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10/02/2009

Opérations chirurgicales robot-assistées

Le Centre fédéral d'expertise des Soins de Santé (KCE) est d'avis que les opérations chirurgicales robot-assistées ne doivent pas être remboursées "de façon inconditionnelle" par l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI), indique-t-il lundi dans un communiqué.

Pour le KCE, qui a étudié les avantages potentiels et les coûts liés à la chirurgie robot-assistée, cette technologie est relativement sûre lorsqu'elle est employée par des chirurgiens expérimentés.

On ne dispose toutefois pas encore aujourd'hui de preuves évidentes qu'elle apporte de véritables avantages par rapport à la chirurgie traditionnelle, souligne le Centre fédéral d'expertise. C'est la raison pour laquelle le KCE recommande que l'INAMI ne la rembourse pas de façon inconditionnelle. Pour les interventions sur la prostate (prostatectomies), "il y a clairement une diminution des saignements mais les autres avantages attendus comme un raccourcissement du séjour hospitalier ou de meilleurs résultats en termes d'incontinence ou d'impuissance, ne sont pas démontrés de façon évidente".


Beaucoup d'hôpitaux facturent au patient ou à son assurance hospitalisation, les frais supplémentaires entraînés par la chirurgie robot-assistée, rappelle le KCE. La chirurgie robot-assistée est en effet beaucoup plus chère que la chirurgie classique. Le prix d'achat du système s'élève à environ 1,7 million d'euros et les frais d'entretien à 10% de cette somme chaque année. De plus, pour chaque intervention il faut des instruments très chers qui ne sont que partiellement réutilisables. "Il faudrait que, dans ce genre d'intervention, le patient soit clairement et complètement informé de l'expérience de l'équipe chirurgicale, des coûts additionnels et des alternatives possibles", préconise le Centre fédéral d'expertise.

La Belgique compte aujourd'hui une vingtaine d'installations de chirurgie robot-assistée. En termes de nombre d'installations par habitant, notre pays se classe ainsi en deuxième position mondiale, après les Etats-Unis et loin devant le reste de l'Europe. D'après l'enquête du KCE, certains systèmes ont été achetés pour de raisons de marketing: le robot peut être un signe que l'hôpital mène la course en tête en matière de technologie.

Cette technique permet à l'opérateur, qui se trouve dans la même salle que le patient, de commander les instruments chirurgicaux à distance. La procédure est très peu invasive en ce sens que les plaies chirurgicales sont réduites au minimum et que l'intervention se pratique via de petits orifices artificiels. (Belga)

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