. Le second groupe recevait les mêmes informations, et était en outre invité à surveiller la tension artérielle, la fréquence du pouls et le poids.

 

"Le concept de fourniture d'assistance éducative aux patients souffrant d'insuffisance cardiaque par l'intermédiaire de leur téléviseur a considérablement contribué à leur permettre de se prendre en main. Élément tout aussi important, l'étude CARME a montré que la diffusion d'informations spécifiques au patient et à sa maladie par le téléviseur, par l'intermédiaire du Philips Motiva, aidait les membres de la famille à mieux comprendre comment aider efficacement leurs proches à tenir bon. Ces facteurs s'avèrent avoir eu un impact très net sur les résultats", explique le docteur Josep Lupon, chef de l'unité de défaillance cardiaque et chercheur principal de l'étude.

 

Walter van Kuijen, general manager Home Monitoring chez Philips Home Healthcare Solutions, souligne pour sa part : "Il est très appréciable d'obtenir des preuves validées cliniquement de la valeur de la télésanté. Chez Philips, nous entendons simplifier les soins de santé pour les patients et le personnel soignant en fournissant des solutions pertinentes. Nous continuons à innover dans des domaines tels que la télésanté, qui peuvent aider les prestataires de soins de santé du monde entier à mieux gérer la population en pleine expansion des patients souffrant de troubles chroniques."

 

L'avenir des solutions de télésanté

Dans le cadre du projet d'étude MyHeart, financé par l'UE, Philips et des partenaires mettent au point un système avancé de gestion des défaillances cardiaques qui pourrait fournir des informations plus complètes sur la situation d'un patient, ce qui permettrait des interventions plus précoces. Ce système expérimental de gestion des défaillances cardiaques se compose notamment d'une veste en textile doté d'un capteur incorporé novateur destiné à évaluer l'accumulation de fluide dans les poumons, une situation potentiellement mortelle à laquelle les patients souffrant d'insuffisance cardiaque risquent d'être exposés. En outre, le projet HeartCycle, financé par l'UE et dirigé par Philips, étudie des solutions globales axées sur le patient, basées sur des capteurs novateurs pour la gestion des maladies chroniques à domicile.

 

 

Philips Customer Care Center, tél. 080080190

 

À propos de Royal Philips Electronics

Royal Philips Electronics N.V. (NYSE : PHG, AEX : PHI) se pose comme une entreprise diversifiée, active dans les domaines « de la Santé et du Bien-être » et qui a pour but d’améliorer la qualité de vie des personnes par des innovations significatives. Philips est un leader mondial dans les domaines des soins de santé, de la vie moderne et de l’éclairage ; l’entreprise intègre la technologie et le design dans des solutions qui sont axées sur les personnes, qui s’appuient sur une connaissance profonde des consommateurs et qui répondent à la promesse de la marque « sense and simplicity »/du sens et de la simplicité. Philips, dont le siège social se trouve aux Pays-Bas emploie plus de 116.000 personnes dans plus de 60 pays et a réalisé un chiffre d’affaires de 23 milliards d’euros en 2009. L’entreprise est leader sur les marchés des soins cardiologiques, des soins de médecine d’urgence et des soins de santé à domicile, des solutions d’éclairage économique et des nouvelles solutions d’éclairage, des produits de la vie moderne ; elle occupe une position de leader très forte dans les marchés des télévisions à écran plat, des rasoirs électriques, des systèmes de divertissement portables et des soins dentaires. Vous trouverez plus de renseignements sur Philips via les liens suivants : www./philips.com/newscenter et www.philips.be

 

 

Manifestation cycliste pour la Rhumatologie le 27 juin prochain

 

 

La troisième édition de « La Roue tourne pour les Rhumatismes » se déroulera le dimanche 27 juin 2010. Elle se tiendra à Jambes avec des parcours à vélo (5 et 25 km) en bord de Meuse au départ de la place Joséphine Charlotte. 

La troisième édition de « La Roue tourne pour les Rhumatismes » se déroulera le dimanche 27 juin 2010. Elle se tiendra à Jambes avec des parcours à vélo (5 et 25 km) en bord de Meuse au départ de la place Joséphine Charlotte. 

 

 

 

 

 

Cette initiative nationale est toujours suscitée par le « Fonds de Recherche Scientifique en Rhumatologie » (FRSR), créé en 1999 au sein de la Société Royale Belge de Rhumatologie ASBL (SRBR). Elle sera à nouveau organisée en collaboration avec toutes les  associations de patients concernées par les affections rhumatismales.  

Pour rappel, la première édition de cette manifestation s’est déroulée en juin 2006 à Anvers et la deuxième édition a été organisée en juin 2008 à Borgloon. A chaque fois, ces initiatives ont mobilisé plus d’un millier de participants dont de nombreuses personalités du monde politique, culturel et associatif.

 

Ces dernières années, de nombreuses manifestations ont utilisé la pratique du vélo comme « arme médiatique » pour sensibiliser nos concitoyens et le monde politique au problèmes médicaux insuffisamment reconnus que demeurent la polyarthrite rhumatoïde en particulier et les pathologies rhumatismales en général.

 

En septembre 2006, déjà, le Professeur P. Durez et M. Arsène Mpenza, un patient atteint d’arthrite juvénile, avaient capté l’attention des médias en effectuant sur un vélo adapté le parcours de San Francisco à Los Angeles dans le cadre de l’émission ‘Le beau Vélo de Ravel’ (RTBF Vivacité).

 

Depus lors, chaque année, un peloton associant patients, rhumatologues et paramédicaux relie la Bruxelles au site du Congrès Européen de Rhumatologie de l’EULAR (Barcelone 2007 ; Paris 2008 ; Copenhague 2009 et très bientôt Rome dès le 10 juin 2010).

 

A Namur, en 2010, comme à Anvers et à Borgloon, nous voulons attirer l’attention de tous et en particulier des pouvoirs publics sur l’importance des affections rhumatismales et soutenir, via le sponsoring, la recherche scientifique en rhumatologie.

 

La ville de Namur, capitale Wallone, offrira ce 27 juin deux parcours cyclistes sur les rives de la Meuse. Les parcours de 5 et de 25 km sont des circuits sans difficulté, accessibles à tous. Le chiffre de 1000 participants devrait à nouveau être atteint cette année, regroupant les patients et leurs familles, des rhumatologues de tout le pays et nombre de sympatisants.

 

Une animation est programmée dès 13h sur la Place Joséphine Charlotte au centre de Jambes. Le, désormais traditionnel, barbecue clôturera la journée.

 

 

 

 

 

Prof Dr Yves BOUTSEN                                                                         Dr Alain HEYLEN

Chef de service de Rhumatologie                                  Chef de service de Rhumatologie

Cliniques Universitaires UCL                                                           Clinique Ste-Elisabeth

Mont-Godinne                                                                                                                         Namur

 

 

Organisateurs 2010 de « La Roue tourne pour les Rhumatismes » 

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10/06/2010

L’alimentation végétale peut aider à prévenir l’obésité infantile

Une alimentation végétale peut s’avérer un bon moyen de prévenir l’obésité infantile. Telle est la conclusion d’un article paru dans l’American Journal of Clinical Nutrition, véritable référence dans le domaine de la nutrition. Un poids sain durant l’enfance permet de prévenir les problèmes de santé à un âge plus avancé.

 

À l’échelle mondiale, 10 % des enfants souffrent d’obésité ou de surpoids. Cette surcharge pondérale a des conséquences néfastes sur la santé à différents égards, aussi bien durant l’enfance qu’à l’adolescence ou à l’âge adulte. Ainsi, l’obésité est par exemple le facteur le plus important de risque de diabète de type 2. Par ailleurs, des études ont démontré que 70 à 80 % des adolescents obèses présentent un risque accru de souffrir d’obésité pour le reste de leur vie. La lutte contre le surpoids et l’obésité chez l’enfant constitue de ce fait l’un des défis majeurs pour le système de santé publique actuel.

 

L’article paru dans l’American Journal of Clinical Nutrition s’est penché sur différentes études traitant de la relation entre une alimentation végétarienne ou végétale et le surpoids. Des études épidémiologiques ont démontré que, par rapport aux non-végétariens, les végétariens sont généralement plus minces et présentent un indice de masse corporelle (IMC) inférieur: les hommes pèsent en moyenne 7,7 kg de moins et les femmes, 3,3 kg. Cela correspond à un IMC inférieur de 2 points. Des études consacrées aux enfants ont révélé que ceux qui ont grandi dans des familles végétariennes sont plus minces que leurs camarades non-végétariens du même âge. À l’adolescence, cette différence est plus marquée encore.

 

Chez les enfants, le régime alimentaire végétarien doit être constitué de manière adéquate, pouvait-on également lire dans l’article. Durant l’enfance, les besoins en certains nutriments, tels que le fer et le calcium, sont en effet plus importants qu’à l’âge adulte. Il convient donc de leur prêter une attention suffisante. Il est néanmoins tout à fait possible de mettre en place une alimentation à base de végétaux qui couvre tous les besoins nutritionnels de l’enfant. Les auteurs concluent qu’une alimentation végétarienne peut contribuer à réduire la surcharge pondérale chez l’enfant.

 

Pour passer progressivement à une alimentation végétale, une première étape simple et pratique consiste à remplacer les produits laitiers par des produits à base de soja.

 

Les aliments à base de soja s’inscrivent parfaitement dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée, et ce dès le petit-déjeuner. Des boissons aux desserts, des substituts de viande au yofu, le large éventail de produits permet de savourer des aliments à base de soja à tout moment de la journée.

 

 

Source: Sabate, J. et Wien, M., "Vegetarian diets and childhood obesity prevention", Am J Clin Nutr. 91.5 (2010), 1525S-9S.