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10/07/2009

Une réduction de l'apport calorique accroît la longévité

Une réduction de l'apport calorique ralentit le vieillissement et réduit nettement le risque de cancer, de diabète et d'atrophie du cerveau des singes, selon une recherche publiée jeudi. Les résultats de cette étude conduite pendant vingt ans sur plusieurs dizaines singes (des macaques rhésus) pourraient apporter l'éclairage le plus détaillé en date sur l'impact de ce phénomène et ses implications potentielles chez les humains, soulignent les auteurs de ces travaux.
"Nous avons pu montrer que la réduction calorique peut ralentir le vieillissement dans une espèce de primates", souligne le Dr Richard Weindruch, professeur de médecine à l'Université du Wisconsin, principal auteur de l'étude financée par l'Institut national du vieillissement (NIA) et publié dans la revue américaine Science datée du 10 juillet.
"Nous avons observé qu'une réduction de l'apport en calories réduit par trois le risque de développer des maladies liées à l'âge et augmente la survie", ajoute-t-il.
Au terme de l'étude, la moitié des animaux laissés libres de manger autant qu'ils le voulaient étaient encore en vie, comparativement à 80% de ceux dans le groupe consommant 30% de moins des mêmes aliments.
Les 76 macaques rhésus sélectionnés pour cette étude étaient des adultes âgés de 7 à 14 ans. Aujourd'hui, il en reste 33, dont 13 sont libres de manger sans limite et 20 sont soumis à un régime de réduction calorique.
L'espérance de vie de ces singes est de 27 ans en moyenne. L'animal le plus âgé de l'étude a 29 ans.
"La réduction calorique a un impact puissant sur l'accroissement de la longévité si on regarde la mortalité résultant de maladies liées à l'âge", souligne le Dr Weindruch.
L'incidence de tumeurs cancéreuses et de maladies cardio-vasculaires chez les animaux de l'étude était moitié moindre chez les singes soumis à une restriction calorique comparé au groupe témoin libre de manger sans limite, précise-t-il.
Plus remarquable encore, le diabète était totalement absent chez les animaux soumis à une réduction de calories alors que cette maladie est courante chez les singes consommant toute la nourriture qu'ils souhaitent.
"Jusqu'à présent nous avons observé une absence totale de diabète dans le groupe à apport calorique réduit", souligne le Dr Weindruch.
De plus, la santé du cerveau de ces mêmes animaux était nettement meilleure, note le Dr Sterling Johnson, un neurologue de l'Université du Wisconsin.
"Cette étude pourrait nous aider à comprendre les effets d'une réduction calorique sur la perte de neurones", les cellules nerveuses, avec le vieillissement, explique-t-il.
Les scientifiques s'intéressent aux effets démontrés de la réduction calorique sur l'allongement de la vie depuis les premières études menées dans les années 30 sur des rats.
Depuis, des recherches similaires ont été conduites sur nombre d'espèces animales. (AFP)
La lignée commune entre l'homme et les singes serait originaire d'Asie
La découverte d'un nouveau primate fossile en Birmanie conforterait l'hypothèse d'une origine asiatique, et non africaine, de la lignée commune entre les hommes et les singes, selon une équipe internationale de paléontologues. Ce primate, âgé de 37 millions d'années et baptisé Ganlea megacanina, possède une aptitude aujourd'hui observée chez les singes modernes, et non chez les lémuriens : il ouvre et mange des graines d'une manière spécifique, au moyen de sa canine démesurée, comme certains singes actuels d'Amérique du Sud, résume, dans un communiqué, le Centre national (français) de la recherche scientifique (CNRS).
Cette faculté a justifié, entre autres, son rattachement à la famille des primates anthropoïdes (singes, grands singes et hommes), selon ces travaux publiés récemment dans la revue Proceedings of the Royal Society.
Les prosimiens, représentants de l'autre grande lignée de primates dont font partie les lémuriens, sont considérés comme les plus primitifs. Jusqu'à présent, les scientifiques supposaient que les primates anthropoïdes étaient originaires d'Afrique.
"Ganlea megacanina prouve que les premiers anthropoïdes sont originaires d'Asie plutôt que d'Afrique", estiment Laurent Marivaux (CNRS) et Jean-Jacques Jaeger (Université de Poitiers) qui ont participé à cette découverte.
Les chercheurs avaient mis au jour, dès novembre 2005, au coeur de la Birmanie, plusieurs fossiles datés de 37 millions d'années, avant de découvrir, en novembre dernier, le fragment de mâchoire qui a relancé le débat sur les origines de l'homme.
Ganlea et ses plus proches parents appartiennent à une famille éteinte de primates anthropoïdes d'Asie : les Amphipithecidae.
Ces primates anthropoïdes asiatiques d'Asie diffèrent radicalement des primates tels que Ida, le squelette complet de primate fossile découvert récemment en Allemagne. "Celui-ci est plus proche des lémuriens modernes que des primates anthropoïdes. Il n'a pas développé les caractéristiques nécessaires pour devenir un mangeur de graines très spécialisé", souligne Laurent Marivaux. (AFP)

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