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15/07/2010

Seuls 4 % des Belges ont déjà parlé des mesures médicales à prendre en fin de vie avec un médecin

Quelque 94 pc des Belges souhaitent recevoir des informations sur les possibilités de prise en charge et les chances de survie en cas de maladie potentiellement létale mais seuls 4 pc en ont déjà parlé à leur médecin. C'est ce qui ressort de l'Enquête 2008-2009 menée par l'Institut Scientifique de Santé Publique auprès de 11.250 personnes. Près de neuf Belges sur dix (89 pc) souhaitent que ces informations soient également transmises à leur famille et à leurs proches.
En cas de maladie potentiellement létale, trois-quarts de la population sont en faveur de l'euthanasie passive (pouvoir mourir de la manière la plus naturelle possible, sans intervention artificielle). La moitié (56 pc) sont pour une intervention active du médecin, soit l'accélération du décès par l'administration ou la prescription de doses létales de médicaments. Enfin, plus d'un Belge sur trois (35 pc) opterait pour l'administration de médicaments qui entraîneraient une forme d'inconscience jusqu'au moment du décès (les sondés avaient la possibilité de cocher les trois réponses).
En outre, 12 pc des Belges sont en faveur d'une prolongation de vie même si cela entraîne plus de douleurs et d'inconfort.
"Inversement, 88 pc de la population optent plutôt pour le soulagement des douleurs, même si cela risque d'avoir un impact sur la durée de vie", précise l'enquête.
A peine 2 pc de la population déclarent avoir rédigé une déclaration d'intention préalable en matière d'euthanasie.

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