18/02/2009
Première fécondation d'une femme avec le sperme de son mari dans le coma
Le célèbre gynécologue italien Severino Antinori va procéder à la fécondation artificielle d'une femme dont le mari est dans un coma irréversible à la suite d'un cancer au cerveau, une première dans le pays, en dépit de l'opposition du Vatican, écrit mercredi la presse italienne.
"C'est un défi contre le temps et contre la maladie. J'ai décidé d'agir car le tribunal a autorisé le prélèvement du sperme du mari", a expliqué ce gynécologue à la fois célèbre et controversé pour avoir permis dans le passé à des femmes ménopausées d'avoir des enfants, cité par le Corriere della Sera.
"Je souhaite aider cette femme qui a décidé de devenir mère pour réagir à l'immense douleur d'un décès annoncé", a ajouté Severino Antinori, surnommé l'"accoucheur des grand-mères" par la presse de la Péninsule.
Cette fécondation "in vitro" sera une première en Italie avec un homme dans le coma comme donneur de sperme, selon le Corriere.
Le quotidien la Repubblica révèle que le jeune couple impliqué habite Vigevano, dans le nord du pays. Le mari, âgé de 35 ans, a été frappé il y a un mois par un cancer du cerveau alors qu'il avait formé avec son épouse de 32 ans le projet d'avoir un enfant, précise le journal.
"Ce qui se prépare est illégal car l'accord des deux parents est nécessaire pour la procréation. Dans ce cas le mari est considéré comme un simple réservoir de cellules", a réagi Mgr Elio Sgreccia, président d'honneur de l'Académie pontificale pour la vie, cité par le Corriere della Sera.
12:43 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : le célèbre gynécologue italien severino antinori va procéder à l




Commentaires
"Ignorer les événements qui se sont passés avant votre naissance, c'est rester toujours enfant." Cicéron
Quelques questions de bon sens et d'éthique à se poser alors qu’en apparence, on en a fait l’impasse :
1° pourquoi le mari n’a-t-il pas concrétisé son projet d’avoir un enfant après qu’il ait appris qu’il avait un cancer irréversible ?
2° est-ce qu’il était toujours d’accord d’en faire un dans de telles conditions ?
3° vu ce qui précède, s’il en avait eu les moyens, est-ce qu’il aurait donné son consentement à ce qu’on prélève son sperme pour permettre à sa femme d’avoir un enfant de lui ?
Pire, le médecin « motive » une telle intervention comme suit :
"Je souhaite aider cette femme qui a décidé de devenir mère pour réagir à l'immense douleur d'un décès annoncé"
- Est-ce qu’il est admissible d’instrumentaliser un enfant de sorte qu’il devienne un médicament pour sa mère ?
- Vu le contexte traumatisant, quid du projet-sens et devenir d’un tel enfant après le décès de son père ?
- De quel droit peut-on priver sciemment un enfant de père ?
Au pays du Vatican, l’Enfer est décidément pavé (comme il se doit ?) d’excellentes intentions !
Etant généralement farouchement opposé aux options plus que ringardes du Vatican, pour une fois je suis d’accord avec leur opposition.
Pour mieux se rendre compte de ce qui constitue le destin personnel et ce qui est à redouter ensuite comme souffrances en résonnance aux conditions de naissance, lire « Découvrir son " projet de nais-sens " ou "projet-sens" » http://www.retrouversonnord.be/projets-sens.htm
Pour mieux se faire une idée de « comment se forgent les croyances limitantes dans le ventre maternel et ensuite... » : http://www.retrouversonnord.be/ventrematernel.htm
Ecrit par : Baudouin Labrique | 18/02/2009
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