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04/06/2010

Qui êtes-vous docteur

Le Journal du médecin publie pour la quatrième fois les résultats de Qui êtes-vous docteur, une enquête réalisée tous les 8 ans. Plus de 2.000 médecins y ont répondu.

 

Le médecin d’aujourd’hui est

 

 

• un petit plus content que par le passé du système des soins de santé

•  fort concerné par les problèmes de société mais est méfiant vis-à-vis des autorités

• moins favorable au numerus clausus

• ne rejette pas l’extension de la loi sur l’euthanasie

• prescrit en tenant compte du coût des médicaments

• choisit plus que jamais la sécurité financière

• s’informatise à fond

 

 

Qui sont les généralistes et les spécialistes en 2010? Qu’est-ce qui les intéresse?  Comment considèrent-ils leur profession et la société dans laquelle ils vivent? Quelle est leur opinion sur la politique qui a un impact de plus en plus grand sur leur pratique? Plus de 2.200 lecteurs du Journal du médecin ont pris la peine de répondre aux 75 questions de notre grande enquête Qui êtes-vous docteur en juin de l’année passée. Le Journal du médecin réalise tous les 8/9  ans cette vaste enquête. Grâce à nos quatre sondages, nous pouvons couvrir l’évolution du corps médical durant un quart de siècle.

Le bureau d’enquête M.A.S. a traité les résultats. Nous vous présentons les résultats les plus spectaculaires.

 

 

• La relation entre les médecins et les autorités se caractérisent par un mot: résignation

 

Il y a 8 ans, lorsque notre précédente édition de “Qui êtes-vous docteur” est sortie de presse, cette relation – surtout avec les généralistes, était beaucoup plus turbulente. Elle s’est concrétisée par une importante manifestation. En 2010, la vague de mécontentement des généralistes est passée. Le mouvement de rattrapage financier a calmé les esprits.   Les généralistes restent tout de même plus nombreux que les spécialistes a être insatisfaits de la politique (30% vs 21%). Seulement 4 généralistes sur dix encourageraient leurs enfants à choisir les études de médecine. Chez les spécialistes, la moitié d’entre eux le ferait.

 

 

• Trois quarts des généralistes et deux tiers des spécialistes trouvent que leur relation avec les autorités empirent. Un constat qui est cependant moins sévère que par le passé.

 

Organisation du travail

 

L’excès de bureaucratie nuit à l’épanouissement professionnel

• 4 médecins francophones sur dix estiment que les cotisations sociales doivent diminuer. Les médecins flamands, sont 8 sur 10 à exprimer cette opinion.

• La toute grande majorité des médecins reste favorable à la médecine à l’acte.

Le numerus clausus ne fait plus l’unanimité.

La crainte d’une pénurie de médecins augmente dans le chef des médecins, surtout chez les généralistes. 8 médecins sur 10 sont convaincus qu’il y aura une pénurie dans les années à venir. Il y a huit ans, seulement la moitié des médecins partageait cette opinion. En 1993, 9 médecins sur 10 estimaient qu’ils étaient trop nombreux. Les francophones sont plus nombreux que les néerlandophones à craindre une pénurie.

• L’échelonnement est surtout un souhait des médecins flamands, néanmoins la moitié des généralistes estiment que les pouvoirs publics avancent trop lentement en la matière.

• La pratique solo est encore toujours très populaire (72%), mais moins populaire qu’il y a huit ans. Les femmes choisissent plus que les hommes pour une pratique de groupe.

 

Thèmes éthiques

 

 

• Les spécialistes (57%) sont un peu plus favorables que les généralistes (45%) à une extension de la loi sur l’euthanasie aux mineurs. Les Flamands y sont plus favorables (44%) que les Wallons (35,5%), qui sont plus nombreux à ne pas avoir d’opinion en la matière.

• De façon surprenante, les médecins flamands sont plus nombreux que leurs confrères wallons à être favorables à l’extension de la loi sur l’euthanasie aux déments (51% contre 37%).

• Près de huit médecins sur dix trouvent que nous devrions aider davantage le tiers-monde.

• Les francophones éprouvent plus le sentiment d’insécurité que les néerlandophones. 5 francophones sur 10, pour seulement  3 néerlandophones sur dix, estiment qu’il est dangereux de sortir le soir. Globalement, ce sentiment d’insécurité a diminué de 8 à 9% depuis 2002.

• Trois quarts des généralistes et deux tiers des spécialistes estiment que l’Ordre doit se moderniser.

 

Médicaments

 

 

• Presque tous les généralistes déclarent qu’ils tiennent comptent du prix du médicament lors de la prescription. Les spécialistes le font un peu moins (un cinquième n’en tient pas compte).

• Trois quarts des généralistes se déclarent favorables aux génériques, les spécialistes sont moins convaincus (quatre sur dix).

• Les médecins soutiennent les entreprises pharmaceutiques qui investissent dans la recherche (près de neuf médecins sur dix trouvent cela important).

• La majorité des médecins (huit sur dix) sont contre la reconnaissance des médecines parallèles. C’est surtout l’homéopathie et l’acupuncture qui cristallisent les critiques au niveau de l’efficacité. Les médecins sont plus partagés quant à la chiropraxie et l’ostéopathie.

 

Style de vie

 

 

58% des généralistes et 52% des spécialistes estiment que les médecins n’ont pas de vie de famille. C’est beaucoup mais moins qu’il y a huit ans.

• La moitié des spécialistes habitent un villa, quatre généralistes sur dix également. En moyenne, le médecin vivait au début de ce siècle dans une habitation qui coûtait entre 200.000 et 300.000 euros. Aujourd’hui, la valeur de cette habitation tourne entre 250.000 et 450.000 euros, ce qui confirme que ces investissements immobiliers ont eu un bon rendement. Le vieillissement du corps médical joue également en la matière (les moyens financiers augmentent avec l’âge).

• Il est surprenant de constater qu’on trouve le plus grand nombre de célibataires chez les généralistes de sexe féminin (15% pour  4% chez les hommes).

• Peu de médecins vivent dans une famille recomposée (9% des généralistes et 5% des spécialistes).

• Six médecins sur dix ont des enfants à charge, généralement deux.

• Trois quarts des familles de médecins ont plus d’une voiture, la majorité des médecins optent pour des voitures de milieu de gamme. Les berlines ont la cote.

• Les spécialistes s’inquiètent le plus de la congestion routière. Celle-ci reste un souci pour tous les médecins (8 sur 10)

• Les spécialistes prennent plus de vacances qu’il y a huit ans.

• Près de trois quarts des spécialistes font du sport et 70% des généralistes. Les sports d’hiver, la natation et le jogging sont les activités les plus populaires.

• Près d’un médecin sur sept ne reçoit presque jamais quelqu’un chez lui, six médecins sur dix vont une fois par mois à une réception, quatre sur dix ne vont jamais au cinéma. Le théâtre et les variétés sont encore moins populaires. Les musées et les expositions obtiennent des scores un peu plus élevés.

• 7%  des médecins ne lisent pas de journaux.

• L’épargne-pension est deux fois plus populaire qu’il y a huit ans. Les assurances-groupes passent de 11% à 34% et les assurances-vie de 26 à 52%  Investir dans une habitation ou un terrain reste très populaire chez les médecins.

• La moitié des généralistes gagnent entre 2.500 et 4.500 euros net par mois. Près de la moitié des spécialistes se situent entre 2.500 et 5.500 euros nets par mois. Une minorité dépasse 7.500 euros par mois (surtout les spécialistes) mais un quart des généralistes et des spécialistes ne gagnent pas 2.500 euros par mois malgré leur longue formation, leur mauvaise protection sociale et leur faible pension légale.

 

Internet

• Les médecins ont adopté internet. La plupart passent au moins une heure par jour sur internet. Les réseaux sociaux tels que Facebook ou Netlog n’intéressent qu’un quart des médecins.

• La méfiance des médecins au niveau de l’utilisation des données par les autorités via l’informatisation reste élevée. Huit médecins sur dix craignent que les autorités en abusent.

 

 

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