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29/09/2011

Débat sur les honoraires de médecin

Un rapport de l’Inami dénonce la surévaluation de certains honoraires médicaux. Les écarts de revenus peuvent varier du simple au quintuple, selon la spécialité exercée par le médecin. 

Les experts déclarent la guerre aux honoraires médicaux « surévalués ». Le dernier rapport de la Commission de contrôle budgétaire de l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami) n’épargne pas les médecins. Ou plutôt certains spécialistes : ceux qui bénéficient de « situations déviantes de surévaluation » des soins dispensés.

Dans la ligne de mire : la fameuse « nomenclature » des prestations de santé, cette liste officielle des 4.000 à 5.000 interventions médicales qui donnent lieu à un remboursement (total ou partiel) par l’assurance soins de santé. Une liste contestée, depuis le milieu des années 90, certains actes bénéficiant d’un financement excessif, alors que d’autres sont manifestement sous-rémunérés.

Les experts budgétaires de l’Inami relèvent que des efforts ont été accomplis, ces dernières années, « en vue de majorer les honoraires sous-évalués de certains spécialistes, mais jamais en procédant à un écrêtement des honoraires surévalués ».

L’enjeu financier n’est pas mince… En 2011, les honoraires médicaux représentent une masse globale de plus de 7 milliards d’euros, soit 27 % du budget des soins de santé (25,8 milliards).

Au Centre fédéral d’expertise des soins de santé, on nous confirme le problème : « Quand on compare les honoraires pratiqués en Belgique, en France et en Allemagne, où les médecins doivent respecter des quotas appliqués tant sur les tarifs que sur le nombre d’actes posés, notre pays se situe clairement dans la fourchette haute. Mais c’est bien plus le volume élevé de prestations qui est en cause, plutôt que le niveau des tarifs pratiqués. En clair, les médecins belges « produisent » beaucoup plus d’actes que les pays voisins ». (source: lesoir.be)

 

Commentaires

Appât du gain : dérive typique (parmi d’autres) du corps médical.

Il faut encore compter les promesses de guérison, mais aussi les pronostics mortifères, le préjugé organiciste (faire croire que la cause du mal est dans le symptôme lui-même) :
« La tentation du scientifique est [...] de nier la véracité des faits sous prétexte que ceux-ci ne s’expliquent pas à l’aide des acquis de la science » (Thierry Janssen, La maladie a-t-elle un sens ? Enquête au-delà des croyances, p.156).
S’ajoutent encore les prescriptions abusives, le recours erratique aux psychotropes surtout à l’égard des plus jeunes (au détriment d’un accompagnement psychothérapeutique bien plus efficace…), le manque d’écoute et de temps passé avec le patient…

Détails sur « Quand les thérapeutes dérapent » (Ed. Renaissance du livre », www.derapeutes.eu) ; livre qui aborde aussi (à égalité) les dérives propres au secteur non conventionnel.

Écrit par : Baudouin Labrique | 07/10/2011

P.S lien correct
www.derapeutes.eu

Écrit par : Baudouin Labrique | 07/10/2011

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