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14/10/2010

Les fractures vertébrales au centre de la journée mondiale contre l'ostéoporose

La journée mondiale contre l'ostéoporose, qui a lieu le 20 octobre, aura pour thème la prévention des fractures vertébrales ostéoporotiques, indique mardi un communiqué de la Fondation internationale contre l'ostéoporose (IOF). En Belgique, 20% des femmes et 5% des hommes de plus de 50 ans souffrent d'ostéoporose. Les fractures osseuses sont l'une des conséquences de cette maladie.

Les fractures vertébrales dues à l'ostéoporose constituent le type de fractures le plus courant mais elles restent cependant pour la plupart sous-diagnostiquées et mal traitées, explique le communiqué.

La Fondation internationale contre l'ostéoporose, le Belgian Bone Club et le groupe d'intérêt du Parlement européen sur l'ostéoporose ont appelé, mardi, les professionnels de la santé et les instances sanitaires en Europe à prendre des mesures de prévention contre les fractures vertébrales.

Le risque de souffrir d'éventuelles fractures vertébrales augmente en fonction du nombre de fractures vertébrales précédentes. Les femmes souffrant d'au moins deux fractures vertébrales importantes courent un risque sept fois plus élevé de souffrir d'une autre fracture en l'espace d'un an par rapport aux femmes en parfaite santé, explique le communiqué.

Par ailleurs, le nombre de fractures de la hanche provoquées par l'ostéoporose augmentera en Belgique de 37,8% chez les femmes et de 110% chez les hommes d'ici 2050, précise l'IOF.

L'OMS veut maîtriser les maladies "négligées" d'ici à 2015

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé jeudi vouloir "maîtriser" d'ici à 2015 les maladies délaissées par les géants de la pharmacie mais qui affectent un milliard de personnes et tuent 534.000 individus chaque année. "Les besoins en termes de prévention et de traitement sont énormes mais les personnes touchées sont pauvres et n'ont donc que peu accès aux interventions et aux services nécessaires", regrette la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, dans la présentation du premier rapport de l'organisation consacré à 17 de ces maladies qui n'existent quasiment plus dans les pays riches.

"Ajoutons que l'industrie est donc peu encline à investir dans la mise au point de produits nouveaux ou meilleurs contre des maladies liées à la pauvreté sachant que les patients n'auront pas les moyens de payer", poursuit-elle.

Ces maladies sont d'autant plus délaissées qu'à "l'exception de la dengue, elles ne sont pas à l'origine de flambées explosives qui attirent l'attention des médias", souligne le rapport de l'OMS.

Pourtant, elles entraînent des infections qui tuent parfois en "l'espace de quelques mois, semaines ou jours", comme la dengue hémorragique, la maladie du sommeil et l'ulcère de Buruli, mais le plus souvent défigurent.

Dans la plupart des cas, les personnes sont affectées simultanément par 5 à 7 de ces maladies parasitaires, transmises par des insectes, larves et mollusques, comme la rage, le trachome, la lèpre, la leishmaniose ou encore l'éléphantiasis.

L'OMS espère qu'elles seront "maîtrisées d'ici à 2015, voire que certaines d'entre elles seront éliminées".

12/10/2010

20% des femmes et 5% des hommes de plus de 50 ans souffrent d’ostéoporose

En Belgique, 20% des femmes et 5% des hommes de plus de 50 ans souffrent d’ostéoporose. Une des conséquences dramatiques de l’ostéoporose sont les fractures osseuses, parmi lesquelles les fractures vertébrales sont les plus fréquentes. Les fractures vertébrales causées par l’ostéoporose sont souvent considérées comme de simples maux de dos ou de l’arthrite. Elles ne sont que rarement portées à l’attention des spécialistes et ne sont donc ni diagnostiquées ni traitées.  Même quand elles sont référées à un médecin, seulement 40% des femmes âgées  souffrant de fractures vertébrales visibles par rayons X (et moins de 20% des hommes) sont testées pour l’ostéoporose. Le Professeur Steven Boonen, attaché à l’Université de Leuven (Belgique) et membre du Conseil de Direction du  Belgian Bone Club, explique: “Il est essentiel d’identifier et de traiter les fractures vertébrales  avant que la colonne ne se fracture une fois de plus.  Sans traitement, au moins 1 femme sur 5 ayant eu une fracture vertébrale en aura une seconde dans l’année qui suit.”

 

 

Lors de la conférence de presse qui s’est déroulée aujourd’hui à Bruxelles, la Fondation internationale contre l’Ostéoporose (IOF), le Belgian Bone Club et le Groupe d’Intérêt du Parlement européen sur l’Ostéoporose ont appelé les professionnels de la santé et les instances sanitaires en Europe à prendre des mesures de prévention contre les fractures vertébrales. Cet appel a été fait à l’occasion de l’inauguration de l’exposition photographique[1] « snap! the breaking spine » (la colonne vertébrale brisée), en marge de la Journée mondiale contre l’Ostéoporose qui aura lieu le 20 octobre 2010.

snap! the breaking spine décrit une journée dans la vie de six personnes souffrant de fractures vertébrales ostéoporotiques au Brésil, au Canada, en Inde, en Jordanie et en Suisse. Touchantes mais aussi porteuses d’espoir, ces images fournissent un portrait intime de personnes souffrant d’ostéoporose et présentent les difficultés quotidiennes auxquelles elles sont confrontées.

Les répercussions des fractures vertébrales sont sérieuses.  Elles peuvent causer un dos voûté, des douleurs aigües et chroniques ou une perte de stature. Une mobilité réduite, une dépression, un nombre accru de jours d’alitement, une fonction pulmonaire diminuée et même une mort prématurée sont également les conséquences possibles de fractures répétées de la colonne vertébrale. 

 

 

Les fractures vertébrales, une problématique socio-économique ignorée

Les fractures vertébrales constituent également un poids socio-économique non négligeable. On estime qu’au niveau mondial, une vertèbre se fracture  toutes les 22 secondes. «En Europe, les nouveaux cas de fractures vertébrales ont coûté € 719 millions pour la seule année 2000 », rapporte le Professeur Jean-Yves Reginster de l’Université de Liège (Belgique) membre du Conseil de Direction du Belgian Bone Club.  Au Royaume-Uni, les fractures vertébrales causent 2.188 hospitalisations par an chez les patients de 45 ans et plus, alors que seule une minorité de cas est prise en charge cliniquement. Outre les  coûts directs, les coûts indirects sont souvent oubliés: comme le nombre de jours de travail perdus, les soins médicaux et les conséquences à long terme sur la qualité de vie ou la possibilité de mener une vie active.

 

De plus, au vu du vieillissement de la population, on prévoit pour les 40 prochaines années un accroissement massif des coûts liés aux fractures ostéoporotiques. La population européenne âgée de plus de 80 ans augmentera de 160% chez les femmes et de 239% chez les hommes entre 2000 et 2050. En conséquence, les dépenses directement liées aux fractures ostéoporotiques en Europe devraient bondir de € 36 milliards par an actuellement à € 54 milliards en 2025 et € 77 milliards en 2050.


« La prévention de toutes les fractures ostéoporotiques, y compris les fractures vertébrales, doit devenir une priorité de santé publique. Le diagnostic et la prise en charge précoce des individus à haut risque contribueraient à diminuer le nombre de fracture ainsi que le poids de la maladie. La qualité de vie des personnes souffrant d’ostéoporose s’en trouverait grandement améliorée », a déclaré Mme Patrice McKenney, Directrice générale de l’IOF (International Osteoporosis Foundation), à l’issue de la conférence. 

11/10/2010

Enfants: l'effet néfaste des écrans n'est pas compensé par le sport

Les enfants qui passent plusieurs heures par jour devant un écran ont plus de risques d'avoir des problèmes psychologiques que les autres, même s'ils ont par ailleurs une activité physique intense, selon une étude publiée lundi dans le journal américain Pediatrics. Les chercheurs de l'université de Bristol, en Angleterre, qui ont conduit cette étude ont demandé à 1.013 enfants de 10 et 11 ans combien de temps ils passaient chaque jour devant un écran, que ce soit pour jouer à des jeux vidéo ou regarder la télévision. Les réponses ont varié de zéro à cinq heures.
Les enfants ont également rempli un questionnaire afin de déterminer leur état psychologique. Par ailleurs, un appareil leur a été fourni, qu'ils devaient porter pendant sept jours autour de la taille, afin de mesurer l'intensité de l'activité physique à laquelle ils s'adonnaient.
Les chercheurs ont déterminé que les enfants qui passaient deux heures ou plus chaque jour devant un écran étaient plus hyperactifs, rencontraient plus de difficultés dans leurs relations sociales et de problèmes émotionnels que ceux qui passaient moins de temps devant un écran, et cela même s'ils étaient physiquement très actifs.

Santé mentale: le nombre de Belges qui consultent a augmenté de moitié en 4 ans

 

Le nombre de Belges ayant consulté un professionnel pour gérer des problèmes psychologiques ou émotionnels a augmenté de moitié en l'espace de quatre ans, révèle lundi un large sondage Eurobaromètre mené par la Commission européenne sur la santé mentale des Européens. Selon celui-ci, 18% des Belges -et 15% des Européens- ont consulté un professionnel, le plus souvent un médecin généraliste, pour ce type de problèmes au cours des 12 derniers mois.

Cette même étude, menée il y a quatre ans, avait montré qu'à l'époque seuls 12% des Belges avaient cherché dans l'année écoulée un soutien pour des problèmes psychologiques.

Par ailleurs, 9% des Belges sont aujourd'hui sous antidépresseurs (contre 7% en moyenne Europe), et ce essentiellement pour dépression (58% des cas), des problèmes d'anxiété (39%) ou des douleurs chroniques (17%), selon l'étude.

En dépit de ces chiffres, 71% Belges se disent globalement 'heureux', contre 61% en moyenne pour le reste de l'UE, des chiffres en léger déclin toutefois par rapport à 2006. Plusieurs éléments influent sur le bonheur des Européens, dont leur santé physique, les relations avec leur entourage, ainsi que le travail.

A cet égard, et en cette période de crise économique, 19% des Belges -et 25% des Européens- estiment qu'une menace pèse aujourd'hui sur leur emploi.

Menée au printemps dernier, cette étude Eurostat a porté sur quelque 27.000 Européens interrogés en face-à-face, dont un millier en Belgique.

Les nouveau-nés atteints de jaunisse ont plus de risque d'être autistes

Les nouveau-nés atteints de jaunisse ont un risque nettement plus élevé de devenir autistes, selon une étude publiée lundi dans le journal Pediatrics. Les chercheurs ont découvert chez des enfants nés au Danemark entre 1994 et 2004, que ceux atteints de jaunisse avaient un risque d'autisme accru de 67%.

La jaunisse du nouveau-né est généralement provoquée par une production excessive de bilirubine, une substance produite lors de la destruction des globules rouges par l'organisme.

60% des enfants nés à terme sont atteints de jaunisse et le phénomène se résorbe habituellement en quelques semaines, mais une exposition prolongée à des taux élevés de bilirubine est neuro-toxique et peut provoquer des problèmes de développement à long terme, selon l'étude.

08/10/2010

La vie de couple réduit le stress

Des chercheurs de l’Université de Chicago ont entrepris de tester la réaction au stress de leurs étudiants MBA. Le test révèle que les personnes mariés ou en couple depuis longtemps résistent mieux au stress que les personnes célibataires. L'équipe de chercheurs de l'université de Chicago et de la NorthWestern University a étudié 500 étudiants en MBA à Chicago Booth School of Business. Ce groupe était composé de 348 hommes âgés de 29 ans en moyenne et 153 femmes âgées de 27 ans en moyenne. Environ 40 % des hommes et 53 % des femmes étaient mariés ou en couple.

 

Ces étudiants ont été soumis à un test de prise de décisions économiques. Ce test a été présenté comme faisant partie de leur formation. Les résultats, leur a-t-on dit, pouvaient influencer leur débouché professionnel, ce qui représentait donc une source potentielle de stress. Des échantillons de salive ont été prélevés avant et après l'épreuve, afin de mesurer les modifications de niveaux d'hormones, et plus particulièrement la testostérone et le cortisol, connu comme étant l’hormone du stress. Les chercheurs ont découvert que les concentrations de cortisol de tous les participants avaient augmenté après le test, mais que cette élévation était en moyenne plus importante chez les femmes. Cet exercice a également fait chuter le niveau de testostérone chez les hommes, mais pas chez les femmes : un effet du stress déjà observé chez les humains et les animaux.

 

Les informations personnelles récoltées avant le test ont révélé une autre différence intéressante entre les sujets. « Nous nous sommes aperçu que les célibataires, hommes ou femmes, avaient un niveau de cortisol plus élevé que les personnes mariées. Les célibataires sont plus sensibles au stress psychologique que les personnes mariées. Même si le mariage peut être assez stressant, il facilite la gestion des autres facteurs de stress de la vie quotidienne, déclare M. Maestripieri. Ce test révèle dont que le mariage réduit les réponses de cortisol au stress psychologique. Ceci vient étayer les preuves de plus en plus nombreuses démontrant que le mariage et le soutien social peuvent aider à lutter contre le stress », écrit Dario Maestripieri dans l'article « Between- and Within-sex Variations in Hormonal Responses to Psychological Stress in a Large Sample of College Students » (Variations des réponses hormonales au stress entre les individus de même sexe ou de sexes différents, sur un large échantillon d'étudiants à l'université). Dario Maestripieri est professeur de développement humain comparatif à l'université de Chicago.

 

L'étude a également démontré que les étudiants célibataires de l'école avaient un niveau de testostérone plus élevé que les étudiants mariés ou en couple. Ce résultat corrobore les précédentes recherches sur les humains et les observations sur les animaux. M. Maestripieri, qui a effectué la majeure partie de ses recherches sur des singes à Porto Rico, a déclaré qu'au sein des espèces de primates et d'oiseaux chez qui les mâles aident les femelles à élever leur progéniture, les résultats démontraient des changements similaires. Chez les espèces pratiquant la monogamie et où l'éducation de la progéniture est partagée entre le mâle et la femelle, les niveaux de testostérone des mâles chutent dès qu'ils adoptent un comportement plus paternel. Les co-auteurs de M. Maestripieri sont Nicole Baran, diplômée de l'université de Chicago et étudiante à la Cornell University ; Luigi Zingales, professeur d'entrepreneuriat et de finances de l'école Robert C. McCormick à la Booth School of Business de l'université de Chicago et Paola Sapienza, professeur de finances à la Northwestern's Kellogg School of Management.

Trajets de soins diabète: la Wallonie et Bruxelles décollent lentement

Le nombre de trajets de soins (TDS) diabète a légèrement augmenté en Wallonie et à Bruxelles entre fin 2009 et début 2010, ce qui traduit un réveil dans ces deux régions, selon un communiqué du Journal du médecin qui se base sur des chiffres de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami). Sur cette période, la Wallonie a presque multiplié par deux son nombre de nouveaux TDS, le faisant passer de 223 à 430 trajets.

La Région bruxelloise a, quant à elle, vu son nombre de trajets être plus que doublé, celui-ci passant de 78 à 180 trajets.

De son côté, la Flandre se place loin devant la Wallonie et Bruxelles avec 3.214 TDS diabète pour les six premiers mois de 2010.

De même, les chiffres concernant les trajets de soins insuffisance rénale (TDS IR) traduisent également un engouement nettement plus grand en Flandre qu'ailleurs en Belgique.

Ainsi, sur les 5.518 TDS IR dénombrés au cours des 7 derniers mois de 2009, la Flandre comptait à elle seule 91 pc des TDS IR de l'ensemble du pays, contre un peu plus de 6 pc pour la Wallonie et 2 pc pour Bruxelles.

Un trajet de soins organise et coordonne la prise en charge, le traitement et le suivi d'un malade chronique. Il s'agit d'une collaboration entre le patient, le médecin généraliste et le médecin spécialiste.

Le TDS IR et le TDS diabète sont respectivement entrés en vigueur le 1er juin 2009 et le 1er septembre 2009

L'OMS lance un guide pour améliorer la prise en charge des maladies mentales

 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé jeudi un guide pour améliorer le traitement des maladies mentales et neurologiques qui frappent des centaines de millions de personnes dans le monde mais restent très peu soignées, en particulier dans les pays en développement. Selon les estimations de l'OMS, quelque 150 millions de personnes souffrent de dépression dans le monde, 40 millions d'épilepsie tandis que 20 millions sont atteints de démence ou d'Alzheimer.

Cependant, le traitement de ces maladies reste très limité dans les pays en développement, relève l'organisation selon laquelle plus de 75% des personnes atteintes de maladies mentales dans ces pays (dont 95 millions de personnes dépressives et plus de 25 millions d'épileptiques) ne sont pas soignées.

"Les efforts pour combler l'écart (de traitement entre pays, ndlr) ont été entravés par l'idée que les améliorations en matière de santé mentale nécessitent des technologies sophistiquées et chères, fournies par des centres ultra-spécialisés et de hauts spécialistes", a expliqué la directrice de l'OMS, Margaret Chan.

"Nous sommes confrontés à la perception inadéquate que les interventions pour la santé mentale sont un luxe", a-t-elle ajouté.

L'OMS insiste toutefois sur le fait qu'améliorer la prise en charge de ces malades est possible à faible coût, par le biais d'une meilleure formation et information des médecins de proximité auxquels elle destine notamment son guide.

20 % des ostéoporoses soignées

Deux tiers des fractures dues à l'ostéoporose ne sont pas détectées et moins de 20 pc des patients qui pourraient bénéficier d'un traitement qui diminue le risque de fractures dues à cette maladie en reçoivent un, indique jeudi le professeur Jean-Jacques Body, du CHU Brugmann à Bruxelles, dans les pages du Soir. "L'augmentation continue de l'ostéoporose, due essentiellement au vieillissement de la population, est préoccupante", a averti le professeur Serge Rozenberg, gynécologue au CHU Saint-Pierre (Bruxelles), lors d'un colloque qui s'est tenu à l'occasion de la Journée mondial contre l'ostéoporose, le 20 octobre prochain.

Selon le professeur, au-delà de 50 ans une femme sur deux souffre d'ostéoporose et la maladie est responsable de nombreuses fractures, notamment de la hanche, et peut transformer en quelques mois une femme en pleine forme en invalide.

Or, les médecins "ratent" souvent le diagnostic de l'ostéoporose parce que deux tiers des fractures sont sans symptômes. Les experts recommandent dès lors un dépistage plus systématique, notamment par le médecin de famille, qui est le mieux placé.

06/10/2010

La qualité de vie des patients en phase terminale meilleure avec les soins palliatifs

 

La qualité et la durée de vie des patients atteints d'un cancer des poumons incurable est meilleure avec des soins palliatifs qu'avec des traitements "agressifs". C'est la conclusion d'une étude du 'New England Journal of Medicine' présentée mercredi en conférence de presse à l'occasion des quinze ans des réseaux palliatifs en Flandre et à Bruxelles. Les soins palliatifs apportent cinq avantages aux malades par rapport aux traitements habituels: ils sont moins déprimés, supportent mieux l'approche de la mort, font preuve de plus de volonté, ont une espérance de vie plus grande et une meilleure qualité de vie.

Chaque année, environ 60.000 personnes décèdent en Flandre (environ 45.000 à Bruxelles et en Wallonie), la plupart dans une institution: la moitié à l'hôpital et un quart dans une maison de repos. Les réseaux palliatifs ont été créés pour les accompagner en fin de vie et se concentrent sur le contrôle des symptômes, le soutien psychologique et l'accompagnement spirituel.

Les soins palliatifs en Belgique ont débuté en 1980 avec des initiatives privées à Bruxelles. Les autorités flamandes reconnaissent et financent les réseaux palliatifs au nord du pays et à Bruxelles depuis 1995, date à laquelle la Fédération Wallonne des Soins Palliatifs a été créée. Deux ans plus tard, 25 plates-formes de soins palliatifs ont été reconnues au niveau fédéral. Il en existe neuf en Wallonie, une à Bruxelles et quinze en Flandre.

Le samedi 9 octobre aura lieu la 9e Journée Mondiale des Soins Palliatifs.

05/10/2010

Résultats de 6 ans de dépistage organisé du cancer du sein

 

 

L’Agence intermutualiste (AIM), qui analyse les données de santé de toutes les mutualités, vient de publier son septième rapport d’évaluation du programme de dépistage du cancer du sein. Ce rapport fait le bilan de six ans de programme de dépistage organisé.

 

En Belgique, près de 1.300.000 femmes sont concernées par ce programme dont l’objectif est d’alléger le traitement des tumeurs diagnostiquées à un stade précoce et, bien sûr, de diminuer la mortalité par cancer du sein.

 

Le dépistage organisé est un élément majeur de la lutte contre le cancer du sein. Mis en œuvre par les communautés, ce programme de dépistage organisé permet à toutes les femmes âgées de 50 à 69 ans d’être dépistées gratuitement, tous les deux ans, par un mammotest. Ce test répond aux normes de qualité du programme d’action « Europe Contre le Cancer ». L’équipement est soumis à des contrôles stricts de qualité, les résultats du mammotest sont examinés par un second radiologue indépendant et tous les résultats sont enregistrés pour permettre le contrôle de qualité.

 

Dans son rapport, l’AIM établit une distinction claire entre le programme de dépistage organisé - via le mammotest - et la mammographie diagnostique classique, réalisée spontanément (dépistage opportuniste) et/ou sur base de plainte et n’entrant dès lors pas dans le cadre du dépistage organisé. A noter que le dépistage opportuniste n’offre pas toujours les garanties d’accessibilité et de qualité du dépistage organisé et a un coût supplémentaire important pour la société. En effet, la mammographie classique, suivie d’une échographie, coûte 50€ de plus que le mammotest. Après remboursement, elle coûte encore près de 15€ pour la femme.

 

Le dernier rapport de l’Agence intermutualiste dresse une série de constats intéressants : 

 

Un taux de couverture globale en augmentation

 

En Belgique, avant le lancement du programme en 1999-2000, 38% des femmes âgées de 50 à 69 ans se faisaient spontanément dépister par mammographie classique. En 2006-2007, le taux de couverture globale (via mammotest et/ou mammographie classique) est passé à 61%, dont 30% dans le cadre du programme de dépistage organisé.

 

Bien que l’on se rapproche de l’objectif européen, les efforts doivent être maintenus pour atteindre les 75% de couverture recommandés, ce qui devrait permettre d’obtenir une diminution de la mortalité de 30%.

 

Une meilleure accessibilité, aussi auprès des femmes issues de milieux défavorisés

 

Le programme de dépistage organisé a permis de sensibiliser et de recruter, de nombreuses femmes qui n’auraient probablement pas bénéficié d’un dépistage : les femmes les plus âgées et les femmes issues de milieux défavorisés. Néanmoins, des efforts restent à faire. En effet, malgré la gratuité du mammotest, on enregistre un taux de couverture globale de 23% inférieur chez les femmes issues de milieux défavorisés par rapport au reste de la population.

 

A noter toutefois que 24% des femmes entre 50 et 69 ans n’ont subi aucun dépistage au cours des six premières années du programme. Si l’on y ajoute les 15% de femmes qui ne se sont fait examiner qu’une seule fois sur six ans, on peut considérer que 40% des femmes âgées de 50 à 69 ans ne sont pas dépistées efficacement.

 

Fidélité au dépistage organisé versus dépistage opportuniste

 

La pratique du dépistage (via mammotest ou via mammographie classique) semble fortement liée aux habitudes de dépistage opportuniste (via mammographie classique) existant avant la mise en œuvre du programme. Le pourcentage de femmes qui se font dépister régulièrement est semblable dans les trois régions mais le dépistage organisé (via mammotest) est surtout répandu en Flandre (44%) alors que le dépistage opportuniste (via mammographie classique) est plus courant en Wallonie (47%) et à Bruxelles (44%).

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04/10/2010

43% des étudiants ont déjà essayé le cannabis

Selon une enquête menée à Gand et Anvers, 43% des étudiants ont déjà essayé le cannabis, avec des conséquences négatives pour un tiers d'entre eux. Les chercheurs tempèrent cependant ces résultats en précisant que seul un petit groupe d'étudiants fait preuve d'un comportement à risque. Pour leur étude conjointe, les universités de Gand et d'Anvers, avec l'Association flamande pour les problèmes d'alcool et autres drogues, ont interrogé 18.543 étudiants en 2009. 43% d'entre eux avaient essayé le cannabis, 22,9% encore l'année précédente.

"Les hommes répondent plus souvent avoir déjà consommé ou avoir consommé durant l'année précédente. Ils semblent aussi être des utilisateurs plus fréquents que les femmes, ce qui explique qu'ils aient plus de chances de développer des problèmes."

D'après le docteur Anne Hublet, de l'Université de Gand, "un utilisateur sur trois a remarqué des conséquences négatives et chez 17,3% d'entre eux, on trouve des signes d'une consommation problématique".

Le cannabis reste la drogue la plus populaire parmi les jeunes, devant la cocaïne (3%) et l'ecstasy (2,5%)

Par ailleurs l'enquête révèle que 10,9 % des étudiants ont déjà utilisé un tranquillisant ou un somnifère et 6,9 % des stimulants.

"Pour ces deux types de médicaments, la fréquence d'utilisation augmente en période d'examens. Il y a un lien entre la consommation de ces médicaments et le bien-être psychologique. Il est interpellant que les gens souffrant d'angoisse, de dépression ou qui présentent des signes de manque d'estime de soi y fassent plus souvent appel."

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11% des étudiants masculins ont une consommation d'alcool problématique

Un peu plus de 11% des étudiants masculins montrent des signes d'une consommation d'alcool problématique, démontre une étude conjointe de l'Université de Gand, de l'Université d'Anvers et de l'Association flamande pour les problèmes d'alcool et autres drogues. En 2009, 18.543 étudiants d'Anvers et de Gand ont été interrogés via internet.

Si la majorité consomme de l'alcool de manière responsable, 11,1% de l'échantillon examiné parmi les étudiants masculins - et 1,7% chez les femmes- montrait des signes d'une consommation problématique.

"26,9% des hommes (et 13,4% des femmes) boivent au moins une fois par mois 6 verres d'alcool (ou 4 pour les femmes) sur un laps de temps de 2 heures", d'après le Dr. Anne Hublet, de l'Université de Gand.

"Cette forme de "binge drinking" est surtout présente chez les étudiants qui vivent en kot. Il semble aussi que, au plus la consommation a lieu tôt dans la vie de l'étudiant, au plus les chances de développer une consommation problématique augmentent."

D'après l'étude, 60% des étudiants masculins - 24% chez les femmes - ont bu plusieurs fois par semaine. Des pics sont néanmoins observés autour des vacances.

"La majeure partie des étudiants boit de manière responsable mais on voit tout de même une part signifiante d'entre eux avoir des symptômes d'une consommation problématique d'alcool. Il faut maintenant faire des campagnes de sensibilisation et la norme sociale doit changer. D'après les chiffres recueillis, il existe beaucoup de malentendus sur la consommation d'alcool", conclut la chercheuse.

L'Alzheimer Café Day se tiendra le 10 octobre 2010

La Ligue Nationale Alzheimer Liga (LINAL) organise, le dimanche 10 octobre sur la place Sainte-Catherine à Bruxelles, un Alzheimer Café Day bilingue. L'événement se veut avant tout être un lieu de rencontre dont l'objectif est d'apprendre aux personnes présentes à comprendre la maladie et à y faire face, explique le communiqué de la Ligue Alzheimer. Une séance de gymnastique adaptée aux personnes âgées, la projection du film "La Boîte de Pandore" et un atelier-mémoire seront notamment organisés dans le cadre de cette journée.

En Belgique, la maladie d'Alzheimer est la forme la plus fréquente de démence. Près de 85.000 personnes seraient atteintes par cette maladie dans le pays.

Plus d'informations: www.alzheimer.be

Le taux de couverture globale de dépistage organisé du cancer du sein en augmentation

 

Le taux de couverture globale de dépistage organisé du cancer du sein est en augmentation, ressort-il du septième rapport d'évaluation du programme de dépistage du cancer du sein, réalisé par l'Agence intermutualiste (AIM). Le rapport dresse le bilan de six ans de programme de dépistage organisé. En Belgique, avant le lancement du programme en 1999-2000, 38% des femmes âgées de 50 à 69 ans se faisaient spontanément dépister par mammographie classique. En 2006-2007, le taux de couverture globale - via mammotest ou mammographie classique - est passé à 61%, dont 30% dans le cadre du programme de dépistage organisé.

"Bien que l'on se rapproche de l'objectif européen, les efforts doivent être maintenus pour atteindre les 75% de couverture recommandés, ce qui devrait permettre d'obtenir une diminution de la mortalité de 30%", souligne l'AIM.

Le pourcentage de femmes qui se font dépister régulièrement est semblable dans les trois Régions mais le dépistage organisé (mammotest) est surtout répandu en Flandre (44%) alors que le dépistage opportuniste (mammographie classique) est plus courant en Wallonie (47%) et à Bruxelles (44%).

Le rapport indique par ailleurs que le programme de dépistage organisé a permis de sensibiliser de nombreuses femmes qui n'auraient probablement pas bénéficié d'un dépistage dans d'autres conditions, à savoir les femmes les plus âgées et les femmes issues de milieux défavorisés. Mais là aussi, des efforts restent à faire, note l'AIM. En effet, malgré la gratuité du mammotest, on enregistre un taux de couverture globale de 23% inférieur chez les femmes issues de milieux défavorisés par rapport au reste de la population.

01/10/2010

Les Alcooliques Anonymes fêtent leurs 75 ans lors d'un grand congrès à Seraing

Le congrès annuel des Alcooliques anonymes (AA) aura lieu samedi à Seraing. Cette année, le thème sera "75 ans d'AA", pour commémorer cet anniversaire important de l'organisation. Au programme de la grande fête annuelle des AA du royaume: différentes discussions et conférences, sur l'histoire de l'association ou d'autres thèmes liés à l'alcoolisme.
Les AA, ce sont plus de 103.000 groupes répartis dans 150 pays avec, au total, plus de 2 millions de membres. En Belgique, le premier groupe date de 1953. Depuis, on en dénombre plus de 200 sur tout le territoire.
Les Alcooliques Anonymes sont une association bénévole internationale qui compte, pour son financement, uniquement sur les cotisations de ses membres.
Le programme d'abstinence proposé par les AA et leurs réunions, basées sur le principe de l'anonymat et le partage d'expérience, est connue partout dans le monde.
Le congrès se tiendra à l'Athénée Royal de l'Air pur à Seraing et différents "carrefours" d'information se dérouleront entre 9h et 17h30. Plus d'informations sur leur site, www.alcooliquesanonymes.be

Oser l'allaitement maternel !

Une nouvelle campagne d'information et une table ronde sont organisées dans le cadre de la Semaine Mondiale de l'Allaitement Maternel qui se tient du 1er au 7 octobre.

Le Plan National Nutrition Santé (PNNS) et le Comité fédéral de l'allaitement maternel (CFAM) ont réalisé cette année une affiche avec pour thème «« Pour vous aussi…le meilleur » à destination des futures mères. Cette affiche met en avant les bienfaits que présente l'allaitement pour les mères. Une table ronde sur l'Initiative Ami des Bébés recherchera des solutions pour que les mamans qui veulent allaiter se sentent soutenues. Le lait maternel est la norme biologique; c'est la meilleure alimentation qui soit pour les bébés et les jeunes enfants. Les bienfaits de l'allaitement maternel pour l'enfant sont généralement bien connus (réduction des risques d'infections, d'allergies, de surpoids, d'obésité et d'autres maladies chroniques). Les bienfaits pour les mères le sont moins. Différentes études scientifiques validées par l'Organisation Mondiale de la Santé et l'UNICEF montrent qu'allaiter aide les mamans à retrouver plus rapidement leur poids d'avant la grossesse, réduit le risque de souffrir des cancers du sein et de l'ovaire, réduit aussi le risque d'ostéoporose, de dépression post-partum et de diabète de type 2.

Pour encourager les futures mères à allaiter, le PNNS et le CFAM lancent cette année une campagne d'affichage sur le thème « Pour vous aussi…le meilleur ». Les bienfaits de l'allaitement pour les mères y sont mis en avant. Toutes les maternités, les pédiatres, les gynécologues, les organisations qui soutiennent d'une manière ou d'une autre l'allaitement maternel ont reçu une ou plusieurs affiches.

Le mardi 5 octobre, le PNNS et le CFAM organisent aussi une table ronde au sujet de «l'Initiative Ami des Bébés», une nouvelle initiative pour soutenir, protéger et promouvoir l'allaitement maternel. « L'Initiative Hôpital Ami des Bébés» rencontre déjà un succès croissant : de plus en plus de femmes allaitent après l'accouchement. Malheureusement, peu de temps après la sortie de la maternité, le nombre de mamans qui allaitent chute rapidement. Un allaitement maternel exclusif durant les six premiers mois qui suivent la naissance est pourtant recommandé tant pour la santé du bébé que celle de la maman. Les mamans qui veulent allaiter doivent recevoir un soutien adapté dans tous les lieux où elles se rendent (institutions de soins, crèche, milieu du travail, espaces publics,…).  www.health.belgium.be .

Plus d'infos sur l'allaitement : www.allaitementnaturellement.be L'affiche de la campagne 2010 est disponible sur simple demande à l'adresse info.allaitement@health.fgov.be.

 

30/09/2010

Les soins palliatifs encore trop méconnus du grand public

 

Le 9 octobre aura lieu la 9e Journée Mondiale des Soins Palliatifs. À cette occasion, les plates-formes wallonnes de soins palliatifs et la FWSP (Fédération Wallonne des Soins Palliatifs) organisent l'opération "La Vie en Vol" pour sensibiliser le public. Les soins palliatifs sont tous les traitements pour maximiser la qualité de vie et donner plus d'autonomie aux personnes victimes d'une maladie grave et en fin de vie. Avec une population vieillissante, la question devient primordiale.

"La Vie en vol" est une action à l'origine imaginée par la Plate-Forme des Soins Palliatifs en Province de Liège et qui doit servir à sensibiliser le public mais également le monde de la santé :

"Les médecins généralistes sont le premier relais des soins palliatifs, nous voulons les informer", dit Francis Zadworny, de la FWSP.

Il existe 8 plate-formes de soins palliatifs en Wallonie. Crées en 1997, elles rassemblent les différents acteurs de terrain, toutes disciplines confondues. La FWSP quant à elle existe depuis 1995 et, au travers des actions, un site web et une revue trimestrielle, souhaite soutenir et proposer des informations à l'attention des professionnels.

Le thème de l'action de cette année est le "partage du soin". Des manifestations et festivités sont prévues à Liège, Bastogne et Mons. Plus d'informations sur le site de la FWSP: www.soinspalliatifs.be

Découverte de la structure de l'ADN : double hélice et coups tordus

 

Peu avant l'annonce du prochain Prix Nobel de Médecine, la revue scientifique Nature publie des lettres enfouies depuis des décennies dans des cartons qui éclairent d'un nouveau jour la saga qui a conduit à la découverte de la structure en double hélice de l'ADN en 1953. Francis Crick, James Watson et Maurice Wilkins avaient reçu en 1962 le Prix Nobel de médecine pour cette percée déterminante pour toute la biologie moderne, mais le rôle clé de Rosalind Franklin, décédée d'un cancer en 1958, a été un peu oublié.

Des féministes ont estimé que la contribution de cette chercheuse n'avait pas été reconnue à cause du poids du machisme dans les sciences. Dans une allusion au prochain départ de sa collègue Rosalind Franklin vers un autre labo, Maurice Wilkins a écrit souhaiter que "la fumée des sorcières disparaisse bientôt de (sa) vue".

La correspondance retrouvée montre les tensions entre les scientifiques, partagés entre rivalité professionnelle, soupçons, amitiés, incompréhensions et egos blessés. "On perçoit clairement les relations tendues et les fortes personnalités", analyse Nature dans son édition de jeudi.

"Nous sommes réellement pris entre des forces qui pourraient nous hacher menu", confie Maurice Wilkins à James Crick en décembre 1951, évoquant avec mépris les bagarres institutionnelles pour le pouvoir en arrière plan.

Crick était un Britannique qui avait arpenté plusieurs pistes de recherches sur l'ADN avant de faire équipe avec James Watson, un jeune Américain, au sein du célèbre laboratoire Cavendish à Cambridge.

Ils étaient convaincus qu'une énigmatique molécule appelée acide désoxyribonucléique (ADN) - et non des protéines, comme on le croyait jusqu'alors- détenait l'information génétique transmise de générations en générations.

Leur façon de tester leurs idées en élaborant des structures en cartons plutôt que sur la paillasse d'un laboratoire faisait douter de leur sérieux.

Chargés de percer le mystère de l'ADN, ils s'étaient vus un temps retirer cette tâche, avant qu'elle ne leur soit à nouveau confiée de crainte que le chimiste américain Linus Pauling y parvienne en premier.

Wilkins travaillait pour sa part au King's College de Londres, avec une expérimentatrice douée, Rosalind Franklin, dont les images de molécules obtenues grâce à la cristallographie aux rayons X permettront de découvrir la structure en double hélice de l'ADN.

Les lettres retrouvées témoignent de l'irritation de Wilkins qui redoute de voir Watson et Crick fourrer le nez dans les recherches au sein de son labo. Elles mettent aussi l'accent sur ses relations empoisonnées avec Rosalind Franklin, parce que leur chef n'a pas clairement défini qui était chargé de conduire la recherche sur l'ADN dans leur labo.

C'est Wilkins qui - dans le dos de Franklin, selon certains récits - a montré à Watson une image prise par sa collègue, maintenant immortalisée comme la Photo 51, qui montre clairement une double hélice, une indication de la forme de l'ADN perçue par le jeune Américain.

Alex Gann et Jan Witkowski, les deux scientifiques ayant retrouvé les lettres perdues, estiment dans Nature que Wilkins était un "être torturé", partagé entre sa volonté de coopérer et son désir de faire carrière et d'obtenir des résultats.