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28/07/2009

16 % des femmes et 8 % des hommes ont déjà fait appel aux traitements et à la chirurgie

 

Test-Achats a recueilli les témoignages de 5 000 personnes dans 4 pays, dont 1 250 participants en Belgique. Dans notre pays, près de 16 % des femmes et 8 % des hommes ont déjà fait appel aux traitements et à la chirurgie esthétiques pour changer leur apparence. Les personnes ayant eu recours à la chirurgie disent qu’elles sont plus satisfaites avec leur apparence et disent avoir une meilleure qualité de vie, mais à peine supérieure (5 %) à ceux qui souhaiteraient se faire opérer mais ne l’ont pas encore fait. Test-Achats exige une législation spécifique qui définisse précisément le degré de formation obligatoire ainsi que les compétences requises pour chaque type d’intervention. En outre, Test-Achats pense que les cliniques privées et cabinets médicaux devraient être soumis à des normes minimales de qualité et de sécurité ainsi qu’à des contrôles officiels et à des sanctions le cas échéant tout comme les hôpitaux.

 


 

Test-Achats a recueilli les témoignages de 5 000 personnes dans 4 pays, dont une partie avait eu recours à un(e) intervention/traitement esthétique. Seuls ceux qui ont eu lieu dans les 5 dernières années ont été pris en compte dans les résultats. Pour la Belgique, 1 250 personnes ont participé à l’enquête, ce qui constitue un échantillon représentatif de la population pour ce qui est de l’âge, du sexe, de la région et du niveau d’éducation.

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Dans les médias, des annonces apparaissent toujours plus nombreuses concernant les traitements (par ex. les injections de Botox, …) et les opérations pour changer d’apparence chez les femmes ainsi que chez les hommes. Il a y du bon et du moins travail sur ce marché. Témoin de ce dernier, les messages négatifs qui reviennent régulièrement dans la presse au sujet des chirurgiens pour lesquels des complications sont apparues chez leurs patients. Le total du nombre d’interventions esthétiques est difficile à évaluer. Les remboursements de l’INAMI pour les interventions ont augmenté de 78 000 en 1995 à 110 000 en 2006. Mais beaucoup d’interventions ont lieu dans des cliniques et des cabinets privés et ne sont pas enregistré et donc pas comptabilisé dans les chiffres.

Les femmes et les hommes y ont recours …

En Belgique, près de 16 % des femmes et 8 % des hommes font appel à la technique pour changer leur apparence. Selon l’enquête, 21 % des femmes et 18 % des hommes se disent gênés par leur apparence dans leurs relations avec les autres. Les femmes sont plus exigeantes avec leur corps que les hommes. Même si ceux-ci sont également très soucieux de leur apparence. 59 % des femmes (contrairement à 38 % des hommes) se disent continuellement préoccupés par leur poids. Cela apparaît également dans le top 5 des interventions et des traitements esthétiques les plus populaires des personnes y ayant eu recours. Chez les femmes, on retrouve en premier lieu le traitement au laser (19 %) et la liposuccion (17 %), ensuite vient la correction des paupières (15 %), les injections antirides avec produits résorbables (11 %), la réduction mammaire (10 %). Chez les hommes, le top 5 est tout autre: la correction nasale (25,5 %), la correction du menton (12 %), la correction des oreilles décollées (9,5 %), la correction des paupières inférieures (8 %) et le peeling chimique (8 %).

Et pourquoi?

Autant les femmes que les hommes donnent comme motif principal que quelque chose dans leur apparence ne leur plaisent pas et qu’ils voulaient la changer (43 %). Les raisons fonctionnelles (par ex. Maux de dos, problèmes respiratoires) s’élève chez les hommes à 34 % et vient en deuxième position. Chez les femmes, ils arrivent en troisième position (16 %). “Pour me sentir mieux” est donné comme motif

par à peu près autant d’hommes (18 %) que de femmes (19,5 %). A noter que les personnes qui ont recours à la chirurgie reconstructive ne sont pas repris dans l’enquête.

Beaucoup choisissent les cliniques et cabinets privés

 

Il n’y a aucune législation spécifique avec comme conséquence que tout titulaire d’un diplôme légal de médecine peut encore exercer la chirurgie esthétique. Ainsi il y a des médecins de famille qui exercent des liposucions. Or, nombre de prestations d’ordre esthétique sont en faite considérées comme des interventions lourdes requérant une réelle spécialisation, la maîtrise des techniques utilisées et la capacité à faire face aux complications éventuelles. Par ailleurs, cliniques et cabinets privés ne sont toujours pas soumis aux mêmes critères que les hôpitaux tels que l’encadrement, la sécurité, les installations. Or, 25 % des personnes interrogées et qui ont subi une opération ont choisi cette filière.

Complications possibles

Offrir une partie de son corps au bistouri ou au laser comporte toujours une part de risques. Outre les effets secondaires normaux (enflure, cicatrices, …) l’anesthésie (si nécessaire) peut être mal supportée, une infection peut subvenir, la peau peut se nécroser, des pertes de sensations à des parties de peau peuvent subvenir, à côté d’autres complications. Dans le cas de la réduction mammaire, le pourcentage d’effets secondaires peut s’élever à 26% et les vraies complications constituent 21 % des cas. Chez les femmes qui font une augmentation mammaire, l’étendue des effets secondaires est tout aussi grande que les complications (23 %). Pour la liposuccion, il est apparu que dans 37,5 % des cas, il y a eu des effets secondaires et dans 12,5 % des cas, il y a eu des complications. Pour 90 % des cas, les complications ont été de nature passagère.

Satisfait mais pas une plus grande qualité de vie

 

61 % des femmes et 24 % des hommes ayant déjà eu recours à un traitement esthétique ou à une opération, souhaitent encore en subir un(e) dans l’avenir. 18 % des femmes et 7 % des hommes qui n’ont jamais fait d’intervention esthétique déclare leur intention d’y recourir. Les scores le plus important en satisfaction sont enregistrés pour l’augmentation mammaire (87 %), les injections de botox (82 %), la correction nasale et l’abdominoplastie (les deux 70 %), la correction des paupières et la réduction mammaire (68,5 et 67 %). Le pourcentage de  satisfaction diminue fortement quand on aborde les traitements esthétiques, dont l’effet est temporaire. Les personnes ayant eu recours à la chirurgie disent qu’elles sont clairement satisfaites de leur apparence et disent avoir une meilleure qualité de vie, mais à peine supérieure (5 %) à ceux qui souhaiteraient se faire opérer mais ne l’ont pas encore fait. Les personnes qui ont eu recours aux traitements esthétiques, semblent satisfaites de leur apparence, mais ne rapportent pas une plus grande qualité de vie.

Les 5 revendications de Test-Achats

1. Une législation spécifique doit être fixée qui définit précisément le degré de formation obligatoire ainsi que les compétences requises pour chaque type d’intervention.

2. Les cliniques privées et cabinets médicaux devraient être soumis à des normes minimales de qualité et de sécurité ainsi qu’à des contrôles officiels et à des sanctions le cas échéant tout comme les hôpitaux.

3. Les instituts de beauté devraient se limiter à des actes non médicaux. Certaines techniques tels que les traitements laser, injections exigent toujours un minimum de compétences médicales et un suivi adéquat.

4. Le corps médical concerné devrait, en outre, être tenu d’informer correctement les patients sur les effets secondaires et complications possibles.

5. Les publicités tapageuses et exagérément positives pour ce genre d’interventions devraient être interdites.

 

Commentaires

merci bien d'avoir présenter ce post.

Écrit par : réduction mammaire | 20/01/2015

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