Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

30/09/2010

Le coût d’une dialyse à domicile est 30% moins cher qu’une dialyse à l’hôpital

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  

·       Aujourd’hui la dialyse à l’hôpital ou en centre (hémodialyse) est la technique la plus largement utilisée (90% des cas). Pourtant les dialyses à domicile (dialyse péritonéale et hémodialyse à domicile) permettraient d’alléger considérablement le coût du traitement pour la collectivité.

·       Ces résultats illustrent la nouvelle tendance de disease management (gestion de la maladie) qui privilégie le transfert des traitements en hôpital vers le domicile (grâce aux nouvelles technologies médicales et aux formations éducatives des patients). Outre l’avantage financier pour le budget des soins de santé, les dialyses à domicile permettent aux personnes de garder une vie plus normale et de prendre le contrôle sur leur maladie.

·       Le premier site informatif sur le choix des dialyses est en ligne depuis quelques mois : www.choixdialyse.be, une information concrète et objective pour décider en toute connaissance de cause

 

Du 28 septembre au 1er octobre se tient la réunion annuelle de la « Société Francophone de Néphrologie » consacrée à la dialyse[1], à la transplantation rénale et à la recherche. Au total, ce sont 11.000 Belges qui souffrent d’une insuffisance rénale terminale et 6.700 d’entre eux sont dialysés[2] car leurs reins ne remplissent plus leur fonction d’épuration. Ce jeudi les résultats d’une étude belge[3] sur les coûts de la dialyse en Belgique vont être proposé par la division Health Economy d’IMS Health[4], associée avec des experts reconnus du monde médical. Les résultats sont significatifs : le coût d’un patient en dialyse à l’hôpital est 30% plus élevé que pour un patient en dialyse à domicile.  « Ces résultats plaident pour une meilleure information du patient sur le choix qui s’offre à lui entre les deux techniques de dialyse. Lorsque le recours à la dialyse (traitement de substitution de la fonction rénale) devient inévitable, il convient de définir quel type de traitement est le plus adéquat pour le patient. Encore trop souvent, seules les dialyses en hôpital lui sont proposées. Ainsi en Belgique, seulement 10% des dialyses se font à domicile » commente le docteur Mario Schurgers chef du service de Médicine Interne de l’AZ Sint-Jan AV à Bruges, l’un des sites a avoir participé à l’étude.

 

 

 

Pourquoi cette étude aujourd’hui ?

Le nombre de patients en dialyse a augmenté de 25% depuis 2002. Avec 3% d’augmentation annuelle au cours des 10 dernières années

 

 

, cette augmentation pourrait s’intensifier en raison d’une prévalence élevée d’obésité, de diabète et d’hypertension, facteurs de risque à une insuffisance rénale. Réduire le coût de ces traitements  de substitution de la fonction rénale sur le budget de santé doit donc être une priorité.

 

 

 

 

 

Les techniques de dialyse ont fait quant à elles beaucoup de progrès au niveau de la sécurité, de l’efficacité et de la facilité d’utilisation. Elles présentent toutes la même efficacité clinique, que les patients soient traités en hôpital ou à domicile. « Il était donc intéressant d’évaluer concrètement quelles étaient les ressources utilisées par les patients dialysés et d’estimer les coûts pour le ministère des affaires sociales belges et le patient lui-même » précise le Docteur Schurgers.
Choisir une dialyse en connaissance de cause
Tony Goovaerts, Chef infirmier des Cliniques Universitaires Saint-Luc à Bruxelles[5], qui a mis au point un programme d’éducation avant dialyse, montre que dans ce cas précis près de 45% des patients choisissent un traitement à domicile sur base de critères liés à l’accroissement de l’autonomie, à un régime spécifique, à la limitation des visites à l’hôpital ou aux implications pour leurs activités professionnelles. Sans compter que  le traitement à domicile réduit l’exposition aux agents pathogènes du milieu hospitalier.
« Les avantages, en termes d’amélioration de la qualité de vie pour les patients et de réduction des coûts globaux de traitement, du transfert des traitements de l’hôpital vers le domicile sont parfaitement illustrés dans le cas de la substitution rénale. Aujourd’hui, l’hémodialyse en centre reste la technique la plus largement utilisée (90%) alors que la plupart des patients sont mal informés des autres alternatives à domicile. Il est temps de faire évoluer les pratiques en la matière », conclut le Docteur Schurgers.
A noter que depuis le mois de mars 2010, un site informatif consacré au choix de la dialyse est en ligne : www.choixdialyse.
Le poster des résultats de l’étude présenté aujourd’hui au Colloque de la Société de Néphrologie se trouve en annexe.

 

Lire la suite

11:55 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : dialyse |  Facebook | |  Imprimer

Journée de la Spirométrie : des tests gratuits

Dans le cadre de la 6è Journée de la Spirométrie, le 14 octobre prochain, le service de Pneumologie du CHR de la Citadelle proposera au public (et à son personnel également) des tests gratuits de la capacité respiratoire.

 

La spirométrie est une méthode simple et non douloureuse servant à mesurer la fonction ou la capacité pulmonaire et à la comparer à la fonction pulmonaire moyenne d’une personne de race, de taille, de poids et d’âge identiques. Sur base de cet examen on déterminera si une personne présente une insuffisance respiratoire. Ce test est opportun chez les personnes qui sont essoufflées, qui ont une respiration sifflante ou encore qui se plaignent de toux chronique.

 

Le test permet également de dépister de façon précoce une obstruction des voies respiratoires  chez les fumeurs qui sont exposés à une maladie appelée BPCO (Bronco-Pneumopathie Chronique Obstructive). On estime qu’environ 680.000 Belges sont atteints de BPCO.

 

L’asthme bronchique est une autre maladie des voies respiratoires qui peut être méconnue. Cette journée a donc  pour but de promouvoir la spirométrie qui devrait être généralisée pour assurer le diagnostic et le suivi des maladies pulmonaires obstructives, comme la BPCO ou l’asthme, au même titre que la mesure de la pression artérielle.

 

Pour bénéficier d’un test gratuit de spirométrie au CHR de la Citadelle, il est possible de s’inscrire uniquement via le site internet de la Société Belge de Pneumologie (http://www.spirometrie.be/). Les tests gratuits auront lieu uniquement le mercredi 14 octobre 2010, de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h00 à la polyclinique de Pneumologie du CHR de la Citadelle (1er étage, côté pair, accès fléché depuis l’entrée principale de la Citadelle).

 

 

29/09/2010

Un Belge à la tête de la Société Européenne pour la Santé Respiratoire

 

Le professeur belge Marc Decramer a été nommé Président pour 2010-2011 de la Société Européenne pour la Santé Respiratoire, a-t-on appris mercredi dans un communiqué. Marc Decramer est un expert renommé en santé respiratoire de l'hôpital universitaire de la KUL( Katholieke Universiteit Leuven). Le professeur Marc Decramer a été nommé Président de la Société Européenne pour la Santé Respiratoire à l'issue du Congrès annuel de la Société Européenne pour la Santé Respiratoire, qui s'est tenu à Barcelone du 18 au 22 septembre. Il remplace le Professeur Nikolaos Siafakas.

Il occupe actuellement un nombre de responsabilités dans les domaines de la médecine clinique, de l'enseignement et de la recherche à l'hôpital universitaire de la KUL et est notamment responsable du département de la santé respiratoire et directeur du laboratoire de Pneumologie.

Marc Decramer souhaite faire figurer la santé respiratoire parmi les priorités de la santé publique et établir des recommandations et un plan d'action contre les maladies respiratoires pour les dix prochaines années.

28/09/2010

Des chercheurs parviennent à vaincre la résistance d'un important parasite

 

Des scientifiques de l'Institut de médecine tropicale (IMT) d'Anvers ont réussi à rendre un parasite du sommeil à nouveau sensible à l'action de médicaments. Le parasite ne touche pas seulement les humains mais provoque aussi la maladie du sommeil chez le bétail.

Il entraîne à ce jour d'importants dégâts dans les troupeaux car il résiste à tous les médicaments disponibles sur le marché.

Les scientifiques ont découvert deux substances antibiotiques, devenues pratiquement inactives, de nature à être à nouveau efficaces en combinaison avec le chlorure d'isométamidium (ISM), un agent utilisé en médecine vétérinaire.

La moitié des animaux qui ont été traités par l'ISM associé avec un des deux antibiotiques ont ainsi été remis sur pied.

Ce parasite du sommeil est responsable du décès de trois millions de bovidés par an en Afrique noire, dans des zones souvent très défavorisées. D'où l'intérêt de cette découverte, souligne le communiqué diffusé à cette occasion par l'Institut de médecine tropicale.

Les fumeurs ont davantage recours au système de remboursement pour arrêter de fumer

 

 

Le nombre grandissant de personnes qui veulent arrêter de fumer fait augmenter le taux d'utilisation du système de remboursement pour l'accompagnement du sevrage tabagique qui existe depuis le 1er octobre 2009. Entre octobre 2009 et mai 2010, la première séance a été partiellement remboursée à 3.841 patients, indiquent les chiffres de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami). Les fumeurs peuvent ainsi se faire accompagner, de manière subventionnée, depuis le 1er octobre 2009, par un médecin ou un tabacologue reconnu.

Le fonds des maladies rembourse partiellement huit consultations chez un accompagnateur officiel de sevrage tabagique. Trente euros sont remboursés pour la première séance et vingt euros pour chacune des sept suivantes.

Depuis octobre 2009, le nombre de patients qui font usage de la première séance remboursée a augmenté. Il était question de 106 patients en octobre 2009, 435 en janvier 2010 et 758 en avril 2010.

Les séances d'accompagnement ont également augmenté de 92 en octobre 2009 à 777 en janvier 2010 et à 1.243 en mai 2010, totalisant un nombre de 6.737 séances partiellement remboursées.

Le remboursement de l'accompagnement du sevrage tabagique a débuté en 2005 pour les femmes enceintes, lesquelles peuvent recevoir trente euros pour chacune des huit consultations.

Le coût total pour le système de remboursement s'élève a 256.507,81 euros entre octobre 2009 et mai 2010. La plus grosse partie de ce montant a été consacrée au groupe de personnes n'attendant pas d'enfants: 249.196,42 euros.

Hôpitaux: les moyens progressent moins rapidement que le chiffre d'affaires

 

Le budget des moyens financiers (BMF), principale source de revenus nets des hôpitaux généraux, progresse moins vite que le chiffre d'affaires global, souligne une analyse sectorielle des hôpitaux généraux en Belgique effectuée par Dexia. Le BMF a progressé de 5,6% en 2009 alors que le chiffre d'affaires global a augmenté de 6,4%.

Le chiffre d'affaires "honoraires des médecins" est en hausse de 8,9% en raison de revenus extraordinaires. Cette augmentation s'explique en grande partie par le rattrapage non récurrent de la différence entre le budget et les dépenses aux niveaux imagerie médicale et biologie clinique.

L'analyse menée auprès de tous les hôpitaux généraux du pays (publics et privés), permet par ailleurs d'observer clairement l'effet des mesures prises par les pouvoirs publics depuis 2007 en vue d'encourager les hospitalisations de jour.

Dans le service chirurgie-diagnostic (CD), qui représente 60% du nombre de lits justifiés, le taux d'occupation ne cesse de diminuer. En dépit de la baisse du nombre de lits et de l'augmentation des hospitalisations, le taux d'occupation dans ce service est passé de 72,8% en 2008 à 71% l'an dernier. La durée de séjour a, elle, fortement diminué, passant de 6,2 à 5,9 jours, ce qui s'explique notamment par des formes de traitement plus efficaces.

Autre conséquence du succès de l'hospitalisation de jour, les revenus des forfaits sont en forte augmentation. Cette hausse s'explique aussi par l'indexation des tarifs ainsi que par l'incorporation d'un pourcentage pour la prise en charge des augmentations barémiques.

Lire la suite

L'INAMI participe à une campagne pour réduire l'exposition aux rayons ionisants

 

L'INAMI participe à une campagne de sensibilisation dont l'objectif est de réduire l'exposition des patients aux rayons ionisants. Des lignes directrices sur le bon usage des examens d'imagerie médicale viennent d'être actualisées et validées par les professionnels de la santé. L'INAMI souhaite donc que les médecins adaptent éventuellement leurs prescriptions d'imagerie médicale. "Les chiffres d'exposition aux rayons ionisants sont beaucoup plus élevés en Belgique que dans les pays voisins", estime l'Institut national d'assurance maladie-invalidité.

En 2008, 10.640.000 examens par rayons ionisants ont été pratiqués en Belgique, soit un par habitant, en moyenne.

La campagne prévoit notamment une sensibilisation des patients et du grand public, une large publicité du SPF Santé publique sur le bon usage des examens d'imagerie médicale, une information personnalisée à l'attention de chaque professionnel de la santé, basée sur sa pratique individuelle (généraliste ou spécialiste), ainsi que des propositions pour intégrer un module spécifique aux logiciels médicaux. Ce dernier élément faciliterait la transmission des résultats d'examen vers et à partir du dossier médical global (DMG), afin d'éviter la redondance d'examens.

En outre, une brochure que l'INAMI destine aux médecins leur permettra d'appliquer quelques recommandations. Celles-ci contribueraient à diminuer de 25 pc l'exposition aux rayons ionisants liés à l'imagerie diagnostique et à dégager annuellement 30 millions d'euros qui pourraient ainsi être utilisés plus judicieusement, a ajouté l'INAMI.

Trop de colorants dans votre assiette !

 

Selon Test-Achats, la législation européenne relative aux colorants alimentaires est beaucoup trop laxiste. La réglementation existante n’est pas assez sévère, les fabricants ont recours aux colorants pour créer l’illusion de produits plus frais, plus savoureux ou même plus sains. Très souvent, ils servent aussi à dissimuler l’absence d’ingrédients de qualité tels que des oeufs dans la mayonnaise ou des fruits dans les yaourts. Ils permettent donc de tromper le consommateur. Les enfants, surtout, atteignent rapidement la dose journalière admissible, c-à-d. la quantité maximale qui peut être consommée sans effets secondaires. De plus, les colorants peuvent aussi provoquer des réactions allergiques ou d’hypersensibilité, mais l’emballage n’en fait que rarement – voire jamais – mention. Test-Achats tire la sonnette d’alarme et exige une réglementation plus sévère, imposant une réduction du nombre de colorants autorisés, des teneurs autorisées et des groupes d’aliments dans lesquels ils peuvent être utilisés. Test-Achats a également dressé une liste pratique des additifs douteux sous un format « carte de crédit » et a rédigé une brochure gratuite «Questions sur la sécurité alimentaire" contenant cette carte.

Avez-vous vu du boeuf mariné orange vif sur le barbecue cet été? Avez-vous déjà étalé du poulet curry d’un jaune fluorescent sur un sandwich? Ne trouvezvous pas la couleur rose de votre boisson lactée étrange? Les colorants sont cachés de plus en plus dans une multitude de produits et non uniquement les bonbons de couleurs vives et des boissons gazeuses. Test-Achats en a ainsi découvert dans des aliments supposés au-dessus de tout soupçon : dans des aliments de base tels que des produits de boulangerie, sauces, soupes mais aussi dans des préparations à base de viande et de poisson… Or, ces aliments de base sont consommés fréquemment et en grandes quantités. Résultat : nous ingérons énormément de colorants à notre insu. Selon Test-Achats, la législation européenne relative aux colorants alimentaires est beaucoup trop laxiste. La réglementation actuelle n'est pas assez sévère, permettant aux fabricants d’utiliser des colorants pour créer des illusions d'aliments plus frais, plus savoureux et même plus sains. Plus d’une fois, ils servent aussi à dissimuler l’absence d’ingrédients de qualité tels que des oeufs dans la mayonnaise ou des fruits dans les yaourts. Ceci est trompeur pour les consommateurs.

Les plafonds sont rapidement dépassés

L'utilisation excessive de colorants, qui d’un point de vue purement technique, n’apporte aucune valeur ajoutée aux aliments n’est pas dénuée de risques. Des études toxicologiques sont certes menées sur des animaux pour analyser leurs effets néfastes potentiels et déterminer, pour chaque colorant, la dose journalière admissible (DJA) par kilo de poids corporel. Cependant, ces études ne sont pas toujours suffisantes et pour certaines substances, seul un plafond provisoire voire pas de plafond du tout existe. Les colorants n’en sont pas moins allègrement autorisés et consommés, dans des produits dans lesquels le consommateur ne soupçonnerait jamais leur présence.

Les enfants dépassent très vite la dose journalière admissible

En raison de leur poids léger, les enfants peuvent très vite dépasser les plafonds. Pour un colorant (Cochenille), Test-Achats a calculé qu’un enfant de 20 kg peut rapidement dépasser la DJA (dans ce cas 100mg/jour). Un berlingot de boisson à la fraise, une canette de limonade et quelques boules de crème glacée réunis, et la limite-DJA est rapidement et dangereusement atteinte. Ajoutez à cela quelques tartines de surimi et des saucisses et le seuil de la DJA pour ce colorant est dépassé chez cet enfant. Avec un autre colorant, le Ponceau 4R, un verre de limonade peut être suffisant pour dépasser la DJA!

 

 

Allergique? Hypersensible? Limiter les additifs!

Certains colorants peuvent aussi provoquer des réactions allergiques ou d’hypersensibilité comme par exemple de l’asthme ou des éruptions cutanées et cela sans même dépasser la DJA. Depuis janvier, une nouvelle réglementation européenne sur les additifs est entrée en vigueur et une liste qui définit les additifs autorisés est en élaboration. Bien que, lors des premières réévaluations de l’EFSA (l’Autorité européenne de sécurité des aliments) il est apparu que la DJA de certains colorants est trop facilement dépassée. La Commission européenne n'en a toujours pas tenu compte dans sa proposition de nouvelle liste. Selon Test-Achats, cette liste doit aller beaucoup plus loin dans la limitation des additifs.

Les enfants hyperactifs et les colorants

Test-Achats estime que les additifs et les colorants ne peuvent être autorisés que s’ils sont nécessaires sur le plan technique et si leur innocuité a été prouvée. Prenons par exemple les six colorants dits « de Southampton » (E104, E110, E124, E102, E122 et E129), soupçonnés de favoriser l’hyperactivité chez les enfants. Même si le lien de cause à effet n’a pu être établi de façon irréfutable, les fabricants doivent apposer un avertissement sur l’étiquette. De plus, la DJA de trois de ces colorants a été revue à la baisse récemment.

Test-Achats veut dès lors convaincre le consommateur d’éviter ces colorants trompeurs, inutiles et potentiellement risqués, et inciter le législateur à contrôler plus sévèrement leur utilisation.

Pas seulement des colorants …

Les charcuteries, par exemple, contiennent des antioxydants, qui préservent leur couleur attirante sans nécessiter l’ajout de colorants. Au lieu de brunir sous l’effet du processus naturel d’oxydation, la viande conserve une belle couleur rouge grâce aux nitrates et aux nitrites, qui peuvent être parfois cancérigènes. Pour un enfant de 6 ans qui pèse environ 20 kgs, une simple tranche de lard peut lui faire dépasser la dose journalière admise (DJA) en nitrites. Il va donc de soi qu’il faut limiter et réduire l’utilisation des nitrites. L’ajout de sulfites repose sur les mêmes motifs et trompe donc aussi le consommateur quant à la fraîcheur et l’apparence de la viande. Ils sont interdits dans la viande non transformée et hachée, mais la présence de 4% de légumes dans un hamburger suffit pour contourner cette règle.

 

 

Test-Achats exige …

L’utilisation d’additifs doit être limitée à un minimum absolu. Les colorants n’ont rien à faire dans les aliments de base. Ils sont non seulement non nécessaires d’un point de vue technique, mais s’avèrent de surcroît souvent trompeurs et non dénués de risques. C’est pour cela que Test-Achats veut que leur utilisation soit sensiblement réduite. Les colorants dits de Southampton doivent à terme disparaître. Dans l’intervalle, ils doivent faire l’objet d’un avertissement explicite. Test-Achats met à disposition une base de données complète ( http://www.test-achats.be/additif)  avec appréciation de tous les additifs. Test-Achats diffuse également une brochure sur la sécurité alimentaire comprenant une carte d’information sur les colorants suspects et allergènes. Ce guide est disponible en appelant le 0800 50 222 avec le code MS 153

 

37 millions de personnes sont atteintes de cécité

 

 

 

 

Plus de 80% des informations qui arrivent au cerveau passent par les yeux. L’absence de correction de la vision coûte 85 milliards d’euros à l’économie mondiale. Tout au long de la Semaine de la Vision, le public sera invité à se rendre 

chez un des opticiens-optométristes  participant à la campagne pour faire contrôler sa vision  et recevoir avis et conseils. Ce testing vous est offert gracieusement par votre opticienoptométriste. La liste des opticiens-optométristes participants est disponible sur www.semainedelavision.be

Cette campagne est le résultat d’une initiative du W.C.O., World Council of Optometry, en partenariat avec l’OMS, Organisation mondiale de la Santé. 

Parce que la vision est essentielle dans la vie, il convient de la contrôler en la confiant à un professionnel compétent et qualifié. Lors des  éditions précédentes de la Semaine de la Vision , les résultats suivants ont été obtenus :

31% des personnes testées sont invités à subir un examen plus complet, 33% ont besoin d’une modification de la puissance de la correction portée, 33% des personnes testées ont une bonne vision.

Au niveau mondial : (Source : Vision 2020) 153 millions de personnes souffrent de mauvaise vision à cause d’un vice de réfraction non ou mal corrigé ; 37 millions de personnes sont atteintes de cécité ; 124 millions de personnes sont atteintes de basse vision.

26/09/2010

Faire des injections de botox réduit la salivation excessive

 

Les injections de botox peuvent aider à réduire la salivation excessive des enfants ayant des problèmes mentaux, selon une étude réalisée par un oto-rhino-laryngologiste de l'hôpital UMC St Radboud situé à Nimègue (Pays-Bas).

Beaucoup d'enfants souffrant de déficience mentale salivent de manière excessive. Ce qui provoque des éruptions cutanées autour de la bouche et parfois des déshydratations.

La plupart du temps, il faut également changer plusieurs fois par jour leurs vêtements.

Pour les cas plus sérieux, recourir à une opération permet de réduire en partie la salivation.

Avec sa découverte sur l'efficacité du botox, l'oto-rhino-laryngologiste, Arthur Scheffer, propose une intervention moins importante qu'une opération.

Pour arriver à cette conclusion, Arthur Scheffer a injecté, sous anesthésie générale, du botox dans les glandes salivaires de la mâchoire inférieure de plus de 130 patients. Ces derniers avaient entre 3 et 27 ans.

Après deux mois, la salivation était diminuée de moitié chez 61 patients.

L'éruption cutanée avait même disparu chez certains patients.

25/09/2010

15 nourrissons abandonnés en Belgique ces dix dernières années

 

Quinze nourrissons ont été abandonnés en Belgique au cours des dix dernières années dont douze en Flandre, selon l'asbl "Moeders voor Moeders" (Des mères pour des mères) qui fête les dix ans d'existence de son "tiroir à bébés" susceptible d'accueillir anonymement un enfant abandonné. Sur les quinze nourrissons abandonnés, seuls trois d'entre eux ont été déposés dans le tiroir à bébés de l'asbl, situé à Borgerhout (Anvers).

Parmi les autres enfants, certains ont été abandonnés sur des trottoirs ou devant des maisons.

En Belgique, déposer un enfant dans une tiroir à bébés est punissable. L'asbl demande donc à ce que cette situation évolue.

L'association est actuellement à la recherche de partenaires en vue d'ouvrir des "tiroirs à bébés" supplémentaires.

Par ailleurs, l'organisation regrette l'absence d'initiatives législatives en matière d'accouchement sous X. L'asbl souhaite que l'accouchement sous X soit reconnu en Belgique.

Les statistiques démontrent que de nombreuses femmes belges se rendent chaque année dans le nord de la France pour y accoucher sous X.

24/09/2010

Diabète: l'Avandia, jugé trop risqué, banni dans l'UE et et restreint aux USA

 

 

L'usage de l'antidiabétique Avandia, du groupe britannique GSK, va être interdit dans l'UE et sévèrement restreint aux Etats-Unis, les autorités européennes et américaines ayant jugé jeudi qu'il faisait courir aux patients des risques accrus de problèmes cardiovasculaires.

Le comité des experts de l'Agence européenne des médicaments (EMA), organisme sis à Londres et qui est chargé d'évaluer pour le compte de l'Union européenne si les produits pharmaceutiques sont sûrs, a conclu au vu de l'ensemble des données disponibles, que les bienfaits apportés par l'Avandia n'étaient pas suffisants par rapport aux risques qu'il présentait.

L'EMA a donc recommandé la suspension de son autorisation de vente dans l'UE, plus la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein. Cette décision a été transmise à la Commission européenne, à qui il revient de décider officiellement du retrait de ce médicament. La Commission se contente généralement de suivre ses avis.

Selon l'EMA, l'Avandia ne devrait plus être vendu en Europe d'ici à "quelques mois". En attendant, elle a recommandé aux médecins de ne plus le prescrire et de "réfléchir à des traitements alternatifs" avec les patients concernés.

Conformément à cette décision, l'agence fédérale des médicaments a recommandé aux médecins belges d'en arrêter la prescription. "On demande aux patients de passer chez leur généraliste et de trouver un traitement alternatif. Et on demande aux professionnels de la santé de ne plus prescrire, en attendant la décision de la Commission européenne et normalement ce sera suspension de l'autorisation, jusqu'au moment où le détenteur de l'autorisation soit en mesure de fournir des données convaincantes", a indiqué une porte-parole.

L'Agence fédérale précise que deux autres médicaments (Avandamet et Avaglim) sont également concernés.

La FDA, homologue américaine de l'EMA, qui s'était penchée dès cet été sur la question de l'innocuité de l'Avandia, a pris de son côté une décision presque aussi stricte, en choisissant de restreindre très sévèrement l'usage de l'antidiabétique aux Etats-Unis, sans aller toutefois jusqu'à totalement l'interdire.

Dans le détail, elle a limité sa prescription aux seuls patients souffrant de diabète dit de type 2 (forme se développant chez les adultes), et qui ne peuvent pas contrôler leur maladie avec les autres antidiabétiques existants.

Ces décisions, en Europe comme aux Etats-Unis, répondent à des études publiées depuis 2007, qui ont montré que l'usage de l'Avandia, autorisé depuis 1999 aux Etats-Unis et 2000 dans l'UE, induisait un risque élevé de problèmes cardiovasculaires (y compris d'attaques cardiaques et cérébrales) pour les patients.

Cette double décision constitue un grave revers pour son fabricant, le laboratoire britannique GlaxoSmithKline, qui avait toujours défendu son innocuité, en s'appuyant sur une étude réalisée auprès de plus de 50.000 patients. Le groupe en a pris acte, mais a réaffirmé qu'il croyait toujours que "l'Avandia est un traitement important pour les patients souffrant de diabète de type 2".

La controverse sur l'innocuité de cet antidiabétique, qui faisait partie des médicaments vedettes de GSK, a déjà fait plonger ses ventes ces trois dernières années.

Au premier semestre 2010, elles ne représentaient plus que 321 millions de livres (en incluant les produits associés), soit environ 380 millions d'euros, alors que sur l'ensemble de l'année 2006, elles avaient rapporté 1,6 milliard de livres.

GSK a précisé ce jeudi que les décisions de l'EMA et de la FDA allaient faire encore fondre de moitié les ventes du produit sur le semestre en cours, et qu'elle ne comptait plus ensuite en écouler que des quantités "minimales".

L'affaire devrait par ailleurs lui coûter environ 100 millions de livres en frais divers, une somme modeste au regard de ses bénéfices annuels (5,5 milliards de livres en 2009). Mais l'impact sur sa réputation et sur son cours en Bourse risque d'être bien plus élevé.

Un nouveau guichet électronique pour les personnes handicapées

 

Le site Handiweb, qui permet aux personnes handicapées d'accéder en ligne à leur dossier avec leur carte d'identité électronique, a été présenté vendredi par la DG Personnes handicapées du SPF Sécurité sociale, en présence du Secrétaire d'Etat aux Affaires sociales, Jean-Marc Delizée. L'application Handiweb permet notamment aux utilisateurs de disposer en ligne d'un aperçu personnalisé de leur dossier. Ils pourront également, à partir de la fin de l'année 2011, introduire des demandes, signifier des changements, consulter et imprimer des documents et recevoir ces derniers électroniquement s'ils le désirent.

"Les attentes du citoyen évoluent en même temps que la technologie et internet permet aux personnes handicapées d'être plus autonomes et moins dépendantes", a souligné le directeur général de la DG Personnes handicapées, André Gubbels.

La direction générale Personnes handicapées du SPF Sécurité sociale reçoit chaque année plus de 200.000 nouvelles demandes. Elles concernent des allocations pour personnes handicapées, des attestations ou des cartes de stationnement.

"La numérisation des documents papier à la direction générale représente une grande valeur ajoutée. Grâce à une approche ciblée, l'administration a pu, en deux ans, rattraper le retard en ce qui concerne le traitement des dossiers." a indiqué le Secrétaire d'Etat, Jean-Marc Delizée.

L'application Handiweb est accessible à l'adresse www.handiweb.be, avec la carte d'identité électronique.

23/09/2010

Près de 680.000 Belges souffrent du "poumon du fumeur",

Près de 680.000 Belges, dont au moins la moitié sont non diagnostiqués, souffrent de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), quatrième cause de mortalité dans le monde, a annoncé jeudi la Société Belge de Pneumologie (SPB) dans un communiqué. La BPCO, ou "poumon du fumeur", est une maladie qui se caractérise par un rétrécissement irréversible des voies respiratoires, généralement conséquence d'un tabagisme de longue date. A l'échelle mondiale, "la BPCO est la cause de 6,4% des décès chez les hommes et 3,9% chez les femmes. Elle est la seule parmi les plus importantes causes de mortalité dans le monde à progresser encore", précise le communiqué. Plus d'un cinquième des fumeurs masculins de plus de 45 ans souffrent de BPCO, qui a augmenté de 163% entre 1965 et 1998.

Dans le cadre de la 'Journée Mondiale de la Spirométrie' prévue le 14 octobre prochain, la SPB proposera gratuitement une spirométrie à des personnes présentant un problème respiratoire. Grâce à ce test servant à mesurer la capacité pulmonaire, le médecin peut "diagnostiquer avec précision une obstruction des voies respiratoires", explique le communiqué.

La SPB encourage fortement toutes les personnes qui présentent des symptômes spécifiques comme la toux chronique, une bronchite persistante ou une sensation d'essoufflement à s'inscrire pour un test via le site www.spirometrie.be.

L'objectif de la 'Journée Mondiale de la Spirométrie' est de permettre un dépistage précoce et plus large de la BPCO, promouvoir la spirométrie... et encourager l'arrêt du tabagisme, principale cause de la BPCO.

46 % des Belges ne connaissent pas leur fréquence cardiaque

 

 

 

Un cœur en bonne santé bat environ 100.000 fois par jour. À l’échelle d’une vie, cela représente environ 3 milliards de pulsations. Une prestation réellement impressionnante, car aucune pompe hydraulique high-tech n’est capable de pomper 100.000 fois par jour et ceci en moyenne durant 75 ans.[1] Pourtant, ceci ne sera vrai que si le cœur humain est en bon état. L’âge et la maladie ont souvent un effet néfaste sur les prestations de notre cœur.

Notre fréquence cardiaque est un indicateur important de notre bonne santé. Un cœur jeune et en bonne santé bat lentement: au repos, 60-70 battements par minute en moyenne. Lorsque la pompe cardiaque est défaillante, la fréquence cardiaque augmente. Lors du congrès de l’European Society of Cardiology (ESC), début septembre 2010, les résultats d’une nouvelle étude ont été rendus publics. Ils montrent qu’une fréquence cardiaque élevée est un facteur de risque chez les patients insuffisants cardiaques. Mais ils montrent aussi qu’un nouveau médicament traite efficacement une fréquence cardiaque élevée, permettant ainsi de limiter chez ces patients le nombre d’hospitalisations pour insuffisance cardiaque.

 


Connaissez votre fréquence cardiaque

 

Connaître sa fréquence cardiaque n’a rien d’un luxe superflu. Malgré cela, 46 % des Belges ne connaissent pas leur fréquence cardiaque. C’est ce qu’a récemment conclu le BeHRA  (Belgian Heart Rhythm Association) après avoir fait réaliser un sondage par le bureau d’étude iVox.

En Wallonie, 40% des personnes interrogées font contrôler leur fréquence cardiaque régulièrement, contre 45% en Flandre et seulement 29% à Bruxelles.

La plupart des Belges (84%) savent heureusement comment mesurer leur fréquence cardiaque. C’est juste qu’ils ne le font pas assez souvent !

 

Comment mesurer votre fréquence cardiaque[2] ?

Mesurer votre fréquence cardiaque est simple.

 

 

Installez-vous 5 minutes dans une pièce calme avant de mesurer votre fréquence cardiaque. Vous aurez besoin d’une montre ou d’une horloge.

 

 

Libérez votre poignet (pas de montre, ni de bracelet). Orientez la  paume de votre main gauche ou droite vers le haut, avec le coude légèrement plié.

 

 

 

Posez doucement l’index et le majeur de votre autre main sur le poignet, à environ 2 cm en-dessous de la base de la main.

Pressez vos doigts dans l’espace entre les tendons du milieu et l’os supérieur. Vous sentez alors un léger battement : votre fréquence cardiaque.

 

 

 

Comptez le nombre de battements pendant 30 secondes et multipliez ensuite le résultat par 2 pour obtenir le nombre de battements par minute.
Faites la mesure deux fois et calculez la moyenne.

 

 

 

Chaque battement de cœur compte!

Un cœur jeune et en bonne santé bat lentement: 60-70 battements par minute en moyenne. Chez les sportifs, la fréquence cardiaque est même parfois encore plus basse. Ce qui est également caractéristique, c’est que la fréquence cardiaque est très dépendante des stimuli internes et externes, et varie en conséquence, s’accélérant à l’effort et se ralentissant au repos. Un cœur moins entraîné présente souvent une fréquence cardiaque de base plus élevée (plus de battements par minute). Votre fréquence cardiaque est un important indicateur de votre santé. C’est pourquoi il est important de mesurer régulièrement votre fréquence cardiaque, car mesurer, c’est savoir.

Une fréquence cardiaque élevée est un facteur de risque important dans l’insuffisance cardiaque

 

Notre fréquence cardiaque est un important “indicateur” pour notre santé. Une étude récente a démontré qu’une fréquence cardiaque élevée est un facteur de risque pour un cœur défaillant.

L’insuffisance cardiaque est une maladie grave qui va de pair avec un degré élevé d’invalidité. Le pourcentage de décès atteint jusqu’à 40% dans l’année suivant la première hospitalisation. Il est donc très important de connaître les facteurs de risque concrets de l’insuffisance cardiaque et de les traiter d’une manière efficace. Des médicaments innovants, agissant via un blocage du canal ionique spécifique dans le cœur (If), comme par exemple le médicament ivabradine, agissent spécifiquement sur la fréquence cardiaque. L’ivabradine diminue ainsi de 26% le risque d’hospitalisations et de décès pour insuffisance cardiaque.”, selon le Dr. Marnix Goethals, président du BeHRA (Belgian Heart Rhythm Association) et pionnier dans la recherche à la base de l’ivabradine.[3] ,[4]

 

Il est un fait que l’insuffisance cardiaque va de pair avec des coûts de santé élevés.

Selon le Dr. Georges Mairesse, vice-président du BeHRA, “Le coût global de l’insuffisance cardiaque atteint jusqu’à 2% du budget total de la santé au niveau européen, dont 70% sont dus à des hospitalisations. L’homme et la société doivent donc prendre au sérieux l’insuffisance cardiaque et les facteurs de risque, comme un fréquence cardiaque élevé.”[5]

 

Ce sujet sera également développé de manière détaillée lors du 4ème congrès annuel de cardiologie et de rythmologie du BeHRA (Belgian Heart Rhythm Association), qui sera organisé les 30 septembre et 1er octobre à Bruxelles pour tous les cardiologues de Belgique et les pays limitrophes.

Le BeHRA est l’organisation scientifique qui rassemble tous les cardiologues belges spécialisés dans les problèmes de troubles du rythme et de la fréquence cardiaque. Vous trouverez plus d’information sur le site internet www.behra.be.

12% des diabétiques de type 2 reconnaissent souffrir d'épisodes d' hypoglycémie au volant

Une nouvelle enquête souligne la nécessité d’améliorer le dialogue sur l’hypoglycémie entre les diabétiques de type 2 et leurs médecins

Plus des trois quarts des médecins répondants modifieraient le traitement de leurs patients s’ils présentaient des symptômes d’hypoglycémie

 

Une nouvelle enquête, dont les résultats ont été présentés lors de la 46e réunion annuelle de l’Association européenne pour l’étude du diabète (EASD), souligne la nécessité d’améliorer la communication entre les médecins européens et leurs patients diabétiques de type 2, notamment en ce qui concerne l’hypoglycémie (pas assez de sucre – ou glucose – dans le sang). Cette enquête, conduite par Kantar Health et soutenue par MSD, montre que la majorité des médecins interrogés (82%) demande toujours à leurs patients s’ils ont souffert d’hypoglycémie depuis leur dernière visite médicale; la plupart (81%) pensent pourtant que ceux-ci ne les informent pas toujours de tous les épisodes hypoglycémiques qu'ils auraient pu connaître, ce que vient confirmer le fait que presque un tiers (32%) des patients interrogés ont déclaré ne pas parler d’hypoglycémie avec leur médecin, tandis que près de la moitié (43%) affirment être extrêmement ou très préoccupés à l’idée de subir un nouvel épisode d’hypoglycémie. Ceux qui n’évoquent pas la question de l’hypoglycémie avec leur docteur le justifient du fait que leur visite est trop courte ou encore à cause de leur manque de connaissances à ce sujet.

"L’hypoglycémie peut être un problème grave pour les diabétiques. Il est important qu’ils en parlent à leur médecin" selon le Professeur Michael Nauck, Diabétologue et Head of Diabeteszentrum, Bad Lauterberg (Harz, Allemagne). "Il est possible de réduire le risque d’hypoglycémie chez de nombreux patients, par le biais d’une gestion attentive du problème, mais seulement dans la mesure où le médecin en est pleinement informé." poursuit-il 

Un tiers de patients interrogés ont dit avoir sollicité l’aide de tierces personnes suite à un épisode d’hypoglycémie, 17% indiquent qu’ils ont du faire appel à des soins d'urgence. De plus, 37% des patients ont affirmé avoir souffert d'hypoglycémie sur leur lieu de travail et 12% au volant.

Les résultats de l’enquête ont également montré que de nombreux patients en ignorent les causes (45% ne savaient pas que le fait de ne pas prendre de petit-déjeuner en est une, tandis que 54% ignoraient qu’il en était de même en cas d'exercice physique excessif). Plus de la moitié des diabétiques de type 2 interrogés (53%) n’étaient pas conscients du fait que certains médicaments antidiabétiques pouvaient être la cause d’hypoglycémie alors que 22% pensaient que leur médecin ne pouvait rien faire pour les aider. Cependant, plus de 80% des médecins répondants modifieraient le traitement de leurs patients diabétiques de type 2 s’ils présentaient des symptômes d’hypoglycémie.

Si, en Europe, de nombreux diabétiques de type 2 connaissent bien les principaux symptômes de l’hypoglycémie (vertiges pour 66%, transpiration pour 59%), un certain nombre considèrent à tort que d’autres symptômes lui sont également liés (la soif pour 49%, et mictions fréquentes pour 26%, alors qu’en fait ils sont liés à l’hyperglycémie [trop de sucre - ou glucose - dans le sang]) .

Ces résultats soulignent la nécessité d’améliorer le dialogue entre les patients et leurs médecins. La majorité de ceux-ci (85%) a déclaré qu’il serait extrêmement ou très utile de disposer de davantage d’informations et de ressources pour aider leurs patients diabétiques de type 2 à identifier et à gérer l’hypoglycémie. De plus, 60% des patients ont affirmé qu’il leur serait extrêmement ou très utile de discuter d’hypoglycémie plus fréquemment avec leur médecin.

Lire la suite

330.000 Belges francophones souffrant de psoriasis prêts à retourner chez le coiffeur

 Vous ne les voyez pas, mais ils sont pourtant nombreux. 1 Belge sur 30 souffre de psoriasis. La plupart des gens en ont également sur la tête : des plaques rouges (non

contagieuses) recouvertes de squames blanches épaisses. Pour les personnes concernées, aller chez le coiffeur n’est pas un moment agréable. Elles ne veulent pas ou n’osent pas, par peur ou par honte.

Les associations belges de patients atteints de psoriasis (GIPSO, Psoriasis-Contact et Psoriasis Liga Vlaanderen) collaborent en vue d’inciter les personnes qui souffrent du psoriasis du cuir chevelu à retourner chez leur coiffeur, leur médecin ou leur dermatologue. Il existe une bonne raison à cela : grâce à de nouveaux médicaments remboursés, le psoriasis du cuir chevelu peut désormais être correctement traité. Plus d’excuse donc pour ne pas aller chez le coiffeur.

L’affiche de la campagne sera visible dans les prochaines semaines chez les médecins, dans les hôpitaux et dans les lieux publics à Liège. Surfez sur www.myhappyhair.be  pour découvrir la campagne en ligne. 

La campagne « Happy Hair » vise à inciter les personnes souffrant du psoriasis du cuir chevelu à retourner chez le coiffeur, le médecin ou le dermatologue. Dany Mathieu de l’association Psoriasis-Contact et Antoinette Roméo de l’association GIPSO commentent: « Les personnes souffrant de psoriasis sont des maîtres dans l’art de ‘cacher leurs plaques’. Le psoriasis du cuir chevelu est particulièrement visible.

Il ressemble à des pellicules tenaces : un aspect très disgracieux.

Les personnes atteintes de psoriasis se refusent alors à de nombreuses activités : une visite chez le coiffeur, mais aussi un plongeon dans la piscine communale. La raison à cela ? Une peur de la réaction des autres. Mais depuis peu, de nouveaux traitements efficaces et remboursés combattent correctement le psoriasis. Hélas, de nombreuses personnes ne consultent plus de médecin ou de dermatologue. Les traitements décevants du passé leur ont laissé penser qu’il n’existait aucune solution satisfaisante. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : le psoriasis peut être traité efficacement et à un coût abordable, aussi bien sur le corps que sur le cuir chevelu, grâce à de nouveaux médicaments remboursés. Avec cette campagne, nous voulons faire passer ce message porteur d’espoir. » 

Cette campagne veut attirer l’attention de chaque Belge d’une manière surprenante. Le site www.myhappyhair.be  offre la possibilité de jouer avec son look et de gagner un relooking professionnel. La campagne ‘Happy Hair’ est une opportunité de mettre au devant de la scène les personnes qui souffrent de psoriasis. Tous les 100 clics sur le site www.myhappyhair.be  une personne atteinte gagnera une coupe gratuite chez le coiffeur. De cette façon, que l’on ait des plaques ou pas, chacun aura une chouette coupe.

Des progrès continus dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires

 

 

Si les cancers sont appelés à leur ravir bientôt cette peu enviable première place du simple fait du vieillissement rapide de nos populations, les maladies cardiovasculaires restent le tueur numéro un dans les sociétés industrialisées, mais de plus en plus également dans les pays émergents. Pourtant, que de progrès accomplis en la matière durant les dernières décennies.

 

Cause numéro un de mortalité, les maladies cardiovasculaires représentent également une source majeure de morbidité et d’invalidité. Touchant souvent des personnes relativement peu âgées, en comparaison avec les cancers notamment, les maladies cardiovasculaires sont de plus une source de dépenses considérables pour nos systèmes de santé et de sécurité sociale. Elles constituent en effet un motif extrêmement fréquent d’hospitalisation et d’incapacité ou de capacité réduite de travail, ce qui représente un énorme fardeau pour nos sociétés.

Les progrès réalisés après la deuxième guerre mondiale et particulièrement ces toutes dernières décennies se sont manifestées dans divers domaines du champ cardiovasculaire global. C’est sans doute dans celui-ci que la médecine moderne a réalisé jusqu’ici les avancées les plus concrètes et les plus prometteuses à la fois.

Qu’il nous soit permis d’en éclairer un peu plus quelques-uns des domaines concernés.

 

L’infarctus du myocarde, nettement moins fréquent et considérablement moins mortel

L’infarctus du myocarde («crise cardiaque») est évidemment la manifestation la plus redoutable de la maladie cardiaque, car il évoque irrésistiblement l’accident mortel. Il n’y a pas si longtemps encore, avant 1960, cet accident aigu et brutal, dont l’image fait particulièrement peur, laissait chez les médecins et les soignants également un sentiment d’une relative impuissance. C’est que les moyens à leur disposition pour y faire face étaient des plus limités et l’essentiel des interventions médicales consistait à traiter les autres problèmes apparus à cette occasion et à éviter, dans toute la mesure du possible, la survenue de complications qui, souvent, rendent l’accident cardiaque de départ plus grave encore. Les hospitalisations étaient longues, les interventions actives peu nombreuses et le repos total au lit suivi d’une inactivité prolongée imposée au patient.

 

Aujourd’hui, les hospitalisations pour infarctus du myocarde non compliqué se sont considérablement raccourcies et les patients renvoyés plus tôt non seulement chez eux, mais également à une vie normale, moyennant quelques précautions élémentaires.

Parallèlement, comme on le verra plus loin, la prévention de l’infarctus du myocarde et particulièrement la prévention primaire (celle chez des sujets porteurs de facteurs de risque mais qui n’ont jamais eu d’accident cardiovasculaire jusque-là), a fait des progrès spectaculaires.

 

Avant 1960, près d’un patient sur trois (30 %) hospitalisé à la suite d’un infarctus du myocarde mourait dans les 30 jours suivant la survenue de celui-ci, en dépit de soins considérés à l’époque comme reflétant les règles de l’art. Hormis la prise en charge de certaines complications traitables, le médecin en était fréquemment réduit à assister plus ou moins impuissant à cette évolution fatale.

Aujourd’hui, 50 ans plus tard seulement – un laps de temps tout de même très court à l’échelle de l’histoire -, la médecine a fait d’immenses progrès en la matière, plus spectaculaires sans nul doute que dans la plupart des autres grandes pathologies actuelles. Le taux de décès a été considérablement réduit, puisque l’on cite actuellement, pour les personnes de moins de 75 ans, des chiffres de mortalité de 2 à 15 % selon les facteurs de risque et d’autres maladies présentes chez le patient. Des chiffres plus élevés au-delà de cet âge mais encore toujours bien plus faibles qu’avant 1960.

En Belgique, l’étude MONICA(1) a montré que la mortalité à 28 jours liée à l’infarctus chez les patients hospitalisés pendant 24 heures au moins a diminué de moitié rien qu’entre les deux périodes 1983-1987 et 1988-1992.

Mais l’incidence(1) de l’infarctus du myocarde en elle-même a considérablement baissé (lire plus loin). Pour l’illustrer, on citera l’exemple de la Finlande, pays naguère extrêmement touché par les maladies cardiovasculaires et qui tient des registres méticuleux concernant un certain nombre de maladies chez ses citoyens(2).Durant la période comprise entre 1972 et 1992 l’incidence des infarctus du myocarde prouvés a chuté de 55% chez les hommes et de 62% chez les femmes, avec une diminution parallèle de la mortalité due à ces infarctus (de 66 % et 81 % respectivement). Et encore ces résultats datent-ils de près de 20 ans déjà.

 

L’infarctus du myocarde: les succès de la prévention secondaire

La prévention secondaire, c’est-à-dire la prévention qui consiste à tenter d’empêcher une récidive après un premier accident, a également fait d’énormes progrès ces dernières décennies. En plus des mesures hygiéno-diététiques générales appliquées en prévention primaire également on recourt à des traitements médicaux destinés à réduire le risque de voir se déclencher le mécanisme ayant conduit au premier infarctus. Et ici, les nouveaux médicaments développés ces toutes dernières années jouent un rôle tout à fait essentiel. On citera d’abord les médicaments destinés à maîtriser les facteurs de risque classiques, tels que l’hypertension, l’hypercholestérolémie ou le diabète de type 2 (ou diabète gras), des facteurs de risque qu’il est évidemment beaucoup plus important encore de réduire que chez les patients n’ayant jamais eu d’accident cardiaque aigu. Nous en parlons à propos de la prévention primaire des maladies cardiovasculaires, qui a elle aussi connu des avancées importantes.

 

Les médicaments typiques de la prévention secondaire, aujourd’hui administrés en principe à la quasi-totalité des patients ayant été victimes d’un infarctus du myocarde sont de deux sortes.

Il y a d'abord ceux destinés à prévenir la formation de nouveaux caillots de sang dans les artères coronaires susceptibles de provoquer un nouvel accident cardiaque aigu. Il s’agit de molécules anticoagulantes, destinées à fluidifier le sang ou antiplaquettaires souvent données conjointement avec l’aspirine, empêchant les plaquettes sanguines de s’agglomérer entre elles. Le recours à ces médicaments a très considérablement réduit le nombre de récidives chez des patients qui ont déjà eu un premier infarctus du myocarde. Un autre élément fondamental de cette prévention secondaire, utilisé également en prévention primaire, est constitué par les médicaments destinés à réduire le cholestérol et à stabiliser les plaques d’athérome dont la rupture provoque l’infarctus, les statines. Ces molécules qui ont fait la preuve de leur efficacité dans de grands essais cliniques sur des milliers de patients sont sans doute plus importantes encore pour les patients ayant déjà fait un accident cardiaque.

 

Le traitement médicamenteux de ce qu’on appelle l’angor (angine de poitrine) stable, qui persiste souvent après un infarctus ou l’a précédé, constitue évidemment un élément primordial de la prise en charge des patients concernés. Les bêta-bloquants et les anticalciques ont fait leur preuve dans ce contexte et des molécules plus récentes apparaissent.

Les interventions de revascularisation par cathétérisme ou chirurgie ont également amélioré les choses. Elles se réalisent avec le support de nombreuses spécialités pharmaceutiques.

 

L’insuffisance cardiaque, une maladie sévère mais où l’espoir a enfin sa place

L’insuffisance cardiaque chronique, qui est d’ailleurs l’une des complications classiques possibles de l’infarctus du myocarde est un syndrome clinique qui résulte de l'incapacité de la pompe cardiaque à se remplir et à se vider de manière adéquate, entraînant par là une perfusion insuffisante du cerveau, des reins et des tissus musculaires périphériques. L’insuffisance cardiaque chronique, qui touche de 2 à 10 millions de personnes en Europe, est sans nul doute l’une des maladies cardiovasculaires, voire des maladies en général, les plus graves. Là encore, l’espoir qui a commencé à réapparaître pour les patients concernés, est tout entier lié à une série de nouvelles classes de médicaments apparus depuis une trentaine d’années environ.

 

L'apparition des inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) a ouvert une ère nouvelle dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, qui a cessé d’être une maladie mortelle à court terme. On a ensuite découvert les vertus dans l'insuffisance cardiaque, des β-bloquants, molécules connues depuis bien plus longtemps, mais d’abord estimées dangereuses pour les patients concernés, avant que l'on ne constate qu’introduits prudemment à des doses progressivement croissantes ils aidaient à la récupération du muscle et devenaient ainsi un pilier essentiel du traitement de la maladie. Une troisième innovation a été l'introduction des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine, plus communément appelés sartans.

 

La seule alternative valable à ces traitements médicamenteux est la transplantation cardiaque, intervention rendue possible par les médicaments qui combattent le rejet.

Toute une série d’études ont clairement montré que le traitement médicamenteux spécifique de l’insuffisance cardiaque chronique, fondé essentiellement sur les β-bloquants et les IEC ou les sartans, aboutit à une augmentation tout à fait significative de la survie des patients et apporte en outre une très importante amélioration de la qualité de vie, et ce dans une maladie où cette qualité de vie était classiquement extrêmement compromise. Le bon usage des diurétiques, molécules plus classiques, reste important également, avec l'auto-adaptation des doses par les patients, d’autant plus efficace qu’ils peuvent faire appel à un encadrement spécifique.

La mise au point récente d’un médicament qui ralentit la fréquence cardiaque, l’ivabradine, a aussi entraîné un gain thérapeutique important pour les patients souffrant d’insuffisance cardiaque.

 

La prévention primaire ou comment barrer le chemin de la maladie chez les plus vulnérables

Ce qui a sans doute progressé de la façon la plus spectaculaire depuis un certain nombre d’années, c’est la prévention primaire de l’infarctus du myocarde. Elle s’est développée à mesure de la prise de conscience de l’importance primordiale des facteurs de risque dans la genèse des maladies coronariennes et notamment de l’infarctus du myocarde. S’il arrive que des patients considérés, après examen médical, comme en parfaite bonne santé et n’ayant guère de facteurs de risque marqués, subissent malgré tout un infarctus du myocarde, la chose n’est pas fréquente et l’accident aigu se déroule dans la très grande majorité des cas chez des personnes présentant un ou plusieurs facteurs de risque. Si les tendances héréditaires qui interviennent en partie dans les maladies coronariennes sont, par définition, non modifiables, toute une série de facteurs de risque majeurs sont, eux, par contre, parfaitement modifiables.

 

Trois d’entre eux, le tabagisme, la surcharge pondérale et la sédentarité ou manque d’exercice physique, peuvent être réduits dans leur impact par des interventions sur le style de vie. Mais on sait que si le tabagisme connaît depuis un certain nombre d’années un recul assez net chez les adultes, on note parallèlement un regain chez les jeunes. Quant à la sédentarité et au surpoids on aurait même l’impression à l’heure actuelle que la situation en la matière est en train de s’aggraver progressivement. Restent donc les traitements préventifs médicamenteux, qui concernent essentiellement les trois facteurs de risque majeurs que sont l’hypertension artérielle, le diabète de type 2 (naguère qualifié de diabète gras) et l’hypercholestérolémie. C’est sans doute dans cette dernière qu’une véritable révolution, à savoir l’arrivée des statines, a permis d’engendrer des résultats particulièrement manifestes et ce parfois dans des délais relativement limités. On n’a pas seulement réussi de la sorte à abaisser les taux de cholestérol total et de LDL-cholestérol (le «mauvais cholestérol») de façon frappante, mais à réduire de façon parallèle l’incidence des accidents coronariens. La mise au point de statines plus puissantes et d’autres molécules agissant en synergie avec celles-ci a définitivement ouvert une nouvelle ère dans la prévention des maladies coronariennes.

Comme le résume parfaitement le Pr Luc Missault (AZ Sint-Jan, Bruges) «on a réussi, dans le domaine capital de la prévention cardiovasculaire, à mieux cerner le concept de patient à risque et surtout à haut risque, afin de sélectionner ces patients pour des traitements médicamenteux préventifs, à côté de la prévention générale. Avant on agissait souvent à cet égard selon l’inspiration du moment. La diffusion de ces principes à la fois vers les médecins généralistes et le grand public a également fait des progrès considérables».

Pour le professeur émérite Christian Brohet de l’Université catholique de Louvain, les statines arrivent à réduire de près d’un tiers le nombre d’infarctus chez les sujets à haut risque.

Il s’agit donc là d’un apport tout à fait majeur du médicament non seulement sur le plan médical, mais également sur le plan socio-économique.

 

Lire la suite

22/09/2010

Les bouchons auditifs souvent peu efficaces

 

La majorité des bouchons auditifs n'offrent pas une protection suffisante:; 11 des 17 modèles testés par Tes-Achats obtiennent moins de 50/100 à l'appréciation finale. Test-Achats a accompagné 36 jeunes entre 18 et 30 ans à un concert.

Dix d'entre eux portaient des bouchons auditifs sur mesure (avec filtres). Les autres jeunes ont utilisé des bouchons d'oreille en mousse ou en cire (sans filtres), ou à lamelles universels, en forme de parapluie, dotés d'un filtre.

Les jeunes ont assisté pendant quatre heures à un concert dont le niveau sonore était comparable à celui d'une tronçonneuse (105,3 db(A)). Les résultats ont démontré que 9 des 36 personnes présentaient tout de même des dommages auditifs aux deux oreilles et 15 à une seule oreille. Les dommages étaient en grande partie réversibles, rapporte Test- Achats dans un communiqué de presse.

Le prix n'offre aucune garantie. Les bouchons auditifs les moins chers coûtent 0,62 euro par paire et sortent gagnants du test dans la catégorie des bouchons en mousse. Toutes catégories confondues, ce modèle se classe à la seconde place, loin derrière le meilleur modèle de bouchons sur mesure, qui coûte 169 euros. Deux autres modèles sur mesure coûtent également près de 169 euros par paire mais n'atteignent pas le score de 50 pour cent.

Les bouchons sur mesure doivent s'adapter parfaitement à l'oreille et ne doivent pas laisser passer d'air dans le conduit auditif, prévient encore Test-Achats.

Les transfusions de sang contaminé ont fait 600 victimes

Quelque 600 personnes ont été transfusées avant 1985 par du sang contaminé au VIH, le virus responsable du sida, ou à l'hépatite C, indique mercredi De Standaard. Les centres de transfusion sanguine en Belgique n'ont dépisté que depuis 1985 la présence du VIH dans les échantillons de sang. En ce qui concerne l'hépatite C, les tests ne sont pratiqués que depuis 1990. Avant que ces tests ne soient réalisés, des patients ont donc reçu du sang contaminé, mais les chiffres précis faisaient défaut.

Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) a à présent fait une estimation. Il a conclu qu'il y avait eu 550 cas de contamination directe et 75 cas de contamination indirecte à l'hépatite C. Pour le VIH, l'estimation est plus précise: 41. Le centre avait été invité à estimer le nombre de personnes concernées en vue d'élaborer des propositions pour étendre la loi sur les "accidents médicaux" à ces deux groupes.

Cette loi de mars 2010 instaure une assurance qui intervient après les "accidents médicaux". Six mois après sa publication au Moniteur, elle n'est toujours pas appliquée car le gouvernement doit encore en définir concrètement les principes.