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22/06/2010

Le médicament idéal pour le Belge : efficace, bon marché

 

Le Belge pense plus que jamais à son porte-monnaie. Même lorsqu’il est malade. C’est ce qu’il ressort d’une étude récente conduite par la société pharmaceutique Pfizer sur les connaissances, les attentes et l’utilisation des médicaments. 1 Belge sur 2 consomme régulièrement des médicaments génériques et en demande à son médecin ou à son pharmacien. 75 % des Belges estiment que les médicaments génériques représentent un bon moyen pour contrôler son propre budget et les coûts des soins de santé.

80% des Belges déclarent connaître la différence entre un médicament générique et un médicament sous brevet. Cela dit, en posant une question de contrôle, seulement 50% donnent la réponse correcte. 50% des Belges associent exclusivement bon marché aux médicaments génériques. Seulement 16 % des Belges savent que beaucoup de médicaments dont le brevet a expiré ont considérablement baissé leur prix et qui sont donc aussi ‘bon marché’.

7 Belges sur 10 se soucient de la durabilité du modèle de soins actuel vis-à-vis duquel ils se montrent très satisfaits (77 %). Pour maintenir un équilibre financier, 76 % des Belges sont disposés à échanger, si possible, un médicament de marque contre un médicament générique. Ce qui n’empêche que plus de 9 Belges sur 10 considèrent la recherche et le développement comme particulièrement importants. Ils s’attendent à ce que chaque fabricant et chaque médicament contribuent au développement de nouveaux traitements. Le Belge ignore que ce sont essentiellement les fabricants de médicaments de marque qui participent à la recherche et au développement. 

Les professionnels des soins de santé considèrent les médicaments d’un autre oeil, comme en témoigne une deuxième étude menée par Pfizer en collaboration avec le Journal du Médecin. 67 % des professionnels des soins de santé font davantage confiance aux fabricants de médicaments de marque qu’aux producteurs de médicaments génériques : 7 professionnels des soins de santé sur 10 estiment que les producteurs de médicaments génériques ne visent que le gain. Le fait que les médicaments génériques classiques ne contribuent que dans une très faible mesure à la recherche et au développement est, pour de nombreux médecins, un point sensible.

Cela se traduit dans les habitudes de prescription: en Flandre, 11 % des médecins déclarent prescrire toujours la variante générique, 83 % ne le faisant que de temps à autre. En Wallonie, 13 % des médecins prescrivent toujours le médicament générique contre 83 % qui le font occasionnellement. D’après les médecins, les patients demandent de plus en plus des médicaments bon marché : tant en Flandre (73%) qu’en Wallonie (77%). Les professionnels des soins de santé se soucient, eux aussi, du porte-monnaie du Belge. Ils tiennent compte activement du coût final pour le patient, tant en Flandres (1 sur 4) qu’en Wallonie (un tiers).  L’équilibre budgétaire préoccupe également les médecins et pharmaciens flamands (76 %) et wallons (82 %). Malgré toutes les considérations budgétaires, le médecin porte surtout son choix en fonction de la sécurité, de l’efficacité, et de la R&D.

Pour 93 % des professionnels des soins de santé flamands et 90 % des professionnels des soins de santé wallons, l’investissement en R&D dans de nouveaux traitements est extrêmement important. Ils savent, d’autre part, que ce sont essentiellement les fabricants de médicaments de marque qui animent la recherche en collaboration ou non avec le secteur académique.

Les médicaments bon marché qui contribuent significativement en R&D concilient les attentes des Belges et des médecins. Le Belge, comme son médecin, est prêt à déployer des efforts. Le Belge est conscient du coût, le médecin s’attache activement à la qualité et à l’innovation. Les médicaments bon marché qui contribuent considérablement en R&D, concilient les attentes du patient et de son médecin. Pfizer prend l’initiative de répondre à ces besoins de contrôle budgétaire, sans perdre de vue la recherche essentielle pour mettre au point les traitements de demain. Cette démarche démontre qu’il est aujourd’hui possible de tout concilier: contrôle budgétaire sans compromis sur la qualité et l’investissement en R&D.  

Dr. Luc Lefebvre de la SSMG: « Il n’est plus à l’ordre du jour de penser que le médecin privilégie les médicaments de marque plutôt que les médicaments bon marché. Le médecin décide en fonction de ce qui convient au patient, de la qualité et de l’innovation. La sécurité et l’efficacité du médicament sont au premier plan. Confrontés chaque jour aux limites des thérapies existantes, les médecins attachent, d’autre part, beaucoup d’importance à la recherche et au développement.»


 

FeBelGen nuance fortement les résultats des enquêtes IVOX/CMP Medica et les remet en perspective

Les résultats des enquêtes menées par IVOX et CMP Medica, commandées par la firme Pfizer en soutien du lancement de sa gamme de médicaments bon marché, présentées ce 22 juin, appellent des commentaires. Tout d’abord, FeBelGen se réjouit de la grande confiance acquise par les médicaments génériques auprès du grand public, ainsi que la préoccupation générale pour maintenir le budget des soins de santé en équilibre, mais nuance fortement certains résultats auprès des médecins, e.a. à l'aide des résultats d’une autre enquête récente réalisée par Medistrat (septembre 2009), auprès d’un échantillon représentatif des médecins généralistes, qui montrait, au contraire des résultats présentés ce jour, la grande confiance des médecins dans les médicaments génériques : 9 sur 10 avaient en effet une image positive des médicaments génériques et des firmes de médicaments génériques ; 8 sur 10 soulignaient la nécessité des médicaments génériques pour obtenir baisses de prix et maîtriser les dépenses.

Les résultats présentés ce jour montrent cependant la nécessité de poursuivre la sensibilisation et d’encourager la motivation des médecins à prescrire les médicaments génériques. Les médecins ne sont pas toujours conscients du rôle essentiel rempli par le médicament générique, indispensables pour générer la concurrence en déclenchant le remboursement de référence. C’est bien l’arrivée du premier générique qui motive les originaux à baisser de prix. Les prix des médicaments génériques restent par ailleurs en Belgique en moyenne 20% moins élevés que les prix des médicaments originaux bon marché (post-brevets qui ont baissé de prix). Depuis 2002, pas moins de 2 milliards € d’économies cumulées ont pu être réalisées grâce au remboursement de référence et donc aux médicaments génériques. Dans ces temps de crise, il est essentiel d’utiliser à plein le potentiel d’économies des médicaments génériques.

En outre, certaines perceptions et commentaires qui accompagnaient les résultats des études présentées ce jour, montrent la nécessité d’une meilleure information du corps médical. Les sociétés de médicaments génériques font aussi de la R&D (8 des 10 principales entreprises au monde de médicaments génériques sont actives en R&D), pour améliorer des médicaments existants, proposer de nouveaux médicaments et des médicaments biosimilaires, ce qui nécessite aussi des investissements très importants[1]. Ces activités sont soit réalisées directement par les sociétés de médicaments génériques, soit dans le groupe auxquelles elles appartiennent, soit via des accords de collaboration, joint ventures, … Dans tous les cas, l’efficacité et la qualité de tous les médicaments génériques sur le marché belge sont contrôlées et avérées par les autorités. Chaque dossier fait l’objet d’un enregistrement auprès des autorités belges ou européennes qui garantissent la bioéquivalence des médicaments génériques. Autant de thèmes qui nécessitent une éducation des médecins, pour tordre le coup à de fausses perceptions et augmenter encore la confiance méritée dans les médicaments génériques

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