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28/09/2010

Trop de colorants dans votre assiette !

 

Selon Test-Achats, la législation européenne relative aux colorants alimentaires est beaucoup trop laxiste. La réglementation existante n’est pas assez sévère, les fabricants ont recours aux colorants pour créer l’illusion de produits plus frais, plus savoureux ou même plus sains. Très souvent, ils servent aussi à dissimuler l’absence d’ingrédients de qualité tels que des oeufs dans la mayonnaise ou des fruits dans les yaourts. Ils permettent donc de tromper le consommateur. Les enfants, surtout, atteignent rapidement la dose journalière admissible, c-à-d. la quantité maximale qui peut être consommée sans effets secondaires. De plus, les colorants peuvent aussi provoquer des réactions allergiques ou d’hypersensibilité, mais l’emballage n’en fait que rarement – voire jamais – mention. Test-Achats tire la sonnette d’alarme et exige une réglementation plus sévère, imposant une réduction du nombre de colorants autorisés, des teneurs autorisées et des groupes d’aliments dans lesquels ils peuvent être utilisés. Test-Achats a également dressé une liste pratique des additifs douteux sous un format « carte de crédit » et a rédigé une brochure gratuite «Questions sur la sécurité alimentaire" contenant cette carte.

Avez-vous vu du boeuf mariné orange vif sur le barbecue cet été? Avez-vous déjà étalé du poulet curry d’un jaune fluorescent sur un sandwich? Ne trouvezvous pas la couleur rose de votre boisson lactée étrange? Les colorants sont cachés de plus en plus dans une multitude de produits et non uniquement les bonbons de couleurs vives et des boissons gazeuses. Test-Achats en a ainsi découvert dans des aliments supposés au-dessus de tout soupçon : dans des aliments de base tels que des produits de boulangerie, sauces, soupes mais aussi dans des préparations à base de viande et de poisson… Or, ces aliments de base sont consommés fréquemment et en grandes quantités. Résultat : nous ingérons énormément de colorants à notre insu. Selon Test-Achats, la législation européenne relative aux colorants alimentaires est beaucoup trop laxiste. La réglementation actuelle n'est pas assez sévère, permettant aux fabricants d’utiliser des colorants pour créer des illusions d'aliments plus frais, plus savoureux et même plus sains. Plus d’une fois, ils servent aussi à dissimuler l’absence d’ingrédients de qualité tels que des oeufs dans la mayonnaise ou des fruits dans les yaourts. Ceci est trompeur pour les consommateurs.

Les plafonds sont rapidement dépassés

L'utilisation excessive de colorants, qui d’un point de vue purement technique, n’apporte aucune valeur ajoutée aux aliments n’est pas dénuée de risques. Des études toxicologiques sont certes menées sur des animaux pour analyser leurs effets néfastes potentiels et déterminer, pour chaque colorant, la dose journalière admissible (DJA) par kilo de poids corporel. Cependant, ces études ne sont pas toujours suffisantes et pour certaines substances, seul un plafond provisoire voire pas de plafond du tout existe. Les colorants n’en sont pas moins allègrement autorisés et consommés, dans des produits dans lesquels le consommateur ne soupçonnerait jamais leur présence.

Les enfants dépassent très vite la dose journalière admissible

En raison de leur poids léger, les enfants peuvent très vite dépasser les plafonds. Pour un colorant (Cochenille), Test-Achats a calculé qu’un enfant de 20 kg peut rapidement dépasser la DJA (dans ce cas 100mg/jour). Un berlingot de boisson à la fraise, une canette de limonade et quelques boules de crème glacée réunis, et la limite-DJA est rapidement et dangereusement atteinte. Ajoutez à cela quelques tartines de surimi et des saucisses et le seuil de la DJA pour ce colorant est dépassé chez cet enfant. Avec un autre colorant, le Ponceau 4R, un verre de limonade peut être suffisant pour dépasser la DJA!

 

 

Allergique? Hypersensible? Limiter les additifs!

Certains colorants peuvent aussi provoquer des réactions allergiques ou d’hypersensibilité comme par exemple de l’asthme ou des éruptions cutanées et cela sans même dépasser la DJA. Depuis janvier, une nouvelle réglementation européenne sur les additifs est entrée en vigueur et une liste qui définit les additifs autorisés est en élaboration. Bien que, lors des premières réévaluations de l’EFSA (l’Autorité européenne de sécurité des aliments) il est apparu que la DJA de certains colorants est trop facilement dépassée. La Commission européenne n'en a toujours pas tenu compte dans sa proposition de nouvelle liste. Selon Test-Achats, cette liste doit aller beaucoup plus loin dans la limitation des additifs.

Les enfants hyperactifs et les colorants

Test-Achats estime que les additifs et les colorants ne peuvent être autorisés que s’ils sont nécessaires sur le plan technique et si leur innocuité a été prouvée. Prenons par exemple les six colorants dits « de Southampton » (E104, E110, E124, E102, E122 et E129), soupçonnés de favoriser l’hyperactivité chez les enfants. Même si le lien de cause à effet n’a pu être établi de façon irréfutable, les fabricants doivent apposer un avertissement sur l’étiquette. De plus, la DJA de trois de ces colorants a été revue à la baisse récemment.

Test-Achats veut dès lors convaincre le consommateur d’éviter ces colorants trompeurs, inutiles et potentiellement risqués, et inciter le législateur à contrôler plus sévèrement leur utilisation.

Pas seulement des colorants …

Les charcuteries, par exemple, contiennent des antioxydants, qui préservent leur couleur attirante sans nécessiter l’ajout de colorants. Au lieu de brunir sous l’effet du processus naturel d’oxydation, la viande conserve une belle couleur rouge grâce aux nitrates et aux nitrites, qui peuvent être parfois cancérigènes. Pour un enfant de 6 ans qui pèse environ 20 kgs, une simple tranche de lard peut lui faire dépasser la dose journalière admise (DJA) en nitrites. Il va donc de soi qu’il faut limiter et réduire l’utilisation des nitrites. L’ajout de sulfites repose sur les mêmes motifs et trompe donc aussi le consommateur quant à la fraîcheur et l’apparence de la viande. Ils sont interdits dans la viande non transformée et hachée, mais la présence de 4% de légumes dans un hamburger suffit pour contourner cette règle.

 

 

Test-Achats exige …

L’utilisation d’additifs doit être limitée à un minimum absolu. Les colorants n’ont rien à faire dans les aliments de base. Ils sont non seulement non nécessaires d’un point de vue technique, mais s’avèrent de surcroît souvent trompeurs et non dénués de risques. C’est pour cela que Test-Achats veut que leur utilisation soit sensiblement réduite. Les colorants dits de Southampton doivent à terme disparaître. Dans l’intervalle, ils doivent faire l’objet d’un avertissement explicite. Test-Achats met à disposition une base de données complète ( http://www.test-achats.be/additif)  avec appréciation de tous les additifs. Test-Achats diffuse également une brochure sur la sécurité alimentaire comprenant une carte d’information sur les colorants suspects et allergènes. Ce guide est disponible en appelant le 0800 50 222 avec le code MS 153

 

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