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23/09/2010

46 % des Belges ne connaissent pas leur fréquence cardiaque

 

 

 

Un cœur en bonne santé bat environ 100.000 fois par jour. À l’échelle d’une vie, cela représente environ 3 milliards de pulsations. Une prestation réellement impressionnante, car aucune pompe hydraulique high-tech n’est capable de pomper 100.000 fois par jour et ceci en moyenne durant 75 ans.[1] Pourtant, ceci ne sera vrai que si le cœur humain est en bon état. L’âge et la maladie ont souvent un effet néfaste sur les prestations de notre cœur.

Notre fréquence cardiaque est un indicateur important de notre bonne santé. Un cœur jeune et en bonne santé bat lentement: au repos, 60-70 battements par minute en moyenne. Lorsque la pompe cardiaque est défaillante, la fréquence cardiaque augmente. Lors du congrès de l’European Society of Cardiology (ESC), début septembre 2010, les résultats d’une nouvelle étude ont été rendus publics. Ils montrent qu’une fréquence cardiaque élevée est un facteur de risque chez les patients insuffisants cardiaques. Mais ils montrent aussi qu’un nouveau médicament traite efficacement une fréquence cardiaque élevée, permettant ainsi de limiter chez ces patients le nombre d’hospitalisations pour insuffisance cardiaque.

 


Connaissez votre fréquence cardiaque

 

Connaître sa fréquence cardiaque n’a rien d’un luxe superflu. Malgré cela, 46 % des Belges ne connaissent pas leur fréquence cardiaque. C’est ce qu’a récemment conclu le BeHRA  (Belgian Heart Rhythm Association) après avoir fait réaliser un sondage par le bureau d’étude iVox.

En Wallonie, 40% des personnes interrogées font contrôler leur fréquence cardiaque régulièrement, contre 45% en Flandre et seulement 29% à Bruxelles.

La plupart des Belges (84%) savent heureusement comment mesurer leur fréquence cardiaque. C’est juste qu’ils ne le font pas assez souvent !

 

Comment mesurer votre fréquence cardiaque[2] ?

Mesurer votre fréquence cardiaque est simple.

 

 

Installez-vous 5 minutes dans une pièce calme avant de mesurer votre fréquence cardiaque. Vous aurez besoin d’une montre ou d’une horloge.

 

 

Libérez votre poignet (pas de montre, ni de bracelet). Orientez la  paume de votre main gauche ou droite vers le haut, avec le coude légèrement plié.

 

 

 

Posez doucement l’index et le majeur de votre autre main sur le poignet, à environ 2 cm en-dessous de la base de la main.

Pressez vos doigts dans l’espace entre les tendons du milieu et l’os supérieur. Vous sentez alors un léger battement : votre fréquence cardiaque.

 

 

 

Comptez le nombre de battements pendant 30 secondes et multipliez ensuite le résultat par 2 pour obtenir le nombre de battements par minute.
Faites la mesure deux fois et calculez la moyenne.

 

 

 

Chaque battement de cœur compte!

Un cœur jeune et en bonne santé bat lentement: 60-70 battements par minute en moyenne. Chez les sportifs, la fréquence cardiaque est même parfois encore plus basse. Ce qui est également caractéristique, c’est que la fréquence cardiaque est très dépendante des stimuli internes et externes, et varie en conséquence, s’accélérant à l’effort et se ralentissant au repos. Un cœur moins entraîné présente souvent une fréquence cardiaque de base plus élevée (plus de battements par minute). Votre fréquence cardiaque est un important indicateur de votre santé. C’est pourquoi il est important de mesurer régulièrement votre fréquence cardiaque, car mesurer, c’est savoir.

Une fréquence cardiaque élevée est un facteur de risque important dans l’insuffisance cardiaque

 

Notre fréquence cardiaque est un important “indicateur” pour notre santé. Une étude récente a démontré qu’une fréquence cardiaque élevée est un facteur de risque pour un cœur défaillant.

L’insuffisance cardiaque est une maladie grave qui va de pair avec un degré élevé d’invalidité. Le pourcentage de décès atteint jusqu’à 40% dans l’année suivant la première hospitalisation. Il est donc très important de connaître les facteurs de risque concrets de l’insuffisance cardiaque et de les traiter d’une manière efficace. Des médicaments innovants, agissant via un blocage du canal ionique spécifique dans le cœur (If), comme par exemple le médicament ivabradine, agissent spécifiquement sur la fréquence cardiaque. L’ivabradine diminue ainsi de 26% le risque d’hospitalisations et de décès pour insuffisance cardiaque.”, selon le Dr. Marnix Goethals, président du BeHRA (Belgian Heart Rhythm Association) et pionnier dans la recherche à la base de l’ivabradine.[3] ,[4]

 

Il est un fait que l’insuffisance cardiaque va de pair avec des coûts de santé élevés.

Selon le Dr. Georges Mairesse, vice-président du BeHRA, “Le coût global de l’insuffisance cardiaque atteint jusqu’à 2% du budget total de la santé au niveau européen, dont 70% sont dus à des hospitalisations. L’homme et la société doivent donc prendre au sérieux l’insuffisance cardiaque et les facteurs de risque, comme un fréquence cardiaque élevé.”[5]

 

Ce sujet sera également développé de manière détaillée lors du 4ème congrès annuel de cardiologie et de rythmologie du BeHRA (Belgian Heart Rhythm Association), qui sera organisé les 30 septembre et 1er octobre à Bruxelles pour tous les cardiologues de Belgique et les pays limitrophes.

Le BeHRA est l’organisation scientifique qui rassemble tous les cardiologues belges spécialisés dans les problèmes de troubles du rythme et de la fréquence cardiaque. Vous trouverez plus d’information sur le site internet www.behra.be.

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