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16/02/2010

15% des Belges interrogés avouent avoir acheté des médicaments soumis à prescription sans les ordonnances nécessaires et hors du circuit légal

 

Il ressort de la récente enquête « Cracking Counterfeit »  que le marché des médicaments contrefaits et illégaux en Europe représente annuellement 10,5 milliards d’euros. Cette analyse demandée par Pfizer a été menée auprès de 14.000 Européens dont 1000 Belges.

Le problème du marché noir des médicaments est sous le feu des projecteurs. Il y a tout juste quelques semaines, le Commissaire européen pour l’Industrie, Günter Verheugen, exprimait son inquiétude par rapport à la quantité de médicaments « contrefaits » en circulation au sein de l’Union européenne (UE). En l’espace de deux mois, les contrôles douaniers dans les États membres européens ont en effet permis la saisie de 34 millions de pilules contrefaites et illégales. Le nombre de contrefaçons de médicaments et d’autres médicaments illégaux qui a été saisi aux frontières de l’UE a été multiplié par plus que sept en l’espace de deux ans (de 2005 à 2007).

En Belgique également, l’offre de médicaments par le biais d’internet, en dehors du circuit légal, nécessite une attention urgente et durable en raison des risques potentiels en matière de santé publique. Le questionnaire européen démontre que 15% des Belges interrogés, soit un potentiel de plus de 1,2 million de personnes par rapport à l’ensemble de la population, admet avoir acheté en dehors du circuit légal des médicaments soumis à ordonnance sans la prescription médicale nécessaire. Il ressort clairement de l’étude que les médicaments contrefaits et les autres médicaments illégaux représentent un danger imminent pour la santé. « On connaît des cas dans lesquels on a découvert des substances dangereuses comme de la mort-aux-rats, de l’acide borique et de la peinture au plomb pour colorer les comprimés. Ces produits sont parfois fabriqués par des amateurs et peuvent contenir de mauvais principes actifs, trop, trop peu ou pas du tout de principes actifs. Ces produits sont dangereux pour la santé publique et ont eu dans certains cas une issue fatale », explique Pierre Souverain, Senior Security Manager. 

 

De manière générale, il s’agit d’analgésiques et de médicaments qui stimulent l’érection, d’antidépresseurs, d’anabolisants ou de produits améliorant les performances, d’anti-grippaux, de produits amaigrissants et de produits pour arrêter de fumer. Les participants ont recours à ce mode d’achat principalement parce qu’ils peuvent ainsi éviter une visite chez le médecin (35%), épargner de l’argent (39%) et parce qu’internet est rapide et pratique (33%).

« Même si les Belges se situent au-dessus de la moyenne européenne de 21%, c’est inquiétant qu’ils ne soient pas plus méfiants en matière de vente en ligne de médicaments qui ne sont en principe disponibles que sur prescription. Pas moins de 13% des Belges croient que les médicaments soumis à prescription qui sont achetés sur internet sans prescription sont toujours authentiques. Moins de la moitié des participants s’inquiète de l’authenticité des produits » , déclare Pierre Souverain.  « Ceci démontre à quel point les aspects de la sensibilisation et de l’information sont cruciaux. Les gens ne se rendent manifestement pas compte combien il peut être dangereux d’absorber des médicaments contrefaits. En outre, ils ne sont pas suffisamment conscients que par le biais de leurs achats, ils soutiennent également un marché criminel illégal et dangereux. »

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