02/09/2008
Enquête sur les maladies mentales
Des patients souffrant de maladies mentales ( www.mens-sana.be ) graves telles que la schizophrénie, les troubles schizo-affectifs et le trouble bipolaire (www.ulb.ac.be/erasme/edu/bipo/troubipo.htm ) peuvent mener une vie productive et épanouissante (www.guidesocial.be/infos/services-de-sante-mentale... ) . Cependant, une étude internationale menée auprès de psychiatres montre qu'il existe des obstacles importants à un bien être de longue durée, parmi lesquels les stigmates, les ressources limitées, la peur et les conséquences d'une rechute.( www.fondationdesmaladiesmentales.org/
Rassemblant les opinions de 697 psychiatres d'Australie, du Canada, de France, d'Allemagne, d'Italie, du Portugal, d'Espagne, du Royaume-Uni et des États-Unis, l'enquête prend appui sur leur point de vue sur la façon dont les soignants, les stigmates, la non adhésion au traitement et la rechute affectent la vie des personnes vivant avec ces maladies débilitantes. Des découvertes montrent que les psychiatres ont souvent constaté la façon dont une rechute peut porter un très mauvais coup aux personnes et à leur famille, entraînant l'hospitalisation, la perte de travail, l'incarcération, voire même le suicide.
Cette enquête auprès de psychiatres, la seconde de la série d'enquêtes "Keeping Care Complete", est réalisée sur la base de découvertes provenant d'une estimation de 2006 portant sur 1 082 soignants qui ont révélé l'expérience de soignants familiaux d'individus atteints de troubles bipolaires, de schizophrénie et de troubles schizo-affectifs.
"Plus de 50 millions de personnes souffrent de maladies mentales graves dans le monde", a déclaré Preston Garrison, secrétaire général et président-directeur général de la Fédération mondiale pour la santé mentale (WFMH). "Une conséquence indirecte des maladies mentales graves est qu'elles peuvent avoir un impact négatif sur la santé physique et émotionnelle des soignants familiaux mêmes. C'est la raison pour laquelle il est tellement important que les membres de la famille bénéficient du soutien dont ils ont besoin afin qu'ils puissent mieux prendre soin de ceux qu'ils aiment."
Plus d'infos
La rechute est un souci majeur des soignants et des psychiatres car les patients souffrent de nombreuses rechutes au cours de leur vie. Trente-sept pour cent des soignants affirment que le membre de leur famille a fait une rechute à cinq reprises ou plus depuis l'établissement du diagnostic, ce qui représente un souci fréquent ou permanent des soignants concernant une rechute de la personne qu'ils aiment.
52% des psychiatres affirment avoir eu affaire à une tentative de suicide des patients suite à une rechute. 84% des psychiatres interrogés ont affirmé qu'un manque d'observation de la médication est la première cause de rechute chez les patients atteints de schizophrénie et 98 pour cent ont affirmé qu'une non-observation totale ou partielle est un obstacle important pour un traitement efficace chez la plupart des patients atteints de trouble bipolaire. De plus, les psychiatres et les soignants s'accordent sur le fait que l'interruption de la médication représente un obstacle à un traitement réussi et mène très souvent à une rechute.

96% des psychiatres et 74 pour cent des soignants ont déclaré qu'outre la médication, le soutien familial est un facteur essentiel qui contribue à conserver les patients en bonne condition.
Les soignants et les psychiatres ( fr.psychiatrie.be ) ont tous deux déclaré que des programmes conçus pour contribuer au bien-être général des patients sont précieux quant à les aider à gérer leurs symptômes. Cependant, des découvertes indiquent le besoin de davantage de services pour la santé mentale. Bien qu'une majorité de psychiatres encouragent les soignants à participer aux programmes de soutien et d'éducation, 57 pour cent expliquent que moins de 10 pour cent des soignants avec lesquels ils ont des relations participent effectivement à de tels programmes. Lorsqu'on leur parle des ressources de rééducation, seuls 19 pour cent des psychiatres pensent disposer d'assez de ressources au sein de la communauté pour leurs patients.
Les données des enquêtes internationales et les fiches de données sur la schizophrénie, les troubles schizo-affectifs et les troubles bipolaires et les opinions des soignants sont disponibles à l'adresse www.wfmh.org.Plus d'infos:
Schizophrénie : ce que vous devez savoir. National Mental Health Association. Accessible via l'adresse : http://www.nmha.org/infoctr/factsheets/51.cfm, consulté le 7 juin 2006.
15:55 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : psychiatrie, schizophrénie, trouble bipolaire, schizo-affectifs, jeunes, enfants, parents |
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