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02/09/2010

Plus de 60 % des coûts de la sclérose en plaques sont assumés par les patients

 

Plus de 60 pc des coûts de prise en charge de la sclérose en plaques (SEP) sont assumés par les patients, ressort-il d'une étude publiée jeudi par les Mutualités Libres et réalisée auprès de 271 patients atteints de SEP. Les Mutualités Libres plaident pour la création d'un statut "objectif" de malade chronique. Les Mutualités Libres ont voulu savoir ce que coûte réellement une maladie chronique et si ces dépenses sont suffisamment couvertes par l'assurance maladie.

L'étude montre que quel que soit le stade de sévérité de la SEP (4 stades identifiés), les frais à charge du patient sont toujours plus importants que les frais remboursés par l'assurance maladie. Ainsi, aux stades les plus avancés de la maladie, plus de 60 pc des coûts ne sont pas pris en charge par cette assurance. De plus, entre le stade 1 et 4, ces coûts augmentent de 400 pc.

Les Mutualités Libres ont aussi constaté que malgré le remboursement préférentiel accordé aux malades chroniques, certaines prestations nécessaires aux patients atteints de SEP (kinésithérapie, ergothérapie) reviennent encore très cher à la plupart d'entre eux.

Les Mutualités Libres plaident dès lors pour la création d'un statut "objectif" de malade chronique pour les quelque 9.000 personnes souffrant de SEP en Belgique. Un statut qui tiendrait compte de "critères objectifs et médicaux et non plus administratifs comme c'est le cas actuellement" et qui "ouvrirait, pour le patient, des droits en fonction du degré de gravité de sa maladie".

Lutte contre la sclérose en plaque: opération "chococlef" dès le 9 septembre

 

L'opération Chococlef, visant à récolter des fonds en vue de venir en aide aux personnes atteintes de la sclérose en plaque, sera lancée en Wallonie et à Bruxelles dès le 9 septembre. Du 9 septembre au 12 septembre et du 16 septembre au 19 septembre, la Ligue belge de la sclérose en plaque lance son opération Chococlef à Bruxelles et en Wallonie. Quelque 2000 bénévoles proposeront au public des bâtons de chocolat pour 5 euros. Les fonds récoltés serviront à maintenir et à développer les services proposés par la Ligue. Celle-ci apporte notamment un soutien financier aux personnes souffrant de la sclérose en plaque dans des domaines variés tels que l'aide ménagère, les soins paramédicaux, l'aménagement de logement visant l'accessibilité, les frais de transport ou encore des aides techniques.

Entre 10.000 et 12.000 personnes sont atteintes de sclérose en plaque en Belgique. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes. La maladie se déclare principalement chez des personnes âgées entre 20 et 40 ans. Elle se caractérise par une apparition de lésions inflammatoires disséminées au niveau du cerveau et de la moelle épinière. A ce jour, il n'existe aucun traitement curatif définitif mais certains sont actuellement testés. Leurs résultats devraient être connus dans trois ans.

Plus de 60% des coûts de prise en charge de la sclérose en plaques (SEP) sont assumés par les patients, ressort-il d'une étude publiée jeudi par les Mutualités Libres et réalisée auprès de 271 patients.

01/09/2010

Test des poumons gratuit le 14 octobre pour la Journée mondiale de la Spirométrie

La Société belge de Pneumologie organise, à l'occasion de la Journée mondiale de la Spirométrie qui aura lieu jeudi 14 octobre, un test respiratoire gratuit pour un dépistage précoce de la Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et de l'asthme. Les adultes et enfants de plus de 7 ans intéressés pourront s'inscrire via le site spirometrie.be à partir du 23 septembre.
L'asthme touche 5 à 10% de la population belge. La BPCO est, selon l'OMS, la quatrième affection physique la plus mortelle. Il s'agit d'une affection évolutive et irréversible qui se manifeste principalement après 45 ans. Elle concerne dans 9 cas sur 10 des fumeurs. La BPCO est la dénomination commune de 2 types d'atteinte des voies respiratoires: la bronchite chronique et l'emphysème.
Le test, simple et indolore, mesure la capacité pulmonaire. Il permet de détecter l'asthme ou la BPCO à un stade précoce, ce qui permet ensuite de suivre l'évolution de l'affection. Les personnes qui souffrent de ces affections n'en sont généralement pas conscientes.
Le nombre de cas de BPCO en Belgique est estimé à 680.000. Plus de la moitié de ces cas n'ont pas encore été diagnostiqués.
Les inscriptions pour le test se font uniquement par l'intermédiaire du site. Celui-ci contient également toutes les informations sur la campagne. Les personnes qui s'inscrivent pourront y préciser le lieu et l'heure qui leur conviennent. Les examens se dérouleront entre 10 et 12h et entre 14 et 16h.
Seules les personnes inscrites qui auront reçu une confirmation par mail pourront participer.

Un antidiabétique offre un espoir contre le cancer du poumon

L'antidiabétique metformine a fortement réduit la fréquence du cancer du poumon chez des souris de laboratoire exposées à un dérivé de la nicotine, cancérigène contenu dans le tabac, selon des travaux publiés mercredi potentiellement prometteurs pour les humains. Ces chercheurs ont administré de la metformine à ces souris par voie orale ou par injection.
Celles ayant reçu cet agent oralement ont eu de 40 à 50% moins de tumeurs tandis que celles ayant été traitées avec des injections de metformine ont vu ce risque de cancer plonger de 72%, précisent ces chercheurs dont la communication paraît dans Cancer Prevention Research daté de septembre. Il s'agit d'une publication de l'American Association for Cancer Research.
Cette étude a montré que la metformine activait une enzyme produite par des molécules antimicrobiennes qui neutralisent une protéine dite mTOR jouant un rôle clé dans la croissance et la survie des cellules cancéreuses du poumon, explique le Dr Philip Dennis, de l'Institut national américain du cancer (NCI), le principal auteur.
Encouragé par ces résultats sur des modèles de recherche animal, des essais cliniques de metformine sont envisagés pour déterminer si cet antidiabétique pourrait être utilisé comme chimioprévention pour les fumeurs présentant un risque élevé de développer un cancer du poumon.
"Bien que cesser de fumer soit la chose la plus importante à faire pour les fumeurs, plus de la moitié des cas de cancer du poumon sont diagnostiqués chez d'anciens fumeurs, ce qui montre l'importance de développer des traitements préventifs efficaces", relève le Dr. Dennis.
Le cancer du poumon est le plus meurtrier des cancers et celui qui augmente le plus dans le monde, puisque plus de 12 millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année et que près de 8 millions de personnes en meurent.

31/08/2010

Troubles de l'apprentissage: un enfant sur dix

 

Parmi le million d'élèves que compte la Communauté française, 5 à 10 pc souffrent d'un trouble spécifique des apprentissages, qui conduisent à des risques de retard scolaire, de problèmes affectifs et familiaux, indiquent mardi les journaux du groupe L'Avenir. En Communauté française, selon les chiffres des études les plus récentes, de 50.000 à 100.000 enfants, adolescents et jeunes adultes souffrent d'un trouble spécifique des apprentissages. Un chiffre qui pourrait toutefois être plus important si le dépistage et le diagnostic étaient mieux organisés.

Malgré ce constat, il n'existe aucune statistique précise sur le nombre d'élèves souffrant d'un tel trouble, indiquent les journaux. Ils sont uniquement comptabilisés dans les indicateurs provenant d'une section de l'enseignement fondamental spécialisé créée à leur attention, qui en répertoriait 6.100 pour la rentrée 2009-2010.

Une grosse majorité des élèves souffrant d'un trouble de l'apprentissage se retrouve dès lors dans l'enseignement ordinaire, où ils redoublent ou peinent à avancer.

Il n'y a en effet pas de dépistages systématiques. Ceux-ci sont pourtant prévus dès la 3e maternelle, mais on manque de moyens et les centres PMS sont déjà débordés, explique la présidente de l'association belge de parents d'enfants en difficulté d'apprentissage (Apeda).

La ménopause est sous-diagnostiquée: seule 1 femme sur 5 avec les premiers symptômes de la ménopause a été diagnostiquée

 

Aujourd’hui plus que jamais les femmes arrivent en super forme à l’aube de la cinquantaine, elles sont dynamiques et ont envie de profiter pleinement de la vie. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est que 75% des femmes souffrent toujours des symptômes typiques dus aux changements hormonaux. De plus, une enquête dans notre pays montre que seule 1 femme sur 5 souffrant des premiers symptômes de la ménopause est diagnostiquée. Les femmes chez qui c’est le cas jouent un rôle important dans leur propre diagnostic. Un tiers des femmes présentant les premiers symptômes suggèrent elles-mêmes être en péri-ménopause, période qui précède la ménopause approchant ; elles font leur diagnostic elles-mêmes. En moyenne, il faut compter pas moins de 8 mois entre les premiers symptômes et l’établissement du diagnostic définitif par le médecin. La conclusion est donc que le début de la ménopause n’est pas suffisamment pris en considération dans notre pays alors que cette phase de la vie a des conséquences physiques, psychiques et relationnelles considérables pour la femme : que ce soit à court terme (bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, fatigues et irritabilité,…) comme à long terme (maladies cardio-vasculaires, ostéoporose et mortalité).

La ménopause négligée et sous-traitée

83% des femmes interrogées ne suivent même pas de traitements contre les symptômes incommodants de la ménopause. Alors que près de 8 femmes sur 10 qui suivent un traitement hormonal en sont satisfaites. La nécessité d’un dialogue ouvert entre les femmes et leur gynécologue et/ou médecin de famille est indispensable pour disposer d’informations complètes et fiables sur la ménopause, ses conséquences et les traitements disponibles. En première place desquels figurent les traitements hormonaux substitutifs (THS).

Dans le cas d’un THS, on administre des hormones féminines en compensation de celles produites précédemment par les ovaires. Cette thérapie n’est pas seulement un traitement efficace pour diminuer les symptômes de la ménopause mais elle est aussi essentielle pour agir favorablement sur d’autres facteurs comme ceux des maladies cardio-vasculaires et de l’ostéoporose.

«Cette vision déjà ancienne revient en force même si ce type de traitement fait parfois encore l’objet de controverses. Depuis la publication de la première partie de l’étude américaine WHI en 2002, de nouvelles études et analyses positives ont été publiées. Elles n’ont, étonnamment, pas fait l’objet de la même médiatisation», précise le Dr Serge Ginter.

Aujourd’hui, on sait clairement que tous les THS ne se valent pas et ne doivent pas être instaurés plus de dix ans après la survenue de la ménopause.

Le nouveau traitement lancé aujourd’hui en Belgique, concentre trois avantages importants dans un même produit : un dosage efficace et équilibré en œstradiol, un progestatif neutre et sûr, et un schéma thérapeutique qui respecte le cycle naturel des femmes.  

Schéma hormonal substitutif innovant 

Un progestatif neutre et sûr

Le nouveau THS est une combinaison d’un œstrogène (l’œstradiol) et d’un progestatif (l’acétate de nomégestrol). L’œstradiol est semblable à l’hormone féminine naturelle et ne peut en soi contenir de risques. L’acétate de nomégestrol est un progestatif « neutre » qui n’influence pas les effets naturels bénéfiques de l’œstrogène. Cela le rend particulièrement sûr.

Différentes études ont montré que le choix et l’utilisation du progestatif sont particulièrement importants pour déterminer les risques et bénéfices de la thérapie. Ce nouveau traitement influence également favorablement les facteurs de risques cardiovasculaires : il baisse le taux de cholestérol total et son mauvais transporteur (le LDL-cholestérol) tout en augmentant le bon (le HDL-cholestérol). De plus, ce traitement offre une grande neutralité mammaire, par rapport à d’autres associations ne contenant pas le nomégestrol d’acétate. Il montre aussi une efficacité intéressante en terme de protection de l’endomètre et de contrôle du cycle (régularité et prédictibilité des saignements). 

« Une information complète et correcte sur tous les aspects de la ménopause et des traitements de substitution hormonale est primordiale pour les patientes afin qu’elles puissent faire un choix éclairé de ce qui leur conviendra le mieux. Ce choix intelligent se fera avec leur gynécologue ou médecin généraliste. La compensation de cet état de carence par des hormones naturelles féminines n’est pas seulement une manière efficace de supprimer les désagréments typiques de l’installation de la ménopause mais elle représente aussi une réelle prévention à long terme. Le traitement de substitution hormonale initié durant les 10 premières années de la ménopause, diminue globalement la mortalité de 30 – 40% ! Notamment par une réduction des  infarctus de 37% et des cancers du côlon de 44%», déclare le Dr Serge Ginter.

 

Un dosage et un schéma unique 

C’est le premier traitement avec un dosage unique d’œstradiol à 1,5mg/jour. Ce dosage conserve l’équilibre entre 1 mg/jour qui dans certains cas diminue de manière incomplète les symptômes – aujourd’hui plus de 20% des femmes qui suivent un THS dosé à 1mg/jour souffrent encore de bouffées de chaleur – et le dosage standard de 2mg/jour qui s’avère parfois trop élevé puisqu’il a comme conséquence des tensions dans la poitrine : 40% des femmes arrêtent leur traitement pour cette raison. 

Le schéma de traitement de 24 jours suivis d’une période de 4 jours sans traitement simule le cycle naturel de la femme sans que les troubles climatériques ne puissent réapparaître.

« La ménopause est une phase naturelle dans la vie d'une femme, mais cela ne signifie pas qu'il n’y a pas de problèmes. Les troubles dus à la ménopause peuvent véritablement affecter la qualité de vie des femmes alors qu'il est tout à fait possible de les combattre et de les neutraliser. Malheureusement, seuls 20% des femmes cherchent à se faire aider. Par rapport au nombre de femmes qui ressentent des symptômes, ce chiffre devrait doubler. Tout comme l’augmentation du nombre de thérapies de substitution hormonale, la génération Hormone Rich and Happy augmente aussi dans notre pays », explique le Professeur Herman Depypere.

27/08/2010

Narcolepsie : enquête des autorités européennes sur un vaccin anti-H1N1

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé vendredi avoir ouvert, à la demande de la Commission européenne, une enquête sur le vaccin Pandemrix contre la grippe H1N1, soupçonné d'avoir provoqué des crises de narcolepsie en Finlande et en Suède. Selon un communiqué publié à Londres, siège de l'EMA, un comité d'experts va enquêter "pour déterminer s'il y a un lien entre les cas de narcolepsie et la vaccination au Pandemrix", fabriqué par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK).
Le Pandemrix a été injecté à "au moins 30,8 millions d'Européens" dans le cadre des campagnes de prévention contre la grippe H1N1, précise l'EMA.
La Finlande a recommandé mardi la suspension de l'usage du Pandemrix en mentionnant six cas d'enfants frappés de narcolepsie après une injection de Pandemrix. Neuf autres cas d'accès irrésistibles de sommeil pourraient être liés à la vaccination, selon les autorités finlandaises.
Plusieurs cas suspects ont par ailleurs été détectés en Suède et en France. Dans ce dernier pays, les autorités sanitaires (Affsaps) en ont répertorié six, soit cinq liés au Pandemrix et le sixième au Panenza, fabriqué par Sanofi-Pasteur, la branche vaccins de Sanofi-Aventis.
"On ignore pour le moment si le vaccin est à l'origine des troubles", a souligné l'EMA.
Le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'agence européenne "étudiera de près toutes les données disponibles" et "travaillera avec des experts de toute l'Union européenne pour évaluer le risque sanitaire", affirme le texte.
L'EMA ajoute que des "mesures complémentaires" pourraient être prises à l'occasion de la prochaine réunion en septembre du CHMP, sans préciser la nature possible de ces mesures.
La Suède a également entamé des investigations sur l'éventuelle propension du Pandemrix à provoquer des crises de narcolepsie. Ce pays a acheté à lui seul 18 millions de doses de Pandemrix, suffisamment pour offrir deux injections à ses 9,3 millions d'habitants

26/08/2010

Une nouvelle thérapie ciblée réduit le mélanome avancé chez 80% des patients

 

Une nouvelle thérapie ciblant un gène dont la mutation est liée à un grand nombre de mélanomes avancés, a provoqué une forte réduction de la tumeur chez 80% des patients, selon un essai clinique dont les résultats ont été publiés mercredi dans la revue médicale américaine, The New England Journal of Medicine. Cet traitement administré oralement neutralise le gène BRAF dont les mutations sont présentes dans 40 à 60% des mélanomes, un cancer de la peau. Cet agent empêche le gène de produire une protéine jouant un rôle clé pour le développement du cancer.

"Le mélanome métastasé compte parmi les principales causes de mortalité par cancer chez les jeunes patients", note le Dr Keith Flaherty, du centre du cancer du Massachusetts General Hospital, principal responsable de cette étude clinique.

Les résultats de l'essai clinique préliminaire (phase 1) mené avec 55 patients ainsi que ceux partiels provenant d'une prolongation de cette étude avec 32 malades, ont montré "qu'un grand nombre de tumeurs se sont réduites rapidement et que chez certains malades l'amélioration de leur qualité de vie a été spectaculaire".

Des réductions de la tumeur ont été observées dans tous les organes où le mélanome a fait des métastases à savoir le foie, le petit intestin et les os.

Les effets secondaires du PLX4032 co-développé par le laboratoire suisse Roche et américain Plexxikone, qui financent les essais cliniques, ont été relativement mineurs.

Un essai clinique de phase 3, dernier stade avant la demande de mise sur le marché, est en cours.

La promotion du tabac infiltre sournoisement le Net, selon une étude

 

 

L'industrie du tabac utilise "peut-être" le site d'échange de vidéos YouTube pour la promotion des cigarettes auprès de la jeunesse ou en tout état de cause laisse faire en ne s'y opposant pas, selon une étude publiée jeudi dans le journal spécialisé Tobacco Control. Internet représente "un forum idéal pour le commercialisation du tabac", en raison du vide réglementaire qui y règne largement, estiment les auteurs.

Les grands groupes de l'industrie du tabac ont toujours nié avec véhémence faire de la publicité sur Internet, notent les auteurs qui se sont penchés sur le contenu de 163 vidéos en anglais de YouTube en recherchant toute référence à cinq grandes marques leaders non-chinoises (Marlboro, L&M, Benson & Hedges, Winston, Mild Seven).

Sur les 163 clips analysés, près des trois quarts (71%) sont "pro-tabac" et moins de 4% anti-tabac, selon l'étude.

De plus, soulignent les auteurs, il est "troublant" de constater que plus de 20 clips apparaissaient être d'une facture "très professionnelle".

L'étude n'accuse pas directement les grands groupes de l'industrie du tabac de mettre en ligne ces vidéos, mais souligne leur extrême passivité sur le sujet.

Les vidéos associées à Marlboro ont été les plus regardées, en moyenne environ 104.000 fois chacune.

Les auteurs prônent une intervention des gouvernements et/ou l'Organisation Mondiale de la Santé "pour encourager ou exiger des opérateurs des sites web d'ajouter les images pro-tabac ou à contenu de marque (de cigarettes) à la liste de ce qu'ils doivent retirer, afin de réduire l'exposition de la jeunesse".

Résistance à l'insuline et diabète de l'adulte seraient liés à Alzheimer

 

 

Les personnes résistantes à l'insuline et souffrant de diabète de type 2, forme la plus répandue dans le monde, semblent avoir un risque accru de développer des plaques dans leur cerveau liées à la maladie d'Alzheimer, selon une étude japonaise publiée mercredi aux Etats-Unis. Ces travaux, qui paraissent dans Neurology, le journal de l'American Academy of Neurology, ont été menés avec 135 personnes dont la moyenne d'âge était de 67 ans au début de l'étude. Ils résidaient à Hisayama au Japon.

Les participants ont subi plusieurs tests pour mesurer les teneurs de sucre dans leur sang. Ils ont aussi été suivis pour détecter des symptômes de la maladie d'Alzheimer au cours des dix à quinze années de l'étude.

Durant cette période, environ 16% des participants ont développé cette maladie neurodégénérative du tissu cérébral responsable de la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire.

Après le décès des participants, les chercheurs ont procédé à une autopsie de leur cerveau pour rechercher des manifestations physiologiques d'Alzheimer.

Alors que 16% des sujets de l'étude avaient des symptômes de la maladie d'Alzheimer durant leur vivant, 65% avaient des plaques séniles.

Les auteurs de l'étude ont constaté que les sujets chez lesquels trois tests sanguins avaient déterminé des taux de sucre anormaux avaient plus de risque de développer des plaques séniles dans leur cerveau.

Les chercheurs en cancérologie renfloués

 

La Fondation contre le cancer (FCC) alloue une enveloppe supplémentaire de 5,4 millions d'euros pour financer l'acquisition d'appareillage de pointe, note jeudi La Libre Belgique. Grâce à un legs de 4,5 millions d'euros dont elle a bénéficié et qu'elle a complété, la FCC pourra financer des plates-formes techniques et d'équipements technologiques de pointe destinés aux équipes scientifiques des sept universités belges, indique le quotidien. L'acquisition de ces appareillages de dernière génération devrait favoriser la compréhension des mécanismes responsables du développement des tumeurs.

25/08/2010

Le nombre de femmes stérilisées en Belgique a diminué de moitié en dix ans

 

Le nombre de femmes qui se sont fait stériliser a diminué de moitié entre 1999 et 2008, tombant de 11.415 à 5.767. Chez les hommes, ce chiffre est passé de 8.722 à 8.086. Sur la même période, le nombre de restaurations de la capacité à procréer a chuté de 674 à 281 chez les femmes et augmenté de 190 à 288 chez les hommes, a annoncé le magazine de santé Bodytalk sur base des chiffres de l'INAMI. D'après le gynécologue Willy Poppe, la diminution du nombre de stérilisations chez les femmes s'explique entre autres par l'élargissement de la gamme des moyens contraceptifs à long terme. De plus, "avec le vieillissement de la population, le nombre de femmes en âge de procréer a également diminué", a-t-il précisé.

L'augmentation des cas d'hommes qui ont voulu retrouver leur fertilité pourrait être la conséquence du nombre croissant de familles recomposées, selon l'urologue Frank Van der Aa (KUL). "Les hommes avec une compagne plus jeune retrouvent souvent un désir d'avoir des enfants", selon lui.

Une femme stérilisée sur 400 tombe malgré tout enceinte, selon Willy Poppe, qui ajoute que dans un cas sur quatre il s'agit de grossesses extra-utérines. Ce chiffre tombe à 1 sur 300 chez les hommes, d'après Frank Van der Aa.

Grippe H1N1 : six cas de narcolepsie après vaccin en France

 

 

Six cas de narcolepsie chez des personnes vaccinées contre la grippe pandémique A/H1N1 ont été signalés en France depuis lundi à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), a indiqué cette dernière jeudi.

Cinq de ces cas sont survenus après l'administration du vaccin Pandemrix produit par le laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) et un après l'administration de Panenza de Sanofi-Pasteur (groupe Aventis).

"A ce stade, un lien entre la vaccination contre la grippe A/H1N1 et la survenue de narcolepsie n'a pas été établi", souligne dans un communiqué l'Afssaps, précisant que les cas français sont survenus chez 3 enfants et 3 adultes.

L'agence ajoute que ces données et celles concernant l'ensemble des cas européens "font actuellement l'objet d'une évaluation par l'agence européenne du médicament (EMEA) en collaboration avec les autorités de santé européennes, dont l'Afssaps".

La narcolepsie avec cataplexie est une maladie rare caractérisée par des accès de sommeil dans la journée associés à des "attaques de cataplexie", de brusques relâchements du tonus musculaire, déclenchés par une forte émotion.

Depuis l'information diffusée le 18 août par l'agence suédoise (6 cas de narcolepsie un à deux mois après la vaccination avec Pandemrix), des cas de narcolepsie ont été signalés en Finlande (6 cas) et maintenant en France.

742.000 animaux utilisés dans les laboratoires belges en 2009

L'année dernière, un tiers de singes (29 contre 41), un quart de chiens (584 contre 788) et environ un tiers de chats (56 contre 78) en moins ont été utilisés dans les laboratoires de Belgique par rapport à 2008. L'organisation de défense des animaux GAIA, qui s'est particulièrement inquiétée du sort de ces animaux au cours des dernières années, se félicite de cette avancée majeure. En revanche, le nombre total d'animaux utilisés dans les laboratoires a augmenté de 2,29%, soit 16 619 animaux en plus, pour un total de 741 989 animaux. Face à cette remontée, GAIA réclame au prochain gouvernement un plan d'action pour réduire ces chiffres de 20% au cours de la prochaine législature. En outre, il est primordial d'améliorer la transparence des pratiques.
 
Du positif: le nombre de primates utilisés en laboratoires (essentiellement dans la recherche sur le cerveau) a diminué de 95% en près de dix ans : en 2000, 634 singes étaient l'objet d'expériences. Le nombre de chiens et chats en laboratoires a quasiment été réduit de moitié sur la décennie. Pour Michel Vandenbosch, président de GAIA, "il est clair que les actions de GAIA, qui ont particulièrement visé ces trois espèces, ont eu un impact considérable sur cette évolution." "Les chiffres démontrent qu'il n'existe plus de raison d'en rester là : les expériences sur ces espèces doivent être réduites à zéro, et nous nous en remettons à la responsabilité des chercheurs et du gouvernement."
 
Du négatif: en un an, le nombre de rongeurs utilisés a augmenté de plus de 12 000 animaux, soit près de 2%. Et l'augmentation la plus inquiétante concerne les lapins: 57.667 animaux cette année, soit 15.615 lapins de plus dans les laboratoires, ou 27% d'augmentation.
 
Comparé aux données d'il y a dix ans, le nombre total d'animaux soumis à des expériences n'a finalement diminué que de 6%. Un résultat médiocre si l'on se rapporte à la Directive européenne de 1986[1] qui encourage les pays membres à la recherche de méthodes alternatives.
 
Un impératif de transparence
 
Actuellement, les données rendues publiques sont franchement rudimentaires. Le gouvernement compte sur la bonne volonté des laboratoires pour décider des informations qu'ils communiquent sur la nature des expériences pratiquées. Or les statistiques officielles publiées ne contiennent aucune information sur la nature exacte des tests, ni sur le degré de souffrance infligée; rien sur les expériences exercées sans anesthésie. Pour GAIA, ces données devraient être rendues publiques : la société civile mérite un droit de regard sur ces pratiques.
 
L'intention des autorités compétentes d'ajouter une 2ème personne extérieure au sein des comités d'éthique consultatifs des centres de recherche est louable.  Toutefois, GAIA reste sceptique quant au potentiel de cette seule mesure à  vraiment réduire le nombre d'expériences sur les animaux.
 
Création d'un Centre des méthodes alternatives : sans budget, pas d'intérêt.
 
Adopté en 2009, un Arrêté Royal prévoit la création d'un Centre pour les méthodes alternatives à l'expérimentation animale, ayant pour but de stimuler la recherche de méthodes n'ayant pas recours à l'animal.  GAIA insiste pour que le prochain gouvernement mette en oeuvre le projet tout en libérant les budgets nécessaires à faire de cet organisme un véritable acteur de la recherche alternative, et non une vitrine de bonnes intentions.
 

24/08/2010

Découverte d'un nouveau virus chez les patients souffrant de fatigue chronique

Des chercheurs de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) et de la société belge de biotechnologie "R.E.D. Laboratories" sont parvenus à identifier un nouveau rétrovirus chez les patients souffrant du syndrome de fatigue chronique, a annoncé mardi la VUB dans un communiqué. Ces résultats corroborent une découverte américaine récente. Des chercheurs américains de l'Université du Nevada avaient découvert, en octobre 2009, que la majorité des patients souffrant du syndrome de fatigue chronique étaient porteurs d'un nouveau rétrovirus XMRV.
Avant l'étude belge, ces conclusions américaines avaient déjà été confirmées par la Harvard Medical School et par l'Institut national de la santé (National Institute of Health).
La recherche menée sous la direction du professeur De Meirleir (VUB) constitue une nouveauté car le virus a été découvert chez des patients malades issus de toute l'Europe.
Par ailleurs, cette signature immunologique est comparable à celle d'un patient atteint du sida.
Cette nouvelle découverte sera présentée les 7 et 8 septembre prochains lors d'un workshop de l'Institut national de la santé à Washington.

13/08/2010

La bactérie NDM-1 a causé un décès en Belgique au mois de juin

 

La bactérie NDM-1 (pour New Delhi métallo-beta-lactamase) a été détectée en 2010 sur le territoire belge. Un Bruxellois, d'origine pakistanaise, en est décédé en juin, a indiqué jeudi le Docteur Piérard, microbiologiste à l'hôpital AZ VUB, interrogé par l'agence BELGA. Cette nouvelle enzyme, qui trouve son origine dans le subcontinent indien, annihile l'action de presque tous les antibiotiques.

Seule la "colistine", créée dans les années 50 mais extrêmement toxique pour les patients, peut venir à bout de la dite NDM-1.

En juin dernier, un cas a été détecté à l'hôpital AZ VUB.

"Il s'agissait d'un patient diabétique habitant Bruxelles. En voyage au Pakistan, son pays d'origine, il a été victime d'un accident de voiture. Hospitalisé sur place pour une importante plaie à la jambe, il a ensuite été rapatrié en Belgique mais son état était déjà septique", explique Denis Piérard.

Le corps médical a ensuite découvert "une bactérie horriblement résistante". Malgré l'administration de "colistine", le patient est décédé.

On ne parle pas de problème de santé publique en Belgique, mais le microbiologiste concède tout de même que "mis à part la colistine, nous sommes tout de même limités dans les traitements thérapeutiques".

Cette bactérie peut causer des infections urinaires, abdominales, pulmonaires ou des plaies ouvertes.

Selon le docteur Piérard, l'enzyme ne peut être contractée, actuellement, qu'en milieu hospitalier en Inde ou au Pakistan.

Interrogé par la RTBF dans son journal de la mi-journée, Youri Glupczynski, microbiologiste à l'UCL, parlait de deux cas détectés en Belgique en 2010.

 

NDM-1: il existe d'autres bactéries "carbapénémases" multi-résistantes

 

La nouvelle bactérie NDM-1 n'est pas un cas isolé. Il existe également d'autres bactéries de la famille des "carbapénémases" multi-résisantes qui se développent particulièrement dans les pays du bassin méditerranéen, a indiqué vendredi le microbiologiste des cliniques universitaires Saint-Luc, Youri Glupczynski. La Grèce est le mauvais élève de l'Europe en termes d'utilisation de traitements antibiotiques.

"C'est un problème de santé publique là-bas. Ils en utilisent trop, trop longtemps et à mauvais escient", précise le microbiologiste, ce qui favorise la production de ces carbapénémases qui détruisent les antibiotiques.

La situation est semblable dans d'autres pays du bassin méditerranéen tels que Chypre, la Crète, le Maroc, la Turquie, etc.

Un cas de bactérie NDM-1 a été découvert sur un patient belge, dans un hôpital de la région d'Anvers, revenant d'un voyage au Monténégro, son pays d'origine, où il avait été initialement hospitalisé.

"L'épicentre de cette bactérie se situe bien en Inde et au Pakistan, mais il y a des transferts secondaires de cette bactérie", ajoute Youri Glupczynski.

A ce jour, seuls deux cas ont été recensés sur le territoire belge, note le microbiologiste. L'autre personne, d'origine pakistanaise, est décédée en juin dernier.

10/08/2010

H1N1: l'OMS déclare la fin de la première pandémie grippale du siècle

L'Organisation mondiale de la santé a déclaré mardi la fin de la pandémie de grippe H1N1, la première du 21ème siècle qui, avec ses quelque 18.500 décès depuis avril 2009, s'est avérée nettement moins dévastatrice qu'une simple grippe saisonnière. "Le monde n'est plus en phase six d'alerte pandémique. Nous entrons maintenant dans une période de post-pandémie", a annoncé la directrice de l'organisation, Margaret Chan lors d'une téléconférence. "Le nouveau virus H1N1 est en fin de course".
En annonçant la fin de la pandémie, Mme Chan a une nouvelle fois suivi les recommandations de son comité d'urgence réuni mardi matin pour faire le point sur l'évolution de la maladie et décider s'il faut mettre ou non un terme à la pandémie déclarée le 11 juin 2009 face à un virus d'origine porcine, aviaire et humaine jugé menaçant.
Le comité de 15 experts était consulté pour la troisième fois depuis février, alors que la propagation de la maladie donnait de sérieux signes de ralentissement dans l'hémisphère nord.
Ils avaient jusqu'à présent refusé de déclarer la fin de la pandémie, disant attendre des informations sur la situation dans l'hémisphère sud, traversant actuellement l'hiver austral.
Les experts dirigés par l'Australien John Mackenzie se sont montrés d'autant plus rassurants qu'ils ont également décidé que la situation d'urgence sanitaire déclarée peu après la découverte de la maladie le 23 avril 2009 au Mexique n'était "plus d'actualité", a encore expliqué la responsable de l'organisation onusienne.
Tout en reconnaissant que le H1N1 n'était plus dominant face aux autres virus grippaux et se comportait comme une grippe saisonnière, Mme Chan a appelé les gouvernements à ne pas baisser la garde devant une maladie toujours présente qui peut encore muter en une forme plus sévère.
Interrogée sur les critiques qui ont afflué contre l'OMS sur sa gestion de la grippe qui n'a pratiquement épargné aucun pays sur la planète, elle a rejeté une nouvelle fois les allégations que l'OMS avait crié au loup pour une maladie finalement moins sévère qu'une grippe saisonnière (faisant entre 250.000 et 500.000 décès par an).
Elle a également argué que les données collectées sur le nombre de cas étaient largement sous-estimées et qu'il faudrait des années avant d'avoir une vision claire de l'étendue de la pandémie.

Il y a de plus en plus de stewards dans les hôpitaux

 

Les hôpitaux disposent de plus en plus de stewards. Actuellement, 88 établissements ont leurs propres agents de sécurité contre 10 en 2007. Les demandes continueraient à rentrer, selon le SPF Intérieur, a indiqué mardi VTM dans son journal télévisé. Les hôpitaux engagent des stewards afin d'augmenter le sentiment de sécurité des patients et de diminuer le nombre de vols. Les directions des hôpitaux peuvent introduire à cet effet une requête auprès du SPF Intérieur.

Au total, plus de 500 stewards sont dispersés dans 88 hôpitaux, selon VTM.

Le week-end dernier, le service de surveillance de l'hôpital du Sacré-coeur de Louvain a encore attrapé quelques voleurs en flagrant délit. Ces derniers cherchaient à mettre la main sur des ordinateurs dont des laptops ainsi que des télévisions.

Pour le directeur de l'hôpital du Sacré-coeur Guido De Wachter, l'investissement dans un service d'ordre a, selon lui, porté ses fruits.

La banque de Sang de cordon de Louvain congèle sa 10 000ième unité de sang placentaire

 

La banque de Sang de cordon de Louvain (De Leuvense Navelstrengbloedbank) a congelé sa 10 000ième unité de sang placentaire. Le sang placentaire ou "sang de cordon" est particulièrement intéressant de par sa contenance en cellules souches hématopoïétiques. Ces cellules souches peuvent être utilisées pour traiter des affections hématologiques tant héréditaires que malignes, en particulier la leucémie. Chaque mois, à peu près deux unités de sang de cordon sont cédées par la banque de sang de cordon de Louvain pour effectuer des transplantations hématopoïétiques dans notre pays ou ailleurs dans le monde. La Leuvense Navelstrengbloedbank travaille en collaboration étroite avec des gynécologues, des médecins traitants, des sages-femmes et des infirmières venant de maternités un peu partout en Flandre. Sans leur aide, la Leuvense Navelstrengbloedbank n’aurait jamais atteint un nombre aussi important d’unités de sang placentaire.

 

 

Contexte général

 

Pourquoi conserver le sang placentaire?

 

Le sang placentaire contient des cellules souches. Ces cellules sont la base même de la vie et peuvent se diviser et se différencier pour former tous les tissus présents dans le corps humain. En particulier, les cellules souches hématopoïétiques peuvent reconstituer l’ensemble des composants du sang. Actuellement, les cellules souches hématopoïétiques sont essentiellement utilisées pour le traitement de maladies héréditaires et de cancers du sang, par exemple pour traitement de la leucémie. Auparavant, ces cellules provenaient uniquement de la moelle osseuse de donneurs. A présent, l’utilisation de sang de cordon pour le même type d’indication est de plus en plus important.

 

Le sang placentaire ou "sang de cordon" est le sang qu’il reste dans le cordon ombilical et le placenta après la naissance de l’enfant. Ce sang peut être prélevé de manière très simple, indolore et sans le moindre risque pour la maman ou le nouveau-né. Il est ensuite possible de le conserver pendant environ 20 ans dans l’azote liquide. L’utilisation de sang de cordon est plus pratique que d’autre sources de cellules souches telles que les cellules souches embryonnaires et les cellules souches médullaires. Dans le cadre de la transplantation hématopoïétique, le sang placentaire présente plusieurs avantages: une disponibilité immédiate, la possibilité d’une moindre compatibilité HLA avec donneur et  un moindre risque de maladie du greffon contre l’hôte. En recherche plus fondamentale, l’utilisation de cellules souches de sang de cordon est éthiquement moins discutable que l’utilisation de cellules souches embryonnaires.

 

Les transplantations de sang de cordon

 

Au niveau mondial, plus de 20 000 transplantations ont été réalisées à ce jour, essentiellement en Europe de l’ouest, aux Etats-Unis, au Japon et en Australie. Environ deux tiers des patients traités sont des enfants. Actuellement, il y a environ 400 000 unités disponibles dans les banques publiques (non-commerciales) de sang de placentaire.

 

Chaque mois, à peu près deux unités de sang de cordon quittent la banque de sang de cordon de Louvain pour être utilisées dans des transplantations hématopoïétiques, dans notre pays ou ailleurs dans le monde. Les chances de succès de ce type de transplantations complexes est d’environ 55 à 65%. En d’autres termes, chaque mois, la vie d’un enfant est sauvée grâce au don incommensurable de mamans belges.

 

Public et gratuit

 

La Leuvense navelstrengbloedbank est publique et gratuite. Les poches de sang de cordon sont préservées sans aucun frais pour le donneur. Elles sont disponibles de manière anonyme et solidaire pour tout patient présentant une indication de greffe hématopoïétique, pour autant qu’il soit compatible.

 

Les banques commerciales congèlent également le sang placentaire, mais uniquement sur base nominative. Cependant, dans le cadre de traitement de leucémies et de maladies héréditaires, il est rare que le sang de cordon du patient lui même puisse être utilisé.

 

Une collaboration à toute épreuve est la clé du succès

 

La Leuvense Navelstrengbloedbank subsiste grâce à des donations et au travail d’un grand nombre de bénévoles. Il existe peu de subsides officiels et aucune politique de remboursement. La procédure de conservation et de congélation coûte environ 1000 euros, lorsqu’elle est effectuée selon les critères internationaux de qualité. De manière à pouvoir aider un maximum de patients et d’ augmenter leur chances de trouver un greffon compatible, la Leuvense Navelstrengbloedbank souhaite atteindre un total de 20 000 unités de sang placentaire dans les 7 années à venir.

 

La Leuvense Navelstrengbloedbank travaille en collaboration étroite avec des gynécologues, des médecins traitants, des sages-femmes et des infirmières venant de maternités un peu partout en Flandre. Sans leur aide, la Leuvense Navelstrengbloedbank n’aurait jamais atteint un nombre aussi important d’unités de sang placentaire. La Leuvense Navelstrengbloedbank remercie l’ensemble des acteurs qui ont contribué à ce succès

La Belgique, championne des cancers du sein

 

La Belgique est le pays comptant le plus de nouveaux cas de cancer du sein, écrit De Morgen mardi. Selon des chiffres récents de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Belgique comptait en 2008 109 diagnostics de cancer du sein pour 100.000 femmes. Le chiffre de mortalité pour cette maladie est également beaucoup plus élevé qu'ailleurs, pays en développement inclus.

Les spécialistes expliquent ces chiffres par le vieillissement et un mode de vie exubérant, mais également par le dépistage massif réalisé depuis 2001 qui permet de détecter plus de cas.