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08/06/2009

Virus de la grippe: sur la piste d'un bouclier protecteur à inhaler

Une petite molécule de synthèse administrée par voie nasale pourrait permettre de déclencher au niveau respiratoire la formation d'un bouclier protecteur, à base de protéines, contre les virus de la grippe, selon des travaux français.
Les chercheurs des instituts publics de recherche en médecine et agronomie (Inserm et Inra) montrent qu'une protéine appelée PAR2, présente en grande quantité sur la membrane des cellules de la trachée, peut jouer un rôle protecteur en cas d'infection par un virus H1N1 chez des souris, dès lors qu'elle est activée par le traitement inhalé.
Cette protéine, maillon important du système immunitaire, induit chez les rongeurs une production accrue de substances qui neutralisent le virus en bloquant sa prolifération, selon l'étude paraissant dans "The Journal of Immunology", daté du 15 juin.
"La prochaine étape est de tester toutes les souches : virus de la grippe aviaire (H5N1) et différents H1N1 dont la souche qui a sévi à Mexico", indique à l'AFP le Dr Béatrice Riteau (Inra).
Pour préciser le rôle de PAR2, les chercheurs ont infecté des souris avec une souche H1N1 de laboratoire (mortelle pour la souris et inoffensive pour l'humain) utilisée depuis des années.
Ils leur ont ensuite administré par voie nasale un "activateur de PAR2", une toute petite molécule très rapide à synthétiser, souligne le Dr Riteau.
Le traitement a provoqué une très forte production par l'organisme d'une protéine aux propriétés antivirales bien connues -un interféron- qui bloque la multiplication du virus et évite que l'infection ne s'étende.
Les souris ont ainsi survécu à l'infection qui autrement leur aurait été fatale.
De plus, l'activation de PAR2 a diminué substantiellement l'inflammation pulmonaire sévère due à une réaction excessive de l'organisme face au virus.
"Cette réaction excessive est l'une des causes potentielles de mort par la grippe, à côté des surinfections bactériennes (pneumonies...)", relève Fanny LeBouder, co-auteur de l'étude.
Ces résultats devront être validés sur différents animaux dont le furet, avant d'aboutir à terme à un traitement.
"Un tel traitement, s'il s'avérait efficace, présente le gros avantage de n'être pas dirigé contre le virus, mais de cibler les cellules qu'il infecte", indique le Dr Ritteau. C'est donc un moyen potentiel de contourner l'apparition de résistance aux traitements anti-viraux comme le Tamiflu, liée aux mutations incessantes des virus grippaux, explique-t-elle. (AFP)

Commentaires

Quelle bêtise, autant injecter de l'interféron! Ou est l'innovation dans ce travail? Elle est belle la recherche...

Écrit par : Hugo | 08/06/2009

Avant de valider sur le furet, ne pas oublier de tester le ragondin.

Écrit par : Furet22 | 08/06/2009

et l'interferon alors ca fait pas d'effet secondaire? Ralala, y-en a qui comprennent rien !

Écrit par : vxc | 09/06/2009

Les commentaires sont fermés.