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31/05/2010

Concert contre le cancer lundi à l'hôpital Saint Luc

 

 

 

Soucieux d’apporter des moments de détente et de bien-être à ses patients, le Centre du cancer des Cliniques universitaires Saint-Luc s’associe à l’asbl Cerf-Volant, active dans l’organisation d’évènements culturels en milieu hospitalier, pour organiser des concerts de musique classique, destinés aux patients, à l’hôpital. Le premier concert, un conte musical présenté par un violoniste, est organisé ce lundi 31 mai aux Cliniques Saint-Luc à Bruxelles.

En s’associant à l’asbl Cerf-Volant, le Centre du Cancer des Cliniques universitaires Saint-Luc souhaite apporter un moment de détente et de beauté musicale à ses patients. La musique est en effet reconnue pour apporter de la douceur à l’oreille, et générer des émotions positives qui s’inscrivent dans tout le corps. Un moyen de vivre et partager des moments d’émotions, à l’hôpital, avec les équipes de soins.

«

Nous sommes convaincus que la musique est le mode d’expression par excellence qui touche au plus profond de l’être,  explique Paul Groutars, Secrétaire général de l’asbl Cerf- Volant.  Elle aide à se ressourcer, à retrouver des forces et l’énergie pour vivre ».

L’asbl Cerf-Volant

Cette jeune asbl a pour objectif de contribuer au mieux-être des patients, principalement ceux atteints du cancer. En organisant des rencontres musicales dans les hôpitaux,Cerf-Volant espère ainsi créer des émotions positives entre les patients, leur entourage et le personnel soignant.

Le Centre du Cancer

Centre de référence incontournable en Europe et leader en Belgique francophone, le Centre du Cancer prend en charge tous les types de cancer de l'adulte et de l'enfant. La quête d’excellence du Centre se retrouve dans les trois domaines universitaires : les soins cliniques, la recherche et l’enseignement. Le Centre du Cancer et l’asbl Cerf-Volant vous invitent à découvrir ce premier moment de détente musicale

 

 

 

La Fantastique Histoire du Violon

Conte Musical

Concert interprété par M. Claude Vonin, violoniste

Ce premier concert, organisé à l'attention des patients, de leurs proches et du personnel du Centre du Cancer, se déroulera le 

lundi 31 mai 2010 à 12h30 à la Chapelle des Cliniques universitaires Saint-Luc (1er  étage).

 

 

30/05/2010

Plus de 500.000 fumeurs avaient l'intention d’arrêter

On estime qu’en Belgique, plus de 500.000 fumeurs avaient l'intention d’arrêter de fumer le 1er janvier 2010. Aujourd’hui, nous savons que près de la moitié (47%) d’entre eux auraient probablement échoué dans leur tentative, c’est ce que révèle une nouvelle enquête menée par YouGov à la demande de Pfizer.

En Belgique, la simple volonté du fumeur (66%) constitue la méthode la plus courante à laquelle on recourt pour arrêter de fumer

Toutefois, des études antérieures ont montré qu’environ 3% seulement des fumeurs qui arrêtent par leur propre volonté restent non-fumeurs un an plus tard.

 

Le taux de rechute parmi les personnes qui arrêtent de fumer, indique la nécessité de changer la manière dont le tabagisme et la dépendance à la nicotine et au tabac sont perçus et abordés afin d’améliorer les taux de succès de l’arrêt du tabac et d'aider un plus grand nombre de personnes à devenir non fumeuses.

Selon la nouvelle enquête, près des deux tiers des Belges (62%) perçoivent actuellement le tabagisme comme un simple choix de style de vie plutôt que comme une affection médicale.

 

Dans cette optique, 14% seulement des fumeurs prendraient rendez-vous chez leur médecin afin de discuter à leur propre initiative de l’arrêt du tabac et d’obtenir aide et conseil1 – même si une enquête précédente avait montré qu'un simple conseil d'un professionnel de la santé améliore déjà de 30% les chances de succès de l'arrêt 6. 43% des fumeurs ont déclaré qu’ils consulteraient vraisemblablement plus rapidement un médecin pour tenter d'arrêter de fumer si le tabagisme était largement reconnu comme une affection médicale.

L’enquête révèle également qu’en Belgique, pratiquement tous les médecins (94%) considèrent déjà le tabagisme comme une affection médicale.

 

Qui plus est, 9 médecins sur 10 (94%) croient que si la population générale, fumeurs compris, souscrivait plus largement à cette opinion, cela aurait un impact positif sur la réduction du nombre de fumeurs en Belgique. Plus de 4 médecins sur 5 (82%) estiment que cela inciterait effectivement un plus grand nombre de fumeurs à consulter un médecin pour arrêter de fumer.

Daniel Van Bellinghen, directeur de la communication

 

chez Pfizer, explique pourquoi il est temps de passer à une nouvelle approche pour s’attaquer au tabagisme: « Notre enquête montre que la communauté médicale soutient déjà largement l’idée que le tabagisme est une affection médicale. Aujourd’hui, les fumeurs doivent adopter une approche similaire. Bien que de nombreux fumeurs reconnaissent les effets nocifs de leur comportement et tentent d’arrêter de fumer, ils ne se donnent pas les meilleures chances de réussite en s’y prenant seuls".

Le 31 mai 2010 : la Journée mondiale sans tabac

 

 

Dites adieu à la cigarette de façon originale : réservez un week-end « j’arrête de fumer » NiQuitin au Dolce La Hulpe Brussels.

 

 

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac 2010, NiQuitin organise des week-ends spéciaux  « j’arrête de fumer » en collaboration avec Dolce La Hulpe Brussels. Durant ces week-ends de détente, les fumeurs désireux d’arrêter bénéficieront des précieux conseils d’un tabacologue réputé, tout en profitant d’un week-end de détente et de bien-être sans tabac.

 

72 % des fumeurs disent vouloir un jour arrêter de fumer[1]. Malheureusement, peu d’entre eux y parviennent. C’est loin d’être facile d’arrêter de fumer. D’une part, il y a évidemment l’accoutumance physique, mais d’autre part, il ne faut pas sous-estimer l’aspect psychosocial du tabagisme.

 

Les traitements de substitution à la nicotine (NRT) offrent de l’aide aux fumeurs qui désirent arrêter et un soutien dans leur démarche. Ils augmentent leurs chances de réussite de 50 à 70 %, quelle que soit la situation dans laquelle le traitement est utilisé[2].

 

Il existe différents types de fumeurs. Certains ne pensent pas du tout arrêter de fumer, d’autres ont déjà essayé plusieurs moyens ou doutent encore fortement quant à leur désir réel d’arrêter ou de réduire leur consommation de tabac. En tant qu’expert en la matière, NiQuitin connaît les profils, souhaits et aspirations de chaque type de fumeur et candidat à l’arrêt. La marque offre différents produits qui correspondent à chaque type spécifique.

 

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac 2010, NiQuitin souhaite attirer une attention particulière sur l’importance de l’accompagnement dans la démarche d’arrêt du tabac.

C’est pourquoi la marque organise plusieurs week-ends  « j’arrête de fumer » en collaboration avec Dolce La Hulpe Brussels. Durant ces week-ends, les candidats fumeurs qui désirent arrêter font l’objet d’un encadrement professionnel pour franchir le pas vers une vie sans tabac.

 

La formule  « j’arrête de fumer » est valable pour deux personnes et comprend, notamment :

 

-       Un test de motivation NiQuitin et un test de détermination du profil du fumeur : dans quelle mesure suis-je motivé(e) pour arrêter de fumer et quel type de fumeur suis-je ?

-       Session avec un tabacologue réputé concernant l’encadrement de la démarche de l’arrêt du tabac

-       Une nuit dans une « superior room » au Dolce La Hulpe Brussels

-       Buffet petit-déjeuner

-       Menu deux services (lunch ou dîner, boissons comprises) au restaurant Argan

-       Entrée libre au centre de bien-être (piscine, sauna, hammam, fitness…)

-       Massage ou traitement au Spa Cinq Mondes (30 min)

 

La formule  « j’arrête de fumer » peut être réservée aux dates suivantes :

 

-       28 & 29 mai 2010

-       4 & 5 juin 2010

-       11 & 12 juin 2010

-       18 & 19 juin 2010

 

Le prix de cette formule unique est de 290 € pour 2 personnes.

Réservation possible via www.dolcelahulpe.com ou www.niquitin.be

 

Antioxydants chez les sportifs : le remède pire que le mal ?

Certains sportifs, de haut niveau surtout, sont de fervents consommateurs de suppléments alimentaires. Tout ce qui est censé stimuler leurs prestations est alors bon à prendre, hélas souvent sans beaucoup de discernement. (Retrouvez une grande enquête dans le magazine Equilibre en votre libraire). 

Dans tout cet arsenal, les antioxydants occupent une place de choix. Leur utilisation – en sport comme ailleurs – est motivée par la volonté de neutraliser les radicaux libres produits en continu par notre respiration cellulaire. Or s’il est bien vrai que ces molécules sont une des principales causes de cancer et de vieillissement, elles ont aussi un rôle à jouer dans l’économie globale de notre organisme. Par exemple, ce sont des munitions essentielles dans le combat des cellules immunitaires contre les virus et bactéries pathologiques. Sans radicaux libres, nos globules blancs manqueraient singulièrement d’efficacité.

Une activité physique intensive s’accompagne d’une élévation de la production de radicaux libres. Les sportifs doivent-ils donc pour autant multiplier leurs apports en antioxydants ? Rien n’est moins sûr ! Car on a compris tout récemment que ces radicaux libres sont probablement un maillon indispensable dans l’apparition des bénéfices bien connus du sport : meilleur fonctionnement de l’insuline, combustion plus efficace des glucides et élimination accrue des graisses. La prise de suppléments antioxydants bloquerait toute cette cascade bénéfique. Un effet regrettable qui, soit dit en passant, ne se produit pas avec les antioxydants des fruits et de légumes, même consommés en grandes quantités.

On ajoutera que l’on n’a encore aucune idée de la valeur du seuil de toxicité de ces substances, que jusque 25% des suppléments en vente pourraient être pollués par des substances interdites, et qu’on dispose à présent d’études tendant à prouver que leur consommation aurait plutôt tendance à augmenter la mortalité. Alors, « de toute façon, ça ne peut pas faire de tort » ? A voir….

26/05/2010

Santé du coeur: une nouvelle étude

Réduisez votre risque de développer une maladie cardiovasculaire en choisissant judicieusement les acides gras de votre alimentation

 

C’est bien connu, les acides gras saturés ne sont pas bons pour la santé et il faut réduire leur consommation. Dans une méta-analyse récente, des chercheurs de l’université de Harvard démontrent que les acides gras polyinsaturés, comme les omégas 3 et 6, constituent des substituts sains aux acides gras saturés. En remplaçant les graisses saturées nocives par des acides gras polyinsaturés sains, le risque de maladies cardiovasculaires peut être réduit de 19 %.

 

Les campagnes de santé publique envahissent le monde pour inciter à limiter la consommation d’acides gras saturés et ainsi réduire le risque de maladies cardiovasculaires. Cependant, si la plupart d'entre elles insistent sur la diminution des graisses saturées, elles ne formulent pas de recommandations spécifiques quant aux meilleurs aliments de substitution à consommer : protéines, glucides ou graisses ‘plus saines’.

 

Une méta-analyse de 8 études, récemment publiée, rassemblant au total plus de 13.600 participants a étudié l’effet de la substitution des graisses saturées par des acides gras polyinsaturés sur le risque de développer des maladies cardiovasculaires. Une alimentation dont 15 % de l’apport calorique provient des acides gras polyinsaturés s’avère bien plus saine que lorsque ces 'bonnes' graisses ne fournissent que 5 % des calories. Les chercheurs ont également constaté que lorsque des acides gras polyinsaturés remplacent les graisses saturées ‘nocives’, le risque de maladies cardiovasculaires diminue de 19 %. Selon les chercheurs, cet effet favorable peut s’expliquer par le fait que les acides gras polyinsaturés diminuent le taux de cholestérol LDL dans le sang.

 

Le professeur Katan de l’université libre d’Amsterdam a résumé cette méta-analyse, Il déclare que les conseils doivent porter davantage sur la substitution des graisses saturées par des acides gras polyinsaturés que sur leur remplacement par d’autres nutriments.

 

Un moyen simple et pratique de remplacer les acides gras saturés par des acides gras polyinsaturés est de consommer des produits végétaux comme les aliments à base de soja (dont les graisses sont essentiellement insaturées) au lieu de produits d’origine animale comme le lait et la viande (dont les graisses sont surtout saturées).

 

Les produits à base de soja s’intègrent parfaitement dans une alimentation saine et variée et ce, dès le petit-déjeuner. La grande variété de produits disponibles, des drinks aux desserts et des substituts de viande aux yofus, permet au consommateur de savourer des aliments à base de soja à tout moment de la journée.

 

Source :

 

Mozaffarian, D., et al. “Effects on coronary heart disease of increasing polyunsaturated fat in place of saturated fat: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials.” PLoS Med. (2010)

 

25/05/2010

Une étude montre que l'ignorance est source de graves malentendus au sujet de la sclérose en plaques

La Journée Mondiale de la Sclérose en Plaques (SEP) aura lieu mercredi 26 mai sur le thème « Travailler avec la SEP ». D’après les résultats d'une récente étude de Biogen Idec, leader mondial dans la recherche, le développement, la production et la commercialisation de nouvelles thérapies pour la SEP. L'étude, menée auprès de 1 000 Belges hommes et femmes (Flamands et Wallons de différents groupes d'âge), montre qu’il y a encore de nombreuses  idées fausses qui circulent au sujet de la sclérose en plaques dans notre pays.

 

Ignorance

Les résultats de l'étude montrent que la majorité des personnes interrogées ont déjà entendu parler de la SEP, mais ne savent pas précisément ce qu’est cette maladie. Seulement 4 répondants sur 10 ne savent pas que la SEP est une maladie chronique du système nerveux central. 34% croient que c'est une maladie musculaire. Conclusion : il existe encore aujourd'hui une image très déformée de la maladie.

 

Trop de malentendus

L’étude indique que plus de la moitié des répondants pensent que les personnes atteintes de SEP sont en fauteuil roulant; alors que de nombreux patients sont encore en mesure, dans les limites de leur maladie, de connaître une vie active. De même, 25% des interrogés pensent que la SEP est malheureusement incurable. Pourtant, il existe un traitement qui aide à stabiliser la maladie et à en atténuer les symptômes.

Curieusement, pour 6 Belges sur 10, la sclérose en plaques est une maladie mortelle et qui met la vie en danger.

Enfin, 40% des répondants sont convaincus que les personnes atteintes de SEP ne peuvent plus poursuivre une vie professionnelle active.

« C'est une idée complètement fausse de penser que les personnes atteintes de SEP ne peuvent plus travailler. D'où l’importance du thème de cette année : « Travailler avec la SEP ». Les personnes atteintes de SEP sont généralement très motivées à mener à bien leur activité professionnelle. Nous les soutenons dans ce sens et trouvons important qu’elles puissent vivre une vie aussi normale que possible », a déclaré le Dr. D'Hooghe, du Centre National de la SEP de Melsbroek. Les adaptations au travail sont cependant souhaitables et la mise en place de pauses souvent instaurées. « Les programmes de soins sont tournés vers l’information et la surveillance du patient atteint de SEP. Ils offrent une solution adaptée pour mieux faire face aux conséquences de la maladie. »

« A chaque évaluation, nous vérifions  le traitement le plus approprié pour chaque patient. En collaboration avec les sociétés opérant dans le secteur, nous travaillons sur des traitements innovants pour minimiser les effets secondaires potentiels. Il existe plusieurs traitements actuellement disponibles qui peuvent soulager les symptômes gênants de la SEP », a ajouté le Dr. D'Hooghe.

 

Olga Bobrovnikova : atteinte de SEP et pianiste virtuose

La célèbre pianiste russe virtuose Olga Bobrovnikova a appris à vivre avec la maladie. Elle est la preuve vivante que la SEP ne signe pas la fin d’une carrière professionnelle ou de prestations créatives ou sportives. « Au lieu de subir la douleur, j’ai utilisé ma maladie pour donner un sens positif à ma vie », déclare Olga Bobrovnikova. « Avec ma musique, je donne vie à l’histoire de nombreux patients anonymes atteints de SEP. »

 

24/05/2010

68 déclarations d’euthanasie par mois en 2009

Le nouveau rapport 2008-2009 sur l’euthanasie est prêt. Le Journal du médecin a pu prendre connaissance des données les plus importantes de ce document. Le nombre de déclarations d’euthanasie continue à augmenter de façon constante. Aucun dossier n’a été transmis à la justice. En principe, le rapport de Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie est d’abord présenté au Parlement, mais, en cette période électorale, cette préséance est un peu moins importante. Nous avons donc reçu ce rapport en exclusivité. Le plus intéressant est évidemment de savoir comment la Commission euthanasie traite les déclarations. En 2008, 704 déclarations ont été introduites. Ce nombre est passé à 822 en 2009, soit 68 cas par mois. Ce qui représente une augmentation sensible par rapport à la période 2006-2007 qui a connu une moyenne de 38 déclarations par mois. Le rapport montre que la différence déjà observée entre le nombre de déclarations introduites par des néerlandophones ou des francophones continue d’être significative: 656 cas d’un côté de la frontière linguistique et 166 de l’autre, soit une proportion de 80/20.

 

En considérant ensemble les années 2008 et 2009, on peut relever que la Commission a accepté 85% des dossiers tels quels (voir tableau ci-dessous). Qu’en est-il des 15%? Une petite minorité (4%) d’entre eux font l’objet de remarques. Des précisions sont demandées pour un dossier sur neuf. Mais, au final, en 2008 et 2009, la Commission n’a transmis aucune déclaration d’euthanasie aux tribunaux. Ce qui rencontre l’objectif de cette Commission, qui a une fonction de zone «tampon», entre les médecins qui pratiquent des euthanasies et la justice. Si en 2008, le nombre de déclarations était légèrement plus important chez les hommes (52,2%), en 2009, la balance a penché du côté des femmes (50,7%), ce qui correspond plus à la répartition réelle entre les hommes et les femmes observée dans la population. Le groupe d’âges le plus représenté dans le rapport est celui des personnes entre 60 et 79 ans, suivi par celui des plus de 80 ans qui représente un quart des cas. Une personne euthanasiée sur cinq appartient à la tranche d’âges des 40-59 ans et 2% à celle des 20-39 ans. La Commission euthanasie n’a pas enregistrée un seul cas d’euthanasie d’un mineur, tout au moins, aucun n’a été déclaré.

 

 

 

Le généraliste le premier consultant

 

Dans une minorité des cas, l’euthanasie est pratiquée au domicile du patient, le plus souvent le décès survient à bref échéance. En 2008 et 2009, les cancers sont les diagnostics qui conduisent le plus souvent à une euthanasie.

 

Dans un cas sur deux, le généraliste est le premier consultant. Le rapport de la Commission fédérale euthanasie livre de nombreuses données chiffrées, dont certaines sont remarquables. L’hôpital reste, juste avant le domicile, l’endroit où les médecins pratiquent le plus l’euthanasie (45% VS 44%). Le nombre d’euthanasies pratiquées à domicile augmente. Si cette tendance se maintient, les euthanasies à domicile pourraient devenir majoritaires. Dans le précédent rapport, on pointait déjà une augmentation des euthanasies à domicile. On enregistre 8% des déclarations dans les maisons de repos et de soins. Dans 3% des cas, le lieu n’est pas spécifié.

Dans 92% des cas, les dossiers indiquent que le décès s’est déroulé à brève échéance. Dans 8 cas sur 10, le diagnostic qui conduit à l’euthanasie est celui d’un cancer.6% des cas sont dus à des affections neuromusculaires évolutives et 4% à des affections cardiovasculaires. Le sida n’est jamais indiqué comme étant à l’origine d’une euthanasie. Il n’est pas illogique de constater que le généraliste est le premier médecin à être consulté pour une euthanasie (49%). Le spécialiste vient en deuxième position (41%). Un patient sur dix demande l’avis d’un médecin spécialisé en soins palliatifs.

Avis complémentaire

Si le décès n’était pas prévisible à brève échéance, l’avis d’un deuxième consultant est demandé. Il s’agit souvent d’un psychiatre (68%). Ce deuxième avis est demandé dans un nombre minoritaire de cas (116 en 2008 et 2009). Très souvent, des souffrances psychiques (désespoir, perte de dignité, dépendance) se manifestent. En cas de doute, le psychiatre doit juger si l’euthanasie est indiquée. Dans ce cas, les affections neuropsychiques et les affections neuromusculaires évolutives figurent dans les diagnostics les plus fréquents. Il s’agit cependant d’une combinaison de plusieurs affections. Dans les dossiers de 2008 et 2009, les affections psychiques sont mentionnées pour 1.279 patients et les souffrances physiques (suffocation, obstruction digestive avec vomissements, dyspnée,cachexie, épuisement, paralysie, douleurs, hémorragie…) pour 1.478 patients. En dehors des consultations obligatoires dans le cadre de la loi, de nombreux médecins et équipes palliatives sont consultés volontairement par les patients. Ainsi, un nombre considérable de patients demandent un avis supplémentaire (630) à un autre médecin ou un avis à une équipe de soins palliatifs (613).

 

23/05/2010

Le syndrome d’épuisement professionnel chez les journalistes



Le risque accru d’épuisement professionnel chez les journalistes semble être lié aux changements au sein de la profession, ainsi qu’à une sensibilité au stress individuelle. Les évolutions dans le métier semblent entrer en collision avec la déontologie journalistique. C’est la conclusion principale qui ressort d’une recherche qualitative sur l’épuisement professionnel chez les journalistes en Flandre et menée par des chercheurs de l’école supérieure Artevelde. Les changements dans la profession sont liés à la digitalisation, la commercialisation et la concurrence croissante dans le monde des médias.

Une
recherche qualitative s’imposait lorsqu’en 2009 une étude quantitative a montré que plus de 10 pour cent des journalistes professionnels (N = 720) souffrent de symptômes d’épuisement professionnel qui correspondent aux plaintes de patients qui sont hospitalisés avec un burnout  (par rapport à 4 pour cent en moyenne chez la population active). Plus de 20 pour cent des journalistes courent un risque accru d'épuisement professionnel (par rapport à une moyenne de 16 pour cent). Par ailleurs l’enquête a montré que les journalistes sont beaucoup plus passionnés que la moyenne. D’où vient ce risque accru d’épuisement professionnel chez les journalistes? Comment vivent-ils leur burnout? Et comment en limiter les risques? Les chercheurs de l’école supérieure Artevelde ont mené 20 interviews détaillées auprès de journalistes professionnels qui ont vécu un burnout et ont soumis les résultats de leur analyse à un groupe de discussion. Le profil des répondants était d’une diversité optimale (au niveau du sexe, âge, fonction, statut, médias). L'analyse des résultats montre que tant les traits de personnalité que les conditions de travail spécifiques sont liés à l'épuisement professionnel.

Les journalistes interrogés estiment qu’ils sont préoccupés de nature, qu’ils manquent de confiance en soi et qu’ils sont perfectionnistes (le perfectionnisme n'est pas un trait de personnalité, mais un symptôme de l'anxiété). Ils semblent douter d’eux mêmes, ne pas être en mesure de pouvoir résoudre des problèmes et d’être ouvert au changement («hardiness»). Selon le consensus scientifique actuel ces traits de caractère sont liés à une personnalité sensible au stress.

En outre, les journalistes interrogés semblent avoir vécu un conflit avec leur environnement de travail dans les 6 domaines suivants: la charge de travail, le contrôle, la récompense, l'esprit d'équipe, le fair-play et les valeurs. Des tels conflits augmentent le risque d'épuisement professionnel (Maslach, Schaufeli, Leiter, 2001). Le domaine des «valeurs» semble jouer un rôle prépondérant et entrer en conflit avec les autres domaines cités. Les journalistes sont très désireux de faire leur travail correctement et conformément à leur déontologie, mais à cause de changements dans la profession journalistique cette mission est menacée. Ce conflit au niveau des valeurs semble être un élément essentiel lié à l'épuisement professionel.

L'incapacité des journalistes d’effectuer leur travail comme ils le souhaiteraient est liée à un certain nombre d'évolutions récentes dans la presse: le taux croissant de journalisme du copier/coller, la nécessité de suivre des formats préétablis, le journalisme ‘allégé’ qui publie ce que le consommateur des médias aime entendre. Les journalistes interrogés s’insurgent contre le  journalisme à sensation, contre l’accent accru mis sur les questions du jour et contre la baisse qualitative de l’information en général. L’emballement du journalisme « à grande vitesse » qui empêche les journalistes d’aller sur le terrain et fait fi de l’expertise est pour eux source de mécontentement. La multiplication des tâches augmente la pression au travail et le risque d'erreurs. La pression de travail excessive implique entr’autres un travail ininterrompu pendant des mois, une pression mentale due aux longues heures de travail imposé et la gestion émotionnelle lors de reportages sur des événements dramatiques. Les journalistes qui assurent des reportages de ce type d’événements peuvent de ce fait devenir plus vulnérables. De même que travail et famille se confondent au détriment des relations personnelles. Le conflit des journalistes avec leur conscience professionnelle est également lié au manque de fair-play dans les salles de rédaction. Les journalistes qui dans les médias accusent la discrimination des travailleurs âgés, des jeunes, des femmes subissent eux-mêmes cette discrimination dans leur propre environnement professionnel.

Les nouvelles évolutions au sein de la profession y sont introduites du haut vers le bas par une direction organisée de façon oligarchique. Auparavant les journalistes publiaient les nouvelles rassemblées sur le terrain. Aujourd'hui, ils sont de plus obligés de remplir des formats et essaient de résister aux tentatives d’influence économique et politique perdant ainsi leur autonomie et le contrôle sur leur travail. Il y a peu de protestation contre ces nouveaux développements de la part des journalistes. Cela est dû à l'absence d'esprit d'équipe dans les rédactions et est lié au caractère spécifique de la profession. Le journaliste est censé se faire remarquer par des ‘scoop’. La profession ne réagit guère contre les nouveaux développements à cause d’une insécurité d'emploi croissante. Au sein de la rédaction les journalistes sont condamnés au silence. L’esprit d'équipe laisse beaucoup à désirer par l'absence d’une gestion professionnelle des ressources humaines. Un bon travail à la rédaction est également rarement récompensé.

L'épuisement professionnel n'est pas un sujet de discussion parmi les journalistes qui, par définition, doivent disposer d’une capacité importante de résistance au stress. Le niveau élevé du machisme à la rédaction renforce ce tabou. Les symptômes de l'épuisement professionnel sont longtemps niés par les victimes. Les journalistes continuent à travailler jusqu'à l’épuisement professionel.

Même aux yeux des victimes de burnout le journalisme reste un emploi de rêve, un métier créatif, de prestige, plein d'expériences fantastiques. Même après une expérience d'épuisement professionnel les journalistes semblent rester très passionnés. C'est précisément cette passion qui fait que la prévention de burnout chez les journalistes n'est pas chose simple. Le groupe de discussion qui s’est penché sur la question de la prévention en appelle donc à une sensibilisation auprès des employeurs, des syndicats et des autorités sur le risque d’épuisement professionnel et à une meilleure gestion des ressources humaines, y compris pour les journalistes freelance qui souffrent souvent de conditions de travails médiocres. Cette meilleure gestion des ressources humaines doit veiller à la différenciation des tâches, afin que les journalistes soient affectés à des tâches dans lesquelles ils excellent. Le groupe de discussion plaide pour un meilleure communication dans les maisons de presse et pour la stimulation de la participation des journalistes. Le groupe lance un appel à davantage de ‘coaching’ et de formation sur place. Un ombudsman au sein des maisons de presse et une structure d’aide mise en place en cas de problème serait utile. Le médecin de travail devrait pouvoir apporter une aide concrète. Le retour au travail après un burnout doit être bien préparé à l’avance, y compris la possibilité d’un travail à temps partiel au début et d’un travail adapté.

 

Les chercheurs insistent sur la nécessité de mettre fin à la charge de travail excessive dans les salles de rédaction. Comme au Danemark, l'épuisement professionnel pourrait être reconnue comme une maladie professionnelle chez les journalistes. Les chercheurs demandent une plus grande indépendance par rapport à la rédaction et confirment l’importance du journalisme de qualité du bas vers le haut. Une surveillance particulière est requise pour les journalistes qui sont amenés à couvrir souvent des événements dramatiques.


Ce projet de recherche scientifique a été mené par deux collaborateurs de l’école supérieure Artevelde: Marleen Teugels, maître de conférences au département Bachelier en journalisme et journaliste d’investigation et Conny Vercaigne, sociologue et criminologue. L’enquête a été réalisée en collaboration avec l’Association des journalistes VVJ et la Fondation Pascal Decroos. Elle a été conduite avec l’assistance du professeur de psychologie médicale et de santé Elke Van Hoof (Vrije Universiteit Brussel et Centre du Cancer) et Hans De Witte, professeur de psychologie du travail (KU Leuven).

21/05/2010

La protection contre les accidents vasculaires cérébraux n'est pas optimale

Les résultats d’une analyse post-hoc de l’étude Belgica-Stroke ont été présentés par le Professeur Thijs (KUL) lors d’une session de posters organisée dans le cadre de l’European Stroke Congress.

Cette analyse post-hoc décrit l'utilisation des anticoagulants oraux, en fonction du score CHADS2, chez des patients atteints de fibrillation auriculaire (FA) inclus dans l’étude BELGICA STROKE. Les AO sont surtout recommandés à partir d’un score de 2 pour prévenir le risque d’un nouvel accident vasculaire cérébral.

L’analyse post-hoc nous apprend que le traitement par anticoagulants oraux (AO) augmentait avec l’élévation du score CHADS2 (Chi 2 de tendance p = 0,001) ; et que seulement 39 % des patients à haut risque ayant un score de 3 à 6 recevaient ce traitement.

Selon le Professeur Thijs "les patients doivent savoir qu'un rythme cardiaque irrégulier peut être le signe annonciateur d'un accident vasculaire cérébral mais qu'il existe des traitements efficaces. Les inconvénients de ces thérapies (contrôles sanguins réguliers et saignements) n'ont pas un poids suffisant par rapport à leurs avantages importants (moins d'handicaps grâce à la prévention de l'accident vasculaire cérébral)".

Le patient au risque ajouté le plus élevé, c’est-à-dire le patient atteint de FA ayant des antécédents d’accident vasculaire cérébral, avait de plus fortes chances de ne pas recevoir d'anticoagulants oraux en cas d’élévation de la pression artérielle systolique, du taux de cholestérol total et de la fréquence cardiaque (cette dernière de manière non significative). L'âge n’avait toutefois pas d’influence, ce qui est en contradiction avec certaines autres études.

Ces résultats confirment que les observations d’une récente étude américaine2, dans laquelle les patients à haut risque ne recevaient des anticoagulants oraux que dans 42 % des cas, sont aussi d’application en Belgique. Selon les conclusions de l’étude, les recommandations pour l'utilisation des AO ne sont pas systématiquement suivies et il faut en découvrir la raison et en démontrer les implications cliniques.

Informations relatives à la fibrillation auriculaire

La FA est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent, avec une prévalence croissante dans le Monde Occidental. La prévalence générale est de 0,4 % à 1 %, mais elle augmente à partir de l’âge de 60 ans : elle peut atteindre 8 % chez les patients de plus de 80 ans3. Elle est une cause importante d’augmentation de la mortalité et de la morbidité : augmentation par un facteur 1,5-1,9 du risque relatif de mortalité totale, multiplication par 4,5 du risque relatif d’accident vasculaire cérébral ischémique et responsable de presque 15 % de tous les événements cérébraux thromboemboliques.4,5

 

 

Informations relatives à l’étude Belgica Stroke

L’étude Belgica Stroke, réalisée avec le soutien de MSD, est une étude prospective longitudinale qui a été menée chez des médecins généralistes en vue de déterminer et de suivre le risque cardiovasculaire global de patients, avec le soutien d’un programme informatique spécialement conçu à cet effet. L'étude, dans laquelle 15 744 patients belges ont été recrutés par 810 médecins généralistes, avec un suivi de 28 mois, s’est déroulée de 2005 à 2008. Les patients recrutés souffraient d’hypertension artérielle non contrôlée pour ce qui est de leur valeur cible.

 

Informations relatives au score CHADS2

Le score CHADS 2 permet de stratifier rapidement et simplement le risque de complications thromboemboliques et d’établir un traitement préventif anti-thrombotique adapté en fonction de ce risque. Le calcul tient compte de la présence des facteurs de risque suivants : insuffisance cardiaque, hypertension, diabète, âge ≥ 75 ans pour lequel 1 point est attribué et antécédent d’accident vasculaire cérébral pour lequel 2 points sont attribués1. « Les recommandations actuelles pour la prévention des complications thromboemboliques chez ces patients sont les suivantes : pour un score de 0, on recommande l’aspirine ou l’absence de traitement ; pour un score de 1, on recommande l’aspirine ou des anticoagulants oraux (AO) ; pour un score de 2 ou plus, on recommande des anticoagulants oraux (AO).

 

A propos de MSD

Le nouvel MSD travaille au bien-être dans le monde. Par nos médicaments, nos vaccins, nos thérapies biologiques, nos produits de comptoirs et produits vétérinaires, nous opérons dans plus de 140 pays et nous collaborons pour développer des solutions innovantes dans la santé. Nous démontrons aussi notre engagement à augmenter l'accès à la santé par des programmes d'envergure de donation et de mise à disposition de nos produits pour ceux qui en ont besoin. Pour plus d'informations, veuillez consulter www.merck.com et www.msd-belgium.be.

Déclarations prospectives

Ce communiqué de presse contient des "prévisions" relevant des dispositions dites de « safe harbor » au sens du Private Securities Litigation Reform Act de 1995. Ces déclarations peuvent entre autres inclure des déclarations relatives aux bénéfices liés à la fusion entre Merck et Schering-Plough, notamment des projections de résultats financiers et opérationnels, des plans, objectifs, attentes, intentions et autres déclarations de l’entreprise fusionnée, qui ne reposent pas sur des faits historiques. Les déclarations relatives à la fusion sont fondées sur les attentes et estimations actuelles du Management de Merck et sont soumises à des risques et des incertitudes importants. Les résultats effectifs pourront être différents de ceux projetés.

Les facteurs suivants, entre autres, sont susceptibles d’entraîner des résultats différents de ceux déclarés dans ces prévisions : la possibilité que les synergies attendues de la fusion de Merck et de Schering-Plough ne se réalisent pas, ou ne se réalisent pas dans les délais prévus, du fait, entre autres, de l’impact de la réglementation de l’industrie pharmaceutique, applicable ou en cours d’adoption, qui pourrait affecter le secteur ; le risque d’échec d’intégration des deux entreprises ; les difficultés que peut entraîner la fusion en termes de maintien des relations commerciales et opérationnelles ; l’aptitude de Merck à prédire avec exactitude les conditions futures du marché ; la dépendance à l’efficacité des brevets et autres dispositifs de protection de l’innovation de Merck ; le risque de nouvelles législations ou d’évolution des législations, de même que des politiques de santé, aux Etats-Unis et au plan international ; le risque d’être exposé à des contentieux et/ou des mesures règlementaires.

Merck n’est pas tenu de publier des mises à jour des prévisions, que ce soit suite à de nouvelles informations, à des événements futurs ou à tout autre élément. Les autres facteurs de risque susceptibles d’entraîner des résultats effectifs substantiellement différents de ceux décrits dans ces prévisions sont exposés dans le Rapport Annuel 2009 de Merck sur le Formulaire 10-K et sur les autres documents déposés par les deux sociétés auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), disponibles sur le site Internet de la SEC (www.sec.gov).

 

Références

1 Gage B. et al. Validation of Clinical Classification Schemes for predicting stroke. Results from the National Registry of Atrial Fibrillation. JAMA 2001; 285: 2864-2870

2 Zimetbaum P. et al. Are atrial fibrillation patients receiving warfarin in accordance with stroke risk? Am J Med 2010; 123: 446-453

3ACC/AHA/ESC 2006 guidelines for the management of patients with atrial fibrillation: full text. Europace 2006, 8: 651-745

4Benjamin E. et al. Impact of atrial fibrillation on the risk of death: the Framingham Heart Study. Circulation 1998; 98: 946-52

5Wolf P. et al. Atrial fibrillation as an independent risk factor for stroke: the Framingham study. Storke 1991; 22: 983-8.

18/05/2010

La sécurité routière: un investissement rentable pour les entreprises !

 

 

 

Près de la moitié des accidents mortels au travail sont des accidents de la route. Les entreprises ne peuvent plus se permettre d’ignorer les conséquences dommageables de ces accidents. De plus en plus de dirigeants d’entreprises en sont conscients et se mobilisent en vue limiter les risques pour leurs collaborateurs. Afin de soutenir ces efforts, l’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) met son expertise à disposition du monde de l’entreprise, en proposant un projet intitulé "RoadSafetyAtWork". Cette toute nouvelle initiative offre une solution sur mesure combinant des ateliers de sensibilisation autour des principaux thèmes de sécurité routière et une communication ciblée au sein de l'entreprise.

 

48% des accidents mortels au travail sont des accidents de la route, dont  les conséquences humaines et financières sont énormes pour l'entreprise !

 

En Belgique, en 2008, près d’un accident du travail mortel sur deux était un accident de la circulation d’après une étude menée par le Fonds des Accidents du Travail (FAT). Ces accidents sont, en règle générale, plus graves que les autres accidents du travail. Un travailleur sur huit qui est victime d’un accident du travail lié à la circulation routière en gardera des séquelles permanentes. Qu'ils s'agissent d'accidents avec tués ou blessés ou de simples accidents matériels, leurs conséquences humaines et financières sont énormes.

 

Quelques chiffres: le coût direct moyen d’un accident du travail est estimé à 25.000 € en cas d'incapacité temporaire, à 86.000 € pour une incapacité permanente et à pas moins de 400.000 € pour un accident mortel. L’impact sur la santé de l’entreprise est immédiat.

 

A côté des coûts financiers directs tels que les frais de franchise, les frais non dédommagés par l’assurance et l’augmentation des primes d’assurances, les coûts cachés sont souvent plus importants encore: temps perdu pour cause d’interruption d’activité, véhicule temporairement immobilisé, remplacement de personnel et formation des remplaçants, perte de clients mécontents à cause d’une baisse de rendement temporaire.

 

Au-delà des enjeux humains et financiers, c’est aussi l’image de l’entreprise qui est en jeu.  

 

De ce fait, le risque routier en milieu professionnel est un risque à part entière que les entreprises ne peuvent ignorer et qui, à l’instar des investissements consentis dans d’autres domaines (risques industriels, incendie, environnement…), mérite une place privilégiée dans l’ordre des priorités à mettre en œuvre.

 

"RoadSafetyAtWork": mettre un frein aux risques liés à la circulation

 

En vue de circonscrire le risque routier professionnel, l’IBSR a développé, dans le cadre du programme "RoadSafetyAtWork", une démarche préventive axée sur la sensibilisation des travailleurs amenés à conduire un véhicule dans le cadre professionnel. L’objectif n’est pas d'améliorer les capacités de conduite des collaborateurs de l'entreprise, mais bien leurs aptitudes sociales à participer au trafic. "RoadSafetyAtWork" les fait réfléchir sur leurs attitudes et convictions par rapport à la sécurité routière et les encourage à changer de comportement le cas échéant.

 

Combiner formation et sensibilisation

 

Concrètement, le programme "RoadSafetyAtWork" propose des ateliers de sensibilisation autour de thèmes variés, adaptés aux spécificités de l’entreprise. La méthode est essentiellement interactive. Il ne s’agit pas d’exposés mais bien d’exercices, de discussions et de démonstrations didactiques sous la houlette de formateurs expérimentés. Le but est d’amener les participants à remettre en question leurs certitudes, notamment sur les distances de sécurité, les distances de freinage, le temps de réaction, la consommation d’alcool ou de drogues, la fatigue, la gestion du stress et le multitasking.

 

Via le projet "RoadSafetyAtWork", les entreprises peuvent, de surcroît, présenter les campagnes de sensibilisation de l’IBSR à leurs collaborateurs, ce qui permet à la sécurité routière de rester ancrée dans la culture de l'entreprise et à la sensibilisation d'exercer ses effets sur le long terme.

 

Bref, "RoadSafetyAtWork" offre non seulement l'opportunité aux entreprises de contribuer à l'amélioration de la sécurité routière, mais aussi de promouvoir de manière positive leur image de marque tout en augmentant le rendement de leurs activités.

 

 

Pour en savoir plus:

 

Le site internet www.roadsafetyatwork.be offre un aperçu détaillé de l’offre de sensibilisation. Les entreprises peuvent aussi s’inscrire en ligne à un ou plusieurs ateliers, commander du matériel de sensibilisation et s'inscrire à la newsletter électronique.

 

Une plaquette d’information détaillant les thèmes de formation ainsi que les modalités pratiques d’inscription est également disponible. Elle peut être commandée en envoyant un e-mail avec coordonnées complètes à: rsw@ibsr.be.