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07/01/2011

Des chercheurs louvanistes sur la piste d'une nouvelle thérapie contre le cancer

 

 

Des chercheurs de l'Université catholique de Louvain (KUL), qui font partie de l'Institut flamand pour la Biotechonologie (VIB), ont jeté les bases d'un nouveau traitement contre le cancer. La nouvelle stratégie se fonde sur la réparation des vaisseaux sanguins atteints de tumeurs, ce qui diminue la dissémination des cellules cancéreuses et augmente l'efficacité de la chimiothérapie. ThromboGenics et Roche testent actuellement un nouveau remède contre le cancer sur base de cette découverte. cancer.jpg

Les vaisseaux sanguins fournissent de l'oxygène à chaque tissu naissant et l'alimentent. Etant donné que les tumeurs ont davantage besoin de ces matières car elles se développent rapidement, elles produisent des facteurs de croissance qui stimulent la croissance des nouveaux vaisseaux. A cause de leur forme anormale, le sang ne circule pas bien dans ces vaisseaux et les cellules cancéreuses reçoivent donc peu d'oxygène, ce qui aide à la dissémination des cellules cancéreuses et perturbe l'efficacité de la chimio.

Alors que la thérapie contre le cancer traditionnelle se fonde sur l'élimination de ces facteurs de croissance de tumeurs, la nouvelle thérapie se fonde sur la réparation des nouveaux vaisseaux sanguins formés. Selon les chercheurs, cette approche empêche que les cellules malignes se disséminent et se charge de rendre ces cellules plus réceptives à la chimiothérapie.

Les chercheurs ont fait appel à la protéine HRG pour ces expériences.


Les cancéreux allochtones ne comprennent pas toujours leur médecin

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Les patients allochtones atteints d'un cancer ne disposent pas toujours de toutes les informations adéquates concernant leur état de santé. C'est ce qu'il ressort d'un rapport de la Ligue flamande contre le cancer (VLK) présenté vendredi lors d'une conférence de presse. Il arrive en effet que des membres de la famille du patient interprètent ou ne communiquent pas le bon diagnostic. Dans certaines cultures, la famille veut protéger le patient en dissimulant ainsi les problèmes. Mais il arrive aussi que les termes médicaux ne soient pas compris.

Il semble également que certains médecins considèrent trop vite que le patient comprend tout ou ne font pas appel à des médiateurs interculturels professionnels, selon la VLK.

Ces personnes sont des interprètes et offrent également un soutien plus large. Mais, pour la plupart des médecins, ces professionnels ne sont pas suffisamment accessibles.

La VLK considère par ailleurs que le budget accordé par l'autorité fédérale pour la médiation interculturelle est insuffisant. En effet, dix-huit pour cent des hôpitaux qui ont demandé une telle aide en 2010 ont vu leur demande être refusée, soit treize hôpitaux sur 70. Dix de ces établissements se trouvent en Wallonie et les trois autres en Flandre.

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