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02/06/2010

« Chaque diabétique est son propre médecin »

 

BRUXELLES « Personne n’était diabétique dans ma famille, je ne savais pas ce que c’était. » Voilà comment ça a commencé pour Nadine, 60 ans, diabétique de type 1. Elle vit avec le diabète depuis maintenant 43 ans, ce qu’elle a plutôt bien accepté. « C’est vrai que c’est parfois très difficile mais il y a moyen de s’y faire », explique-t-elle. « Ce qui m’aide beaucoup, c’est d’aller aux réunions organisées par l’Association belge du diabète. Ça me fait du bien de parler avec d’autres personnes. » De plus, il existe des groupes régionaux. Nadine fait partie du groupe des personnes diabétiques de Bruxelles qui organise notamment des conférences. Le fait de pouvoir partager son expérience et d’apprendre à d’autres personnes ce qu’est le diabète lui apporte énormément. Des propos confirmés par Henriette, 81 ans, diabétique depuis une soixantaine d’années, qui voit ça avec beaucoup de recul. « Malade ou pas malade, il faut accepter son état car rien ne changera. C’est notre croix à nous », raconte-t-elle. Sa maman étant diabétique, elle savait ce que cela représentait. « Il faut se surveiller constamment », dit-elle. « Je trouve cela positif car cela nous pousse à une autodiscipline qui finalement ne se limite pas qu’au diabète mais s’applique à toute notre vie ». Diabétique de type 1 depuis 27 ans, D.R., âgée de 58 ans, approuve cette autodiscipline. « Les gens m’envient car je parviens à dire non lorsque l’on me propose des sucreries », s’amuse-t-elle. « Cela permet de manger plus équilibré, même si ce qui est difficile, c’est la gestion des glucides. Chaque cas de diabète est différent. Chaque diabétique est donc son propre médecin. » Une gestion parfois peu évidente lors des repas de famille. « J’ai déjà refusé un repas chez des amis car ils mangent beaucoup trop tard », raconte Nadine. Un problème que ne rencontre pas D.R. qui s’adapte lorsqu’elle est invitée à manger. Une maladie qui certes impose parfois de devoir se faire violence, mais qui n’empêche pas ces dames de l’avoir accepté et de conclure : « Nous sommes des diabétiques heureuses. »

Source: Annabelle Duquesne
 

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