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08/06/2010

Plus de Défibrillateurs Externes Automatiques

La Ligue Cardiologique Belge lance aujourd’hui une nouvelle campagne nationale visant à encourager la mise à disposition des DEA (Défibrillateurs Externes Automatiques) dans les lieux publics et privés à forte fréquentation. Le but d’une telle démarche est de réduire le nombre de personnes qui décèdent des suites d’un arrêt cardiaque : dans ce cas les cinq premières minutes sont primordiales pour effectuer une réanimation. Un DEA, utilisable par la première personne se trouvant sur place, permet de relancer le cœur et d’éviter de lourdes séquelles. Depuis la loi de 2006 autorisant l’utilisation des DEA par tout citoyen, des DEA ont été implantés dans les lieux publics et privés belges, mais la Ligue Cardiologique Belge constate que ces efforts ne sont pas suffisants et qu’il faut relancer l’élan de motivation pour étendre la mise à disposition de ces appareils pouvant sauver des vies. Elle lance, dans ce cadre, une campagne intitulée : « Arrêt cardiaque. Agissez !... Le pire est de ne rien faire. »

 

 

Contexte :

Un DEA (Défibrillateur Externe Automatique) est un appareil portatif qui administre un choc électrique au cœur afin de rétablir un rythme cardiaque normal. Le DEA détermine automatiquement si la victime a besoin d’un choc, il est donc impossible d’utiliser le dispositif de façon incorrecte. Depuis la loi du 12 juin 2006 toute personne peut utiliser un DEA de catégorie 1 (catégorie destiné aux lieux publics). En Belgique, la présence d’un DEA dans les lieux publics est indiquée grâce au pictogramme ci-contre, où l’abréviation AED signifie « Automated External Defibrillator ».

 

 

 

En parallèle au lancement de sa campagne, la Ligue Cardiologique Belge a effectué une enquête[1] pour savoir ce que les Belges savent au sujet des DEA et de leur utilisation. Il en ressort les conclusions suivantes :

·         Un Belge sur deux (50%) sait ce qu’est un DEA, mais la grande majorité d’entre eux (70,4%) ne sait pas comment l’utiliser.

·         Plus de la moitié des Belges (56%) ne savent pas à quoi ressemble un DEA car ils n’en ont jamais vu. Très peu d’entre eux en ont rencontrés en situation réelle:

o        27% des Belges en ont déjà vus à travers les médias (dans le journal, à la télé, sur internet)

o        7,3% des Belges dans un lieu public tel que restaurant, musée, cinéma

o        5,5% dans des lieux où l’on pratique un sport

o        13,9% dans les hôpitaux

o        0.6% dans les transports publics

·         Seul 29% des Belges savent  qu’un DEA peut être utilisé par tout citoyen en présence d’une victime.

·         Un Belge sur deux (51,5%) se sentirait prêt à effectuer les gestes qui sauvent moyennant une petite formation préalable.  Près de trois Belges sur dix (27,5%) poseraient les gestes sans hésiter une seconde alors que deux Belges sur dix (21%) ne se sentiraient pas à l’aise de le faire.

 

Pourquoi installer des DEA ?

En Belgique, 10 000 personnes par an sont victimes d’un arrêt cardiaque foudroyant survenu en dehors de l’hôpital : en rue, au travail ou à la maison. Cela représente une incidence de 1 pour 1.000 par an, soit l’équivalent du nombre de victimes du crash d’un Boeing 747 qui se produirait chaque jour de l’année.

Après un appel d’urgence, une ambulance peut prendre jusqu’à 8 minutes avant d’arriver sur place. Ce sont justement ces précieuses minutes pendant lesquelles on peut faire repartir le cœur et éviter de lourdes séquelles. Aujourd’hui, seuls 5 à 10% des victimes d’un arrêt cardiaque survivent. Si un DEA est utilisé endéans les cinq premières minutes, de nombreuses vies pourraient être épargnées. La présence d’un DEA à portée de main permettrait de porter ce taux de survie à plus de 50%.

Seuls 29% des Belges sont au courant qu’un DEA peut être utilisé par tout le monde, comme le stipule la loi de 2006.  Ainsi, depuis la loi de 2006 toute personne peut utiliser un DEA. C’est un grand progrès, mais ce n’est pas suffisant. De nombreux Belges ne sont pas au courant qu’ils peuvent en faire l’usage en tant que simple citoyen en présence d’une victime. D’autre part, il faut multiplier la présence de ces appareils simples et efficaces dans les lieux publics, les entreprises, gares, aéroports et centres commerciaux, bref, tous les lieux publics voire privés (entreprise, clubs de sport) à forte fréquentation. En matière d’équipement en défibrillateurs, la Belgique a encore du chemin à faire en comparaison avec certains pays comme, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis ou l’Autriche.

Une campagne nationale pour relancer l’installation des DEA

 

Quatre bonnes raisons d’installer un DEA :

·         Parce qu’actuellement, seulement 5 à 10% des victimes d’un arrêt cardiaque survivent. La présence d’un DEA à proximité permettrait de porter ce taux de survie à plus de 50%.

·         Parce que 4 victimes sur 5 qui survivent à un arrêt cardiaque ont bénéficié de ces gestes simples pratiqués par le premier témoin.

·         Parce que le risque d’être confronté une fois dans sa vie à un arrêt cardiaque est très élevé vu que chaque jour, en Belgique, 30 personnes ont un arrêt cardiaque en dehors de l’hôpital.

·         Parce que ce simple geste permet de doubler les chances  de survie de la victime. En effet,  1 minute de gagnée, c’est 10% de chance de survie en plus !

Depuis la loi de 2006, des initiatives publiques et privées ont vu le jour et des DEA ont été installés un peu partout en Belgique mais il faudrait continuer à encourager cette mise à disposition. Dans ce cadre, La Ligue Cardiologique Belge démarre aujourd’hui une campagne intitulée « Arrêt cardiaque. Agissez !... Le pire est de ne rien faire ». Un poster et une brochure seront mis à disposition du grand public et du corps médical et des séances d’informations et de formations seront organisées par la Croix-Rouge.

 

 

 

Apprendre les gestes qui sauvent, un acte citoyen !

Sept fois sur dix, un arrêt cardiaque survient devant témoin. Quatre victimes sur cinq qui survivent à un arrêt cardiaque ont bénéficié des gestes de réanimation d’une personne présente. L’enquête de la Ligue Cardiologique Belge a mis en exergue que seulement 18% des Belges savent comment utiliser un DEA. Mais il est encourageant de voir que la majorité des Belges (51.5%) se sentiraient prêts à utiliser un DEA après avoir suivi une courte formation.  Enfin, deux Belges sur dix (21%) ne se sentirait pas à l’aise d’utiliser un DEA alors que près de trois Belges sur dix (27,5%) n’hésiterait pas une seconde. Pour apprendre à pratiquer le massage cardiaque et utiliser un défibrillateur, quelques heures de formation suffisent ! Il faudrait que tous les Belges apprennent ces gestes simples, comme on apprend à conduire ou à réciter l’alphabet. Des formations existent et permettent de sauver des vies. La Croix-Rouge notamment,  organise des formations (Vous trouverez plus d’infos sur www.croix-rouge.be  ou sur www.hartveilig.rodekruis.be ).

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Créée en 1968, la Ligue Cardiologique Belge est une plateforme d’informations et d’échanges autour des maladies cardiovasculaires en Belgique au service des patients. Depuis plus de quarante ans, elle se bat pour prévenir les maladies cardiovasculaires, tant au niveau de la prévention primaire (vers le grand public et toute personne susceptible d’être confrontée à ces affections) que de la prévention secondaire (auprès des patients qui ont eu un accident cardiaque ou vasculaire). Au-delà de cette mission essentielle de prévention, la Ligue Cardiologique Belge entend mener un travail d’information de grande envergure concernant, d’une part, les problèmes de prévention et les maladies cardiovasculaires en général, et d’autre part, la détection et le « screening » de ces maladies. Enfin, au quotidien, la Ligue aide les cardiaques à se réadapter au niveau social, familial, professionnel et collabore avec les associations de patients réparties dans le pays.

Pour plus d’informations : info@liguecardioliga.be - www.liguecardiologique.be – Tel. 02/649.85.37

 


Le DEA : définition & utilisation

 

Qu’est-ce qu’un DEA ?

Le DEA ou Défibrillateur Externe Automatique est un appareil portatif, mis à disposition dans les lieux publics, qui administre un choc électrique au cœur afin de rétablir un rythme cardiaque normal. Le DEA analyse le rythme cardiaque et détermine automatiquement si la victime a besoin d’un choc électrique. Il ne se déclenche pas si ce n’est pas nécessaire, il n’y a donc pas de risque d’utiliser le dispositif de façon incorrecte ou de l’utiliser inutilement. Il faut noter que le DEA ne doit pas être utilisé chez un enfant de moins d’un an. Le DEA fournit des instructions vocales, aidant ainsi l’utilisateur dans sa tâche de réanimation en attendant qu’un professionnel de la santé ne prenne la relève.

L’achat d’un défibrillateur externe automatique représente en moyenne un budget de 1.800€.  En fait, tous les lieux publics fréquentés quotidiennement par un grand nombre de personnes (les gares, les aéroports, les avions, les stades, les facultés, les amphithéâtres, les salles de concert, les musées, les communes, les entreprises, les clubs de sports, les facultés universitaires, les salles de spectacle) devraient idéalement être équipés d’un DEA.

Qu’est-ce qu’un arrêt cardiaque ?

L’arrêt cardiaque, appelé aussi mort subite de l’adulte, est dû à un trouble du rythme cardiaque. Lors d’un arrêt cardiaque, le cœur arrête de pomper et le sang ne circule plus à travers le corps, par conséquent l’oxygène n’est plus transporté.  Dès lors, en l’absence de prise en charge immédiate, plus de 90% des arrêts cardiaques sont fatals. En quelques secondes la victime perd connaissance, la respiration s’arrête. Après quatre à six minutes, les cellules du cerveau peuvent être endommagées à vie. Sans réanimation, un arrêt cardiaque conduit à la mort. Une intervention rapide peut faire repartir le cœur et éviter de lourdes séquelles. D’où l’importance de mettre à disposition du public des DEA dans le plus grand nombre de lieux afin de diminuer radicalement l’incidence.

 

Quelle est la cause d’un arrêt cardiaque ?

90% des arrêts cardiaques sont dus à une cause cardiovasculaire. Le plus souvent, il s’agit d’une fibrillation ventriculaire, c’est-à-dire un trouble du rythme cardiaque correspondant à des contractions rapides, irrégulières et inefficaces des ventricules du cœur. Il existe aussi d’autres causes : noyade, électrisation, intoxication, hypothermie, overdose, insuffisance respiratoire aiguë.

 


Témoin d’un arrêt cardiaque : 3 réflexes

1)      Appeler les urgences au 112 et donner l’adresse précise ;

2)      Commencer immédiatement la réanimation en faisant un massage cardiaque

3)      Si d’autres personnes sont présentes, leur demander de s’informer : un défibrillateur est-il disponible à proximité ? Si oui, aller le chercher aussi vite que possible.

Comment reconnaître l’arrêt cardiaque ?

·         La victime perd connaissance, tombe et ne réagit pas à une voix forte et au secouement,

·         Sa respiration est inexistante (la poitrine ne se soulève pas) ou elle respire de manière très irrégulière.

Les formations disponibles en Belgique :

·         Formations Croix-Rouge de Belgique (FR) : www.croix-rouge.be

·         Formations Rode Kruis-Vlaanderen (NL) : www.hartveilig.rodekruis.be



[1] Enquête réalisée à la demande de La Ligue Cardiologique Belge par le bureau iVox. 500 personnes représentatives de la population belge ont été interrogées entre le 17 et le 21 mai 2010.

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