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04/07/2011

Traitement de l'ostéoporose du neuf

L'ostéoporose affecte 75 millions de femmes en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. En Belgique, environ 700.000 femmes en sont atteintes. Cette maladie touche principalement les femmes après la ménopause, en raison de la carence en œstrogène, une hormone féminine. L’ostéoporose est une maladie fréquente, en pleine croissance suite au vieillissement de la population; elle constitue un réel défi pour les professionnels de la santé. Sous-diagnostiquée et sous-traitée, elle a des conséquences invalidantes graves: les fractures ostéoporotiques affectent 1 femme sur 3 de plus de 50 ans1. En Belgique, on estime le coût annuel des fractures liées à l’ostéoporose à environ 180 millions d’euros. Malgré les traitements pour l'ostéoporose, l'incidence annuelle des fractures reste substantielle.

 

En Belgique, à partir du 1er juillet, Prolia® (denosumab) est remboursé dans le traitement de l'ostéoporose post-ménopausique chez les femmes à risque élevé de fractures et dans le traitement de la perte osseuse associée à un traitement hormono-ablatif chez les hommes atteints de cancer de la prostate à risque élevé de fractures.

 

Un mécanisme d’action innovant

Prolia® dispose d’un mécanisme d’action tout à fait innovant: c’est le premier et le seul inhibiteur du RANK ligand (RANKL - receptor activator of nuclear factor [NF]- kB)1. Le RANK ligand, qui est produit par l’ostéoblaste (cellule responsable de la formation osseuse), est une protéine qui va se fixer sur des récepteurs (RANK) présents à la surface des pré-ostéoclastes et des ostéoclastes (cellules responsables de la destruction osseuse). Cette interaction entre RANK ligand et RANK active les ostéoclastes et stimule ainsi la destruction osseuse. RANK ligand est donc un médiateur essentiel à la formation, au fonctionnement et à la survie des ostéoclastes. En se fixant avec une grande affinité et spécificité au RANK ligand et en empêchant ce dernier de se lier au récepteur RANK, Prolia® inhibe la résorption osseuse excessive responsable de l’ostéoporose1.

 


Contrairement aux apparences, l’os est un tissu vivant, particulièrement actif et en perpétuel remaniement: il se construit et se détruit en permanence, tout au long de la vie. La production d’os est due à une catégorie de cellules présentes dans la trame osseuse, les ostéoblastes, tandis que la destruction est liée à l’activité d’une autre catégorie de cellules, les ostéoclastes. «Normalement, dans un os sain, ces deux activités cellulaires sont en équilibre: on produit autant d’os qu’on en détruit. Mais après la ménopause, la chute des taux d’œstrogènes est à l’origine d’un déséquilibre: on détruit plus d’os qu’on en produit et il y a donc une perte osseuse», précise le Professeur Rozenberg, gynécologue au CHU Saint-Pierre (Bruxelles). Dans ce contexte, Prolia® (denosumab) est une molécule tout à fait innovante dans sa nature et son mécanisme d’action: il cible avec une grande spécificité une substance «messager» produite par l’ostéoblaste à destination de l’ostéoclaste. «Plus précisément, l’ostéoblaste produit une molécule dénommée RANK ligand, capable de se fixer sur un récepteur présent à la surface de l’ostéoclaste (dénommé récepteur RANK). Cette interaction RANK ligand/RANK active l’ostéoclaste et stimule donc la destruction osseuse. Prolia® (denosumab) intervient de manière très physiologique car la molécule se lie au RANK ligand et empêche son interaction avec le récepteur RANK: il empêche donc la destruction causée par les ostéoclastes. Pour les femmes, cela signifie un traitement particulièrement efficace contre les fractures liées à l’ostéoporose», déclare le Dr. Luc De Clercq, Rhumatologue à St Augustinus (Wilrijk).

 

Une efficacité prouvée à travers tout le squelette

L’efficacité, la sécurité et la tolérance de Prolia® ont été étudiées et démontrées dans des études cliniques d’une durée allant jusqu’à 5 ans et incluant au total plus de 10.000 patients. Dans l’étude FREEDOM[7], une étude internationale, randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo, Prolia® induit après trois ans de traitement, une diminution de 68% du risque de nouvelles fractures vertébrales, une diminution de 40% de l’incidence de fractures de la hanche et de 20% des fractures non-vertébrales. L’enjeu est important, car l'ostéoporose continue à exposer de nombreuses femmes après la ménopause à un risque élevé de fractures, avec des conséquences invalidantes sévères à long-terme. Une autre étude a montré une augmentation significative de la densité minérale osseuse avec Prolia® par rapport à l’alendronate[8].

 

Une réponse à l’adhérence au traitement

«Un obstacle important à surmonter dans le traitement des femmes souffrant d'ostéoporose post-ménopausique est l'adhérence au traitement prescrit par le médecin. De récentes statistiques montrent qu’en Belgique, seuls 58% des patientes sont encore sous traitement après 6 mois et seulement 40% après 1 an[9]. Or, une mauvaise adhérence au traitement se solde entre autres par une augmentation de 17% du risque de fractures et une augmentation de 37% du risque d'hospitalisation[10]», souligne le Professeur Rozenberg. A l’heure actuelle, le traitement de l’ostéoporose est souvent abandonné en raison des contraintes du traitement et/ou de ses effets secondaires. Le fait d'arrêter le traitement expose ces patientes à un risque significativement plus élevé de perte osseuse et de fractures. Un avantage supplémentaire de Prolia® (denosumab) réside dans son mode d’administration: une injection sous-cutanée tous les 6 mois. En pratique, ceci pourrait donc se traduire par une meilleure adhérence au traitement.

 

Commentaires

J'habite Paris. Mon médecin m'a prescrit Prolia. Impossible de le trouver dans les pharmacies que j'ai contactées. Puis-je l'obtenir de la Belgique par internet ou par le biais d'une pharmacie? Et l'ordonnance de mon médecin français? Est-elle valable pour la Belgique?
Merci infiniment de me répondre sans délai!
Cordialemenent,
C.Aragon

Écrit par : claudette aragon | 03/01/2012

Prescrire le magasine français sur les médicaments destiné au corps médical juge que se produit comporte trop de risque pour un bénéfice médiocre et ne devrait pas être mis sur le marché.
C'est en faite purement commercial en remplacement des biphosphonates pour gagner un maximum d'argent... Médecin je vous conseil de soigner votre alimentation, votre hygiène de vie, vos activités physiques (marche+++), vous assurer par dosage de ne pas être carencé en vit D ... renseignez vous (internet) prenez vous même en charge votre santé

Écrit par : renaut | 23/10/2013

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