Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

16/08/2009

La modification d'un gène pourrait expliquer pourquoi certains dorment moins

 

La mutation d'un gène pourrait expliquer le fait que certaines personnes aient moins besoin de dormir que les autres, affirment des chercheurs américains dont l'étude est publiée jeudi dans la revue Science. Une équipe de chercheurs, menée par Ying-Hui Fu, professeur de neurologie à l'Université de Californie, a découvert, alors qu'elle menait une vaste étude sur le sommeil, un gène mutant chez une mère et sa fille qui ne dormaient que six heures par nuit sans ressentir de fatigue.

"L'équipe a identifié une mère et sa fille qui toute leur vie ont eu moins besoin de dormir que la plupart des individus", explique la professeur.

Le temps moyen de sommeil nécessaire chez un individu se situe entre 8 heures et 8 et demie, et 7 heures 45 minutes après une journée non-travaillée.

L'analyse d'un gène, le DEC2, réputé réguler les cycles du sommeil, a montré une modification chez ces deux personnes.

Pour confirmer leur hypothèse, les chercheurs ont introduit ce gène mutant dans l'organisme de souris et ont observé leur sommeil. "Les souris dormaient moins (...) et avaient moins besoin de récupérer lorsqu'elles avaient été privées de sommeil", a affirmé Mme Fu.

Selon elle, le gène DEC2 "pourrait être impliqué dans la modulation de quantité de sommeil seule ou bien dans le processus de maintien en éveil".

"Le cas des souris doit nous donner l'occasion d'étudier de façon plus précise si il y a d'autres comportements ou d'autres conditions physiologiques associés à ce syndrome du sommeil court", conclut l'auteur principale de l'étude.

Commentaires

Et voilà de nouveau le dogme scientifique du gène programmant ! C'est encore s'adonner à du révisionnisme scientifique comme en attestent ces scientifiques :

Le Pr. Jacques Testart à propos du Téléthon :"Technoscience et mystification", « la " mystique du gène" s’impose partout, jusque dans l’imaginaire de chacun. » « (…) ces projets scientifico-commerciaux mettent en œuvre la même conception réductionniste du vivant, laquelle prétend que le génome serait détenteur du « programme alors qu’il n’est qu’une source importante d’informations, et ignore la complexité de tout être vivant en ramenant son fonctionnement à celui d’un Meccano auquel on pourrait ajouter telle ou telle pièce."

« La science est la nouvelle religion, et le désinfectant, son eau bénite » disait George Bernard Shaw. On pourrait compléter par :
"Impuissante à guérir, elle crée un nouveau dogme : le génome, détenteur du programme vital."

" Si j’efface la mémoire d’un événement, j’efface l’événement. »
Voilà sur quoi reposent aujourd’hui les milliards d’investissement consentis dans le génie génétique…" (Le physicien Jean-Jacques Crèvecoeur.)

Thierry Janssen, psychothérapeute et ancien neurochirurgien confirme :
" (...) après qu'on eut décodé le génome humain, en 2000, les généticiens ont cru que l'on pourrait dorénavant corriger un problème de santé en modifiant « le » gène responsable.
Or, ils ont dû se rendre compte que, d'une part, la modification d'un gène entraîne des changements dans plusieurs autres gènes avec lesquels il est en relation étroite, des milliers parfois, et que, d'autre part, les problèmes de santé visés sont indissociables des circonstances environnantes qui vont favoriser l'expression de certains gènes et pas d'autres. Comprendre tous ces liens représente une tâche colossale et il faut reconnaître que la complexité du vivant nous dépasse.
Comme nous avons tous de la difficulté à accepter cela, nous inventons parfois des explications réductrices qui nous rassurent."

Errances du « tout-au-génétique » : http://www.retrouversonnord.be/Sante_le_Figaro.htm#limites

Écrit par : Baudouin Labrique | 18/08/2009

Les commentaires sont fermés.