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09/12/2011

Virus H5N1 : la polémique

Faut-il ou non publier les recherches qu'ont effectuées Ron Fouchier et ses collègues ? C'est la question cruciale qui suscite un vif débat depuis plusieurs semaines. En effet, fin novembre, ce virologue du Centre Medical Erasmus aux Pays-Bas a annoncé que son équipe était parvenue à créer, à partir du virus H5N1, une sorte de supervirus également mortel mais encore plus contagieux. (source: maxisciences.com)


Des travaux qui ont été proposés à la publication pour la fameuse revue américaine Science. D'où les intenses discussions : les spécialistes craignent qu'une fois publiés, ces résultats puissent être détournés et utilisés par des scientifiques malintentionnés.

Pour l'heure, le comité consultatif américain a ainsi gelé la parution de l'article, le temps d'évaluer s'il pourrait "être utilisé de façon malveillante pour créer une menace biologique". De même, le centre Erasmus a lui aussi bloqué toute communication, expliquant : "nous attendons la décision américaine (...) pour le moment il est impossible de parler à nos chercheurs". Mais ce supervirus ne suscite pas l'inquiétude qu'outre-Atlantique. 

Vendredi, les ministre de la Santé des pays occidentaux ont également évoqué cette question à l'occasion d'une rencontre pour l'Initiative mondiale sur la sécurité sanitaire (GHSI), groupe d'échanges d'informations sur les menaces sanitaires qui réunit pays du G7, Mexique, Commission européenne et Organisation mondiale de la Santé (OMS). "C'est une question dont nous avons beaucoup parlé", a indiqué le ministre français de la Santé Xavier Bertrand cité par l'AFP. Lui et ses homologues se sont ainsi interrogés avec la directrice générale de l'OMS Margaret Chan sur le bien-fondé de ce type de recherche et la manière d'en communiquer les résultats.

"Cette recherche est tout à fait légitime, c'est important de savoir si ce virus a la capacité de devenir contagieux chez le mammifère ou pas, c'est même fondamental", tranche Jean-Claude Manuguerra de l'Institut Pasteur. Le hic est que pour répondre à cette question "il a fallu générer un virus potentiellement plus dangereux que ce qui existait avant", explique-t-il à l'AFP. Bien évidemment, la meilleur façon de clore le débat serait de détruire le virus mais ce n'est pas une option envisagée par les chercheurs dans la mesure où certaines écartent même la possibilité que des bioterroristes reproduisent en laboratoire le virus tueur en se basant sur la communication du Pr Fouchier.

"Ce sont des technologies extrêmement compliquées. Les laboratoires qui sont capables de le faire se comptent sur les doigts de deux voire quatre mains dans le monde", souligne M. Manuguerra.

Commentaires

QUELLE DÉRIVE !

Créer des virus et prendre le risque (voulu ou pas) de les disséminer dans l’environnement et pour ensuite, créer de prétendus (°) vaccins !!! C’est bien en phase avec cette dérive « scientifique » qui est de fabriquer de nouvelles maladies :

Accrochez vous :

préserver des effets futurs de ce qui n’est souvent que de simples symptômes passagers.
(°) Le Dr Carlyle Guerra de Macedo, qui a été le directeur du Bureau sanitaire panaméricain de 1983 à 1995 (2), l’exprime en d’autres termes, pointant les causes du gaspillage consécutif :
‘’Dans le domaine de la santé, les ressources sont gaspillées, dévorées par un système de prestations dont l'objectif même est dénaturé, il est trop centralisé, trop sophistiqué, sans rapport avec les besoins des utilisateurs et essentiellement modelé par le choix des bailleurs de service, des producteurs d'équipement et d'autres "biens sanitaires". C'est ainsi qu'est née "une industrie de la maladie" qui absorbe la totalité des ressources disponibles et dont le pouvoir s'accroît avec son expansion. Cette industrie s'attache (pour plus de 90 % des ressources disponibles) à ce que la restauration de la santé s'effectue par des techniques les plus sophistiquées et les plus coûteuses possible, puisque c'est la maladie qui la fait vivre et non pas la santé’’ (Article paru dans le n° 453 de Technique et Hospitalisation’ – Analyse qui vaut aussi pour l’Europe vu l’apparentement des systèmes de santé).


En phase avec ce qui précède, extrait du livre Quand les thérapeutes dérapent ( www.derapeutes.eu)

« Pour vendre des médicaments, inventons des maladies »

C’est le titre d’un article paru dans Le Monde qui dénonce les nouvelles techniques publicitaires de l’industrie pharmaceutique, sur base des confessions de l’expert en publicité Vince Parry qui « se spécialise dorénavant dans la forme la plus sophistiquée de la vente de médicaments : il s’emploie, de concert avec les entreprises pharmaceutiques, à créer de nouvelles maladies ». Dans son article intitulé L’art de cataloguer un état de santé, il révèle « les ficelles utilisées par ces firmes pour favoriser la création de troubles médicaux » :
L’une des stratégies les plus performantes, d’après ce rapport, consiste à changer la façon dont les gens considèrent leurs affections sans gravité. Ils doivent être "convaincus" que "des problèmes acceptés tout au plus comme une gêne jusqu’à présent" sont, désormais, "dignes d’une intervention médicale" [1]

« Vente des maladies »

L’article du Monde mentionné à la page précédente nous informe aussi de la manière dont Mme Lynn Payer, rédactrice médicale, qualifiait la « vente des maladies » comme « un processus » :
[…] c’est-à-dire la façon dont les médecins et les firmes pharmaceutiques élargissaient sans nécessité les définitions des affections de façon à recevoir plus de patients et à commercialiser plus de médicaments. Ces écrits sont devenus de plus en plus pertinents à mesure que s’amplifiait le rugissement du marketing et que se consolidait l’emprise des multinationales sur le système de santé.
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[1] Cet article est extrait de Selling Sickness : How Drug Companies Are Turning Us All Into Patients, 2005, écrit par Allen & Unwin, Crows Nest (Australie).

Plus de détails sur :
http://www.retrouversonnord.be/Sante_autant_savoir.htm#vendre

(°)° Le sénat français à acté en juin 2007 de la bouche du président de la commission (qui n'est autre que le Dr Jean-Michel Dubernard, chirurgien réputé et membre du collège de la « Haute Autorité de Santé » (depuis 2008) ce qui suit (qui se trouve sur le site du Sénat), « qu'il n'existe pas de preuve scientifique sur l'utilité des vaccins », mais personne ne semble en voir tenu compte !!! La vaccinologie est d’ailleurs une branche qui n’est d’ailleurs pas enseignée à la Faculté !!!
(Cf. http://www.senat.fr/bulletin/20070604/sante.html ; lire cette pertinente analyse faite par AGORAVOX qui en reprend l'info : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31102 )

Écrit par : Baudouin Labrique | 12/12/2011

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