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23/12/2008

Le Girtac, vous connaissez?

Qui sont les membres de l'association Girtac, association de Patients pour une Gestion Individuelle Responsable du Traitement Anticoagulant? Des patients dont l'état de santé (prothèse valvulaire mécanique, fibrillation auriculaire, malformation congénitale,…) nécessite un traitement anticoagulant au long cours.


L'objectif de l'association est d'apporter un support continu aux patients tout au long de leur thérapie sous anticoagulants oraux, d'échanger les points de vue, voir comment chacun gère son problème et faire part de l'expérience de chacun et d' obtenir la tranquillité d'esprit et retrouver la qualité de la vie. Plus d'infos sur Girtac.be

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LES LIMITES DU TOUT-GENETIQUE

"Aujourd'hui, la science a remplacé la chiromancie, avec sa boule de cristal ultime, son marc de café suprême : l'ADN. Tout est écrit dans l'ADN, tout est dans le gène", lit-on dans l'article du NouvelObs intitule « les limites du tout-génétique »

En savoir plus sur ce qu'il faut bien appeler les mythologies de l'ADN et qui sont savamment orchestrées par certains scientifiques main dans la main avec les médias et dont le Téléthon.

Pour pouvoir consulter les liens auxquels le texte suivant renvoie, se rendre sur http://www.retrouversonnord.be/Sante_le_Figaro.htm#limites

"On pensait tout expliquer par l'ADN. C'était oublier qu'il n'était qu'une molécule parmi des milliers. Et que d'autres acteurs oeuvrent au coeur de la cellule." peut-t-on encore lire dans cet article du NouvelObs.

Un dogme puissant qui préside à la recherche scientifique dans le domaine de la génétique est celui qui voudrait faire croire que les maladies trouvent réellement leur origine dans les gênes. En fait, les gènes ne reflètent que la mémoire et sont en constante modification en fonction du vécu du sujet et c'est ce qui fait dire microbiologiste et inventeur de l'antibiotique René Dubos "Les mécanismes d'adaptation au présent et à l'avenir sont inscrits dans le code génétique de chaque espèce animale". Cependant, des milliards d'Euros ont été ainsi et seront encore investis en pure perte dans ce type de recherche conduisant à une impasse, car comme l'explique très bien Jean-Jacques Crèvecoeur (diplômé entre autres de Physique Quantique) :

"C’est la génétique qui est le reflet de l’état de santé du corps, et non la santé qui est le reflet du déterminisme génétique.

Ici encore, nous pourrions reprendre notre métaphore des accidents de voiture provoqués par les policiers et leurs complices. En effet, des généticiens dissidents ont découvert que notre carte génétique mutait en permanence, en fonction des stress positifs et négatifs que nous étions amenés à vivre tout au long de notre histoire.

Ainsi, selon le même principe que dans le postulat précédent, c’est le stress qui est premier. Celui-ci provoque un déséquilibre plus ou moins profond et durable dans l’organisme et chez l’individu. À ce moment-là, il va s’opérer une mutation génétique pour refléter dans notre structure d’ADN les nouvelles données de notre état. Un peu comme si notre patrimoine génétique avait reçu comme mission de consigner, de mémoriser toute notre histoire pour en transmettre l’information dans le futur de l’individu et de son espèce.

Croire donc que tel chromosome est responsable de telle maladie, c’est une fois de plus lire la chaîne temporelle des événements à l’envers. Et en déduire donc qu’en injectant un chromosome « sain » en lieu et place du chromosome « pathogène » revient à dire que c’est en détruisant les photos (la mémoire) d’un accident que l’on parviendra à annuler cet accident, ou à réparer les dégâts. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’avec pareil raisonnement, les généticiens qui nous promettent monts et merveilles (comme d’autres l’ont fait pour le cancer quarante ans plus tôt) s’engagent dans une nouvelle forme de révisionnisme, mais cellulaire cette fois : « Si j’efface la mémoire d’un événement, j’efface l’événement. » Voilà sur quoi reposent aujourd’hui les milliards d’investissement consentis dans le génie génétique…"

Les facteurs génétiques désignés en relation avec des maladies sont donc en fait des conséquences et pas des causes et ici encore comme c'est courant en science matérialiste et rationaliste, ignorant les authentiques variables contaminantes qui sont constituées par les facteurs psychiques, on prend un effet pour une cause (ce qui expliquent l'impasse dans laquelle cette science-là se trouve) !

Confirmant le dogme qui sous-tend la thérapie génétique ce qui la décrédibilise du même coup, le biologiste et Pr Jacques Testart (°) écrit dans un article publié dans Technology Review :

"La recherche en médecine est depuis toujours intimement liée à la notion de « progrès de l’humanité ». Mais cette vision aveuglante fait oublier que la thérapie génique, tout comme les OGM, a tendance à réduire la complexité du vivant en l'assimilant à une sorte de Meccano dont on pourrait changer les pièces. En suscitant de faux espoirs, la thérapie génique pourrait conduire à un échec d’autant plus douloureux qu’il aura été coûteux." (...)

" (...) la thérapie génique réalisée dans le but de corriger l’ADN humain défectueux et de restaurer un génome « normal », n’est (en théorie) qu’une technologie très sophistiquée pour exercer la médecine - appliquer un traitement pour soigner et guérir une personne particulière. Pourtant, ces projets scientifico-commerciaux mettent en œuvre la même conception réductionniste du vivant, laquelle prétend que le génome serait détenteur du « programme » vital, alors qu’il n’est qu’une source importante d’informations, et ignore la complexité de tout être vivant en ramenant son fonctionnement à celui d’un Meccano auquel on pourrait ajouter telle ou telle pièce ." (...) il est contraire à l’éthique scientifique (et médicale) de faire miroiter des succès imminents des uns ou des autres. Malgré la persistance des échecs, les tenants de la thérapie génique (qui sont souvent les mêmes que ceux des OGM) affirment que « ça va finir par marcher », et ont su créer une telle attente sociale que la « mystique du gène » s’impose partout, jusque dans l’imaginaire de chacun."

A l'occasion du Téléthon (annuel), ce même Pr Testart donne cette réponse à la question de savoir ce qu'il pense du fait que "le Téléthon célèbre chaque année les progrès de la génétique, ses possibles performances curatives." :

"C’est scandaleux. Le Téléthon rapporte chaque année autant que le budget de fonctionnement de l’Inserm tout entier. Les gens croient qu’ils donnent de l’argent pour soigner. Or la thérapie génique n’est pas efficace. Si les gens savaient que leur argent va d’abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients, ils changeraient d’avis. Le professeur Marc Peschanski, l’un des artisans de cette thérapie génique, a déclaré qu’on fait fausse route. On progresse dans le diagnostic, mais pas pour guérir. De plus, si on progresse techniquement, on ne comprend pas mieux la complexité du vivant. Faute de pouvoir guérir les vraies maladies, on va chercher à les découvrir en amont, avant qu’elles ne se manifestent. Cela permettra une mainmise absolue sur l’homme, sur une certaine définition de l’homme."

Page extraite de son livre "Le vélo, le mur et le citoyen" :

"Technoscience et mystification : le téléthon. Depuis bientôt deux décennies, deux jours de programme d’une télévision publique sont exclusivement réservés chaque année à une opération remarquablement orchestrée, à laquelle contribuent tous les autres médias : le Téléthon. Ainsi, des pathologies, certes dramatiques mais qui concernent fort heureusement assez peu de personnes (deux ou trois fois moins que la seule trisomie 21 par exemple), mobilisent davantage la population et recueillent infiniment plus d’argent que des maladies tout aussi terribles et cent ou mille fois plus fréquentes. On pourrait ne voir là que le succès mérité d’un lobbying efficace, et conseiller à toutes les victimes de toutes les maladies de s’organiser pour faire aussi bien. Ce serait omettre, par exemple, que :

* le potentiel caritatif n’est pas illimité. Ce que l’on donne aujourd’hui contre les myopathies, on ne le donnera pas demain contre le paludisme (2 millions de morts chaque année, presque tous en Afrique) ;

* presque la moitié des sommes recueillies (qui sont équivalentes au budget de fonctionnement annuel de toute la recherche médicale française) alimentent d’innombrables laboratoires dont elles influencent fortement les orientations. Ainsi, contribuer à la suprématie financière de l’Association française contre les myopathies (l’AFM, qui recueille et redistribue à sa guise les fonds collectés), c’est aussi et surtout empêcher les chercheurs (statutaires pour la plupart, et donc payés par l’État, mais aussi thésards et, surtout, post-doctorants vivant sur des financements de l’AFM, forcément fléchés) de contribuer à lutter contre d’autres pathologies, ou d’ouvrir de nouvelles pistes ;

* il ne suffit pas de disposer des moyens financiers pour guérir toutes les pathologies. Laisser croire à cette toute puissance de la médecine, comme le fait le Téléthon, c’est tromper les malades et leurs familles ;

* après vingt ans de promesses, la thérapie génique, ne semble plus être une stratégie compétente pour guérir la plupart des maladies génétiques ;

* lorsque des sommes aussi importantes sont recueillies, et induisent de telles conséquences, leur usage mériterait d’être décidé par un conseil scientifique et social qui ne soit pas inféodé à l’organisme qui les collecte.

Mais comment aussi ne pas s’interroger sur le contenu magique d’une opération où des gens, allumés par la foi scientifique, courent jusqu’à l’épuisement ou font nager leur chien dans la piscine municipale... pour "vaincre la myopathie" ? Au bout de la technoscience, pointent les oracles et les sacrifices de temps qu’on croyait révolus..."

En cause (endémique), cette vision dogmatique matérialiste et rationaliste d'une science (conventionnelle) qui s'obstine encore à promouvoir (notamment) la thérapie génétique pourtant erratique par essence car les maladies ne s'expriment en fait que comme des somatisations de situations conflictuelles non résolues et dont la rapidité d'apparition comme le volume de somatisation sont tributaires du "terrain" propre à chaque sujet. Certaines de ces situations conflictuelles sont d'origine familiale et peuvent remonter jusqu'à la quatrième génération (voir les découvertes de la psychogénéalogie) mais ils ne se réactivent qu'à la faveur d'un vécu traumatisant dans la vie de la personne. Des scientifiques innovants l'ont pourtant démontré : c'est ce qui explique que "la "mémoire" génétique d'un événement peut traverser les générations sans que les intéressés en soient conscients." Les autres facteurs auxquels fait référence l'article du NouvelObs sont donc à chercher dans le psychisme, mais les oeillères de la frange matérialiste et rationaliste de la science empêchent encore de bien vouloir les prendre en considération... malgré ce qu'ont déjà pu mettre au jour les avancées de scientifiques innovants (Plank, Einstein, Laborit, Hamer, Charon, Pinel, Bousquet ...), ils sont encore trop nombreux à persister à ne prendre en compte que la matière séparée du psychisme.

Pour mieux comprendre les errances de la recherche génétique, voici un extrait d’un autre article du Pr Jacques Testart : "Mythologies de l’ADN " (24/102008) :

"Une véritable mythologie a été créée autour de l’ADN, entraînant une vénération un peu apeurée des citoyens. Mais c’est en confondant cette molécule chimique avec la vie, en décrivant ses effets selon un schéma mécaniste et exclusif, et en réduisant la part de l’environnement dans le fonctionnement de tout être vivant. (...) Pourquoi ces échecs malgré la qualité des chercheurs et les moyens importants à leur disposition ? En grande partie à cause d’une approche trop réductionniste mais la volonté récente de prise en compte de la réalité du vivant nous laisse toujours incapables de maîtrise si ce n’est de compréhension devant l’énorme complexité. « Qu’est-ce qu’un gène ? », cette question qu’on croyait résolue depuis longtemps, vient d’être à nouveau posée par des généticiens éminents mais perplexes … C’est qu’on est bien loin d’avoir compris comment fonctionne le génome même si on est capables de le décrypter .Ainsi y a t-il un véritable décalage entre nos capacités pour décrire l’anatomie de l’ADN et notre incompétence persistante pour comprendre « comment ça marche ».

La conséquence est claire : pour rentabiliser les énormes investissements dispersés sur les chantiers hégémoniques de la génétique, et pour maintenir la mystique du gène comme moteur de l’innovation en biologie, les applications identifiantes du savoir génétique sont mises en valeur. C’est la grande saga des « tests ADN »(le Monde diplomatique, juin 2008), le plus souvent au service de l’efficacité policière, un résultat bien mesquin pour une technologie si prometteuse…A côté de ses tests identifiants, modernes empreintes digitales à compétence généalogique, la discrimination par l’ADN avance plus discrètement sur le terrain de la prédiction des pathologies. Il y a bien un marché en expansion pour l’introspection génétique comme le montre la multiplication des propositions sur internet. Tel laboratoire espagnol propose aussi bien des tests de paternité que l’évaluation de nombreux risques pathologiques (jusque chez l’embryon…), et même l’installation de nouveaux labos « clés en main », tandis qu’un autre site se spécialise dans la recherche du conjoint idéal « grâce à la chimie » !

Même si la panoplie des « mauvais gènes » qu’on sait identifier augmente sans cesse, le traitement de leurs effets demeure largement hors de portée si bien que le sort de tout être humain affublé de telles qualifications est d’être soumis à la « médecine préventive » qui cherche à diminuer les risques d’apparition ou la gravité de la maladie… avec un succès encore très mitigé. La prévention amène ainsi à placer le « patient »non malade dans une case « à risque », voire à l’éliminer s’il s’agit d’un foetus ou d’un embryon. Qu’il suffise de dire que tout mortel relève potentiellement de quelques cases de risque, dont le maillage croissant marque l’essentiel des progrès de la génétique médicale. Ce qui ouvre des champs infinis pour les horoscopes savants et la médicalisation des personnes en bonne santé, mais aussi pour l’assurance à la carte, l’orientation scolaire ou professionnelle, le conseil conjugal, le refus de l’altérité et finalement l’eugénisme. Ainsi nombre de facteurs du champ social (l’ « acquis ») sont mis en dépendance du génome (l’ « inné ») au bénéfice d’intérêts privés ou publics comme l’économie de santé. Les flicages policiers et médicaux devraient progresser, au nom de l’intérêt largement illusoire des individus et au risque de leurs libertés."

(°) Jacques Testart, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), spécialiste en biologie de la reproduction, "père scientifique" du premier bébé éprouvette français, et auteur de plusieurs essais témoignant de son engagement pour "une science contenue dans les limites de la dignité humaine."


Epilogue : "Les dons du Téléthon iront-ils aux malades ou aux dirigeants du Téléthon ? ", titre de l'article de Sylvie Simon (°) (Magazine "Votre santé") :

"(...) le magazine Capital a publié en avril 2005 un article qui nous a appris qu’une grande partie des fonds recueillis chaque année par l’AFM grâce au Téléthon servait à améliorer le quotidien de ses dirigeants. La Cour des comptes avaient relevé, entre autres, les salaires des dix principaux cadres qui atteignaient en moyenne à cette époque 7 676 euros par mois, les voitures de fonction, les virées dans des quatre étoiles à Bora Bora, des achats de vêtements personnels pour plus de 8 000 euros, des meubles et une coquette villa avec jardin dans l’Essonne pour sa directrice de l’époque avec femme de ménage et jardinier, soit 83 000 euros en cinq ans. Qu’en penseraient les “généreux donateurs”, dont certains ont de petits moyens mais se privent “pour aider des enfants malades”, s’ils apprenaient qu’ils n’aident qu’une industrie prospère avec des pouvoirs financiers vertigineux ? "

(°) "Sylvie Simon est écrivain et journaliste, auteur de plusieurs ouvrages sur la vaccination et les médecines alternatives. Elle consacre son temps à la diffusion de vérités dérangeantes au sujet des liens entre les intérêts financiers, la santé publique et la politique. Dans cette interview, elle exprime sa révolte devant une politique d'état liberticide."

Baudouin Labrique, psychothérapeute

Article au complet avec ses liens :
http://www.retrouversonnord.be/Sante_le_Figaro.htm#limites

Écrit par : Baudouin Labrique | 24/12/2008

Mon commentaire précédent a été erronément posté ici.
Il concernait en fait l'article intitulé
"prochaine naissance du 1er-bebe preselectionne contre le cancer" :

http://vosquestionsante.blogs.dhnet.be/archive/2008/12/23/prochaine-naissance-du-1er-bebe-preselectionne-contre-le-can.html

Écrit par : Labrique Baudouin | 25/12/2008

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