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12/08/2009

Santé: les Sea king ont sauvé 29 personnes en 2009 mais disparaîtront en 2011

Les touristes de la côte belge ne verront bientôt plus tourner au-dessus de leur tête les gros bourdons au nez rouge. En effet, en 2011, les Sea King Mk 48 seront remplacés par quatre hélicoptères NH-90 version Otan naval (NFH). Ces quatre appareils seront notamment utilisés pour le support maritime des deux nouvelles M-frégates, pour l’aide à la population et pour les missions de Search&Rescue (SAR) toujours effectuées par les Sea King.
La Belgique a également passé commande pour six autres NH-90, en version transport (TTH), pour des opérations de crisis response, de maintien de la paix ainsi que pour des interventions en cas de catastrophe naturelle ou d’aide humanitaire. Montant total pour ces 10 hélicoptères : environ 300 millions d’euros.
L’avantage principal de ces appareils, c’est leur composition puisqu’ils sont entièrement constitués d’éléments en composite : pas de corrosion, une durée de vie illimitée et une vulnérabilité diminuée.
Malgré tous ces atouts, beaucoup de vacanciers seront nostalgiques des apparitions soudaines et bruyantes des imposants Sea King pendant leur bain de soleil ou leur balade sur la plage.
Depuis leur mise en service en 1976, les nez rouges de la 40e escadrille Héli de Coxyde ont effectué 2.510 scrambles (interventions). Depuis le début de cette année, les Sea King ont effectué 43 interventions avec un total de 29 personnes sauvées, dont six jeunes coincés, le 27 juillet dernier, sur une falaise de Douvres.
La rapidité des Sea King est reconnue par nos voisins qui n’hésitent jamais à faire appel à eux. 24h/24 et 7 jours sur 7, les Sea King de Coxyde doivent être capables de décoller en 8 minutes entre 8 h et 20 h et en 20 minutes entre 20 h et 8 h alors que la législation prévoit respectivement 10 et 45 minutes.
Des temps records possibles grâce à un équipage de garde qui dort à la base. Ce qui donne parfois des situations étranges quand les Belges, appelés en renfort en Angleterre par exemple, arrivent avant… les Anglais. (Source: C. Bo.)
Valérie commande cinq tonnes de fer et d’acier en toute légèreté
COXYDE Le capitaine aviateur Valérie Verkeyn, presque 30 ans, est la seule femme pilote de Sea King en Belgique. Ce petit bout de femme, tout en blondeur, gentillesse et professionnalisme, prend donc tous les jours ou presque, les commandes de cet appareil de plus de cinq tonnes. Un métier qui est aussi pour elle une passion. “J’ai toujours voulu voler. Je suis donc tout de suite entrée aux Cadets de l’air. J’ai suivi une formation militaire de base, une formation sur Marchetti et puis sur Alpha Jet. En 2000, j’ai eu mes ailes et suis devenue instructeur sur Marchetti.”
Valérie rêvait pourtant de piloter un Sea King mais, les places étant rares, il a fallu être patiente. “J’ai toujours voulu piloter un Sea King. Les vols en hélicoptère sont totalement différents. On voit la terre autrement. Les vents et les turbulences exigent une concentration totale. Et puis, avec le Sea King, il y a les missions de sauvetage. J’aime le côté humain et le travail en équipe pour secourir le plus rapidement les gens.
Mais pour en arriver là, la formation est longue et difficile. “Mes pires souvenirs, ce sont les exercices qui simulent un crash d’hélico en pleine mer. On se retrouve attaché dans une machine qui ressemble à l’hélicoptère et on tombe à l’eau. C’est une impression affreuse et un choc important. On se retrouve dans une eau qui ne fait pas plus de 3°C, il faut réagir tout de suite et se débrouiller avec une petite bouteille d’oxygène pour s’en sortir. On doit faire ce genre d’exercice au moins une fois par an. L’horreur.”
Si les moments heureux sont nombreux, les missions ne se finissent pas toujours comme les membres de la 40e escadrille l’espèrent. “C’est vrai que parfois c’est difficile, surtout quand on ne retrouve pas les gens. On a envie de continuer à chercher. Par contre, c’est tellement gratifiant de réussir à sauver quelqu’un. On se sent vraiment utile. À tout moment, quelqu’un peut avoir besoin de nous. Et nous sommes là, prêts à décoller.” (Source: Caroline Boeur)

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