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18/11/2009

La résistance aux antibiotiques s'aggrave, avertissent des experts

La résistance des bactéries s'aggrave en Europe et dans le monde du fait de l'utilisation excessive d'antibiotiques, ont averti des experts réunis mercredi à Stockholm. Des bactéries quasi-invincibles se développent, notamment en Europe dans l'est et le sud du continent, grands consommateurs d'antibiotiques, ont souligné des spécialistes réunis à l'occasion de la 2e journée européenne de vigilance sur les antibiotiques, organisée mercredi dans 32 pays.
Selon une enquête menée à travers l'Europe, plus de la moitié (53%) d'une centaine de responsables de services de réanimation ont dit avoir été confrontés au cours des six derniers mois à au moins un cas de résistance à tous les antibiotiques.
"Sans antibiotiques efficaces, les traitements médicaux modernes comme les opérations, les transplantations et les soins intensifs deviendraient impossibles", a averti Zsuzsanna Jakab, directrice de l'ECDC, un organisme installé dans la capitale suédoise.
L'ECDC estime à 25.000 le nombre de décès causés chaque année dans l'Union européenne par ces bactéries résistantes, soit plus de la moitié du nombre de tués sur les routes. La facture est évaluée à 1,5 milliard d'euros par an, dont 930 millions pour les hôpitaux.
Les bactéries résistantes tuent aussi des dizaines de milliers de patients aux Etats-Unis. Le tiers-monde n'est pas épargné.
Plusieurs pays, comme la France, la Belgique, la Suède ou le Royaume-Uni ont lancé des campagnes qui commencent à montrer des effets, pour sensibiliser la population à l'inutilité des antibiotiques contre les maladies virales.
La ministre de la Santé, Laurette Onkelinx (PS), a rappelé mercredi, lors d'une conférence de presse, la contre-productivité des antibiotiques dans le traitement des rhumes, bronchites et autres grippes, dont la fameuse A/H1N1. Le service public fédéral (SPF) Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement et la Commission belge de la Coordination de la Politique antibiotique (BAPCOC) ont lancé une nouvelle campagne visant à promouvoir l'usage adéquat des antibiotiques.
Cette campagne, la 9e depuis 2000, a été lancée à l'occasion de la Journée européenne d'Information sur les Antibiotiques, organisée chaque 18 novembre. Comme l'année passée, la campagne 2009-2010 compare l'absurdité de consommer de façon systématique des antibiotiques au port sans interruption de brassards de natation.
L'usage excessif d'antibiotiques mène à la résistance de certaines bactéries et rend plus difficile le traitement futur d'infections bactériennes plus sérieuses. Les antibiotiques se révèlent en effet complètement inefficaces contre la grippe (et notamment la grippe AH1N1), le rhume ou la bronchite aiguë.
La Belgique fait partie des pionniers en Europe dans la lutte contre l'usage abusif des antibiotiques. Depuis 2000, année de la première campagne de sensibilisation, la consommation d'antibiotiques sans hospitalisation a diminué, selon le SPF Santé, de 37% dans notre pays.
A partir de ce mercredi, des spots TV reprenant l'imagerie des brassards de natation sont diffusés sur toutes les télévisions nationales.

Commentaires

Voici la mise en garde qu'écrivait l'inventeur du premier antibiotique le Pr René Dubos, qui avait pu déjà découvrir les effets pervers des traitements antibiotiques :

"L'élimination d'un type de micro-organisme ne fait que créer une niche pour d'autres pathogènes. La science réductionniste ne se soucie que des nuisibles et non de leur écologie. La seule solution qui convienne à la fois à cette science et à l'industrie des pesticides est la production et la vente de poisons pour éliminer les nuisibles. De même que les mineurs et les défricheurs qui ont envahi l'Ouest américain pensaient qu' "un bon Indien est un Indien mort". "L'Homme et l'adaptation au milieu " (Payot, Paris, 1973).

"La raison essentielle de la persistance de l'infection réside dans notre mauvaise compréhension des relations entre l'homme et son environnement biologique. Il existe de nombreuses formes de maladies qui ne sont ni prévenues ni guéries par l'aseptisation, les médicaments et les vaccins... »

« Les maladies microbiennes les plus répandues dans nos sociétés sont dues à l'activité de micro-organismes provenant de l'environnement, dans le corps sans y occasionner de dommages remarquables dans des circonstances ordinaires.

Ces maladies entraînent des manifestations pathologiques seulement lorsque la personne affectée subit un stress physiologique. Dans ce type d'affection microbienne, l'infection même est moins importante que les manifestations cachées du processus infectieux latent et que les perturbations physiologiques qui transforment l'infection latente en symptômes pathologiques patents.

C'est la raison pour laquelle les méthodes orthodoxes basées sur les doctrines classiques de l'épidémiologie, l'immunologie, la chimiothérapie ne suffisent pas pour traiter les maladies endogènes. Il est besoin de développer des procédés pour rétablir un équilibre entre l'hôte et le parasite. »

De lui encore, cité par Sarah Bosely dans « The Guardian » (3 mai 2000).

« J'ai toujours pensé que le seul problème de la médecine scientifique, c'est qu'elle n'est pas suffisamment scientifique. La médecine moderne ne deviendra vraiment scientifique que lorsque les médecins et leurs patients auront appris à tirer parti des forces du corps et de l'esprit qui agissent via le pouvoir de guérison de la nature. »

« C'est la médecine tout entière qui doit s'ouvrir à la psychologie et devenir psychosomatique. Ou pour mieux dire, avec WEISS et ENGLISH : « Toute maladie relève à la fois de l'esprit et du corps et toute thérapeutique est, de ce fait, de la médecine psychosomatique. »

« Les études cliniques, effectuées sur des malades dont on a pu établir tous les antécédents biographiques, ont montré l’existence d’un rapport chronologique entre l’évolution de leur maladie et les événements retentissant sur leur vie affectiveLorsqu'on en sera dûment persuadé, le terme psychosomatique pourra disparaître, les données qu'il traduit étant désormais impliquées dans le terme médecine ». Mais pour cela il faut que tous les médecins et psychiatres soient authentiquement formés à la psychologie et aient renoncé au préjugé organiciste. » (Marc-Alain Descamps (1992). Corps et psyché, p. 16).

" La situation qui précipite le sujet dans la maladie revêt pour ce malade une signification affective particulière, parce qu’elle est liée à son passé ou à une problématique conflictuelle non résolue. C’est en raison de ces liens qu’elle a pour lui un effet de stress. "
(A. BECACHE– Psychologie Pathologique, p. 219 – Abrégés Masson).

On ferait mieux de s’interroger sur les VRAIES causes (en amont) et qui sont toujours d’origine psychique ; voici ce qu’en dit notamment le célèbre Pr Henri Laborit dont les expérimentations en la matière sont incontestées et ne pourraient d’ailleurs pas l’être (vu la rigueur dont il fait preuve) :

"Nous sommes les autres, c'est-à-dire que nous sommes devenus avec le temps ce que les autres - nos parents, les membres de notre famille, nos éducateurs - ont fait de nous, consciemment ou non. Nous sommes donc toujours influencés, le plus souvent à notre insu, par les divers systèmes dont nous faisons partie. (...).
Il n'y a pas que les maladies psychiques et psychosomatiques qui soient du ressort des comportements individuels en situation sociale (…), sans doute toute la pathologie en dépend."

"Le manichéisme (°) qui caractérise la majorité des conduites humaines ne permet d'envisager jusqu'ici que deux conduites à l'égard de la maladie : l'une consiste à agir sur l'organisme malade en ignorant son environnement, l'autre à agir sur l'environnement en croyant que cela suffira à résoudre tous les problèmes organiques. Il serait sans doute préférable dans certains cas, pour traiter un ulcère d'estomac, d'éloigner la belle-mère par exemple plutôt que de pratiquer une gastrectomie qui ne changera rien au facteur environnemental." (°) une pensée ou une action sans nuances, voire simpliste, où le bien et le mal sont clairement définis et séparés.

"(...) pour faire une infection ou une affection néoplasique [Ndlr :cancer], il ne suffit pas d'un contact avec un microbe ou un virus ou un irritant local chroniquement subi. On a trop focalisé sur le microbe, le virus ou le toxique cancérogène et pas assez sur le sujet, sur son histoire passée et présente, ses rapports avec son environnement. Les toxiques eux-mêmes doivent sans doute présenter une toxicité variable suivant le contexte et le statut social de l'individu qu'ils atteignent. (...)."Plus d'info sur les expériences (incontestées) du Pr Laborit et ont débouché sur de telles conclusions, : http://www.retrouversonnord.be/InhibitionActionLaborit.htm


En savoir plus sur le rôle réel des bactéries et des virus et pour quelles raisons il est insensé de vouloir à tout prix les éradiquer, tapez http://www.retrouversonnord.be/BacteriesDangereuses.htm

Autre texte éclairant, tapez : http://www.retrouversonnord.be/grippe.htm

Écrit par : Baudouin Labrique | 19/11/2009

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