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21/10/2010

Prévention efficace des fractures ostéoporotiques

Les fractures ostéoporotiques sont fréquentes et associées à d’importantes complications. Pourtant, il arrive souvent qu’elles ne soient pas diagnostiquées et restent sans traitement.

Comme l’a précisé le Professeur Serge Rozenberg (CHU Saint-Pierre, Bruxelles), une femme de 50 ans sur deux présentera de l’ostéoporose. Celle-ci favorise la survenue de fractures, dites «ostéoporotiques», responsables de douleurs importantes, associées à diverses complications (déformation de la colonne vertébrale, diminution de la taille, difficultés respiratoires, troubles digestifs…) et, dans certains cas, susceptibles de conduire au décès. De surcroît, les fractures ostéoporotiques peuvent altérer considérablement la qualité de vie (difficultés de mobilité, perte d’indépendance, frein aux contacts sociaux, dépression…).

Elles peuvent survenir à la hanche, mais les tassements et fractures des vertèbres en constituent la majeure partie. Ce sont des fractures de fragilité: elles se produisent après un traumatisme minime (chute banale, port de charges, toux, passage en voiture sur un casse-vitesse…), voire spontanément.

Une première fracture vertébrale en annonce souvent d’autres: dans 20% des cas, un second événement survient dans l’année qui suit. Les fractures vertébrales doublent le risque de fracture de la hanche.

Il est donc important de les diagnostiquer et de prendre les mesures adéquates pour les traiter et prévenir toute complication ultérieure. Ce diagnostic n’est toutefois pas toujours aisé. Si les douleurs dorsales et une déformation de la colonne en cyphose constituent les principaux signes d’appel, deux tiers des fractures vertébrales ostéoporotiques n’en sont pas moins asymptomatiques. Elles sont découvertes de manière fortuite à l’occasion d’un examen radiographique. Souvent, elles ne sont pas rapportées dans le dossier médical. Cette succession d’écueils fait qu’en définitive, seulement 7% des fractures vertébrales ostéoporotiques sont traitées. Une situation regrettable dès lors que des traitements et des mesures préventives efficaces existent, qui peuvent diminuer d’environ de moitié leur incidence.

La densitométrie osseuse demeure l’outil de dépistage de premier choix de l’ostéoporose. Cette mesure de la masse osseuse est indiquée chez toutes les femmes de plus de 65 ans et en dessous de 65 ans chez les femmes exposées à un risque accru (histoire familiale, consommation excessive de tabac ou d’alcool, sédentarité, carence en vitamine D…). L’examen est facile à réaliser et largement accessible.

Une prévention efficace des fractures ostéoporotiques impose une mobilisation de tous les soignants. Ceux-ci ont à la fois des préoccupations communes et des spécificités. Tous apportent ainsi leur pierre à l’édifice.

 «Médecins généralistes et spécialistes, infirmières, kinésithérapeutes et pharmaciens, tous ont un rôle à jouer dans la prévention des fractures ostéoporotiques», a déclaré le Professeur Jean-Jacques Body (CHU Brugmann, Bruxelles).

Le médecin traitant a un rôle important dans le dépistage. Il pensera à la possibilité de fracture ostéoporotique en cas de douleurs dorsales, trop souvent attribuées à l’arthrose, et recherchera d’éventuels antécédents familiaux.

Il prête une attention particulière au risque de chute lié à l’environnement (fil disposé négligemment sur le sol, manque de lumière…) ainsi qu’aux fractures de poignet, fréquemment prédictives de tassements vertébraux et de fractures de hanche. Enfin, il a soin de rechercher une éventuelle cause secondaire d’ostéoporose (hyperparathyroïdie, hyperthyroïdie, malabsorption…).

 «Il n’est pas toujours facile de diagnostiquer une fracture ostéoporotique car les symptômes sont parfois vagues ou absents. Il arrive fréquemment que le diagnostic soit posé a posteriori. Les patientes dont un parent a présenté une complication liée à l’ostéoporose sont d’ordinaire particulièrement sensibilisées. Il est nécessaire de respecter les indications du dépistage (âge à partir duquel il est à réaliser, fréquence…), de bien le cibler, en évitant de programmer ou de répéter inutilement des examens. Outre les bisphosphonates, le calcium et la vitamine D occupent une place importante dans l’approche préventive et thérapeutique de l’ostéoporose. Nos connaissances en diététique devraient être plus étoffées afin d’avoir une idée précise de la quantité de calcium qui peut être apportée par l’alimentation.

Beaucoup de femmes se tournent vers leur gynécologue pour traiter l’ostéoporose, eu égard à son lien avec la ménopause. Les gynécologues occupent dès lors une place privilégiée, mais il est important qu’ils transmettent les informations aux autres intervenants de la chaîne».Docteur Paul Van Belle (Société scientifique de Médecine générale)

 «L’attention portée à l’ostéoporose par les médecins spécialistes est parfois insuffisante», poursuit JJ Body. Ils pourraient pourtant sensibiliser leurs patientes à la problématique et, si besoin, les adresser à leur médecin généraliste.

Les infirmiers et les infirmières qui se rendent à domicile sont, comme les médecins généralistes, idéalement placés pour apprécier les conditions d’habitation et les risques qui peuvent y être liés. Ils jouent un rôle majeur en termes d’information et d’éducation. Confidents privilégiées des patientes, ils sont à l’écoute des plaintes dont on leur fait part et qui peuvent s’avérer suggestives d’une fracture.

«Notre rôle concerne essentiellement la prévention. Nous pouvons formuler des recommandations pour limiter le risque de chutes ainsi que promouvoir une alimentation et un mode vie sains. Le remboursement de la densitométrie est un facteur particulièrement important pour les patientes à risque. Ce facteur accroît dans de nombreux cas leur motivation.» Madame Annick Verley (Infirmière, Service de Rhumatologie, AZ Sint-Augustinus, Wilrijk)

Les kinesithérapeutes sont évidemment directement concernés par la problématique des lombalgies. Prudents, ils évitent d’opter pour un traitement à base de manipulations sans avoir exclu l’existence d’un tassement vertébral. Ils peuvent inviter les patientes à poursuivre une activité physique, en évitant les sports qui exposent à un risque accru de chutes.

Enfin, les pharmaciens, comme les infirmières, occupent un poste clé en termes d’information et de conseils concernant le mode de vie, l’alimentation… Ils expliquent par ailleurs les modalités de prise des médicaments.

 «Les officines sont d’excellents centres d’informations. Les brochures dont nous disposons sont multiples, mais un peu disparates. Il serait souhaitable que les informations diffusées soient le fruit d’une approche commune, concertée et cohérente. Trop d’information tue l’information. La pharmacie est une sorte de carrefour de discussion. Les patients se livrent parfois plus facilement à leur pharmacien qu’à leur médecin. Connaître les signes évocateurs d’une fracture ostéoporotique, comme des douleurs dorsales motivant une demande d’anti-douleurs, permet d’identifier les situations où un avis médical est nécessaire. Nous contribuons également au suivi des traitements en expliquant la façon dont les médicaments ou le calcium doivent être pris, en attirant l’attention sur d’éventuelles interactions.» Monsieur Alain Chaspierre (Société scientifique des Pharmaciens francophones)

 «Enfin, les mutuelles peuvent contribuer à la diffusion de l’information en organisant des conférences, en proposant des brochures…», conclut JJ Body en reconnaissant que la liste des intervenants qu’il a dressée n’est pas forcément exhaustive.

Prévenir et traiter efficacement les fractures ostéoporotiques impose d’optimiser l’organisation des soins, et d’évoluer vers le concept du «disease management».

«L’approche de l’ostéoporose doit se faire dans un contexte collectif et sur le long terme. Il faut donc s’écarter plus encore d’une vision verticale de la prise en charge de la maladie, où chaque intervenant travaille de manière relativement isolée, pour adopter une approche horizontale, transmurale, qui soit réellement multidisciplinaire et s’étende de la prévention des chutes à la revalidation.

Le disease management est un processus dans lequel les diverses parties concernées (patients, prestataires de soins, organismes assureurs…) se mettent d’accord sur les standards à suivre en matière de prévention, de diagnostic et de traitement d’une affection chronique, ainsi que sur les moyens financiers qui sont à mobiliser pour répondre à ces standards.

Comme on le voit, l’ostéoporose et les fractures qu’elle entraîne nécessitent la mobilisation de nombreux acteurs. Plusieurs outils performants existent, tant en termes de prévention que de traitements. Les avancées à venir impliqueront une coordination accrue de tous les intervenants et, peut-être, le développement de nouveaux concepts.» Docteur Jan Van Emelen («Director of Research and Innovation», Mutualités Libres)


 

 

Déclarations prospectives

Ce communiqué de presse inclut les énoncés prévisionnels au sens des dispositions du programme libératoire de la loi United States Private Securities Litigation Reform Act de 1995. Lesdits énoncés peuvent inclure, sans mais sans s'y limiter, les énoncés relatifs aux avantages de la proposition de fusion entre Merck et Schering-Plough, notamment les résultats prévisionnels d'exploitation et financiers, les stratégies conjointes des sociétés, les objectifs, les attentes et intentions, ainsi que d'autres énoncés qui ne sont pas de nature historique. Lesdits énoncés se basent sur les estimations et prévisions actuelles des dirigeants de Merck et Schering-Plough et sont soumis à des risques et incertitudes significatifs.  Les résultats avérés sont susceptibles de différer des résultats mentionnés dans les énoncés prévisionnels.

Les facteurs susceptibles de donner lieu à des résultats avérés différant de ceux mentionnés dans les énoncés prévisionnels sont, notamment : la possibilité que les synergies attendues de la fusion de Merck et de Schering-Plough ne se concrétisent pas, ou ne se concrétisent pas au cours de la période prévue, en raison, entre autres, de l'impact de la réglementation de l'industrie pharmaceutique et des projets de loi en attente d'adoption, susceptibles d'affecter ladite industrie ; le risque d'échec d'intégration des entreprises ; l'interruption de la fusion, rendant plus difficile la poursuite des relations commerciales et opérationnelles ; la capacité de Merck de prédire de façon précise les conditions du marché ; la dépendance à l'égard de l'efficacité des brevets de Merck et autres protections des produits innovants ; le risque d'instauration de nouvelles réglementations ou politiques de santé, ou d'une modification de la réglementation en vigueur ou des politiques de santé existantes aux États-Unis et dans le monde, ainsi que le risque de litiges et/ou mesures de réglementation. 

Merck rejette toute obligation de mise à jour publique des énoncés prévisionnels à la suite de nouvelles informations, événements à venir ou autre.  D'autres facteurs susceptibles de donner lieu à des résultats avérés différant substantiellement de ceux décrits dans les énoncés prévisionnels figurent dans le formulaire 10-K du rapport annuel 2008 de Merck, dans le formulaire 10-Q du rapport trimestriel de Schering-Plough, pour le trimestre ayant pris fin le 30 septembre 2009, dans la circulaire de sollicitation de procuration déposée par Merck le 25 juin 2009 ainsi que dans les autres documents de chacune des sociétés déposés auprès de la commission américaine des valeurs mobilières et des marchés financiers (la « SEC », Securities and Exchange Commission) et disponibles sur le site Internet de la SEC (www.sec.gov).

Au sujet de MSD

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